dimanche 22 juillet 2018

L’affaire Benalla (Lahcène Benahlia) sent vraiment mauvais






 
Publié le  

Aldo Sterone, algérien vivant en Angleterre, nous fait part de ses réflexions sur le nouveau ‘Watergate’ français, ces eaux putrides où nage Macron.

Le favori du roi

 
 
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Dans la république monarchique qui est la nôtre, le président de la République court moins le risque d’être républicain que celui de devenir monarque.
 

Le républicain sait qu’il est au service de l’Etat ; le monarque veut que l’Etat soit à son service.
   Le jeune Emmanuel Macron est entré sabre au clair dans la République en faisant savoir qu’il la restaurerait après les longs mandats présidentiels qui l’ont  mise à mal.
Mitterrand fut traître à la gauche, Chirac traître au gaullisme, Sarkozy  traître à Chirac et Hollande traître à Mitterrand…
Depuis la vente de la France à l’Etat maastrichien, la République est en lambeaux.
  Quelques naïfs ont cru que le trentenaire couronné parviendrait à tordre le bâton dans l’autre sens en ignorant qu’il faut un tempérament de fer, un caractère d’acier et, surtout, une éthique impeccable, pour ne pas succomber à la tentation de ne plus voir le monde que médiatisé par les courtisans – une tentation à laquelle il avait déjà succombé avant d’accéder à la magistrature suprême.
   Et puis comment inverser la vapeur quand on conduit dans la même direction et pour le même terminus le même train que ces quatre derniers présidents qui, tous, bradent la Nation au profit de l’Etat maastrichien qui ingère, digère et excrète les Nations sans aucun état d’âme, parce que c’est dans la nature de son projet et dans la logique de son fonctionnement ?
   Cet homme qui voulait être Jeanne d’Arc se comporte comme l’évêque Cauchon, cette personne qui voulait être de Gaulle pense et agit comme René Coty, ce communicant qui avait promis une parole rare verbigère sous lui, ce modeste qui voulait être Jupiter n’est rien d’autre que Triboulet, le bouffon des Rois de Bruxelles.

Frédéric Gallois, ancien commandant du GIGN



Affaire Benalla : l'interpellation de la victime du 1er mai

 
 

 
                          

De l'affaire Benalla et autres macroneries : un président sous pression ?

 
 

 

Nous reproduisons ci-dessous in extenso l'analyse publiée par Égalité et Réconciliation, qui donne une vision d'ensemble du "noeud stratégique" dans lequel Jupiter est semble t'il coincé.
 
Nous vous invitons à suivre les liens, notamment le dernier qui illustre le rôle de faiseur de rois du Prophète du mondialisme et de notre perte, Jacques Attali.
« L’affaire Benalla » va-t-elle provoquer la chute d’Emmanuel Macron ? À en juger par les réseaux à l’œuvre dans cette cabale fulgurante, il semblerait que précipiter la chute du président de la République soit une option tout à fait envisageable pour certaines « élites ».
N’en déplaise aux Insoumis, la curée officielle a été lancée par Le Monde via Ariane Chemin. Véritable chef de meute médiatique, la protégée de Louis Dreyfus a donné le mot d’ordre et la marche à suivre : l’affaire Benalla est un scandale d’État qui peut (et doit ?) déstabiliser le président Macron et le pouvoir exécutif.
Dans la foulée, c’est tout une caste qui monte au créneau principalement par le biais des réseaux Drahi (BFMTV et L’’Express). Les premiers « Gérard Collomb démission ! » résonnent ; Édouard Philippe et Emmanuel Macron commencent à prendre la mesure de ce qui se joue...
Le Président du groupe LR à l’Assemblée, Christian Jacob, prend la parole dans l’Hémicycle :
« C’est une situation d’une gravité exceptionnelle... Le Président de la République s’entoure d’une équipe de barbouzes... Le Premier ministre doit venir s’expliquer devant la représentation nationale, jamais on ne reprendra les travaux dans ces conditions. »
Tous les privilégiés de la coterie politico-médiatique semblent s’être passé le mot et feignent l’indignation devant cette lapalissade de la vie politique : oui, le Président a un homme de l’ombre chargé des basses œuvres. Le général De Gaulle avait Charles Pasqua pour le défendre dans les meetings face aux militants communistes trop zélés ; Macron a Benalla, un Franco-Marocain de banlieue, pour tabasser devant les caméras des smartphones les gauchistes mélenchoniens trop revendicatifs...
Passé notamment par Aubry et Montebourg avant d’être recruté par En Marche !, le « violent » Alexandre Benalla devient un symbole malgré lui : derrière sa procédure de licenciement, c’est tout un réseau qui s’effrite. La branche macronienne de l’euromondialisme est clairement sur la sellette. Et le fait que l’offensive soit portée sur ce volet du macronisme (PS-banlieue-Maroc) alors que d’autres dossiers pourraient très bien convenir à cet effet (affaire Kohler, comptes de campagne, Brigitte Trogneux-Auzière-Macron...) nous donne quelques indications de plus sur les commanditaires et les objectifs de cette opération.

Il y a quelques semaines, le milliardaire François Pinault avait pourtant prévenu : « Macron ne comprend pas les petites gens ».
Un avertissement codé de la part de ce proche de BHL à l’intention d’un président de plus en plus isolé.

Macron: c'est le début de la fin

 
 

 

Degois : «Benalla se permettait de dire “J’emmerde le Préfet” et rabrouait des commandants de police. Il avançait avec un sentiment d’impunité totale.»

 




Francoise Degois sur l’Affaire Benalla : «Je vous signale que ce jeune homme se permettait de dire “J’emmerde le Préfet” et rabrouait des commandants de police ou de gendarmerie sur plusieurs événements.

C’est le JDD qui nous le raconte.
Des éléments incroyables, des phrases qui marquent l’impulsivité de Benalla qui avance avec un sentiment d’impunité totale.»

– LCI, 22 juillet 2018, 10h19

Via

Marc Le Fur : «Benalla s’est vu attribuer un badge de niveau Président. Il a eu un accès super privilégié à l’Assemblée. Il obtenait à peu près tout ce qu’il voulait.» (MàJ)

                                                



pour Fdesouche

22/07/18 Marc Le Fur (Député LR qui a révélé l’Affaire du badge) : «Alexandre Benalla s’est vu attribuer un badge de niveau Président, le badge maximal, le badge H qui donne accès à l’Hémicycle. Il a donc eu un accès super privilégié à l’Assemblée (…) Tout cela révèle que M. Benalla obtenait à peu près […]

La République inénarrable d’Emmanuel Macron et Alexandre Benalla


  
L’on a du mal, désormais, à suivre l’avalanche d’informations concernant l’affaire Benalla.
 
Des révélations par la presse « mainstream » dont le dixième aurait fait sauter plusieurs ministres dans n’importe quelle démocratie – et pas forcément une république ! – qui ne se pousse pas du col pour donner des leçons à l’univers tout entier, comme savent si bien le faire nos donneurs de leçons professionnels.
En fait de « République inaltérable », pour reprendre l’expression d’Emmanuel Macron, nous donnons au monde l’image d’une République inénarrable !
Cette affaire, à bien y regarder, n’est pas une péripétie de la saga macronienne.
Elle est, au contraire, révélatrice de ce qu’est la quintessence du macronisme.
Souvenons-nous de ce que disait Emmanuel Macron à la jeunesse indienne en mars dernier : “You see? One last advice: never respect the rules.” (« Vous voyez ? Un dernier conseil : ne respectez jamais les règles. »)
Certes, on peut faire dire n’importe quoi à un propos enlevé de son contexte, mais tout de même.
Ne jamais respecter les règles : on va en parler à Édouard Philippe avec son 80 km/h !
Avec Emmanuel Macron, nous sommes donc servis plus qu’à notre tour pour ce qui est de ne pas respecter les règles.
Les règles ?
Il y a les règles non écrites, celles que l’on pourrait appeler les convenances – et tant pis si ça fait bourgeois !
En clair, et pour faire court, Emmanuel Macron s’en moque.
On ne réprimande pas un haut responsable devant ses subordonnés et, accessoirement, devant les caméras et des délégations étrangères.
Emmanuel Macron s’en fout et traite le général de Villiers comme on sait.

Affaire Benalla : zones d’ombre sur l’Élysée !




Si tous les médias expliquent, avec l’affaire Benalla, que le pouvoir a choisi de protéger un individu en raison de son appartenance au premier cercle de la Macronie, aucun ne donne une raison et ne se pose la question : pourquoi ?
 
Aussi, essayons d’en savoir plus sur lui et ses liens avec le Président.
Sur sa famille et son enfance, nous ne savons pratiquement rien.
Des bruits circulent établissant une origine marocaine, une adolescence à Évreux et sa fréquentation de la salle de boxe du champion Jean-Marc Mormeck.
En revanche, nous connaissons son goût pour la police, au sens général du terme.
Il est admis dans l’Eure en 2010 comme simple gendarme de réserve.
Il sera, notamment, sous l’autorité de Sébastien Lecornu, son chef de peloton lui aussi réserviste et futur secrétaire d’État de l’actuel gouvernement.
Une précision : un réserviste opérationnel n’est militaire que lorsqu’il est officiellement convoqué.
Il a, alors, les mêmes obligations et les mêmes droits qu’un militaire d’active.
Mais la gendarmerie nationale a précisé que, le 1er mai, il n’était pas « activé », ce qui fait du mis en cause un civil.
Or, ce civil, brigadier de réserve, alors que notre secrétaire d’État est encore aujourd’hui lieutenant de réserve, s’est vu, lui, bombardé lieutenant-colonel.
Pourquoi ?
La réponse du « château » est la suivante : travaillant à l’Élysée avec des officiers de police, des commissaires, et des officiers de l’armée, ce chef de cabinet adjoint pouvait difficilement rester brigadier de réserve. Mettons.

samedi 21 juillet 2018

L'affaire Benalla, une scandale d'Etat. Indubitablement !




L'affaire Benalla, c'est quoi finalement ? C'est çà, tout ça:


Une affaire qui médiatiquement n'a démarré qu'il y a à peine soixante douze heures !

C'est l'histoire d'un gars sorti de nulle part si ce n'est d'une banlieue pourrie d'Evreux qui à 19 ans se retrouve garde du corps de Martine Aubry, garde du corps de Hollande à 20 ans, chauffeur de ministre, brièvement certes, à 21 ans, puis imposé par Manuel Valls pour un stage dans une école d'officiers de gendarmerie à 22 ans et nommé lieutenant-colonel de réserve à 25 ans !

Un gars qui malgré ses intenses occupations réussit à obtenir un master en droit,

Un gars qui devient un des plus proches collaborateurs du Président de la République, nommé conseiller spécial et n'apparaissant sur aucun organigramme de l'Elysée.
Un gars qui devient donc à 25 ans garde du corps du président alors que ce dernier a déjà une garde rapprochée officielle de 70 bonhommes.
Un gars qui s'attribue indûment la fonction et les insignes de policier et qui tabasse des manifestants au su du premier ministre, du directeur de cabinet de la présidence et du Président

Un gars qui est sanctionné pour ces faits par une mise à pied de seulement quinze jours.

Un gars que le Président réintègre soi-disant pour ne plus s'occuper que de taches administratives mais qui, photos et vidéos à l'appui, continue de s'occuper de sécurité et que l'on retrouve même à Roissy le jour de l'arrivée des Bleus tentant de se substituer aux forces de gendarmerie présentes.

AFFAIRE BENALLA Comment a t-il pu acquérir ce grade de lieutenant -colonel de la réserve citoyenne de la Gendarmerie ……..non non vous ne rêvez pas ! qui exige de longues années de travail et d’assiduité auprès de la Réserve Opérationnelle et surtout un avancement grade après grade ?

Pourquoi Alexandre Benalla est protégé...


En général , on couvre et on protège une personne quand celle-ci sait des choses et qu’on craint qu’elle ne parle …………..
Donc , que sait Benalla , le bras armé de Macron ??
Et surtout , qu’ a t-il fait déjà , à l’insu des caméras cette fois ??
Et puis d’abord , quel est son rôle exact auprès de Macron ?
Son garde du corps ?
Son homme de main ?
En tous cas il interfère avec le GSPR , ce qui est en soi parfaitement incompréhensible ….
Benalla suit Macron comme son ombre , il skie avec lui , il joue au tennis , ils font du vélo ensemble , bref des copains qui échangent par sms et se tutoient ……….
Mais enfin , la fonction exacte de ce barbouze toujours en poste à l’ Elysée est bien : adjoint au Directeur de Cabinet du Président de la République .
Donc , sont au-dessus de lui 3 personnes : le Directeur de Cabinet , le Secrétaire Général de l’ Elysée , et bien sûr le Président ……….
Il est impensable que la « sanction symbolique  » de mise à pied ainsi que la réintégration de Benalla ait été prise de façon unilatérale par le Directeur de Cabinet ….sur des faits aussi sensibles ….et encore moins par le Secrétaire de l’ Elysée …
Une seule personne a pu donner son aval : Macron !
Macron , grisé par sa toute-puissance , qui se dit que ce qui est valable pour le citoyen lambda ne peut en aucun cas l’être pour un pote à lui ……..

Futur 1er ministre Macron 2?

 
 

Pendant ce temps, Gérald Darmanin annonce la hausse des taxes sur le carburant au nom de la « transition énergétique »

 


21 Juillet 2018, 12:43p
Publié par Thomas Joly

Le ministre de l'action et des comptes publics, Gérald "Moussa" Darmanin l'a révélé aux lecteurs de Var Matin jeudi 19 juillet.

À la question "Les taxes de carburants vont-elles diminuer pour favoriser le pouvoir d'achat ?", il s'est exclamé "Non ! Au contraire, on va les augmenter car le diesel est une des premières causes de mortalité dans les villes".
Évidemment, sans pouvoir prouver par la moindre étude scientifique crédible son affirmation péremptoire...
L'objectif est donc une économie décarbonisée, une "logique contre intuitive" selon le jargon technocratique du ministre.
"Pendant des années on a fait acheter du diesel mais aujourd'hui nous devons passer à une transition énergétique plus écologique." ajoute-t-il, avant d'évoquer la prime de conversion.
Il qualifie cette initiative de "grand succès" et avance le mensonge éhonté que ceux qui passent à l'électrique réalisent de grandes économies, sans bien sûr préciser que les voitures électriques coûtent une fortune et que leur autonomie est ridicule...

source

Le rat Richard Ferrand, bras droit de Macron, appelle ceux qui s’interrogent sur l’affaire Benalla à « reprendre le travail »

 

 

BREIZATAO – NEVEZINTIOU (21/07/2018)

Richard Ferrand, politicien défavorablement connu en Bretagne où il sévit depuis de nombreuses années, ne sait plus comment procéder pour noyer l’affaire Benalla.

A force de ramer, le député du Kreiz Breizh a trouvé une solution : exiger des esprits critiques de retourner au travail plutôt que « d’aller à la piscine ».
 


Elément parachuté en Bretagne, cet ennemi du peuple breton n’a eu de cesse d’intriguer contre les intérêts de celui-ci.

D’abord au profit du Parti Socialiste français, puis de la clique macroniste.

breizatao

Affaire Benalla : Des photos viennent contredire les affirmations de l’Élysée.

 
 


21 juillet 2018
par C. Laudercq et R. Lefras

L’Élysée a-t-elle menti en affirmant qu’Alexandre Benalla était affecté à des tâches administratives en interne après sa mise à pied de 15 jours ?

De nombreux documents photographiques tendent à contredire la version officielle sur le statut professionnel d’Alexandre Benalla.

Aux côtés du couple présidentiel

La veille du défilé du 14-juillet, on a pu voir sur des photos la présence de « monsieur Sécurité » aux côtés du couple présidentiel à Giverny lors d’une visite privée.



Près d’E. Macron lors du défilé du 14-Juillet

Alexandre Benalla était également présent lors du défilé du 14-Juillet près du Président de la République.


Des déclarations officielles qui ne reflètent pas la réalité ?

La défense de l’Élysée semble avoir du plomb dans l’aile après ces nouvelles révélations.
Car après les frasques d’Alexandre Benalla lors de la manifestation du 1er mai, l’homme aurait été sanctionné et démis de ses fonctions, selon de récentes déclarations de l’Élysée, rapporte Libération.
Ces nouvelles révélations tendent à discréditer une fois de plus la communication officielle de l’Élysée, alors que monsieur Benalla est toujours en garde à vue ce samedi matin.

Actu17.

Alexandre Benalla disposait d'un badge d'accès à l'hémicycle de l'Assemblée nationale, les députés LR furieux

 

© Fournis par Francetv info
Franceinfo

L'information a été révélée par un député Les Républicains en pleine séance dans l'hémicycle, samedi 21 juillet. L'opposition a demandé des explications.
 
Et maintenant, le badge d'accès à l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
La liste des avantages dont a bénéficié Alexandre Benalla en tant qu'adjoint au directeur de cabinet de la présidence de la République ne cesse de s'allonger.
L'information a été révélée en pleine séance dans l'hémicycle, samedi 21 juillet, par Marc Le Fur, député LR des Côtes-d'Armor.
Au micro, celui qui est aussi l'un des vice-présidents de l'Assemblée a expliqué que l'ancien chargé de mission à l'Élysée "disposait d'un tel badge depuis le 24 juillet 2017", et que ce dernier "lui a été retiré il y a trois jours". 
M. Benalla ne disposait pas de fonctions politiques or ceux qui disposent d'un tel badge font de la politique puisqu'ils accèdent à l'Hémicycle. Ils ne font pas de la sécurité, ils font de la politique. Ce sont les badges du niveau le plus élevé.
Marc Le Fur, député LR à l'Assemblée nationale
"Nul besoin de fantasmer"

Allemagne : un Turc agresse verbalement une famille « Tu es un Allemand de merde et tu resteras un Allemand de merde. » (Vidéo)




La vidéo a été apparemment prise à l'aide d'un téléphone portable à Bad Bergzabern en Rhénanie-Palatinat.
 
Le Turc offense une famille allemande. Il traite l'homme de tous les noms et déclare à la femme: "Je baise toute ta génératio
 
Au cours de ce "spectacle d'intégration réussie", le Turc jette sa boisson au visage de l'Allemand (ce dernier reste passif durant toute la séquence).
Depuis qu'un tribunal a confirmé aux Turcs que les Allemands peuvent être qualifiés de race de chien, on ne doit pas s'étonner que ces gens considèrent qu'ils peuvent insulter les autochtones "d'Allemands de merde" selon leur humeur et leur bon plaisir.




Source Traduction libre Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch

Alexandre Langlois : « L’affaire Benalla confirme la perte de confiance et le mépris d’Emmanuel Macron pour les forces de l’ordre »


 
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À la suite de la plainte déposée par le syndicat policier VIGI contre Alexandre Benalla, Alexandre Langlois fait le point sur les derniers rebondissements de cette affaire.

Il exprime, en outre, le malaise et le désarroi des forces de l’ordre se sentant méprisées par le pouvoir exécutif et une hiérarchie « déconnectée ».





Suite à l’affaire Benalla, votre syndicat a décidé de porter plainte ? Qu’en est-il exactement ?

Nous avons déposé plainte contre Alexandre Benalla pour usage de fausse qualité et port illégal d’uniforme.
Ces deux infractions sont très graves et sont punies d’un an de prison et d’amendes conséquentes.
Nous avons également porté plainte contre X, car nous n’avons pas confiance en notre ministère et en l’Élysée.
Ces deux institutions avaient connaissance des délits commis par M. Benalla, sans même parler des violences que nous pouvons constater sur la vidéo.
Conformément au Code de procédure pénal, elles auraient dû en informer le procureur de la République immédiatement et non pas deux mois et demi après sous la pression de la presse.
Nous n’avons donc plus confiance.
Le fait que le ministre, monsieur Gérard Collomb, ait décidé de saisir l’Inspection générale de la Police nationale renforce notre décision de déposer plainte et de nous constituer partie civile.
En effet, monsieur Benalla n’est pas policier.
Le seul but de monsieur Collomb est donc de chercher un coupable dans la Police nationale pour éviter que la responsabilité soit prise à un plus haut niveau.

Savez-vous pourquoi plusieurs policiers ont été suspendus suite à cette affaire avant monsieur Benalla ?

Monsieur Benalla est en garde à vue et des perquisitions sont en cours chez lui.
Il subit donc enfin l’action de la justice.
Concernant les commissaires suspendus qui auraient fourni des vidéos, nous n’avons pas pu recouper les informations distillées dans les médias.
Je rappelle que nous dénonçons depuis longtemps les agissements d’une haute hiérarchie complètement déconnectée du terrain qui préfère faire des courbettes aux politiques pour leur plaire et gérer leur avancement et leur carrière plutôt que de manager des flics.
Cela ne fait que confirmer cette déconnexion complète de notre haute hiérarchie qui est davantage au service du pouvoir.
Ce n’est donc pas surprenant que les concernés soient des commissaires.
Pour la troisième personne, nous n’avons pas d’information, il s’agirait peut-être de la troisième personne que l’on voit régulièrement sur les vidéos.

Cela va-t-il aggraver une certaine perte de confiance entre les forces de l’ordre et le pouvoir exécutif ?

Cela ne fait que confirmer la perte de confiance totale et le profond mépris que monsieur Macron et son gouvernement montrent aux forces de l’ordre.
Quand nous l’alertons sur des faux en écriture, des plaintes et des détournements de fonds sur les primes, il ne bouge pas.
Lorsqu’on lui demande d’être reçu pour expliquer les problèmes de notre profession, il préfère recevoir Rihanna qui lui a envoyé un tweet.
Quand nos collègues CRS qui sont déployés sur une mission pour assurer sa sécurité voient arriver une petite bouteille d’eau et une compote de pomme, ils sont d’abord contents qu’on ait pensé à eux avant de s’apercevoir finalement que c’est leur repas de midi.
On a vraiment l’impression d’être pris pour des imbéciles.
Le président de la République dispose d’un groupe spécialisé dédié à la sécurité du président.
Le GSPR est formé de policiers et de gendarmes triés sur le volet avec des formations et des qualifications très complètes.
Il semble que ce ne soit pas suffisant pour monsieur Macron qui préfère s’entourer de gardes du corps privés.
Cela montre encore une fois que les paroles sont totalement en désaccord avec les actes qu’il pose vis-à-vis de nous.
Il ne veut pas que nos heures supplémentaires soient payées.
Il a répondu par le mépris au rapport de la commission sénatoriale.
Au lieu de répondre aux questions de ce rapport, ils ont préféré montrer ce qu’ils avaient fait de bien. Toute gloire doit être ramenée à eux et ils nous laissent dans le total désarroi.

Les réseaux sociaux font ressortir des mots comme  »barbouze »,  »commissaire politique ». Qu’est-ce que cela traduit ?

Cela traduit une volonté du président d’avoir sous ses ordres ses hommes qui ne dépendent que de lui.
C’est une volonté que nous constatons depuis le début de son quinquennat.
Monsieur Macron a fait passer l’antiterrorisme directement sous la tutelle de l’Elysée pour contourner le ministère de l’Intérieur.
Le ministre de l’Intérieur peut avoir les synthèses quotidiennes de tous les policiers, y compris de ceux qui assurent la garde du Président.
On a donc l’impression que pour contourner cela, il met en place des gardes privés à lui pour cacher des choses.
Il me semble que lorsqu’on est président de la République, on accepte la protection offerte par la République.
Cela vient donc confirmer tout cet engrenage de centralisation du pouvoir par monsieur Macron.