Alors que les autorités sanitaires multiplient les messages en faveur de la vaccination contre la grippe saisonnière et contre la Covid-19, des scientifiques dénoncent l’incroyable corruption des grands laboratoires pharmaceutiques qui achètent tout, y compris médecins et décideurs politiques, pour faire de gigantesqaues profits.
Les laboratoires pharmaceutiques qui ont conçu et vendent leurs
vaccins anti-Covid ne sont pas, loin s’en faut, des sociétés
philanthropiques.
People’s Vaccine Alliance
, une ONG qui regroupe une centaine d’associations et de réseaux dans
le monde, plaide pour un vaccin anti-Covid disponible gratuitement
partout pour mettre fin « à l’apartheid vaccinal ».
Cette association a calculé les sommes phénoménales engrangées par les
principaux laboratoires producteurs de vaccins. Et révèle, le 6 novembre
2022, que les entreprises à l’origine de deux des vaccins Covid les
plus performants – Pfizer/BioNTech et Moderna – réalisent des bénéfices
combinés de 65 000 dollars par minute ! Ces chiffres sont basés sur les
derniers rapports des entreprises. En 2022, Pfizer aura réalisé un C.A.
de plus de 100 milliards de dollars.
Des bénéfices stratosphériques
« Ces entreprises ont vendu la majorité des doses [de vaccins] aux
pays riches, laissant les pays à faible revenu sur le carreau, écrit
l’Alliance People’s Vaccine. Pfizer et BioNtech ont livré moins d’un
pour cent de leurs stocks totaux de vaccins aux pays à faible revenu,
tandis que Moderna n’a livré que 0,2 pour cent. Entre-temps, 98 % des
habitants des pays à faible revenu n’ont pas été entièrement vaccinés. »
Sur la base des états financiers des sociétés, l’Alliance estime que «
Pfizer, BioNTech et Moderna réaliseront, à elles trois, des bénéfices
avant impôts de 34 milliards de dollars cette année 2023,
soit plus de mille dollars par seconde, 65 000 dollars par minute ou
93,5 millions de dollars par jour. Les monopoles détenus par ces
entreprises ont produit cinq nouveaux milliardaires pendant la pandémie,
avec une richesse nette combinée de 35,1 milliards de dollars. »
Et ce n’est pas fini. Quand on tient une telle poule aux œufs d’or, pas
question de la tuer. Faut bien protéger les populations de la pandémie,
non ?
Moderna, par exemple qui jusqu’à l’apparition du
SARS-CoV-2 fin 2019, avait ses comptes dans le rouge, s’est rapidement
refait une santé financière grâce à la vente de son vaccin ARNm : plus 12,2 milliards de dollars en 2021 ! Moderna teste désormais cette technologie ARNm sur 44 programmes différents visant à traiter de nombreuses maladies.
Quant à la société Pfizer, elle va continuer à vendre son vaccin et sa
pilule contre la Covid qui a déjà raflé 70% de parts de marché aux
Etats-Unis et en Europe, selon son PDG, Albert Bourla. Elle va
continuer, dans les prochaines années avec un sérum de nouvelle génération, mieux adapté à lutter contre les nouveaux variants et un vaccin spécifique pour les enfants âgés de 2 à 4 ans !
Santé, médocs et corruption
La pandémie est donc une aubaine financière pour Big Pharma, comme la
presse aime appeler ces mastodontes de la pharmacie. Même s’il existe
de nombreuses entreprises, le marché mondial est dominé par dix grands
groupes pharmaceutiques : cinq sont américains (AbbVie, Bristol Meyers, Johnson & Johnson, Merck et Pfizer), deux sont suisses (Novartis et Roche), un est britannique (GlaxoSmithKline), un est français (Sanofi) et un est japonais (Takeda). Ensemble, ils emploient 800 000 salariés dans le monde.