
Welcome in Calais ! Son millier de clandestins squattant les zones industrielles, ses 27,7 % de chômeurs (Insee 2019), ses 30 % d’habitants vivant sous le seuil de pauvreté (Compass).
Qu’importe la réalité socio-économique, la municipalité dirigée par Natacha Bouchart (Les Républicains) a décidé d’engager la ville à hauteur de 27 millions d’euros, sur 8 ans, afin que François Delarozière, compagnie La Machine basée à Nantes, fabrique pour Calais un dragon, des iguanes et autres joyeusetés…
Ce week-end de la Toussaint, pour l’arrivée du Dragon de Calais, la population a eu le droit à une petite sauterie à 980 000 euros, financée à 80 % par le conseil régional des Hauts-de-France, qui veut faire de Calais « une terre de culture ».
L’événement, comme il se doit, a été encensé par les deux médias locaux du groupe Socpresse Nord Littoral et La Voix du Nord.
Des jours de Une tout feu tout flammes relayant l’enthousiasme de Natacha Bouchart : « Si on estime à 250 000 visiteurs tout au long de ces trois jours de fête, et c’est une fourchette très basse, ce seront 7, 5 millions d’euros qui seront injectés dans l’économie locale ! » (sur la base d’une dépense de 30 euros par personne, NDLR 1).
L’événement, comme il se doit, a été encensé par les deux médias locaux du groupe Socpresse Nord Littoral et La Voix du Nord.
Des jours de Une tout feu tout flammes relayant l’enthousiasme de Natacha Bouchart : « Si on estime à 250 000 visiteurs tout au long de ces trois jours de fête, et c’est une fourchette très basse, ce seront 7, 5 millions d’euros qui seront injectés dans l’économie locale ! » (sur la base d’une dépense de 30 euros par personne, NDLR 1).
La fête a été pluvieuse.
Le dragon aujourd’hui dort et va prendre la rouille sur un front de mer aussi accueillant et riant qu’une station balnéaire de l’époque soviétique.
La halle provisoire (1,8 millions d’euros) érigée à la va-vite pour « le bébé » n’est pas fonctionnelle. Son toit en plastique s’est arraché au premier coup de vent.
Il vaut dire qu’abriter une machine sur un front de mer souffrant des tempêtes et du climat marin n’est pas très logique.
Mais à Calais rien n’est logique.
Le dragon aujourd’hui dort et va prendre la rouille sur un front de mer aussi accueillant et riant qu’une station balnéaire de l’époque soviétique.
La halle provisoire (1,8 millions d’euros) érigée à la va-vite pour « le bébé » n’est pas fonctionnelle. Son toit en plastique s’est arraché au premier coup de vent.
Il vaut dire qu’abriter une machine sur un front de mer souffrant des tempêtes et du climat marin n’est pas très logique.
Mais à Calais rien n’est logique.
Arrêté anti-migrants
L’arrivée du mastodonte dont la construction a coûté 4,5 millions au lieu des 3,2 annoncés n’a pas fait que des heureux.








