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mercredi 7 mai 2025

Kiabi, Shein, Decathlon : la fast fashion encaisse des millions d’euros d’argent public avec le don de vêtements invendus


 

06 mai 2025

disclose.ngo 

Les marques d’habillement à bas prix tirent profit de leurs invendus écoulés auprès d’associations comme Emmaüs ou La Croix Rouge, révèle Disclose, en partenariat avec Reporterre, à partir de documents confidentiels. 

Le résultat de la loi anti-gaspillage qui les encourage, depuis 2022, à donner leurs surplus en échange de 60 % de réduction fiscale.

 Au risque de financer la surproduction de l’industrie textile.

Sur le papier, l’offre est alléchante. Vingt palettes de vêtements neufs de la marque Shein envoyées depuis la Chine, gratuitement. Delphine Peruch, coordinatrice d’une recyclerie dans le Var, n’en revient pas lorsqu’elle reçoit cette proposition, en novembre dernier. Elle a pourtant décliné : « Notre philosophie est de donner une seconde vie aux vêtements, pas de revendre du neuf ». Ces derniers mois, son association croule sous les dons, comme toute la filière du ré-emploi textile, asphyxiée par les surplus. À la Croix-Rouge, en Vendée, on ne récupère plus les vêtements confiés par les particuliers. Chez Emmaüs, « on pousse les murs, on construit des chapiteaux, et certains dons ont dû être jetés », rapporte Louana Lamer, responsable textile de l’association.

Le secteur craque face à une production de vêtements débridée. Chaque seconde, près de 100 pièces neuves sont injectées sur le marché français. Une hausse de 30 % en seulement quatre ans. « On a créé un système malade où il est normal de produire en trop, dénonce Emmanuelle Ledoux, directrice générale de l’Institut national de l’économie circulaire. Il faut que tout soit disponible tout le temps, jouer sur la nouveauté, réduire les coûts avec des économies d’échelles… Le résultat, ce sont des niveaux élevés de surproduction. » Des vêtements qui ne servent à rien, donc, et qui alourdissent le bilan écologique désastreux de l’industrie de la mode, responsable de 8 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

Pour limiter l’impact des textiles invendus, la loi anti-gaspillage interdit leur destruction depuis 2022. Les entreprises présentes sur le marché français sont désormais obligées de les recycler, les vendre à des déstockeurs ou les donner à des associations en échange d’une réduction fiscale équivalant à 60 % de la valeur des vêtements. Un effet d’aubaine méconnu, mais largement exploité par des poids lourds du secteur comme Shein, Decathlon et Kiabi.

D’après l’enquête de Disclose, en partenariat avec Reporterre, qui s’appuie sur des documents internes et l’analyse d’une dizaine de rapports d’entreprises, les géants de la fast fashion reçoivent plusieurs millions d’euros de réductions d’impôt pour leurs surplus donnés à des associations. Exemple : pour un pantalon vendu 12 euros par Shein, la marque chinoise peut escompter une ristourne fiscale de 7,20 euros si elle choisit de l’offrir à une recyclerie. De quoi rendre la surproduction rentable pour une enseigne capable de réduire ses coûts de fabrication à quelques dizaines de centimes par article. Mais en bout de chaîne, ce sont les associations qui trinquent : ensevelies sous les vêtements, elles doivent aussi, de plus en plus, les détruire par leurs propres moyens, voire… aux frais du contribuable.

Un cadeau de Shein contre un reçu fiscal

vendredi 5 juillet 2024

[REPORTAGE CHOC] Tourcoing, Roubaix : au cœur du vote musulman contre Bardella


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David Guiraud (LFI) face à Ethan Leys (RN) dans la 8e circonscription du Nord. Gérald Darmanin (Ensemble) face à Bastien Verbrugghe (RN) dans la 10e.

 Un choix impossible, selon les commentateurs. D'un côté des électeurs macronistes sommés de voter pour « le pire de LFI », David Guiraud, celui qui tient régulièrement des propos à la limite de l'antisémitisme, obsédé par Gaza, au seul motif du danger que représenterait un jeune étudiant, Ethan Leys, menacé de mort parce que candidat RN (de quelle côté se situe donc la violence ?). De l'autre, une gauche islamiste, communautariste, dont les électeurs les plus radicaux ont déjà dû voter à contrecœur pour Leslie Mortreux, « candidate trans » du Nouveau Front populaire, et qui sont sommés demain de voter pour « l'homme des violences policières et de la police qui tue », Gérald Darmanin. un sacrifice pour la même cause : faire absolument et nécessairement barrage au RN.

Un RN dont les scores ont presque triplé en seulement deux ans sur les 8e et 10e circonscriptions, et dont la figure éminente, Jordan Bardella, ne fait plus tellement peur aux électeurs, épuisés par l'insécurité galopante et l'immigration. Avec une immersion de notre équipe dans une réunion du candidat David Guiraud où s'entremêlent complotisme anti-médias, racialisme, moqueries à l'égard des menaces visant son adversaire et défiance envers les institutions, plongez au cœur du pire de l'alliance Macronie-Front populaire où les jeunes et les musulmans servent de vote clientéliste dans un seul but : faire barrage à la voix du peuple.



« Allô, Marine Tondelier, c’est Emmanuel Macron à l’appareil • Ah bonjour Monsieur le président. • Voilà pourquoi je vous appelle.



 Comme vous le savez les hordes nazies sont aux portes du pouvoir.
 
 Et il faut tout faire pour les empêcher d’ouvrir des camps de concentration et de construire des chambres à gaz.
 
 • Tout à fait Monsieur le président. 
Et comme vous le savez, les 12 millions de ceux qui ont votés pour eux sont des ouvriers et des employés, qui en général n’ont jamais dépassé le bac, donc des abrutis incultes. Racistes, homophobes, misogynes, transphobes, carnivores, ils cochent toutes les cases. Il faut tout faire pour éviter cette horreur.
 
 •Absolument et il ne faut surtout pas leur donner la parole. Alors voilà ce que je vous propose. Avec vos amis bac+5 et masters en études de genre du « Nouveau Front Populaire » des grands ancêtres comment qu’ils étaient pas contre les heures sombres, vous allez faire alliance avec les fonds de poubelle de mon mouvement. Et comme ça, hop, grâce à ce « bloc central », on fait comme d’habitude : no pasaran et on sauve le pays. En fait on sauve d’abord mes fesses, mais c’est le but, faut être clair. • Pas con, mais comment fait-on ?
 
 • Très simple. Votre mouvement ne représente pas grand-chose, alors je vais vous nommer Premier ministre et on va faire comme d’habitude. Refiler des maroquins aux écolos, ils adorent ça, et comme ça ils peuvent manger du homard arrosé de Château Yquem à tous les repas. Demander aux socialistes, dont je rappelle qu’ils m’ont fait élire, de trahir. Et ça ils ont l’habitude c’est leur seconde nature. Faire venir les bricolos qui salivent à l’idée de rester dans les salons de la république, et il y en a pas mal avec Ruffin et Corbière en tête.

samedi 26 novembre 2022

McKinsey : où est passée l’exemplarité prônée par Emmanuel Macron ?


 

 Clémence de Longraye 25 novembre 2022

« La République exemplaire ». Cette promesse du candidat Macron s'est bien vite dévoyée. 

Sept mois après les révélations du rapport sénatorial sur « l’influence croissante des sur les politiques publiques », le Parquet national financier (PNF) confirme, ce jeudi 24 novembre, le lancement de plusieurs procédures dans le cadre de l’affaire McKinsey. 

Outre l’enquête préliminaire pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale visant le groupe McKinsey », une information judiciaire a été ouverte pour « tenue non conforme des comptes de campagne ». Une nouvelle fois, les relations troubles entre le célèbre cabinet de conseil et le président de la République refont surface.

Macron et McKinsey, une longue histoire

Depuis quelques mois, l’affaire semblait enterrée. Mais dans la plus grande discrétion, le PNF enquêtait. Le 20 octobre dernier, après plusieurs signalements d’élus et d’associations, « une information judiciaire a été ouverte [pour] tenue non conforme de comptes de campagne […] portant sur les conditions d’intervention de cabinets de conseils dans les campagnes électorales de 2017 et  ». Le lendemain, le parquet lançait une autre procédure pour « favoritisme et recel de favoritisme ». Joint par BV, le PNF refuse, pour le moment, de confirmer que ces deux informations judiciaires visent Emmanuel Macron et son parti Renaissance (ex-LREM). Le président de la République lui-même, en marge d’un déplacement à Dijon ce 25 novembre, se montre confiant et ne croit pas être « au cœur de l’enquête ».

Pourtant, plusieurs indices ne laissent plus beaucoup de doute quant aux liens qui rattachent le cabinet McKinsey au parti présidentiel.

vendredi 25 février 2022

Selon Libération, la primaire LR était bidon… à croire que le PS a fait école !


 

 Marie Delarue 24 février 2022

Je le disais ici même, l’heure des boules puantes est arrivée. Dans le viseur de ce jour, Valérie Pécresse. Après Mediapart, c’est Libération qui tient la catapulte et l’on doit à la vérité de dire que leur longue enquête est particulièrement fouillée.

Comme dans tous les scrutins internes du d’hier – et sans doute aussi d’aujourd’hui –, quand on nous expliquait que c’était une question de « culture interne » (cf. la fraude avérée lors de l’élection de à la tête du parti, en 2008), il y a le lot de morts votants, et même un chien. Son maître reconnaît l’avoir inscrit « pour tester, pour voir si c’était faisable ». Dont acte !

Quant à être bien sûr que ces fantômes ont participé au scrutin, impossible : « LR nous indique avoir détruit le fichier électoral “après expiration des délais de recours“, fixés à 24 heures », écrit Libé. Néanmoins, concède un cadre, enrôler de faux adhérents, « c’était possible jusqu’à trois, en plus de vous. Mais honnêtement, c’était marginal […]. La fraude, enfin l’astuce, n’est pas là : c’est d’aller chercher des gens qui s’en contrefoutent, en les convainquant que ça n’engage à rien. »

Il semble en effet que cette méthode-là ait été assez efficace, puisqu’on trouve parmi les votants des Chinois en nombre, inscrits par des connaissances « pour rendre service ». Certains, qui ne parlent pas français, assurent n’avoir jamais voté ; d’autres se souviennent vaguement d’avoir « voté pour une dame » sans pouvoir donner son nom. Ils ont obéi aux consignes. L’un se confie, via un traducteur : « À l’automne, les dirigeants [de l’association communautaire] ont poussé les membres à s’inscrire à LR et à soutenir Valérie Pécresse. Ils sollicitaient des jeunes qui ne parlaient pas français et ne connaissaient absolument pas la politique. On leur disait juste qu’avec la droite, ce serait mieux au niveau de la sécurité. Cela se passait en face-à-face ou sur WeChat. » Il ajoute qu’ils « faisaient aussi campagne en dehors de l’association, et même parmi les sans-papiers ». L’explication ? C’est, dit-il, les liens entre « le président de l’association et l’adjointe au maire d’Aubervilliers, Mme Ling Lenzi, qui soutient Valérie Pécresse ».

mardi 5 octobre 2021

Pandora Papers. Le gouvernement américain fournit un autre lot de documents dénonçant des personnes qu’il déteste


 

 PAR Planetes360

Par Moon of Alabama – Le 4 octobre 2021

Il y a donc eu une autre « fuite » de documents concernant des placements offshore permettant de réaliser des économies d’impôts, réalisés par des personnes que les États-Unis n’aiment pas :

Les transactions secrètes et les actifs cachés de certaines des personnes les plus riches et les plus puissantes du monde ont été révélés par la plus grande fuite de données offshore de l'histoire. 
 
Baptisée "Pandora papers", le dossier comprend 11,9 millions de fichiers provenant de sociétés engagées par des clients fortunés pour créer des structures offshores et des trusts dans des paradis fiscaux tels que le Panama, Dubaï, Monaco, la Suisse et les îles Caïmans. ... Les fichiers ont été divulgués au Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) à Washington. Ce dernier a partagé l'accès aux données divulguées avec des partenaires médiatiques sélectionnés, dont le Guardian, BBC Panorama, Le Monde et le Washington Post. Plus de 600 journalistes ont passé au crible les fichiers dans le cadre d'une enquête mondiale de grande envergure. Ces Pandora Papers représentent la dernière - et la plus importante en termes de volume de données - d'une série de fuites majeures de données financières qui touchent le monde offshore depuis 2013.

Les documents proviendraient d’un total de 14 fournisseurs offshore d’entités juridiques qui permettent aux gens de cacher leur argent et d’éviter de payer des impôts.

Il n’y a cependant aucun indice sur la manière dont ces papiers ont été acquis. Qui y a eu accès ? Comment ? Quelle était la chaîne de conservation de ces documents ? S’agit-il des dossiers complets de ces 14 sociétés ou certains ont-ils été supprimés avant d’être publiés ? Lesquels ? Tous ces dossiers sont-ils authentifiés et vérifiés ou y a-t-il des documents falsifiés parmi eux ?

Malheureusement, aucun des rapports que j’ai lus n’a abordé ces questions.

Mais il y a au moins deux indices importants que ces « Pandora papers » font partie, comme les « Panama papers » il y a cinq ans et les « Paradise papers » il y a quatre ans, d’une « opération de manipulation de l’information » menée par les suspects habituels des 5 eyes, les services secrets des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.

jeudi 25 février 2021

Élections régionales : Macron prêt à se vendre au plus offrant pour survivre


 
 
 

Si l’on admet que l’objectif principal d’ est de se faire réélire en , on comprend mieux sa stratégie, dans bien des domaines. 

Voyez les élections régionales, prévues pour les 13 et 20 juin, qui constituent un préambule aux présidentielles. À défaut d’emporter des régions, il s’agit pour lui de faire bonne figure et pouvoir prétendre, quoi qu’il arrive, se trouver dans le camp des gagnants en laissant ses troupes pratiquer des alliances, à droite ou à gauche, en fonction des situations locales.

Le parti LREM ne manque pas, pour une fois, de lucidité. S’il se lance dans la compétition sous ses propres couleurs, la victoire est incertaine, la défaite quasi assurée. Lesté par l’impopularité du gouvernement, où certains ministres atteignent des records d’impéritie, faute de candidats suffisamment solides et crédibles, il pense avoir trouvé la panacée : donner, dans plusieurs régions, les têtes de listes à des partenaires de la majorité. MoDem, Agir, Territoires de progrès, ex-PS et ex-LR seraient mis au premier plan dans l’espoir que, moins impopulaires que les macronistes pur-sang, ils puissent au moins sauver les apparences. S’ils perdent, on pourra toujours dégager sa responsabilité.

À défaut de faire affaire dès le premier tour, il faudra choisir des alliances au second. On commence donc à préparer la tambouille électorale : un coup de cuiller à gauche, un coup à droite. La recette finale dépendra des résultats, au soir du 13 juin. On n’est pas trop regardant, on se vendra au plus offrant, à charge de revanche.

Il est d’ores et déjà acquis que les marcheurs pourraient soutenir Renaud Muselier en PACA, pour faire obstacle au Rassemblement national. De quoi ravir l’intéressé, qui peut affirmer, dans Nice-Matin, qu’il « ne souhaite aucun accord d’appareil ou de parti avant le premier tour ». Mais dans d’autres régions, la situation est plus complexe. Ainsi, selon le journal L’Opinion, un cadre de la majorité aurait déclaré « attendre le résultat du premier tour [en Nouvelle-Aquitaine] pour comprendre le second », ajoutant sans vergogne aucune : « Nous pourrions nous rapprocher autant d’Alain Rousset (PS) que de Nicolas Florian (LR). » Il est vrai que ce dernier s’était acoquiné au candidat LREM pour les municipales, ce qui ne l’a pas empêché de perdre la partie.

dimanche 4 octobre 2020

«Collusion possible au sein de l'Etat» : Montebourg dénonce le rachat de Suez par Veolia


«Collusion possible au sein de l'Etat» : Montebourg dénonce le rachat de Suez par Veolia

 © Christian Hartmann Source: Reuters 

Pour Arnaud Montebourg, le rachat de Suez par Veolia, c'est offrir aux Chinois «des opportunités de prises de guerre en France» (image d'illustration).

  4 oct. 2020

Arnaud Montebourg fustige le projet de rachat de Suez par Veolia dans une lettre adressée à Jean Castex. 

Pour l'ancien ministre, l'«affaire ressemble à une distribution oligarchique d’avantages dans un cercle restreint d’amis privilégiés du pouvoir». 

L'éphémère ministre de l'Economie et du redressement productif (2012-2014) Arnaud Montebourg est vent debout contre le projet de rachat de Suez par Veolia, deux acteurs majeurs de la distribution d’eau potable et du traitement des déchets en France. Si le chef du gouvernement Jean Castex défend l'opération, estimant qu'elle «fait sens», l'ancien député de Saône-et-Loire s'y oppose fermement. Il dénonce l'opération dans une lettre au Premier ministre, qu'il a rendue publique sur les réseaux sociaux, le 2 octobre 2020. L'ancien ministre socialiste y qualifie le projet de «fusion forcée». 

Veolia souhaite acquérir près de 30% des actions de Suez détenues par Engie (dont le principal actionnaire est l'Etat) afin de réaliser une OPA sur le reste de la société. La direction de Suez est pour l'heure opposée à l'action de Veolia, jugée non amicale par son directeur général, Bertrand Camus. Cette affaire ressemble à une distribution oligarchique d’avantages dans un cercle restreint d’amis privilégiés du pouvoir Arnaud Montebourg perçoit dans cette manœuvre financière l'expression «d'une collusion possible au sein de l'Etat». Il dénonce ainsi plusieurs proches d'Emmanuel Macron qui auraient intérêt à voir l'opération se réaliser. «Cette affaire ressemble à une distribution oligarchique d’avantages dans un cercle restreint d’amis privilégiés du pouvoir», ajoute-t-il tout en s'inquiétant de l'abandon par l'Etat de «l'intérêt général».

4 000 emplois menacés ? 

 Arnaud Montebourg poursuit en dénonçant le démantèlement d'une entreprise «dont l'implantation territoriale sur le sol français est pourvoyeuse d'emplois stables et qualifiés». Il assure que les «experts des deux camps évaluent à 4 000 le nombre d'emplois mis en péril» en France. L'ancien responsable socialiste ajoute ne pas être dupe de la promesse de Veolia de préserver 100% des emplois, dans la mesure où l'entreprise prévoit de «revendre la grande majorité des actifs de Suez et annonce aux marchés financiers 500 millions d'euros de réduction de coûts liée aux départs de personnel».

mercredi 5 février 2020

Exclusif - Une caisse noire et un parfum de corruption remettent en cause la privatisation d'ADP

 
 
 

4 février 2020

Par Marc Endeweld Journaliste, auteur de l'ouvrage "Le Grand Manipulateur. Les réseaux secrets de Macron", éditions Stock. Contact : endeweld(at)protonmail.com

Les policiers de l’OCLCIFF (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales) ont perquisitionné fin janvier le domicile de l’ancien responsable de la filiale internationale d’Aéroports de Paris (ADP). En cause : plusieurs contrats passés à l’étranger avant et juste après l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, notamment en Libye. Depuis, la direction d’ADP ainsi que son principal actionnaire, l’État, cherchent à étouffer le scandale et à retarder l’ouverture d’une information pour ne pas nuire à la privatisation d’ADP.

Un scandale à plusieurs centaines de millions d'euros, de l'argent libyen qui nourrit des soupçons de corruption, des filiales dans le collimateur de la justice française, des groupes de BTP déjà inquiétés pour des cas de corruption internationale, avec, à la clé, le risque de tomber sous le couperet du gendarme américain anti-corruption : chez Aéroports de Paris (ADP), l’imbroglio est total tant l’hypothèse d’une ouverture d’information et la perspective de mises en examen brouillent les pistes qui devaient amener vers une paisible privatisation.

Ce sont les agissements de l'une des filiales internationales d'ADP, ADP Ingénierie (ADPI), qui ont éveillé les soupçons des enquêteurs français.
Au sein du groupe public détenu encore à plus de 50 % par l’État, la direction est particulièrement inquiète et ne fait pour l'instant aucun commentaire officiel.
En off, pourtant, des sources internes à l'entreprise nous expliquent que l’actuel PDG, Augustin de Romanet, avait alerté le parquet peu de temps après sa prise de fonction en 2012, suite à des rumeurs de pratiques troubles liées à ADPI.

Cette dernière est dans le collimateur des policiers et du parquet national financier (PNF).
La plainte déposée par de Romanet n’avait pas donné de résultats jusqu’à ce que des dénonciations de salariés en 2016 viennent provoquer l’ouverture d’une très discrète enquête préliminaire.
Depuis, les investigations menées par les policiers de l’OCLCIFF (Office Centrale de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales) se sont accélérées.
 
Perquisition surprise de l'ancien PDG d'ADPI

Dernier épisode en date : les agents de l'OCLCIFF de Nanterre ont procédé dans la semaine du 20 janvier à la perquisition surprise du domicile de l’ancien PDG d’ADPI, Alain Le Pajolec, l’un des cadres historiques de l’entreprise.
Selon nos sources, la pêche aux documents aurait été fructueuse et la nouvelle aurait provoqué un vent de panique au sein du groupe aéroportuaire.

Contacté par Le Média, le PNF a confirmé l’existence de ces investigations sans vouloir entrer dans les détails : « Cette enquête est toujours en cours, tenue par le secret de l’enquête », nous a répondu par mail le service de communication du parquet.
Selon d’autres sources, la Chancellerie et l’Elysée surveilleraient les suites judiciaires de très près. L'ouverture d'une enquête pourrait lourdement impacter le processus de privatisation, « car plus personne ne voudra assumer ce bâton merdeux » nous a indiqué en "off" un magistrat qui a connaissance du dossier.

samedi 25 janvier 2020

Immigration : le chiffre des demandeurs d’asile en France serait-il truqué ?

 
 
 

Le 24/01/2020

Une étude de Libération affirme que « Eurostat épingle la France pour avoir tronqué des statistiques » sur le nombre de demandeurs d’asile.

La direction générale de la Commission européenne chargée de l’information statistique reproche à la France de ne pas comptabiliser, dans les données qu’elle transmet, les demandeurs d’asile sous procédure de Dublin, c’est-à-dire ceux qui requièrent l’asile auprès d’un pays européen après être entrés dans l’Union européenne par le biais d’un autre.

Chaque mois, plusieurs milliers de demandeurs seraient donc « oubliés ».
Cette omission est contraire aux directives d’Eurostat, mais les autorités françaises expliquent que le problème se pose depuis 2009.
Selon la Direction générale des étrangers en France (DGEF), « la France avait fait le choix il y a plusieurs années de transmettre les données OFPRA [qui n’incluent pas les « dublinés », comme on les appelle] car les éléments de recueil des données en préfecture […] ne permettaient pas de répondre à l’ensemble des critères d’Eurostat ».
C’est fou comme les autorités françaises ont tendance à reporter sur leurs prédécesseurs la responsabilité des dysfonctionnements.

vendredi 27 décembre 2019

LREM, la magouille permanente


vendredi 19 juillet 2019

Ça chauffe pour Macron : l’enquête sur l’affaire Alstom-General Electric passe au PNF

 
 
 
 
Emmanuel Macron, alors à Bercy, avait autorisé la vente d'Alstom à GE. - Sipa
 
Voilà qui va complexifier encore un peu plus le choix du prochain patron du parquet national financier (PNF).
A ce poste laissé vacant depuis qu'Eliane Houlette en est partie au début de l’été, le ou la futur(e) procureur(e) héritera, en plus de plusieurs enquêtes déjà sensibles, de celle sur la vente d’Alstom à General Electric que lui a transmise ce jeudi 18 juillet le parquet de Paris.
 
"Un pacte de corruption"
 
A l’origine du signalement à la justice, le député Olivier Marleix (LR) ne cache en effet pas sa cible : Emmanuel Macron.
Le parlementaire qui a conduit la commission d’enquête sur Alstom s’interroge sur la concomitance de deux événements.
Le premier : Emmanuel Macron, alors à Bercy, avait « formellement donné l’autorisation » de la vente d’Alstom énergie.
Mais pas seulement, l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande avait « également autorisé » d’autres cessions d’actifs « d’entreprises stratégiques françaises », comme celle d’Alcatel-Lucent au groupe finlandais Nokia ou de Technip à FMC Technologies (Etats-Unis).
Le second tient à la campagne présidentielle de 2017 : Olivier Marleix relève que le candidat Macron a bénéficié d’un « montant de dons records pour sa campagne ».
A partir de ces deux éléments, le député interroge « le fait que l’on puisse retrouver dans la liste des donateurs ou des organisateurs de dîners de levée de fonds des personnes qui auraient été intéressées aux ventes précitées. »

dimanche 16 juin 2019

Les dossiers fantômes des agents de Pôle emploi



 
Un manager d’une agence Pôle emploi affirme que des demandeurs d’emploi n’apparaîtraient nulle part.
© AFP / Philippe HUGUEN► Une enquête de Cécile Hautefeuille, cellule investigation de Radio France
samedi 15 juin 2019
 
 
Alors que la réforme de l’assurance chômage, présentée mardi 18 juin, fixe de nouvelles règles pour les six millions d’inscrits à Pôle emploi, révélations sur les pratiques de minimisation du nombre de chômeurs gérés par les agents de Pôle emploi.

"Entre les chiffres affichés par Pôle emploi et la réalité, il y a un gouffre."
Dominique* est conseiller à Pôle emploi.
Dans son portefeuille (le nombre de demandeurs d’emploi dont il a la charge) il y a officiellement jusqu’à 350 personnes.
Mais dans les faits, il peut y en avoir jusqu’à 700.
Et certains de ses collègues en gèrent plus d’un millier.
Pourquoi un tel écart ?
 
Du simple au double

Ce sont des personnes qui ne travaillent pas du tout ou qui sont en activité réduite (moins de 78 heures par mois).
Les autres catégories (C, D et E) - qui regroupent ceux qui travaillent davantage, qui sont en formation ou en arrêt maladie - n’apparaissent nulle part, du moins publiquement.
Selon les données de plusieurs agences dans différentes régions que nous avons pu consulter, c’est un fait : en ajoutant la case "hors portefeuille", on peut facilement passer du simple au double.

mardi 4 juin 2019

General Electric, un géant à la dérive qui fait plonger l’électromécanique française





On l’avait présenté comme le sauveur, mais 5 ans après le Groupe General Electric apparait en pleine lumière, un géant à la dérive qui nous entraine avec lui.
 
Comme les commentateurs ont la mémoire courte surtout quand ils écrivent des propos dithyrambiques directement inspirés par les communiqués autosatisfaits des acteurs financiers de l’industrie, il faut revenir à la fin du siècle dernier pour comprendre ce qui arrive aujourd’hui.
 
En 1999 le Gaz « Naturel » ou CH4 issu des champs pétroliers a le vent en poupe, c’est pour la  production électrique l’alternative « propre », « verte » aux centrales nucléaires, à charbon ou à fioul, et donc les géants de l’électromécanique , General Electric, Siemens, ABB, Mitsubishi, rivalisent d’efforts pour mettre sur le marché les meilleures turbines à gaz .
La société française Alstom produit des turbines sous licence General Electric à Belfort.
Dans une stratégie applaudie par les « communicants », elle rachète les turbines à gaz d’ABB, ce qui conduit General Electric à prendre le relais de l’usine de Belfort et d’autres usines moins médiatiques.
Les deux sociétés qui à travers la Compagnie Générale D’Electricité ont eu une longue histoire commune divorcent donc à l’amiable pour permettre à Alstom de faire cavalier seul.
Hélas les turbines ABB ne sont pas au point et Alstom va se ruiner, à l’achat d’abord, puis pendant une dizaine d’années, pour pouvoir se mettre en position de vendeur !
C’est la cause majeure de l’affaiblissement d’Alstom qui a conduit à l’intervention de l’Etat, puis à son remplacement comme actionnaire de référence par le Groupe Bouygues.
Les attaques de l’écologie politique contre les fossiles n’épargnent pas le « gaz naturel » et la folie des éoliennes et des panneaux solaires mettent à mal le marché des centrales à gaz, les politiciens des pays européens minimisant le cout de l’intermittence de ces énergies renouvelables en termes de modifications des réseaux et de fragilisation financière des entreprises électriques.
Les entreprises allemandes, privées de nucléaire et incitées à se retourner vers l’éolien sont au bord du gouffre et ne doivent leur salut que grâce au bas prix du charbon et …de la lignite !

vendredi 19 avril 2019

Implication d'un conseiller de l'Elysée, abus sexuels : les dessous de l’école 42 de Xavier Niel

Implication d'un conseiller de l'Elysée, abus sexuels : les dessous de l’école 42 de Xavier Niel

© ERIC PIERMONT Source: AFP
Des élèves travaillant à l'école 42 (image d'illustration). 
Mediapart a enquêté sur l'une des écoles les plus prestigieuses de France et financée par le milliardaire Xavier Niel : 42.

Empêtré dans plusieurs affaires, son directeur général avait été évincé en 2018. Mais l'histoire ne s'arrête pas là...
                                   
Mediapart a livré le 18 avril son enquête sur la gestion douteuse et les dérives au sein de l'école 42, fondée par Xavier Niel en 2013. Propulsé par le milliardaire à la direction de son école, Nicolas Sadirac a un profil brillant, à en croire son curriculum vitae.
Sauf que Mediapart ne trouve trace de son cursus disciplinaire.
Aux demandes du journal en ligne, Nicolas Sadirac ne fournit aucune preuve de ses diplômes de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA) et du master en sciences physiques de l’université de Stanford en Californie. Le directeur général est malgré tout bien loti niveau salaire, d'autant plus qu'il va lui-même s'octroyer des augmentations pour atteindre au mois de juillet 2018 une rémunération mensuelle de près de 39 000 euros.
Visite de l'Ecole 42 en compagnie de Xavier Niel son fondateur, en septembre 2016
 
«On ne se sent pas en sécurité ici»: l'Ecole 42 est-elle un repaire de sexistes et de fans de porno?
Mais les incidents vont s'accumuler, comme le note Mediapart.
Une caméra de surveillance surprend Nicolas Sadirac le 2 novembre 2014, en train de fesser une jeune femme dans l’amphithéâtre avant de «poursuivre par un acte sexuel».

mercredi 10 avril 2019

Aéroports de Paris – Ardian, le nouveau scandale impliquant Macron et sa fine équipe de conseillers

 
 
 
 
Privatisation d’ADP : les révélations chocs du Canard enchaîné

Dans le cycle médiatique hebdomadaire, le mercredi est toujours particulier car c’est le jour de la sortie du Canard Enchaîné.

On peut trouver les titres amusants mais l’hilarité tourne bien souvent au rire jaune lorsque l’on découvre la gravité de certaines révélations.
Certaines semaines, on peut même grincer des dents.
C’était le cas ce mercredi 03 Avril à la vue de l’article d’Odile Benyahia-Kouider sur la privatisation d’ADP et la proposition des départements d’Île de France de se porter acquéreur de 30 % d’ADP au côté du fonds d’investissement Ardian (ex Axa Private Equity).
Dans l’article on découvre le scandale qui ne devrait pas passer inaperçu : le cas de ce conseiller de Macron qui mélange un peu trop les genres et les réseaux.
La personne en question, c’est le « Conseiller entreprise, attractivité et export » de la Présidence de la République, Emmanuel Miquel.
Jusqu’à présent, il était resté discret et moins exposé que d’autres conseillers de l’Elysée.
Le grand public le connaissait assez peu.
Après HEC, où il a connu Stanislas Guerini, député et délégué général de LREM, et Cédric O, le tout nouveau Secrétaire d’État chargé du Numérique – les trois ont même dirigé le bureau des élèves d’HEC – il a rapidement rejoint les banques d’affaires.
Après quatre années de fusions-acquisitions à Paris et à Londres (aider les entreprises à se rapprocher pour maximiser les marges par des économies d’échelles), il s’oriente vers le capital-risque (prendre des participations dans des entreprises et maximiser le profit en les revendant avec une belle plus-value).
Pour faire ce beau métier, il rejoint… Ardian.

jeudi 10 janvier 2019

Cagnotte Leetchi en soutien aux policiers : d’étranges donateurs nocturnes et insomniaques

 
 
Cagnotte Leetchi en soutien aux policiers : d’étranges donateurs nocturnes et insomniaques       
    
     
 
Pour contrer la caisse de soutien Leetchi des Gilets jaunes au boxeur Christophe Dettinger, Renaud Muselier (LR) a cru bon d’organiser une caisse similaire, toujours chez Leetchi, de « soutien aux forces de l’ordre ».
 
Or d’étranges évènements ont agité cette cagnotte la nuit dernière.
Dans l’après-midi du 9 janvier, le montant total de cette caisse s’élevait aux alentours de 185.000 euros (NB : je n’ai plus les sommes exactes, mais la moyenne par donateur des versements effectués figure encore sur la calculette de mon smartphone : 27,21 euros).
Dans la nuit du 9 au 10 janvier, un afflux considérable de donateurs, sans doute insomniaques, afflua sur le compte.
Réveillé par un message privé Facebook (ding !), je notais en rafraîchissant périodiquement l’écran du site Leetchi :
  • à 4h27, 27.928 donateurs avaient donné 762.864,82 euros ;
  • à 4h29, 28.358 donateurs avaient donné 775.076,95 euros ;
  • à 4h44, 28.527 donateurs avaient donné 780.114,76 euros ;

Stupéfait, non seulement par le nombre de ces donateurs nocturnes, mais aussi par le fait que ceux-là libellaient leurs dons en centimes (notez ci-dessus le 82, puis 95, puis 76 centimes consécutifs), je descendis ouvrir mon ordinateur pour faire quelques copies d’écran justifiant mes affirmations :


4h51

 
4h58
 
 
5h24


Une question lancinante se pose : la caisse de soutien aux forces de l’ordre organisée par M. Muselier n’aurait-elle pas bénéficié du petit coup de pouce d’un robot très généreux ?

dimanche 20 mai 2018

Comptes de campagne de Macron pour la présidentielle : jean-michel Aphatie dénonce un deux poids, deux mesures et cite l’article 52-8 du Code électoral

On peut aussi s’étonner de la lenteur de la justice en ce qui concerne l’affaire Fillon.
 
Et pourtant on avait cru comprendre pendant la campagne électorale que la justice allait vite, très vite même, puisque pas une semaine sans qu’une révélation n’émane du bureau du juge…
 

samedi 23 septembre 2017

Le compte Off-Shore de Bariza Khiari que personne ne veut voir...

 
Résultats de recherche d'images pour « bariza khiari en marche »

 
Imaginez un instant que l'on découvre que, par exemple, Laurent Wauquiez, Marine Le Pen ou bien encore Nicolas Sarkozy possèdent un compte planqué, un compte off-shore au Panama.

Hein, imaginez le scandale que ce serait !
A côté de cela, les cyclones, la guerre nucléaire américano-coréenne ou bien encore la petite sauterie de Mélenchon à Paris cet après-midi, oui, tout cela passerait à la trappe.
BFM, CNews, Libé, Le Monde en feraient leurs gros titre.
N'est-il pas ?

Bien, maintenant, imaginez que l'on découvre qu'une ancienne vice-présidente (PS) du Sénat devenue depuis, par la volonté de Jupiter, co-directrice du mouvement En Marche possède réellement un compte planqué au Panama, pis encore que celui-ci n'apparaît pas sur sa déclaration de patrimoine déposée à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Politique, hein, imaginez, on s'attendrait à ce que cela secoue le landernau, que le parquet financier se saisissent de l'affaire, que les médias passent l'affaire en boucle et que Bariza Khiari - puisqu'il s'agit d'elle - soit convoquée séance tenante devant les instances du parti !