mercredi 20 mars 2019

Arrestation: La violence, quand elle est justifiée ?

 
 
 








 






Qui sont ces hommes, qu'a fait cette femme pour justifier ce déferlement de violence?

J'ai honte pour ma police, juste ce comportement devrait suffire pour obtenir la démission de castaner

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«L’Europe ce n’est pas la paix. C’est un système autoritaire ! » L’édito de Charles SANNAT

 

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Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
 
Il n’y a pas pire que celui qui ne veut pas voir, pour ne pas troubler le confort de ses croyances et ne pas risquer de perturber son sommeil quotidien.

Pourtant, le rêve européen, s’est bel et bien transformé en cauchemar.

« Nous devrions arrêter et exécuter tous les citoyens anglais sur notre sol ».

Lorsque j’entends ce que j’entends sur le Brexit, sur les douaniers qui sont inquiets, sur le fait que nous allons fermer nos frontières, je me dis, que tant que nous y sommes, nous pourrions aussi passer par les armes les Anglais résidents sur notre territoire et bombarder Londres.
Ne filez d’ailleurs pas à Castaner le LBD atomique, car il pourrait bien raser la perfide Albion sous l’atome français…

Il n’y a dans le Brexit pas un seul problème que nous les Européens ne créons de toutes pièces.
Yaka dire que les Anglais peuvent rester en France !
Yaka dire que les Anglais peuvent encore nous livrer du Cheddar !
Yaka dire que nos enfants peuvent encore prendre le Ferry ou le train pour aller étudier l’anglais en Angleterre ce qui somme toute semble assez raisonnable.
Yaka dire que nous continuerons à livrer des médicaments aux Anglais pour qu’ils puissent être soignés et ne pas mourir d’avoir voulu quitter l’Europe.
Yaka dire que l’Europe est gentille, que l’Europe c’est la paix, et que nous n’allons pas haïr les Anglais…
Tout cela est fort simple en réalité et il n’y a aucune difficulté particulière à faire un « brexit », italexit », ou un « frexit ».
Il n’y a que des mesures de haine prises par l’Union Europenne.

Il faut punir le Royaume-Uni.

Faire cour à l’Élysée : le grand débat des intellos …

 
 

 
Après le grand débat dans les régions, c’était, lundi, le « grand débat à l’Élysée ».
 

Après faire rond-point, on a fait France. Juste au lendemain de la casse du siècle sur la plus belle avenue du monde !
Décidément, Emmanuel Macron fait de sa vie une œuvre d’art.
Rien que du beau linge de méninges : 64 intellos « venus de tous les horizons ».
Huit heures de débat autour de tables blanches, avec leurs carafes d’eau cristalline : des laboratoires de la pensée en marche.
Le choix des invités était le fait du prince selon Machiavel. De manière qu’on dise : pourquoi lui et pas moi ?
Il y avait, c’est vrai, les incontournables : Pech, Boucheron, Frydman, le « papa » d’Amandine, Cédric Villani, le chouchou à l’araignée.
Il y avait du lourd avec Brague, Kepel, Gauchet, Darcos.
Toutes ces têtes pensantes, si l’on peut dire, étaient descendues de leur Aventin, sauf Finkielkraut retiré à l’étranger, Sylviane Agacinski, peu satisfaite des conditions du débat, et Lordon qui avait boycotté.
Tous les domaines de la pensée étaient représentés : sociologues, politiques, économistes, mathématiciens.
Un air de Nouveau Monde flottait avec des « politistes » dont Agathe Cagé, présidente de l’agence conseil Compass Label, ancienne « directeuse » adjointe du cabinet des ministères (j’écris comme je veux car la langue m’appartient : c’est mon droit).
De quoi a-t-on parlé ?

mardi 19 mars 2019

Acte XVIII « Merci la police ». Marie-Laure, David, Laurence… ces blessés graves dont les médias ne parlent pas

 
 
 

mardi 19 mars
 
Au lendemain d’un Acte XVIII où la détermination des Gilets Jaunes n’a pu être balayée sous le tapis, au grand dam de Macron et consorts, les médias tournent en boucle sur les dégradations des Champs-Elysées, se gardant bien de parler des blessés graves de la répression policière.
 
Nous relayons ces témoignages publiés sur les réseaux sociaux et invitons à les soutenir.

Venu de Troyes, David a été touché à l’œil par un tir de LBD vers 16h sur les Champs Élysées, près du Fouquet’s.
Le dimanche, il annonçait la terrible nouvelle sur Facebook : « Salut tout le monde, voilà hier manif à Paris, verdict 1 œil en moins, je suis deg, je vais peut-être perdre mon taf à cause de fdp de CRS, j’ai la rage ».
 
 
Voici le témoignage de David, recueilli par un journal local : "Je marchais tranquillement, avec une cinquantaine d’autres Gilets jaunes, à la hauteur du restaurant du Fouquet’s.
Nous n’étions pas avec les « casseurs ».
Vers 16h, alors que les forces de l’ordre étaient visibles, mais à distance, j’ai été touché à l’œil.
J’ai immédiatement été pris en charge par les Street Medics.

Saccages des Champs-Elysées : Delpuech, le fusible idéal ? – Journal du mardi 19 mars 2019

 
 


Après un samedi noir sur les Champs-Elysées, le gouvernement devait montrer des signes de retour aux commandes.
C’est le préfet Delpuech qui fait les frais de la démonstration.
A quelques jours de sa retraite, il est limogé.
Une manière de sauver la place des autres, à commencer par Christophe Castaner.

Raphaël Glucksmann : le mondialiste qui sent la rose
Après avoir conseillé la Géorgie et l’Ukraine, après avoir navigué sur l’échiquier politique français, Raphaël Glucksmann a réussi son OPA.
Qui est donc cet essayiste tout juste investi pour mener une liste de rassemblement avec le Parti Socialiste, réponse dans cette édition.

Trump-Bolsonaro : première étape d’une romance ?
Donald Trump reçoit Jair Bolsonaro à la Maison Blanche.
Pour les deux présidents élus contre les médias, c’est la première étape d’un rapprochement.

L’actualité en bref

Mesures d’interdictions d’Édouard Philippe : la réponse du Yéti

 
 
Mesures d’interdictions d’Édouard Philippe : la réponse du Yéti

19 mars 2019  
  Pierrick Tillet

Vous déclarez la guerre aux Gilets jaunes ? Essayez donc de la gagner !
 
Vous voulez interdire les manifestations non déclarées, protéger certains quartiers huppés chers à vos amis bourgeois ? Essayez !
 
 
 
Bourges, acte 9 du 12 janvier : les Gilets jaunes pénètrent dans le centre de la ville malgré l’interdiction de la Préfecture.
 
Vous voulez poursuivre en justice les leaders, les meneurs et tous les contrevenants en gilet jaune ? Essayez !

Plenel estime que Macron devrait dissoudre l'Assemblée voire démissionner

 
 



Ajoutée le 18 mars 2019
 
Edwy Plenel (Mediapart) : «Le vrai responsable des violences des manifs Gilets Jaunes est le pouvoir. Quand il y a divorce entre pays profond & pouvoir, on dissout l'Assemblée, change de gouvernement, ou le président démissionne !»

- BFM TV, 17 mars 2019, 19h09

Chapitré par le président, Castaner sait qu’il n’a plus droit à l’erreur


 
 
Le premier flic de France a été conforté à son poste par Edouard Philippe. Mais Christophe Castaner sait qu’il n’est pas passé loin de la sanction. AFP/Georges Gobet
 
Nathalie Schuck (@NathalieSchuck) avec Valérie Hacot (@vhacot1)
18 mars 2019
 
Après ses frasques en boîte de nuit, le ministre de l’Intérieur est très fragilisé par les violences de samedi à Paris.
 
« La soufflante du siècle », glisse une source dans l’exécutif. Après la désastreuse journée de samedi sur les Champs-Élysées, le président a, de sources concordantes, passé un énorme savon à son ministre de l’Intérieur.
« Macron lui a remonté les bretelles avec une très grande sévérité, en mode y’en a marre. C’était tendu et limite désagréable », confie le même.
Au point de menacer le « premier flic de France » de le débarquer du gouvernement ?
 « Ça a failli… »
 
LIRE AUSSI Acte 18 : des ratés et des questions sur le maintien de l’ordre

En macronie, d’aucuns s’agacent de ce ministre « champion de la com ».

Au secours : Agnès Buzyn évoque un “allongement de la durée de travail”

 
 

Capture YouTube
Luc Berroyer
              
Le ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a suggéré, dimanche 17 mars, de “proposer un allongement de la durée de travail” lors des discussions avec les partenaires sociaux “dans le cadre de la réforme générale” des retraites. 

“La question de l’âge du départ à la retraite est sans arrêt sur la table, à gauche comme à droite”, a indiqué le ministre lors du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI.
“Moi j’entends ces débats. Le président de la République avait pris lors de sa campagne (présidentielle) l’engagement, devant les Français, de ne pas toucher à l’âge de départ à la retraite. Après, nous allons mener une réforme des retraites pour rendre les retraites plus universelles, plus compréhensibles pour les Français et avoir un système qui pérennise notre système par répartition, peut-être que cela, ça sera en discussion avec les partenaires sociaux dans le cadre de la réforme générale”, a-t-elle détaillé.

Manifestation du 16 mars : sommet d’incompétence au plus haut niveau de l’État

 
 


Le narcissisme d’Emmanuel Macron est un danger pour le pays.

C’est lui qui lui a permis de séduire pendant la campagne.

C’est encore lui qui lui a inspiré un début de mandat jupitérien qui a flatté notre vanité nationale. Mais c’est lui qui l’a empêché de percevoir l’importance de l’affaire Benalla, laquelle a durablement fissuré son image.
C’est toujours lui qui lui a fait distiller des phrases méprisantes à l’encontre d’un peuple qui commençait à subir les conséquences d’une politique injuste et fiscalement insupportable.
C’est ensuite lui qui l’a conduit à imaginer que sa tournée du grand débat et sa maîtrise rhétorique allaient clore la révolte des gilets jaunes.
C’est, enfin, lui qui a suggéré d’aller skier puisque le mouvement déclinait.
Macron compte sur les européennes pour consolider sa majorité.
Mais, là encore, il a présumé de ses forces en voulant être le champion d’une Europe refondée sur la victoire du progressisme sur le nationalisme.
Sa tribune européenne a reçu une réponse, pleine de dédain, de la nouvelle patronne de la CDU allemande.
Le maître des horloge ne sait manifestement plus quelle heure il est et quelles cloches vont sonner à ses oreilles.
Le samedi 16 mars restera comme la preuve du contraire de ce que les naïfs pouvaient attendre de l’élection d’Emmanuel Macron : l’arrivée de la compétence au pouvoir.
Pour la transparence et l’éthique, ils savaient déjà, depuis Benalla, qu’ils avaient été trompés.
Le pouvoir a, en effet, atteint un sommet d’incompétence.

Alexandre Langlois : « Le vrai responsable de tout ce chaos, c’est M. Castaner »

 
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Polémique au sujet de la gestion de l’acte XVIII des gilets jaunes par le gouvernement et la préfecture de police de Paris.

Alexandre Langlois réagit au micro de Boulevard Voltaire.



lundi 18 mars 2019

Envoyer nos collègues au casse-pipe face aux casseurs et sortir des drones, c’est tout ce qu’a trouvé Edouard Philippe comme mesures fortes. Ubuesque !



édouard philippe gilets jaunes police
 
18 mars 2019 Syndicat France Police - Policiers en colère
 
Comme attendu, le fusible Delpuech a sauté.
 
Mais aucune sanction contre les Castaner, Nunez ou Belloubet, malgré une chienlit inédite sous la cinquième République.
 
Au lieu de répondre aux revendications des Gilets jaunes, le gouvernement envoie encore et toujours nos collègues au feu.
La nouvelle stratégie ?
Aller au contact des casseurs..
Ces mêmes politiciens donneurs d’ordres vont ensuite jouer les vierges effarouchées et faire pleuvoir les enquêtes IGPN contre nos collègues, étonnés qu’il y ait des blessés ou des morts..
Si dans trois semaines, les groupes violents veulent à nouveau en découdre, il risque d’y avoir des morts, d’un côté comme de l’autre.
Ce gouvernement est tout simplement irresponsable.
Si les ronds-points n’avaient pas été évacués manu-militari, nous n’en serions pas là.
Une question se pose : le fiasco de samedi ne sert-il pas les intérêts politiques de la macronie ?
Car avec de telles violences, les Gilets jaunes finiront par ne plus descendre dans la rue où il ne restera face à nous que des casseurs ultra-violents.
Mais peu importe, l’essentiel pour cet exécutif étant de ne surtout pas toucher à l’ISF, ni rendre le pouvoir au peuple par le RIC, tout en continuant à taxer les Français jusqu’à la mise en bière.
Nos collègues sont utilisés comme des casques bleus qui doivent s’interposer sans aucun moyen. Cette instrumentalisation est insupportable.
 
delpuech castaner nunez

Infamie

 
 
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Zoom – François Boulo : l’avocat des Gilets Jaunes sans filtre sur TVL

 
 




Porte-parole des Gilets Jaunes de Rouen, le très médiatique avocat François Boulo fait le point sur la révolte des Gilets Jaunes.

Il reprend, sans filtre, sur le débat national, les manifestations sur le climat, les violences policières, les pillages de l’extrême-gauche.
Un entretien important alors que l’on annonce la fin de la révolte des Gilets jaunes.

Gilets Jaunes : le pouvoir à la dérive – Journal du lundi 18 mars 2019

 
 



Nouveau désaveu pour l’exécutif.
L’acte XVIII des Gilets Jaunes a donné l’occasion à des centaines de casseurs de saccager la Capitale…
Après des semaines de répression musclée contre les manifestants pacifiques, le gouvernement n’a pas réagi face à l’extrême-gauche…
Pendant les scènes de chaos sur les Champs Elysées, Emmanuel Macron était au ski…
 
Gilets Jaunes : Le casse-tête des Républicains
 
Les Républicains face à un dilemme.
Alors que le mouvement ne bouderait pas une partie de l’électorat Gilets Jaunes, il est bien difficile de conjuguer leur fonctionnement.
Chronique d’une séduction vouée à l’échec.
 
Glucksmann ou la mort du PS

La mort des socialistes en passe d’être consommée.
Raphaël Glucksmann est officiellement la tête de liste pour les élections européennes.
Une manœuvre qui lui permettra de mêler aux socialistes les membres de sa formation politique Place Publique… une solution de dernier recours pour le PS qui pourrait bien avoir signé sa mort politique.
 
L’actualité en bref

Black-Blocs, idiots utiles de la macronie




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La violence d'extrême gauche, c'est comme une fourmi qui parle anglais et javanais: ça n'existe pas.
 
Rappelons, pour bien situer le niveau de lutte RÉELLE contre la violence RÉELLE exercée depuis des années en matière de manifestations publiques, qu’une obscure commission d’enquête parlementaire sur la lutte contre la violence des groupuscules d’extrême-droite a été montée début 2019, à la demande de la France Insoumise, en guise de hochet.

Si vous avez connaissance de manifestations violentes, récurrentes, de mises à sac de masse, commises par ces groupes, l'Inspecteur Gadget est preneur.

Cette commission, qui s’est déconsidérée jour après jour et dont même le rapporteur LREM Adrien Morenas (c’est dire!) dénonce les dérives partisanes et la tournure de vaudeville, sert en réalité principalement à sa contestable présidente issue de l’extrême-gauche héraultaise, Muriel Ressiguier, à traquer ses opposants politiques locaux.
Cette commission s’est notamment ridiculisée en essayant (puis renonçant) d’auditionner des personnalités politiques telles que Marion Maréchal ou Marine Le Pen, mais surtout en tentant d'intégrer parmi ses membres respectables le député ex-LREM M’jid El Guerrab particulièrement au fait des questions de violence pour avoir défoncé le crâne du socialiste Boris Faure à coups de casque de moto (et toujours pas jugé et toujours député).
Honte de rien, ils osent tout, comme chacun sait, c’est à cela qu’on les reconnaît.

Violences sur les Champs-Élysées : "On était en mesure d'intervenir, on ne nous a pas autorisés à le faire", dénonce l'Unsa-Police



Le kiosque de Michelle incendié le 16 mars 2019 sur les Champs-Elysées à Paris.
 

Deux jours après un samedi marqué par les violences sur les Champs-Élysées à Paris en marge de la mobilisation des gilets jaunes, et alors que le gouvernement a reconnu des dysfonctionnements dans l'organisation du maintien de l'ordre, le secrétaire général du syndicat Unsa Police Philippe Capon met en cause lundi 18 mars sur franceinfo "ceux qui ont décidé que ça se passe comme ça et qui n'ont pas donné les instructions" pour que les forces de l'ordre interviennent pour empêcher la casse.

franceinfo : L'État est-il en faute après les violences de samedi sur les Champs-Élysées ?

Philippe Capon : On savait que la manifestation de samedi allait être dure, difficile.
Je reprécise que les policiers et les forces de l'ordre perdent toute initiative, c'est-à-dire qu'elles n'agissent que sur ordre, elles n'interviennent que sur ordre.
Donc quand on est en manifestation, quand devant nous à 50-100 mètres, des casseurs sont en train de tout casser, les policiers se disent "Pourquoi on n'intervient pas ?"
Parce qu'ils n'ont pas les ordres d'intervenir, ça il faut que la population le sache.
C'est un choix, on a laissé casser un certain nombre de choses, je pense qu'il y a des responsabilités.
Il y a beaucoup de collègues qui m'ont appelé, qui m'ont dit ce n'est pas normal ce qui s'est passé.
On était en mesure d'intervenir, on ne nous a pas autorisés à le faire.
Je mets en cause ceux qui ont décidé que ça se passe comme ça et qui n'ont pas donné les instructions pour que ça se passe autrement.

Violences à Paris : l'Etat faible et incompétent

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Les lampistes paieront, après le saccage des Champs-Elysées, samedi, lors de la 18e mobilisation des Gilets jaunes.

Le préfet de Paris pourrait notamment y laisser des plumes.

Toutefois, Emmanuel Macron et Christophe Castaner ne s’en tireront pas à si bon compte.
Ils ont eux aussi à répondre devant l’opinion de leur légèreté.
L’amateurisme du ministre de l’Intérieur est devenu une risible curiosité devant tant de maladresses accumulées.
Il y a une semaine, Castaner se laissait voir dans une boite de nuit branchée de la capitale en train de siffler des verres de vodka.
Samedi matin, il estimait devant des télévisions que les Gilets jaunes avaient perdu : une auto-persuasion visiblement insufflée par le chef de l’Etat, parti skier pour le week-end avec son épouse dans les Pyrénées, à La Mongie.
Le retour précipité de Macron, samedi soir, dit à lui seul l’imprévoyance du pouvoir et sa constante incapacité à mesurer la gravité de la révolte populaire.
Avant de faire le procès des Gilets jaunes, il faut s’arrêter sur l’incompétence des plus hauts dirigeants.

“Gilets jaunes” : Castaner réprimandé “et pas qu'un peu”

 
Emmanuel Macron et Christophe Castaner. Photo © Philippe Petit-Tesson/AP/SIPA
 
Lundi 18 mars 2019

Selon ce qu'a affirmé Pauline de Saint-Rémy sur RTL, le ministre de l'Intérieur a été sermonné en hauts lieux après la dernière journée de mobilisation des “gilets jaunes”, samedi 16 mars.
 
Cinq mois dans les habits de « premier flic de France » ont semble-t-il exposé au grand jour l’incompétence de Christophe Castaner.
 
C’est ce que croit savoir Pauline de Saint-Rémy, tel qu’elle l’a rapporté sur RTL, ce lundi 18 mars. Le ministre de l’Intérieur serait particulièrement fragilisé après le dernier samedi de mobilisation des « gilets jaunes », le 16 mars.
 
« Il faut lui redonner de la respiration politique »
 
« Le fait qu’il soit toujours entouré lorsqu’il s’exprime démontre sa faiblesse », aurait ainsi déclaré une « communicante de la majorité », selon les mots choisis par la radio.
Et la même source d’ajouter : « Sarko, Valls, Cazeneuve… assumaient seuls. Ils n’avaient pas besoin de béquilles ».
 
Sur le même sujet
« Le président n’est pas protégé une seule seconde. La prise de parole du Premier ministre samedi a été d’une insignifiance rare.

Acte 18 : un blindé diffuse un nouveau gaz incapacitant "équivalent à 200 grenades lacrymogènes”

 
 
 

Crédit photo : O Phil des Contrastes
lundi 18 mars

Jules Fevre

Interpellée, la Préfecture de police confirme avoir diffusé un “gaz poudre”, “sur ordre”, “en petites
poussées” par l’un des véhicules blindés de la Gendarmerie.

Une nouvelle arme qui vient s’ajouter à l’arsenal répressif des forces de répression.
 
Vers 14h, au coeur de ce 18ème samedi de mobilisation des gilets jaunes, Gaspard Glanz, du média Taranis News, alerte sur les réseaux sociaux de l’utilisation par un véhicule des forces de l’ordre d’un nouveau gaz lacrymogène sous forme de poudre : « La « poudre de gaz CS » tirée pour la 1er fois depuis un VRBG à coté de l’Élysée (!!!) »

Si le journaliste privilégie d’abord l’hypothèse d’une fuite accidentelle, il confirme en fin de soirée d’une journée marquée par la radicalité des manifestants, l’emploi « d’un nouveau gaz depuis les “tanks” VRBG de la gendarmerie mobile ».
Interpellée par “CheckNews” de Libération, la préfecture de police confirme avoir diffusé un “gaz poudre”, “sur ordre”, “en petites poussées” par l’un de ces véhicules blindés de la Gendarmerie.
Déjà suite au 8 décembre, une polémique avait éclaté concernant l’existence d’un “liquide incapacitant” dont auraient été équipés les blindés.
Le journal Marianne dévoilait ainsi une “arme de derniers recours”, en mesure “d’arrêter net [les manifestants], mettant les gens à terre, même avec des masques”.