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samedi 12 avril 2025

lundi 30 décembre 2024

[POINT DE VUE] Darmanin, le narcotrafic et Badinter : cherchez l’erreur

Darmanin fait au ministère de la Justice ce qu'il savait le mieux faire à Beauvau : de la communication. 

Depuis sa nomination, il y a à peine une semaine, il enchaîne les opérations (de com') de terrain et les interventions dans les médias : 20 Heures de TF1, jeudi soir, et grand entretien au Parisien, ce week-end. 

Rien de répréhensible ; c'est même ainsi que se gravissent les marches de notre cursus honorum. Rien de surprenant, non plus, dans ses propos : Darmanin dit ce que le public souhaite entendre. Mais comme il y a, dans la France fracturée de 2024, plusieurs publics correspondant à plusieurs peuples, Darmanin dit des choses contradictoires, envoyant des cartes postales à chacun de ces électorats. Cette triangulation démagogique, qui remonte à Sarkozy et même à Chirac, est l'ADN du macronisme et Darmanin espère ainsi rafler l'héritage de la firme qui, même déprécié, peut toujours, sur un malentendu ou un barrage républicain, vous ouvrir les portes de l'Élysée.

Ainsi, le parcours passé de Darmanin, venu de LR et passé par les ministères des Comptes publics puis de l'Intérieur, lui a-t-il permis d'avoir une certaine audience dans l'électorat macroniste de centre droit. La Justice représentait pour lui une excellente occasion de polir son image gaucho-compatible. C'est ce sillon qu'il creuse dans son interview au Parisien. Ses modèles, comme garde des sceaux ? « Bien sûr, on pense tous à Robert Badinter, déclare-t-il. Mais il y a aussi René Cassin. Il a été le ministre de la Justice du général de Gaulle et il est parvenu à démontrer l’inconstitutionnalité du régime de Vichy. Il a été le premier à souhaiter la citoyenneté des Juifs et des musulmans en Algérie. Ce qui me touche dans mon histoire personnelle. » Robert Badinter, Vichy et Moussa Darmanin. Trois cartes abattues en deux lignes qui devraient permettre à Darmanin d'éviter de figurer sur un mur des cons du Syndicat de la magistrature. Et, accessoirement, de distancer une Borne et un Attal dans le futur leadership du parti macroniste.

Mais dans son « en même temps », Darmanin s'est emparé du dossier du narcotrafic qui, de règlements de comptes marseillais en évasion meurtrière de Mohamed Amra, commence à inquiéter sérieusement les Français qui découvrent l'ampleur de la gangrène et de l'impuissance de l'État. D'où toute une série de mesures concrètes qui, si elles sont effectivement appliquées, sont évidemment positives. Jeudi, il a promis d'organiser des opérations « place nette » dans les prisons, à l'image de celles qu'il a lancées sur des points de deal dans les grandes villes françaises.

vendredi 13 décembre 2024

François Bayrou, le centre mou, Premier ministre : la trahison et le chantage payent


 Image

  

par 13 décembre 2024 

 

Le vieux cheval sur le retour François Bayrou nommé Premier ministre



La France a, en François Bayrou, son 6e Premier ministre, sous l’ère Macron qui en change presque comme de chemise. Durera-t-il plus longtemps que son prédécesseur Michel Barnier ? L’avenir le dira. Pour l’instant, ce que l’on peut en dire c’est que ce centre mou qui use et abuse de la trahison de tout et de tous, accède à Matignon.

Ça y est, après 48 heures qui sont devenus une semaine, le « en-même temps » de Macron n’étant pas synonyme de ponctualité, le Président de la République a nommé son nouveau Premier ministre, son 6e depuis qu’il a accédé à la magistrature suprême, il y a 7 ans : le vieux cheval sur le retour François Bayrou. Pour un président qui s’était fait élire en 2017 sur l’idée du changement et de mise à l’écart des politiciens d’avant, ses derniers choix sont donc une erreur de casting…

Quoi qu’il en soit, le septuagénaire de Pau est l’incarnation de la politique politicienne dans toute … son horreur : trahisons, reptations, changements de camps, il en a usé et abusé pour rester en place et en lice. Sans foi ni loi pourrait être son cri de guerre.


Le chantage de Bayrou pour faire plier Macron et la menace de Marine Le Pen pour le futur

Il se dit en coulisse et sur quelques plateaux télé aimant le scoop que Macron a été obligé de le nommer, Bayrou menaçant, s’il n’était pas nommé premier ministre, de retirer le soutien de ces 36 députés au groupe Ensemble pour la République, le groupe macroniste. Le pays va donc être gouverné par le chef d’un parti qui n’a que 36 députés au Parlement : durer dans le temps va être compliqué, former un gouvernement encore plus, avec si peu de légitimité auprès des Français.

Marine Le Pen, qui n’hésite pas à peser sur l’exécutif, forte de son groupe à l’Assemblée nationale, a posté sur X :

« Après de longues tergiversations, le président de la République a décidé de nommer François Bayrou à Matignon. Soucieux de l’impérieuse nécessité de protéger les Français, nous lui demandons d’entreprendre ce que son prédécesseur n’a pas voulu faire : entendre et écouter les oppositions pour construire un budget raisonnable et réfléchi. Toute autre politique qui ne serait que le prolongement du macronisme, rejeté par deux fois dans les urnes, ne pourrait mener qu’à l’impasse et à l’échec. » Une première menace à peine voilée adressée à Bayrou afin de l’inciter à ne pas agir, à son égard, avec le mépris de son prédécesseur.

« À bon entendeur, salut » lui dit-elle en substance.


Le portrait au vitriol de François Bayrou par l’académicien Maurice Druon

En 2004, l’académicien Maurice Druon, brossait, dans Le Figaro, un portrait au vitriol de François Bayrou, qu’il est amusant de relire 20 ans après. Si le personnage a pris des rides, son portrait est toujours aussi piquant :

samedi 20 juillet 2024

UE: Selon Politico, François-Xavier Bellamy plaida pour Ursula Von Der Leyen en réunion à huis clos, tout à l’inverse de ses discours de campagne


 
 
LePanacheFrançais pour Fdesouche
19/07/2024

 

François-Xavier Bellamy, chef de file des eurodéputés conservateurs français, a plaidé en faveur de Ursula Von Der Leyen lors d’une réunion à huis clos du groupe PPE.

Selon deux personnes présentes dans la salle, M. Bellamy a affirmé que le programme de Mme Von der Leyen était désormais nettement conservateur et ne correspondait plus à l’agenda d’Emmanuel Macron.

 Il a également plaidé en faveur de l’unité du groupe PPE.

 

mercredi 3 janvier 2024

Contre Marine Le Pen, le parti macroniste ne sait plus quoi inventer…


 
 

 

 Nicolas Gauthier 02 janvier 2024

C’est une blagounette qui tombe à plat. 

Un peu comme celles du tonton laborieux qui tente, en plein réveillon de la Saint-Sylvestre, de se faire mousser auprès des convives : il ne sait pas raconter des histoires drôles, ça se vautre à côté de la plaque, tandis que l’assemblée fait semblant de rire tout en plongeant le nez dans son assiette. Seulement voilà, le même tonton laborieux n’est autre que Loïc Signor, porte-parole de Renaissance, le parti macroniste. Pas le premier venu, donc.

Fake news

Ainsi, Loïc Signor a-t-il cru malin de travestir les vœux de bonne année de Marine Le Pen en la faisant parler en russe à l’aide d’une d’intelligence artificielle venant probablement suppléer la sienne. D’où ce commentaire : « L’IA fait encore plus peur lorsqu’elle se rapproche de la réalité. Retrouvez les vœux 2024 de MarinePoutine. »

 

 

C’était censé être rigolo, mais cela ne l’est pas. La preuve par le journaliste Matthieu Croissandeau, de BFMTV, antenne pas spécialement réputée pour son militantisme lepéniste qui, ce mardi 2 janvier, tient la blagounette en question pour « maladroite » et « contre-productive » : « Imaginez le jour où le RN inventera une fausse interview d’Emmanuel Macron. […] Comment réagiront les porte-parole de Renaissance ? On les entend déjà… ».

dimanche 3 décembre 2023

La députée Caroline Janvier brise le silence sur la consommation de stupéfiants chez les politiques : « Il existe des soirées où la drogue circule. »


 
Crédit photo : Capture d’écran de Caroline Janvier, députée du Loiret.

Caroline Janvier, représentante du Loiret, a pris la décision courageuse de parler franchement de la réalité des soirées politiques : « Il y a des soirées où de la drogue circule. Comme il y a des dîners ou des fins de sessions parlementaires où il y a une consommation excessive d’alcool », confie-t-elle sans détours à Paris Match.

Louant le courage de Sandrine Josso pour avoir pris la parole, Caroline Janvier souligne la nécessité d’analyser cette problématique comme un système, sans pour autant justifier ces comportements déviants. Élue depuis 2017, elle témoigne des dérives observées au Palais Bourbon, principalement lors des séances nocturnes ou à la suite de soirées alcoolisées.


 

Elle appuie ses propos sur un aspect peu exploré du quotidien politique : la pression inhérente à cette vie, le rythme effréné et l’exigence d’un sans-faute permanent sous les feux des médias. Caroline Janvier admet elle-même avoir cédé à la tentation de la surconsommation d’alcool pour faire face à ce rythme effréné, soulignant l’existence d’un dilemme : soit maintenir une hygiène de vie exemplaire, soit recourir à des artifices pour tenir le coup.

mercredi 22 mars 2023

Neuf voix ne représentent pas un pays ! (Par Jean-Paul Pelras)


 

Comment fera-t-il pour tenir plus de 4 ans alors que la partition entre les Français et le pouvoir n’a jamais été aussi prégnante ? 

Si ce n’est en usant de méthodes encore plus clivantes, en rendant aux Français, en quelques sortes, la monnaie de leur pièce, en continuant à les contraindre, en abusant de ce pouvoir qui exacerbe les tensions, les insurrections, la détestation ?  

Un quart de la population seulement se satisfait de la politique menée par le président de la République. Et ce sont 9 petites voix d’écart qui, du moins le croit-il, légitiment sa réforme, son autorité, sa fonction.

Nul ne peut prédire ce que seront les jours à venir dans notre pays. Mais nous pouvons d’ores et déjà en déduire que ce n’est pas en misant sur le pourrissement de la situation que l’exécutif va, cette fois ci, l’emporter. Le scénario millésimé 2023 n’a rien à voir avec celui des Gilets jaunes. Tout d’abord car il s’exprime 6 ans après la première élection d’Emmanuel Macron et son accession au pouvoir. Ce qui pouvait encore être pardonné, absous ou accepté en 2018 ne l’est plus aujourd’hui, car sont passés par là les atermoiements de la crise covid et une interminable période de confinements pendant laquelle si rien ne fut véritablement obligé, tant de choses furent abusivement interdites.

La liste est longue de ce qui ne tourne plus rond en France

Rajoutons à cela les petites phrases présidentielles, les mises en examen ministérielles, les élucubrations élyséennes avec des rappeurs en bas résille et autres gages distribués par Mac Fly ou Carlito, les débats citoyens placebos, l’inflation, la chute du pouvoir d’achat, la hausse du coût des matières premières, celle de l’énergie qu’elle soit ou non corrélée au conflit ukrainien et, entre autres avanies, un système de santé, dans les territoires comme en ville, qui dérive aux frontières de l’agonie.

La liste est longue de ce qui ne tourne plus rond en France avec une balance commerciale déficitaire pour de nombreux secteurs et une dette publique qui dépasse 3000 milliards d’euros, dont 800 imputables en grande partie au « quoi qu’il en coûte ».

Abordons à présent la forme et l’économie pouvant soi-disant être réalisée grâce à la réforme des retraites. Une économie qui pourrait rapporter, selon Bruno Le Maire, 17.7 milliards à l’Etat d’ici 2030. Sachant qu’il faut défalquer de cette somme le montant des surcoûts engendrés par le décalage de l’âge de départ, autrement dit l’assurance chômage, les minimas sociaux, les pensions d’invalidité… Ce qui ramène le gain à 13.5 milliards, soit 0.45 % du déficit public. (Et accessoirement, mais c’est pécher que de le dire, 6.5 % de la fortune détenue par Bernard Arnault en 2022…)

Et puis, après les chiffres arrivent les mots, ceux de Charles de Courson qui, avant que la présidente de l’Assemblée ne coupe le son de son micro, énuméra de façon admirable et très respectable, dans une intervention tirée au cordeau, ce que les Français subissent au quotidien depuis des années. Le Républicain Olivier Marleix n’a pas forcement dit le contraire en prononçant, à bien y regarder, un discours à charge contre le gouvernement. Seulement voilà il ne vota pas la motion de censure prêtant allégeance, comme le fit Ciotti  à celui qui a peut-être promis de ne pas dissoudre l’Assemblée pour que tout ce beau monde reste encore bien au chaud, et plus si affinités, pendant quelques années.

lundi 12 décembre 2022

Fanfan, je suis au regret de te dire que tu es de plus en plus con


 

Je ne sais pas si tu continues d'aller à la chasse aux sangliers, mais si j'étais à ta place je m'abstiendrais, un accident est si vite arrivé!

mercredi 5 octobre 2022

Moscovici, qui prône la rigueur budgétaire, touche au total 26 300€ par mois soit 14 fois le salaire médian.



samedi 1 octobre 2022

En gros le 102e dalmatien nous explique que les français, en plus d'être cons, sont des veaux

 



mardi 27 septembre 2022

Scandales sexuels en chaîne à LFI : vers la chute de la maison Mélenchon ?


 Nicolas Gauthier 26 septembre 2022

Naguère patron incontesté de La insoumise et figure tutélaire de la NUPES, Jean-Luc Mélenchon serait-il bousculé en interne ?

Ça y ressemble bigrement, depuis son soutien maladroit à Adrien Quatennens, suite à une gifle administrée à sa future ex-épouse. 

Longtemps, ses foucades (« La République, c’est moi ! » et « La police tue »), même si elles faisaient lever les yeux au ciel de ses plus proches fidèles, s’arrangeaient immanquablement, le chef ayant, par définition, toujours raison.

Il est vrai qu’alors, mouvement et groupe parlementaire étaient tenus d’une main de fer, malgré une organisation prétendue « gazeuse ». Seulement voilà, « nous arrivons aux limites du gazeux », ose affirmer Clémentine Autain sur BFM TV, le 29 août dernier. Et ça sent d’autant plus le gaz que Jean-Luc Mélenchon a commis la grave erreur de laisser penser que sa succession était ouverte en ne se représentant pas à la députation. Ses moyens de rétorsion contre d’éventuelles brebis galeuses s’en trouvent réduits d’autant. Il n’est donc plus qu’une sorte de président d’honneur dont on commence à remettre en cause à la fois la présidence et l’honneur.

Et c’est ainsi que ce qui a souvent été évoqué sur ce site – sa formation à l’OCI, trotskisme tendance lambertiste – éclate désormais au grand jour. D’où cette révélation qui n’en est pas vraiment une, dans Le Parisien du 24 septembre, signée Laurence Rossignol, vice-présidente socialiste du Sénat, qui a fait ses armes dans un autre courant trotskiste rival, celui de la Ligue communiste révolutionnaire fondée par Alain Krivine : « Personne n’échappe à son passé. Jean-Luc Mélenchon a été formé à l’OCI, qui était viriliste et antiféministe. Au milieu des années 1970, lorsque les mouvements féministes bousculaient les organisations de gauche et d’extrême gauche, l’OCI était hostile au mouvement des femmes et à l’organisation autonome des femmes. Donc, je ne suis pas surprise », balance-t-elle.

Il est indéniable qu’à l’époque, les lambertistes tenaient antiracisme, féminisme et des homosexuels ou du pour des « dérives bourgeoises ». Le rôle de ses rares militantes consistait avant tout à assurer le repos du soldat. Éric Coquerel, désormais président de la commission des finances, même si ancien de la LCR et déçu du chevènementisme avant de rejoindre LFI, fait partie de cette vieille école. D’où ses rapports à la gent féminine qui lui valent maintenant les soucis qu’on sait. D’où, encore, ce problème générationnel agitant à la fois NUPES, EELV et LFI, ses principales composantes.

Si, chez de nombreux trotskistes, le sexe n’était que récréation d’après collage et baston, il se pratiquait aussi sans complexes chez les Verts. Celle qui ne couchait pas au premier regard était tenue pour vierge coincée, en proie à des préjugés bourgeois d’un autre âge. Le premier à n’avoir pas compris le changement d’époque fut Denis Baupin, débranché par les Verts en 2017 après avoir participé à une campagne contre les violences faites aux femmes (photo de lui rouge à lèvres à l’appui) pour ensuite se faire rattraper par la brigade des nouvelles puritaines – dont Sandrine Rousseau, déjà – pour harcèlement sexuel.

jeudi 15 septembre 2022

En 1979, Jacques Chirac dénonçait une construction « non européenne dominée par les intérêts germano-américains »



Aux élections européennes de 1979, Jacques Chirac dénonçait « cette Europe non européenne dominée par les intérêts germano-américains » sans être interdit de grands médias ni se faire traiter de « conspirationniste ».

Comme on le sait, Jacques Chirac était, à cette époque, sous l’influence de Pierre Juillet et de Marie-France Garaud. Au début des années 80, il retourna sa veste à 180° et se plia aux « intérêts germano-américains » détenteurs des médias, dans le seul but d’assouvir une ambition dévorante.

source 

dimanche 10 juillet 2022

Tant Vallaud qu’à la fin il se brise


 

 Georges Michel 9 juillet 2022

Où vont les socialistes ? Le savent-ils eux-mêmes ? 

Les mauvaises langues diront qu’Olivier Faure, leur premier secrétaire, s’est embarqué dans la NUPES pour éviter l’ultime naufrage, garder un groupe à l’Assemblée et, accessoirement, conserver son mandat de député. 

Prenez Combs-la-Ville, l’une des communes les plus importantes de la 11e circonscription de Seine-et-Marne où Olivier Faure est élu député depuis 2012 : au premier tour de l’élection présidentielle, Mélenchon a obtenu presque 31 % des suffrages exprimés, quand la candidate socialiste n’a réussi à grappiller péniblement que 1,15 % des voix. Juste devant Poutou et Arthaud… Un peu léger pour enclencher une dynamique pour les et de quoi donner sérieusement à réfléchir...

Embarqués, donc, pour le meilleur et pour le pire dans cette galère. Ou ce train – nommé désir ?-, puisque c’est à un train que le leader Mélenchon compare la NUPES. Et « il en coûtera très cher de descendre » de ce train, a-t-il prévenu, vendredi. Interdiction d’ouvrir les portes avant l’arrêt total ! Le meilleur, c’est évidemment le résultat aux législatives. Le pire, c’est le spectacle donné mercredi dernier par l’extrême gauche qui a vociféré lors du discours de politique générale d’Elisabeth Borne. Certes, il y avait parfois de quoi hurler à entendre les propos tenus par le Premier ministre. Comparer la situation de 1958 à celle d’aujourd’hui, il fallait oser ! « Rappelons-nous qu’en 1958, les Gaullistes ne sont pas majoritaires à l’Assemblée nationale quand la Ve République connaît ses premières heures et crée les CHU et l’assurance chômage. » Sauf que Le Touquet n’est pas La Boisserie et Macron n’est pas de Gaulle. Mais ce n’est sans doute pas pour cette comparaison historique osée que les petits camarades d’Olivier Faure ont fait leur cirque.

Si l’on ne sait pas trop où va le PS, en revanche, on le sent obsédé par le (supposé) passé du parti de ses collègues placés à l’extrême droite de l’hémicycle.

lundi 20 juin 2022

A la poubelle, les ordures

 

vendredi 19 novembre 2021

Le cloporte Le Drian est la quintessence de la crapule socialiste

 

dimanche 8 août 2021

Candidature de Xavier Bertrand : déjà pschitt ?


 

 Frédéric Sirgant

Il a bien essayé de faire son trou sur Instagram. Mais avec l’omniprésence d’, ce fut peine perdue. 

« Il », c’est Xavier Bertrand. Vous vous souvenez ? Le héros qui a résisté une seconde fois au lors des dernières régionales. 

Disparu, depuis, noyé par la 4e vague, les millions de vaccins et de passe sanitaire. D’ailleurs, on ne sait pas trop ce qu’il pense, Xavier Bertrand, du passe sanitaire, du , de ces centaines de milliers de Français qui manifestent. Peut-être qu’il l’a dit sur Insta… Peut-être.

Mais moi, je suis plutôt du genre à lire La voix du Nord. Là, vous êtes certain d’avoir des nouvelles de Xavier Bertrand. « Présidentielle : Instagram et France profonde, les cartes postales du candidat Bertrand. Près de 5.000 kilomètres en 17 jours depuis la dernière séance plénière du conseil régional des Hauts-de-France. Xavier Bertrand creuse son sillon de candidat à la présidentielle sur les routes du pays pour tenter de distancer ses adversaires à droite, en dupliquant à l’échelle de la France un format éprouvé durant la campagne des régionales. »

5.000 km en 17 jours, quel coureur ! Et personne au bord des routes pour l’encourager… Quelle misère. Le journal précise même que dans ce marathon de fou, Xavier Bertrand envoie « une carte postale par jour. Ou plutôt un “selfie vidéo” par jour sur les réseaux depuis fin juillet. » Vous imaginez la collection des fans, les selfies recouvrant le frigo.

Vraiment des gens à plaindre, surtout quand ils ont vu le résultat de tous ces efforts.

dimanche 18 juillet 2021

La morale de l’affaire Dupond-Moretti : il faut savoir rester à sa place !


 

 
Philippe Kerlouan

Quand Éric Dupond-Moretti a accepté le portefeuille de ministre de la , on pouvait se demander « Que diable allait-il faire dans cette galère ». 

Aujourd’hui, c’est l’intéressé lui-même qui doit se poser la question. 

Après son échec retentissant aux régionales, le voilà mis en examen par la Cour de justice de la République ! Un comble, pour un garde des Sceaux. Il est vrai qu’il a donné des verges pour se faire fouetter.

Info rappelle « l’année désastreuse » du ministre de la Justice. Sa nomination, en juillet 2020, provoque un tollé chez les magistrats. En septembre, ils l’accusent de conflit d’intérêts dans l’affaire des écoutes, jugée depuis. En décembre, des syndicats déposent une plainte contre lui pour « prise illégale d’intérêts ». L’Association Anticor se met de la partie. Le 1er juillet 2021, une enquête est ouverte, le ministère perquisitionné. Cerise sur le gâteau, on apprend, le 7 juillet, qu’il a omis de déclarer 300.000 euros de revenus : ça fait mauvais genre. Et le voilà mis en examen, le 16 juillet !

Acharnement judiciaire, diront les uns pour l’excuser. Il est vrai que, selon le mot de Jacques Chirac, « les emmerdes, ça vole toujours en escadrille ». Il n’a que ce qu’il mérite, diront les autres, qui ne le portent pas dans leur cœur. Il n’est pas le seul à être dans l’embarras : si le Premier ministre Jean lui a aussitôt renouvelé sa confiance – pouvait-il en être autrement ? –, , qui assistait au Tour de France, a botté en touche, « estimant que ce n’était pas le lieu adéquat pour en parler, oubliant, sans doute, qu’il avait naguère » déclaré que « dans le principe, un ministre doit quitter le gouvernement s’il est mis en examen ».

vendredi 16 juillet 2021

samedi 10 juillet 2021

Anti-éoliennes, antivax : des menaces et bientôt des sanctions ?



Les sociétés civilisées admettent l’expression des désaccords et l’opposition

Au moins en principe, dans les discours et les déclarations. En actes, le régime s’éloigne chaque jour d’une ligne pourtant traditionnelle, n’hésite plus à stigmatiser ouvertement les opposants puis à les menacer et, demain, à les sanctionner.

Ce fut, hier, un journaliste évoquant la nécessité de discriminer les réfractaires au vaccin anti-Covid, puis la piqûre de force entre deux policiers. Dérapage sans doute, qu’aucun ministre n’a dénoncé. C’est, désormais, le tour de Jean-François Carenco, haut fonctionnaire, ancien préfet promu à la tête d’une commission de régulation de l’énergie. Commentant les manifestations d’opposants aux , ce républicain de stricte obédience a exprimé sans vergogne sa détestation démocratique : « Je suis pour que ceux qui ne veulent pas des éoliennes soient privés d’électricité. Au moins, c’est plus simple ! »

C’est, en effet, plus simple. Au lieu de faire voter – de moins en moins – des citoyens dont l’avis sera de toute façon ignoré, la loyauté technocratique nécessite d’annoncer que l’opinion du peuple ne prime pas sur les exigences des grands de ce monde. Au lieu de faire semblant, l’honnêteté impose d’annoncer la couleur. Ceux qui gouvernent les affaires de ce pays et – ce sont souvent les mêmes – cherchent la lumière la trouveront indifféremment dans les éoliennes ou dans le nucléaire, selon les intérêts économiques du moment.

Nulle question de politique, dans tout cela. Voici une idée trop éthérée pour présider aux destinées d’un pays. Il ne s’agit pas plus d’un pays, encore moins d’une nation. Le peuple, uni par la langue, la culture, la terre et l’Histoire, n’a rien à faire dans les affaires de ce monde. L’éviter semble impossible, l’endormir est à la portée de gouvernants qui n’ont plus besoin d’user de violence. L’hypnose suffit, alimentée par une propagande gigantesque aux ressorts puissants : la , la culpabilisation, la jouissance individuelle.

L’habileté de ces gens est d’échapper à toutes comparaisons avec les dictatures du passé.

mardi 6 juillet 2021

Guillaume Peltier mise sur la victoire de Xavier Bertrand : un pari bien hasardeux !



 
 

Guillaume Peltier voudrait montrer qu’il est le modèle parfait de l’opportunisme politique qu’il ne s’y prendrait pas autrement. 

Avant les élections régionales, il déclarait qu’« [il ne se] lève pas le matin contre le » et qualifiait le front républicain d’« imposture »

Il se disait proche de et affirmait que, face à un duel -Le Pen à la présidentielle, il voterait blanc. À la veille d’une réunion des Républicains pour définir les modalités du choix de leur candidat, le numéro 2 du pratique un rétropédalage, annonçant dans Le Parisien son soutien à .

Le parcours de Guillaume Peltier est fluctuant, la constance de ses positions n’est pas sa qualité première. Après avoir, dans sa jeunesse, milité au Front national, il rejoint le MNR de Bruno Mégret, puis rallie, en 2001, le Mouvement pour la de Philippe de Villiers, qu’il quitte en 2009 pour adhérer à l’. En 2012, il lance le mouvement La Droite forte, avant d’être nommé deuxième vice-président des Républicains, quand Laurent Wauquiez est aux commandes, et vice-président délégué du parti après l’élection de Christian Jacob. « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent » : cette formule d’Edgar Faure lui va comme un gant.

Cet « ambitieux au parcours sinueux », comme titrait du 19 septembre 2020, n’a pas fini de nous surprendre par sa capacité à jouer le caméléon en fonction de ses intérêts. Si l’on ne lui dénie pas, à ses débuts, une certaine fidélité à la droite souverainiste, il semblait déjà avoir une fâcheuse tendance à marcher dans les pas de celui qui avait le vent en poupe, ce qu’on peut, à la rigueur, lui pardonner. Mais la volonté d’être toujours du côté du présumé gagnant le conduit à renoncer à ses convictions, s’il en a : il soutient aujourd’hui Xavier Bertrand, dont l’ennemi n° 1 est le Rassemblement national et qui ne représente pas, loin de là, la droite dure.

Qui sait ? Peut-être se justifiera-t-il en expliquant à ses amis Républicains que Xavier Bertrand est le candidat de droite le mieux placé contre Emmanuel Macron, oubliant, ou feignant d’oublier, que le président réélu des Hauts-de-France ne s’affiche en adversaire résolu du locataire de l’Élysée que depuis qu’il aspire à prendre sa place.