Toute l'actualité ici MaFrance by jipp sur Télégram
En cas de confrontation navale potentielle entre Téhéran et Washington, la région du Golfe apparaît comme un véritable étranglement militaire, conçu par l’Iran pour contraindre son adversaire à combattre dans des conditions défavorables et dans des marges de manœuvre prédéterminées.
La stratégie iranienne ne repose pas sur un affrontement naval équilibré, mais plutôt sur l’implication progressive de la marine américaine dans une série de menaces interconnectées, connues militairement sous le nom de «chaîne de destruction», où des moyens de perturbation, d’usure et de frappes de précision sont intégrés, exerçant une pression croissante à plusieurs niveaux.
Ralentissement
Compte tenu de la nature des armes iraniennes conçues pour les opérations navales, on peut s’attendre à ce qu’aux premiers signes d’escalade, de petites unités navales se déploient pour poser des mines de fond, magnétiques et acoustiques dans le détroit d’Ormuz, suivies du déploiement rapide de sous-marins de classe Ghadir et de vedettes légères dans des zones difficiles à surveiller. L’objectif est ici de ralentir considérablement le trafic naval dans un environnement où les profondeurs varient de 30 à 60 mètres, tout ralentissement devenant ainsi un objectif quasi permanent.
Pendant que les navires effectuent des missions de reconnaissance et de déminage, les forces d’attaque concentrent leurs efforts sur la saturation des défenses rapprochées des bâtiments principaux, notamment les porte-avions, par des attaques en essaim.
