dimanche 26 juillet 2015

Beppe Grillo et « Adolf Schäuble »

                                                    



Le 26/07/2015

Ni l’Union européenne ni les sauveurs de l’euro ne sont en état d’apporter des solutions politiques. Donald Tusk lui-même a déclaré qu’il voyait au sein de l’Union européenne une situation pré-insurrectionnelle.


 L’Italie dans la tourmente.
Les sanctions contre la Russie en sont la cause.
 Ernesto Ferlenghi, président des relations russo-italiennes à la Cofindustria, révèle les chiffres alarmants dans un entretien exclusif au Deutsche Wirtschafts Nachrichten : « Au premier trimestre 2015, comparé à 2014, est acté un recul de 11,9 % du commerce entre l’Italie et la Russie, et 29 % de l’export italien vers la Russie. Les exportateurs italiens, qui travaillent depuis des dizaines d’années avec la Russie, perdent environ 8 millions d’euros par jour. Soit une totalité de plus de 2 milliards d’euros. »


Les entreprises souffrent de la politique.
 Matteo Renzi réagit.
 Il annonce des baisses fiscales et veut se démarquer de l’austérité.
 Les semaines passées, Renzi s’est confronté à l’Union européenne.
 Durant la crise grecque, il a attaqué de front l’Allemagne.
Sur l’humiliation de la Grèce, il s’est adressé à Berlin : « Assez, c’est assez ! » Sur la question migratoire, l’Italie se sent abandonnée.
 Renzi exige plus de solidarité de la part de ses collègues : « Si c’est cela l’Europe, nous n’en voulons pas. »
En conséquence, sur la question migratoire, les choses se seraient détendues.
Le nombre des accostages aurait baissé.
En effet, « nous nous attendions à plus de 200.000 personnes », a déclaré mardi le préfet en charge de l’immigration, Mario Morcone.
« En revanche, la tendance reste sur la même ligne que l’année passée », lance-t-il.
En 2014, 170.000 réfugiés sont arrivés en Italie.
 « Jusqu’au 21 juillet, nous avions autant d’arrivées que l’année passée, soit 85.361 personnes », estime Morcone.
Cette diminution est loin de calmer les Italiens envers l’Union européenne.
La raison de cette situation tendue est la dette d’État en augmentation, malgré l’aide de Mario Draghi, chef de la BCE.


Renzi refuse de tomber dans le piège grec et se prépare à un conflit dur avec l’Union européenne.
 Il a déclaré, jeudi 23 juillet à la télévision, que l’Europe devait aider les États endettés.
 « Ils doivent aider et non se poser en gouvernance maniant le crayon rouge. »
 La déclaration Renzi fait suite aux contestations du Movimento 5 Stelle.


Le second parti du pays talonne les sociaux-démocrates aux manettes et, selon le Financial Times, gagne du terrain.
Le mouvement de Beppe Grillo hausse le ton.


 En Espagne, Podemos, toujours selon le Financial Times, aurait perdu de sa superbe, suite au crash grec évité de justesse.


Toujours jeudi 22 juillet, Beppe Grillo a publié un billet haineux sur son blog.
 Il écrit que la politique allemande est une « suite directe du national-socialisme », qui veut transformer les États périphériques en « protectorat de la dette ».
 Après avoir chanté les louanges du rebelle Aléxis Tsípras, Grillo l’attaque frontalement en lançant que refuser de quitter l’euro signifie son « arrêt de mort ».
 Tsípras a cru qu’il pouvait rompre « le mariage entre l’euro et l’austérité ».
Ce qui n’a fait que transformer son pays en « vassal » de l’Allemagne.


L’Italie doit se libérer de « la camisole de force de l’euro » et menacer l’Union européenne avec ses dettes élevées.
 Et sans autre explication, Grillo mentionne dans son billet : « Adolf Schäuble ».


Ce genre de déclaration devrait alarmer, le gouvernement fédéral comme les sauveurs de l’euro et l’Europe du Nord.
Elle montre qu’un nouveau style d’affrontement politique répugnant s’instaure.
Les eurosceptiques tireront des leçons de l’humiliation de la Grèce et de son incompétence à gérer la situation.


 Ils attaqueront frontalement l’euro et l’Union européenne, afin de gagner les élections.


Visiblement, ni l’Union européenne ni les sauveurs de l’euro ne sont en état d’apporter des solutions politiques.


 Donald Tusk lui-même a déclaré qu’il voyait au sein de l’Union européenne une situation pré-insurrectionnelle.


La solution ?


 Il n’y a pas de solution…


Une aubaine pour les eurosceptiques.

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