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samedi 22 février 2025

Pourquoi il faut réformer le régime des retraites du public. Vite !

© Shutterstock  
 
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La Cour des comptes vient de rendre publics les résultats de son « audit flash » du système de retraite français, réalisé à la demande du Premier ministre. 

Bouclé en moins d’un mois, en dépit de l’extrême complexité du système (ou des systèmes) de retraite français, il a pour but d’éclairer le travail des partenaires sociaux auxquels François Bayrou a confié le soin de réformer la réforme Borne de 2023.

Lorsqu’il était Haut-commissaire au Plan, l’actuel Premier ministre avait déjà fait état d’un déficit du système de retraite très supérieur aux projections optimistes du Conseil d’orientation des retraites (COR). Il avait en effet pris en compte les subventions de l’Etat aux régimes de retraite des fonctionnaires, déguisées en surcotisations (à des taux de 78 % pour les fonctionnaires civils et 126 % pour les militaires, contre 16,46 % pour les salariés du privé).

Des systèmes complexes, voire incompréhensibles

Sur les mêmes bases, le 14 janvier dernier, François Bayrou avait évalué le déficit réel pour 2025 à 55 milliards d’euros. S’il espérait que les magistrats de la rue Cambon confirmeraient ce chiffre, il s’est bercé d’illusions. Ceux-ci conviennent que « l’État cotise au régime de retraite de ses fonctionnaires avec des taux apparents bien plus élevés que les entreprises privées au régime général », qu’il « finance le régime de ses fonctionnaires civils et militaires au moyen d’une contribution de 45 Md€ en 2023 » et « participe à l’équilibre financier de 17 régimes spéciaux pour un peu moins de 8 Md€ » (soit 53 milliards d’euros si l’on additionne ces deux contributions). Mais, à les en croire, « les deux systèmes présentent de telles divergences qu’ils ne sont pas comparables ».

En outre, ajoutent-ils, « la contribution de l’État mélange, sans distinction possible, une cotisation employeur, le financement de dépenses de solidarité, non couvertes par des cotisations dans le régime général, et un éventuel apport pour équilibrer le régime. » (L’adjectif « éventuel » relève de l’euphémisme...) De sorte que « la comparaison des taux pour calculer une éventuelle surcotisation de l’État n’est pas possible. » En somme, le système de retraite des fonctionnaires est si complexe et confus qu’il est impossible d’en analyser les différentes composantes ! Circulez, il n’y a rien à voir…

Les syndicats satisfaits

mardi 28 janvier 2025

Ni vu ni connu, l’État pioche dans votre poche pour payer les extravagantes retraites des fonctionnaire


Ni vu ni connu, l’État pioche dans votre poche pour payer les extravagantes retraites des fonctionnaires

 

 Éric Verhaeghe


Nous avons pointé hier l’ahurissante manoeuvre en cachette du gouvernement, qui prévoit sept heures de travail gratuit pour les salariés pendant qu’il accorde des avantages socio-fiscaux à Pfizer. 

D’autres manoeuvres très discrètes ont lieu pour accorder des avantages aux uns pendant que les autres doivent se serrer la ceinture. 

Ainsi, pour protéger l’extravagante retraite des fonctionnaires, le gouvernement vient de décider de piocher dans la poche de tous les contribuables. 

Ainsi, si vous n’êtes pas fonctionnaire… non seulement vous cotisez pour votre propre retraite, mais vous cotisez aussi, sans contrepartie, pour celle des fonctionnaires.

 

Nous vous révélions hier les avantages fiscaux que le gouvernement accorde à Pfizer et à son fameux vaccin à ARN Messager, tout en demandant aux assurés sociaux de se serrer la ceinture pour sauver la sécurité sociale.

vendredi 8 novembre 2024

mardi 7 mai 2024

Les fonctionnaires sont-ils vraiment moins bien payés que les salariés du privé ?


 Les fonctionnaires sont-ils vraiment moins bien payés que les salariés du privé ?

parÉric Verhaeghe

 

Une rumeur tenace veut que les fonctionnaires soient “moins payés que dans le privé”. 

Avec Florent Machabert, nous examinons cette légende urbaine pour la confronter à la réalité. Dans la pratique, les salaires du secteur publique sont souvent supérieurs aux salaires pratiqués dans le secteur privé… surtout dans les métiers d’exécution. Voici quelques chiffres salutaires pour dégonfler des baudruches trop rapidement gonflées.

 


On retiendra de cette analyse plusieurs points essentiels :

  • dans les métiers d’exécution, les salaires du secteur public sont supérieurs aux salaires du secteur privé
  • les administrations d’Etat sont plus rémunératrices
  • dans les catégories d’encadrement, la situation est plus nuancée, mais le différentiel entre le secteur public et le secteur privé reste faible
  • si, pour les cadres, le secteur privé est légérement plus rémunérateur, cette différence ne doit pas faire oublier l’exigence de rentabilité et la précarité de l’emploi dans le secteur privé

mardi 30 avril 2024

Comment l’Etat vous fait les poches pour payer la retraite de ses fonctionnaires


 Comment l’Etat vous fait les poches pour payer la retraite de ses fonctionnaires

 parÉric Verhaeghe

 
 
Dans les innombrables inégalités et injustices que dissimule la Sécurité Sociale, et dont elle se nourrit quotidiennement à l’abri d’une propagande de tous les instants, le circuit de financement utilisé pour la retraite des fonctionnaires est probablement le plus grand scandale qui existe. 
 
Il consiste en effet à taxer sans le dire les salariés du privé pour abonder la retraite des fonctionnaires. Autrement dit, chaque salarié du secteur privé paie deux retraites : la sienne et celle des fonctionnaires. Les fonctionnaires n’en paient qu’une : la leur. On comprend pourquoi l’INSEE et Bercy font tout pour cacher le pot-aux-roses.
 
 


Récapitulons, donc.

jeudi 22 février 2024

« Le fascicule qui insupporte l’Elysée sur les procédures de taille des haies ! ». L’édito de Charles SANNAT

 

 

 par | 22 Fév 2024 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

C’est une histoire de taille de haies… et quand on coupe des arbustes, certains coupent les cheveux en quatre !

Vous pourriez croire que je vais être méchant à l’égard de nos administrations respectives, mais même pas !

Le rôle d’un méchant est d’être un méchant. Vous n’avez rien à attendre de lui. C’est pour cela qu’en face il y a la police. Le brigand brigande et le gendarme gendarme.

Le rôle d’une banque est de faire de la banque.

Celui d’un couvreur de couvrir, ou celui d’un enseignant d’enseigner.

Je ne vous fais pas toute la liste, vous avez compris.

Chaque administration suit donc logiquement la logique de ce pour quoi elle a été créée. L’administration qui doit protéger les espèces végétales les protège. Celle qui doit protéger l’eau protège l’eau. Celle qui doit surveiller l’urbanisme surveille l’urbanisme. Celle qui contrôle les pesticides itou… sans oublier évidemment celle qui s’occupe de toutes les bestioles plus ou moins rares, mourantes, ou en voie de disparition !

Je ne vous fais pas toute la liste, vous avez compris.

Il y a donc toujours, je dis bien TOUJOURS, une bonne raison à une nouvelle règle, norme, règlement, loi, ou procédure !

Alors il faut d’abord commencer par définir ce que c’est qu’une haie… parce qu’il faut que nous parlions tous de la même chose !

Une haie c’est…

c’est un dispositif linéaire de végétation (sinon, c’est un bosquet)
• elle est d’une largeur de 10 m au plus
• les discontinuités de plus de 5 m sont exclues
• elle est constituée soit d’arbustes (avec ou sans autres strates de végétation) soit d’arbres sans arbustes
mais en présence d’autres végétations ligneuses – ronces, genêts, ajoncs..

Voilà qui est plus clair n’est-ce pas ?

Après en fonction de ce que vous serez amené à faire sur la haie concernée et du moment où vous le ferez, il faudra demander à l’administration idoine les autorisations nécessaires. Comme c’est un tantinet compliqué vous avez des schémas explicatifs. Vous avez même 8 pages d’explications et de schémas pour savoir non pas comment faire, mais à qui demander l’autorisation éventuellement de faire. Voici l’un des tableaux.

 

Et comme tout cela est vraiment très compliqué, et que l’administration essaie d’être sympa, il y a des accompagnateurs.

jeudi 1 octobre 2020

Quand les retraites des fonctionnaires coûtent plus cher que l’école publique



Les retraites des fonctionnaires (de l’État) sont un sujet mal connu des Français et, le moins que l’on puisse dire, c’est que les pouvoirs publics, et les fonctionnaires eux-mêmes, ne font rien pour qu’on y comprenne quelque chose. 


Et pour cause ! Les fonctionnaires à la retraite puisent directement dans les poches du contribuable pour équilibrer leurs régimes. L’addition s’élève tout de même à plus de 60 milliards annuels. Une somme supérieure au budget de l’Éducation Nationale… Tout un symbole. Encore ce sujet laisse-t-il de côté les retraites des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers…
 

Les retraites des fonctionnaires de l’État forment un véritable labyrinthe dont l’opacité est astucieusement nourrie par les services de l’État lui-même. Il est à peu près impossible de se repérer dans ce dédale de prestations servies dans des conditions beaucoup plus favorables que les retraites du privé. Quoiqu’en disent les syndicats de la fonction publique, les retraites des fonctionnaires sont en effet délivrées selon des calculs beaucoup plus favorables que le régime général de la sécurité sociale (ce qui permet à de nombreux fonctionnaires de vanter les mérites de la sécurité sociale, pourvu qu’ils n’y soient pas soumis). Petite plongée dans l’un des privilèges les mieux défendus par les pouvoirs publics. 


Les retraites des fonctionnaires et l’impôt

jeudi 5 mars 2020

L'Europe: complètement déconnectée de la réalité


lundi 6 janvier 2020

Fin de la sécurité de l’emploi ! Ruptures conventionnelles pour les fonctionnaires

 

 Résultat de recherche d'images pour "ruptures conventionnelles fonctionnaires"

Ce décret est passé pendant la trêve des confiseurs.

J’espère que vous avez aimé vos bonbons.

Enfin, pas forcément vous, mais ceux parmi vous qui pensaient naïvement que comme fonctionnaires, ils bénéficiaient de la sécurité de l’emploi.
Rassurez-vous.
Pour le moment c’est toujours le cas.
Vous bénéficiez de la sécurité de l’emploi, mais vous pouvez à partir du 1er janvier 2020 être dûment convoqué par votre chef de service adoré pour que ce dernier, dans son immense mansuétude, vous fasse bénéficier d’une nouvelle expérimentation de ruptures conventionnelles….
Ce n’est rien mes amis.
Juste une expérimentation qui va tout de même durer 6 ans selon ce même décret ! 6 ans pour expérimenter, cela ressemble fichtrement à du « temporaire qui dure » !
Bref, pendant 6 ans « la procédure de la rupture conventionnelle peut être engagée à l’initiative du fonctionnaire ou de l’administration ».. vous l’aurez compris, la partie importante de la phrase, c’est « à l’initiative de l’administration ».
Vous allez aimer aller travailler tous les jours alors que l’on vient de vous dire que franchement si vous partiez ce serait mieux pour tout le monde.

mercredi 27 mars 2019

«Le rapport qui va permettre de virer 30 000 fonctionnaires en les faisant passer pour des feignasses!! » L’édito de Charles SANNAT

 

 
Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
 
Les ficelles sont grosses, mais que voulez-vous, cela fonctionne !
 
Public ou privé, les méthodes sont toujours les mêmes.

Appelez cela « audit » ou « rapport » éventuellement même « enquête », l’idée est de pondre un document dont la conclusion sera en tout point conforme à la prochaine évolution que souhaitent mettre en place ceux qui dirigent.
Ces évolutions porteront le nom de « réformes » ou de « réorganisation ».
Dites-moi donc ce que vous voulez faire et je vous écrirai le rapport qui vous va bien !
Ces études alibis sont devenues un incontournable de la manipulation et de la propagande appelées pudiquement ou plus justement d’ailleurs « fabrication du consentement ».
Tout commence par les titres !
 
« Exclusif: le rapport choc sur le vrai temps de travail des fonctionnaires »

C’est le titre par exemple de cet article du Figaro.
Haaa…. Enfoirés de fonctionnaires qui ne fichent rien !
En plus avec mon argent de contribuable !
Ca y est je me sens « haineux » !!!
Voilà j’ai bon ? Et bien c’était exactement le but recherché.
Créer de l’animosité et justifier la suppression de certains postes.

mercredi 11 octobre 2017

À quoi sert une journée de mobilisation des fonctionnaires ?

 




Si beaucoup d’agents de l’État sont surmenés et croulent sous le travail, une part non négligeable d’entre eux est parfaitement inutile…
 
Les journées de grève des fonctionnaires ne servent pas à grand-chose, si ce n’est à renflouer les caisses de l’État.
En effet, lorsque 30 % des agents de l’État cessent le travail pendant une journée, le Trésor économise 120 millions d’euros : autant qu’avec la réforme de l’APL, qui a coûté politiquement si cher à M. Macron !
Si un gouvernement était cynique, il ferait tout pour pousser les fonctionnaires à bout et les inciter à multiplier les arrêts de travail.
Si ces journées de mobilisation en général ne font pas plier le pouvoir, par contre, les cheminots peuvent, s’ils bloquent la circulation des trains pendant plusieurs jours, obtenir quelques avantages. Mais ils ne se mettent en grève que si leurs intérêts particuliers sont menacés (ce qui est logique).
Ils ne mènent pas de « luttes » (selon la terminologie marxiste) par procuration.
Ils ne combattent que pour leurs salaires, leurs retraites et leurs conditions de travail.
Or, ils ne bougent pas, cette fois-ci.
Autre mouvement qui, lorsqu’il prend de l’ampleur, a fait plier maints pouvoirs : les manifestations de lycéens et d’étudiants.
N’étant pas payés, ils peuvent se permettre de sécher les cours pendant des semaines et multiplier les rassemblements.
Les gouvernements sont paralysés face à eux et finissent le plus souvent par capituler s’ils se mobilisent plus d’un mois.
Heureusement pour M. Macron, les vacances de la Toussaint approchent.
L’agitation lycéenne qu’on constate ce mardi va s’éteindre d’elle-même et ne reprendra pas en novembre à cause du froid et de la pluie qui découragent, en général, les manifestations.

mercredi 25 mai 2016

EXCLUSIF. Temps de travail des fonctionnaires : le rapport que Valls veut cacher

Le 25/05/2015
 
 
EXCLUSIF. Temps de travail des fonctionnaires : le rapport que Valls veut cacher
Le Premier ministre Manuel Valls à l'Assemblée nationale, le 9 décembre 2015. (PATRICK KOVARIK/AFP)
 



En moyenne, les agents des administrations travaillent 15 journées de moins par an que les salariés du privé. C'est ce que révèle une étude qui devait être remise ce jeudi au Premier ministre. Avant d'être ajournée in extremis... "L'Obs" en dévoile les principales conclusions.
 
Les gros bras de la CGT ne sont sans doute pas prêts d’obtenir le retrait du projet de loi sur le Travail comme ils le revendiquent en organisant un blocus des raffineries pétrolières et des centrales nucléaires.
Mais en appelant à la grève générale ce jeudi, ils ont déjà provoqué l’ajournement d’un rapport sur "le temps de travail dans la fonction publique", qui promettait de faire grand bruit.
"La remise à été décalée pour des raisons de calendrier", a-t-on appris de Matignon, le 24 mai dans la matinée.
In extremis, Matignon a préféré ne pas ajouter une provocation au programme, très chargé, des affrontements sociaux.
 Les observations et les pistes de réformes formulées par le rapporteur Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux et ami de Valls, pour faire respecter la durée légale de 35 heures hebdomadaires dans les administrations, sont soudain apparues inopportunes.
Annick Girardin, la ministre de la Fonction publique, déclare :

 "Le Premier ministre devait faire un discours. Mais une question de temps s'est posé à nous en raison des déplacements de Manuel Valls à l'international et de la situation sociale dans le pays. Je le regrette mais je partage son avis."
 
"L’Obs" s’est procuré le fameux rapport que Matignon ne saurait ouvrir pour l’instant.
 
 Diplomatique dans la forme mais net sur le fond, Philippe Laurent formule 34 recommandations pour "mettre fin au maintien de régimes dérogatoires à la base légale de 1.607 heures et à l'attribution de jours d'absence dépourvus de base légale".
Il s’agit rien moins que de mettre enfin les 5 millions de fonctionnaires français au même régime horaire de travail.

15 jours de travail de moins que dans le privé

Une petite révolution, car en un an, les fonctionnaires français bossent en moyenne 110 heures de moins – 15 journées de moins que les salariés du privés.

mercredi 7 janvier 2015

Des retraités de Nord-Picardie et Languedoc-Roussillon toujours sans ressource.

Par le 06/01/2015 pour fdesouche     23h43        



                  
Ce sont des milliers de jeunes retraités qui sont actuellement laissés sans ressource.
 
En cause, les caisses de retraite de Nord-Picardie et du Languedoc-Roussillon incapables de faire face à l’afflux de dossiers.
Jeanine Josse vient de prendre sa retraite à 67 ans, dans la banlieue lilloise.
 Depuis le mois de juin dernier, elle n’a rien touché.

jeudi 25 septembre 2014

Elus et fonctionnaires, les liaisons dangereuses.

Le 25/09/2014

 
Les hauts fonctionnaires monopolisent les postes clés de l’Etat et produisent des hommes politiques qui, formatés par ce système, renoncent à le réformer.

La moitié des parlementaires sont des fonctionnaires ou assimilés.
Dix des seize ministres du gouvernement Valls II sont hauts fonctionnaires et trois d’entre eux viennent de l’enseignement public.
Cette très nette surreprésentation des élus issus de la fonction publique au gouvernement et au Parlement est une exception française.
D’aucuns l’expliquent par le fait que des individus qui ont choisi d’être des  fonctionnaires ont par définition le goût de la chose publique.
Mais elle se justifie certainement plus par les facilités d’accès à la mandature dont bénéficient les fonc­tionnaires.
 Ceux-ci ont, en effet, la possibilité de se mettre en disponibilité le temps de leur mandat.
 Une fois celui-ci achevé ou après une déroute électorale, l’élu retrouve poste, grade et salaire de départ.
Et dans un monde comme celui de la politique où la cooptation, voire la consanguinité, sont reines, les politiciens issus de l’administration ouvrent les portes à leurs collègues.
Deux moments soulignent cette irruption des commis de l’Etat dans la vie politique et, plus particulièrement, à l’Assemblée nationale.
D’abord, les élections législatives de 1978 à l’issue desquelles beaucoup d’énarques deviennent députés, dont, à droite, Gérard Longuet, Philippe Séguin, François Léotard…
Et si,  jusqu’à la fin des années quatre-vingt, la haute fonction publique est mieux représentée dans les partis du centre et de droite que dans les formations politiques de gauche, les choses commencent à changer à partir de 1981 : un contingent de professeurs et d’instituteurs, mais aussi d’énarques, sort du chapeau de François Mitterrand. Parmi eux, Jacques Attali, Elisabeth Guigou, Ségolène Royal, ou encore François Hollande. Trente-trois ans plus tard, cette caste dirige toujours le pays avec le succès que l’on sait…