Le 10/05/2017
Philippe Kerlouan
Il fallait voir comme François Hollande était à ses petits soins, lundi matin, sous l’Arc de Triomphe…
Il fallait voir comme François Hollande était à ses petits soins, lundi matin, sous l’Arc de Triomphe : Emmanuel Macron en était presque gêné, tant il le cajolait et lui montrait son affection – preuve, si l’on en doutait, qu’il le considère comme son héritier.
Il est vrai que le Président nouvellement élu est, comme son protecteur, un orfèvre en opportunisme.
À cet égard, la préparation des investitures est particulièrement instructive.
Il lui faut trouver, d’ici jeudi, 577 candidats aux élections législatives, issus pour la moitié de la société civile – sans exclure les élus locaux.
Tous devront s’inscrire dans la majorité présidentielle sous la bannière « La République en marche ». Officiellement, pour que tous partagent les mêmes idées.
Mais aussi pour des raisons financières.
En effet, au-delà des indemnités que perçoivent tous les élus, le bureau de l’Assemblée nationale attribue des dotations financières à chacun des groupes parlementaires, en fonction de leur représentation.
L’ancien banquier d’affaires connaît la valeur de l’argent.
Seuls les députés du MoDem pourront siéger dans un groupe indépendant.
Sans doute une des conditions du ralliement de François Bayrou.
Le maire de Pau se présentera-t-il lui-même à la députation ?
Ou obtiendra-t-il un portefeuille ministériel ?
Il a bien promis aux Palois de ne se consacrer qu’à sa ville.
Mais si l’intérêt national l’exige, nul doute qu’il se sacrifiera !




