Réflexions sur l'actualité et la
politique Française.
Avec quelques exceptions sur le reste du monde.
Immigration, invasion, colonisation, islamisation, révolution.Covid
Alors que la réforme de l’assurance chômage, présentée mardi 18 juin, fixe de nouvelles règles pour les six millions d’inscrits à Pôle emploi, révélations sur les pratiques de minimisation du nombre de chômeurs gérés par les agents de Pôle emploi.
"Entre les chiffres affichés par Pôle emploi et la réalité, il y a un gouffre." Dominique* est conseiller à Pôle emploi.
Dans son portefeuille (le nombre de demandeurs d’emploi dont il a la charge) il y a officiellement jusqu’à 350 personnes.
Mais dans les faits, il peut y en avoir jusqu’à 700.
Et certains de ses collègues en gèrent plus d’un millier.
Pourquoi un tel écart ?Du simple au double
L’explication est simple : sur son site institutionnel, Pôle emploi ne considère "en portefeuille" que les demandeurs d’emploi des catégories A et B. Ce sont des personnes qui ne travaillent pas du tout ou qui sont en activité réduite (moins de 78 heures par mois).
Les autres catégories (C, D et E) - qui regroupent ceux qui travaillent davantage, qui sont en formation ou en arrêt maladie - n’apparaissent nulle part, du moins publiquement.
Selon les données de plusieurs agences dans différentes régions que nous avons pu consulter, c’est un fait : en ajoutant la case "hors portefeuille", on peut facilement passer du simple au double.
Alexandre Benalla de nouveau dans la tourmente après les révélations par Mediapart du fait que le protégé d'Emmanuel Macron a perçu de l'argent de Pôle emploi alors qu'il était embauché au même moment par le sulfureux homme d'affaires Vincent Miclet.
C'est une affaire dont tous les secrets n'ont pas encore été révélés.
Dans une enquête publiée le 14 juin, Mediapart révèle comment Alexandre Benalla a été aidé, après avoir été remercié de l’Elysée, par des hommes d’affaires français en lien avec l’Afrique, tout en continuant de toucher des indemnités de Pôle emploi.
Courant septembre 2018, Alexandre Benalla aurait en effet reçu de la part de Vincent Miclet – homme d’affaires visé par une enquête en Angola où il est soupçonné d’avoir détourné la bagatelle de 400 millions de dollars – un montant de 50 000 euros.
D’après le site d’investigation, cette somme a été virée sur le compte du protégé d’Emmanuel Macron, le 6 septembre 2018, par ICB Properties of Miami LLC, société basée en Floride codétenue par Vincent Miclet.
Or, en novembre 2018, l’ancien chargée de mission à l’Elysée a déclaré «n’entretenir aucune relation personnelle ou d’affaires» avec celui que Le Monde surnomme «Le Gatsby de la Françafrique».
Conséquence de la volonté du gouvernement de réduire le nombre de contrats aidés, des salariés se voient interrompre ou supprimer le contrat qui leur avait été promis ou même qu'ils avaient démarré.
Un drame, à la fois pour les employés mais aussi pour les employeurs.
Murielle Pénicaud les juge "inefficaces" et "coûteux". Dans le viseur de laministre du travail, les contrats aidés de type CAE (Contrat d'Accompagnement dans l'Emploi) ou CUI (Contrat Unique d'Insertion).
Ainsi, alors même que certains contrats ont récemment été signés par des employeurs et des employés, des dizaines viennent d'être purement et simplement annulés, voire interrompus.
En effet, les agences Pôle Emploi ont reçu l'ordre lundi dernier de les arrêter et de ne plus en délivrer.
Résultat, des situations ubuesques et dramatiques, avec des employés qui voient leur précieux contrat leur passer sous le nez.
Et d'autres qui avaient carrément commencé à travailler et à qui l'on a demandé cette semaine de rentrer chez eux.
Autant de drames humains, que le gouvernement ne semble pas avoir bien mesuré.
Isabelle, renvoyée chez elle après trois journées de travail
C'est une situation ubuesque dans laquelle les pouvoirs publics viennent de plonger Isabelle, 40 ans, mère de deux enfants.
Pour les petites entreprises, le site Le Bon Coin marche beaucoup mieux pour recruter que l'usine à gaz Pôle emploi. Les entrepreneurs qui offrent du travail n'ont pas de retour de Pôle emploi, ils préfèrent donc l'efficacité offerte par Le Bon Coin.
Pourquoi un tel engouement pour s’inscrire à un organisme plus riche en demandes qu’en offres d’emploi ?
Pauvre « Moi Président » !
Comme chacun sait, il a bien du mal à faire baisser le chômage, si ce n’est à l’empêcher d’augmenter !
Avait-il besoin d’une charge supplémentaire de demandeurs d’emploi… roumains ?
Depuis le 1er janvier dernier, le statut transitoire en France et dans d’autres États membres restreignant l’embauche de ressortissants roumains et bulgares – membres de plein droit de l’Union européenne – ayant expiré, les employés de Pôle emploi font face à un afflux de travailleurs roumains.
Combien sont-ils ?
Impossible à savoir car leurs entrées en France ne sont pas comptabilisées par le ministère de l’Intérieur ; en effet, « de telles statistiques ne sont pas réalisées pour les étrangers citoyens d’États membres de l’Union européenne ».
Et quels travailleurs !
Cécile Crouzet rapporte plusieurs témoignages, dans Le Figaro, d’employés de Pôle emploi au bord de l’implosion : « J’ai enregistré un homme de 62 ans qui ne parlait pas français et qui n’avait aucune formation. Sa chance de trouver un travail est quasi nulle » ; « Une femme est venue inscrire son père qui comprenait à peine ce qui se passait »… et de citer Suzie Petit, déléguée syndicale centrale CFE-CGC à Pôle emploi : « Les flux sont importants. Il s’agit surtout d’hommes, roumains, voire bulgares, dans la force de l’âge. Mais qui ne parlent pas français et sont même parfois analphabètes. Ils viennent accompagnés de bénévoles d’associations qui traduisent pour eux. »
L'affaire a été traitée dans la plus grande discrétion par les enquêteurs de la police judiciaire départementale.
Hier soir, trois hommes ont été présentés à un juge d'instruction du tribunal de Bobigny.
Un d'entre eux a été mis en examen pour des faits d'« escroquerie », « faux et usage de faux » et « abus de confiance » avant d'être placé en détention provisoire.
Ses deux complices présumés devaient être également mis en examen pour les mêmes faits.
La justice les soupçonne d'avoir détourné près de 800 000 € versés par Pôle emploi et destinés, à l'origine, au financement de contrats aidés pour l'embauche d'animateurs.
«Nous ferons reculer le chômage», a encore répété mardi le ministre du Travail Michel Sapin. Crédits photo : PHILIPPE HUGUEN/AFP
Pôle Emploi va dévoiler ce jeudi soir le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en octobre. En septembre, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a augmenté de 60.000, pour atteindre 3,29 millions, un record.
Pôle Emploi va dévoiler ce jeudi le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en octobre, alors que l'objectif du gouvernement de faire refluer le chômage fin 2013 s'apparente de plus en plus à un pari risqué faute de véritable reprise.
En septembre, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a augmenté de 60.000, pour atteindre 3,29 millions, un record.
Cette hausse est certes à mettre au compte en partie du «bug» technique qui avait fait baisser artificiellement le nombre d'inscrits à Pôle Emploi le mois précédent. Reste que depuis mai 2011, la progression est quasi ininterrompue.
Des "invisibles" se mettent en marche dans plusieurs villes de France pour rejoindre Paris, porter leurs revendications et "faire boule de neige".
Ils n'ont jamais été aussi nombreux et restent pourtant "invisibles" : une marche de chômeurs s'élance lundi à travers la France, avec l'espoir de "faire boule de neige". Mais dans un contexte de précarité grandissante, mobiliser et être entendu sont plus difficiles que jamais, expliquent associations et experts. Plusieurs dizaines de demandeurs d'emploi prennent la route depuis Montpellier (Hérault) et Haguenau (Bas-Rhin), pour une arrivée prévue le 6 juillet à Paris, avec le souvenir de la mobilisation de l'hiver 1997-1998.
Le géant de la restauration rapide pourrait embaucher des jeunes grâce au dispositif des emplois d'avenir, qui est encore loin d'atteindre les objectifs du gouvernement.
McDonald's n'a encore pris aucune décision ferme en la matière, a appris samedi l'AFP auprès de l'enseigne. "McDonald's confirme que des rendez-vous ont eu lieu. Mais aucun engagement n'a été pris ni sur le principe du contrat, ni sur les chiffres. Les discussions sont en cours et rien n'est finalisé", a réagi McDo.
Un nouveau record des chiffres du chômage sera vraisemblablement atteint ce jeudi. En mars, la France a déjà franchi une nouvelle barre symbolique avec 3,2 millions de chômeurs.
Quand cela va-t-il s'arrêter ? En France, la hausse du chômage semble inexorable. Un nombre record de demandeurs d'emploi sera vraisemblablement atteint ce jeudi, alors que Pôle emploi doit publier son nombre d'inscrits pour le mois d'avril.
Avec 3,2 millions de chômeurs inscrits en mars, l'Hexagone a déjà franchi une nouvelle barre symbolique. Il s'agit même d'un record qui datait de 1997.
François Hollande veut inverser la courbe du chômage, mais la croissance atone ne donne pas le coup de pouce nécessaire. Qu'importe, un subtil jeu de vases communicants s'en chargerait tout aussi bien...
Atlantico : Vous avez déclaré hier sur Europe 1 que François Hollande prépare peut-être une filouterie sur les chiffres du chômage. Qu'entendez-vous par là ?
Thomas Guénolé : Ce n'est pas une certitude, mais c'est un risque. Alors qu'il y a plus de 25 000 chômeurs de plus par mois depuis que François Hollande est président, il a réaffirmé hier son engagement d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de 2013. On peut penser que c'est du volontarisme politique, ou que c'est une promesse inconsidérée. Mais on peut malheureusement craindre que ce soit en fait une filouterie qui se prépare au gouvernement en la matière.
C'est-à-dire ? Que prépare-t-il concrètement pour brouiller les chiffres du chômage ?
François Hollande a insisté sur trois leviers pour combattre le chômage : les emplois d'avenir, les contrats de génération, en les étendant massivement dans le privé, et davantage de formation pour les chômeurs. Or ces trois leviers ont pour point commun de réduire artificiellement le chiffre du chômage.
En résidence surveillée à Brioude (Haute-Loire) depuis octobre 2012, est actuellement en fuite. Un départ visiblement programmé. Le mois dernier, il avait été aperçu en compagnie de trois islamistes radiaux.
Carole Eon-Grolier et Jean-Baptiste Ledys
Saïd Arif, qui était en résidence surveillée depuis octobre 2012 en Haute-Loire (lire notre article ici), d'abord à Langeac puis à Brioude, avait été condamné en 2006 puis en appel en 2007 pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. A l'issue de sa détention, il avait été placé en résidence surveillée à Millau (Aveyron).