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dimanche 23 mars 2025

Grenoble : et maintenant le « sac de survie » !

sac à dos

 

 

 La mairie de Grenoble conseille à ses administrés de confectionner un sac à dos pour survivre en situation de crise.

On sait que la panique face à l’Est a le vent en poupe, ces temps-ci, au sein de la classe politique française. Le gouvernement va nous envoyer un guide de survie, dans les prochains mois. Il ne serait pas surprenant que la mode des abris antiatomiques revienne. Et maintenant, clou du spectacle : le sac de survie. La mairie de Grenoble, ordinairement peu suspecte de liens avec la mouvance survivaliste (plutôt marquée à droite), conseille à ses administrés de confectionner un sac à dos permettant de survivre en situation de crise. Le Dauphiné libéré du 21 mars 2025 consacre une page entière à l’interview d’un certain Antoine Back, adjoint au maire chargé des risques et de la résilience territoriale. Il a déjà tout prévu. Il a beaucoup d’idées. Écoutons-le !

Après plusieurs précautions oratoires qui semblent destinées à chasser tout sentiment de peur (c’est un comble !), l’adjoint au maire de Grenoble entre dans le vif du sujet : un sac par personne (au cas où les familles seraient séparées), de quoi avoir chaud en cas de nuit dans un gymnase, de quoi écrire, une gourde filtrante, des bouchons d’oreille, une radio à piles, des photocopies de vos papiers d’identité ou encore des doubles de vos clefs… La liste est longue. On peut même prendre des jeux de cartes, parce que « c’est important, la bienveillance », dans ce genre de situations.


À ce sujet — Les Français recevront cet été un manuel de survie : tremblez, braves gens !

 
En cas de crise... mais à cause de qui ?

Il est tout de même très curieux que ce sujet soit lancé, un beau matin de mars, dans les pages de la presse quotidienne régionale.

lundi 17 mars 2025

[CHRONIQUE] Provocation, agitation, exhibition : la méthode Macron

 

Capture d'écran
Capture d'écran
 

 

 Le président de la République aime le spectacle, mais le cabotinage est contre-productif sur le théâtre international.

La diplomatie nécessite de la discrétion, de la retenue, de la conviction et de la compréhension. De la discrétion car, lors de tout conflit, ceux qui gouvernent sont toujours entourés de « jusqu’au-boutistes » qui rêvent de victoire totale. L’exposition au grand jour des tractations ne peut que fragiliser les faiseurs de paix. De la retenue, car prendre sans nuance le parti de l’un contre l’autre est assurément la meilleure façon de faire échouer les négociations. De la conviction pour convaincre certes, mais aussi la conviction profonde que la recherche d’une solution pacifique est préférable à la poursuite d’une guerre sans fin dont l’aboutissement serait la reddition sans condition de l’adversaire, au nom d’une morale qui, bien souvent, n’est que pure hypocrisie. Comme ce fut le cas pour la seconde guerre d’Irak, par exemple. Enfin, de la compréhension, car il faut comprendre les ressorts d’action des belligérants. Il est toujours si facile de dénoncer la paranoïa, les provocations délibérées ou l’impérialisme de l’un ou l’autre, mais c’est le meilleur moyen de ne rien comprendre aux raisons qui ont pu conduire à la guerre et, dès lors, de jamais trouver les voies de la paix. C’est en écartant les causes qui ont provoqué le conflit que l’on peut parvenir à une paix durable, par un équilibre des intérêts et des conditions de sécurité.


Macron et l'UE se sont condamnés à n'être que des figurants

Or, le président de la République et, avec lui, l’Union européenne ont agi exactement à l’inverse et se sont donc condamnés à être exclus du processus de paix, à n’être que des figurants qui prétendent au premier rôle et qui ne feront sans doute que tapisserie dans le décor diplomatique. L’UE, qui se rêve une puissance, ne réussit qu’à sortir l’Europe de l’Histoire. Était-il opportun de faire échouer les pourparlers engagés à Istanbul, en mars 2022, et de pousser à une guerre sans fin, même si les crimes de guerre de Boutcha provoquaient une juste indignation 1 ? Était-il opportun d’agiter l’idée d’envoyer des troupes au sol en Ukraine ? N’était-ce pas faire bon marché de l’Ukraine et de la vie des Ukrainiens tout en prétendant le contraire ? Ou n’était-ce pas la traduction de l’illusion d’une défaite russe à venir, fondée sur une sorte de sentiment de supériorité occidental, alors même que nul ne voulait ni n’avait les moyens d’entrer en guerre ouverte contre la Russie ?


Arrogance française, réalisme américain

jeudi 13 février 2025

Niel, Pigasse et Saadé : trois patrons de médias s’attaquent à Musk et Trump

Xavier_Niel

 

Trop, c'est trop ! Xavier Niel (Free, Le Monde), Matthieu Pigasse (Radio Nova, Les Inrock) et Rodolphe Saadé (BFM TV) déterrent la hache de guerre contre l’Américain Musk et le nouveau président des États-Unis, Donald Trump. 

Lequel doit en faire des cauchemars dans ses draps de soie, c’est certain.

Le dernier estoc en date vient de Xavier Niel, qui parle de Musk en termes choisis : « Je pense que c’est le plus grand entrepreneur du monde et, à côté de cela, un garçon qu’on peut qualifier au minimum de complexe et je peux utiliser un mot difficile, parfois un... connard. » On appréciera la complexité, justement, des griefs.

Ce à quoi Musk répond dans la même veine, plutôt brutale : « Ce type a été envoyé en prison » pour « proxénétisme ». Le prochain patron français réfléchira peut-être un peu plus longuement, avant d’aller mordiller les talons du cost-killer en chef de Donald Trump. Le raccourci de Musk sur les exploits judiciaires de Niel est factuellement erroné. Xavier Niel a en effet bénéficié d’un non-lieu, en 2005, sur les accusations de proxénétisme portées contre lui, mais le créateur de Free, qui a commencé dans le Minitel™ rose, a bien fait un mois de détention et écopé de deux ans de prison avec sursis et 250.000 euros d’amende, en octobre 2006, sur d’autres volets de cette sombre affaire de peep-shows strasbourgeois.

Quand les types de 130 kilos...

L’épisode portera peut-être Niel, qui pèse 10 milliards de dollars de fortune professionnelle, contre près de 400 milliards pour Musk, à méditer la sagesse de Michel Audiard : « Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, les types de 60 kilos les écoutent. »

Mais Xavier Niel, actionnaire du Monde, Télérama, Courrier international ou Le HuffPost, s'acharne à diffuser la bonne parole… progressiste, macroniste, européiste. « Xavier Niel n’a pour sa part jamais caché sa proximité avec Emmanuel Macron », écrit Le Monde, en 2021. « On est devenus copains », a-t-il confessé dans la presse, parlant de Macron. À Europe 1, en 2018, il avait exprimé sa distance vis-à-vis du pouvoir de son copain Macron, tout en nuances : « On a un super Président ! », lançait Niel.

Matthieu Pigasse, comme Xavier Niel, part au combat contre les méchants, ces médias si injustes envers les bienfaits de Macron et de la gauche mondialiste en général. Tremblez, Trump et Musk, il arrive ! Le 19 janvier, l'ancien banquier de Lazard gratifie X de trois messages guerriers : « Nous sommes entrés dans une guerre civilisationnelle. C’est ce gouvernement de la foule qui nous menace aujourd’hui, du pain et des jeux, populisme et démagogie, inculture et complotisme, libéralisme économique et conservatisme social, le tout mené par un petit groupe d’autocrates privilégiés. C’est contre cela qu’il faut mener le combat. Contre l’Internationale de la droite radicale et ses chiens de garde médiatiques. » À Libération, le mois dernier, Pigasse affirmait sa volonté de faire « l’union des sensibilités de gauche » : « Je veux mettre les médias que je contrôle dans ce combat, au service d’une conception ouverte du monde, progressiste », expliquait-il à nos confrères, avant d’ajouter : « Si vous regardez l’évolution de Radio Nova, c’est exactement ce que nous faisons, et ce que nous allons continuer à faire de manière de plus en plus forte. »

Macron devait bien cela à son ami Saadé

mardi 21 janvier 2025

Le Comité Trump annonce ne pas avoir invité : Éric Zemmour, Sarah Knafo, Marion Maréchal et Louis Aliot


 
 
Philippe Karsenty : Ils se servent de Washington pour jouer un rôle qu’ils n’ont pas.

 

 le 21/01/25


Philippe Karsenty dénonce la supercherie des soi-disant invités de Trump !

Zemmour, Maréchal, Aliot et Sarah Knafo se faufilent à Washington et cherchent à se donner de l'importance avec des selfies. Mais la vérité est toute autre.

Dans une interview, Philippe Karsenty, porte-parole du Comité TrumpFrance, a fait des révélations explosives concernant certains hommes politiques français qui se targuent d’avoir été invités par Donald Trump. Selon Karsenty, ces prétendues invitations sont loin de la réalité. Ce ne sont pas des figures politiques influentes, mais plutôt des opportunistes qui tentent de se donner de l’importance en se faufilant parmi les milliers de participants.

Des imposteurs qui cherchent à se faire remarquer

Philippe Karsenty a été formel : « Aucun politique français n’a été effectivement invité par Donald Trump ». Selon lui, des personnalités telles qu’Éric Zemmour, Sarah Knafo, Marion Maréchal, et Louis Aliot, bien qu’ils se pavanent en public comme s’ils faisaient partie des invités de Trump, n’ont en réalité jamais été approchés par le président américain. « Ce sont des gens qui vont à Washington, prennent des photos et cherchent à se mettre en scène », a-t-il ajouté.

Le porte-parole du Comité TrumpFrance insiste sur le fait que ces individus, qui se pavanent sur les réseaux sociaux avec des selfies et des photos prises lors de leur passage à Washington, ne font que tenter de s’inventer un rôle influent, cherchant à manipuler l’opinion publique.

Une réalité plus pragmatique

Karsenty rappelle que Donald Trump, bien qu’il soit une figure majeure sur la scène mondiale, est avant tout pragmatique dans ses relations internationales. En ce qui concerne la France, il reste encore deux ans et trois mois à travailler avec Emmanuel Macron, et il n’a pas l’intention de perturber cette relation en recevant des représentants de partis politiques français marginaux.

vendredi 10 janvier 2025

L’Épiphanie, « une fête païenne » ? La mairie de Marseille n’en loupe pas une

Capture écran Le Figaro TV 
 
Capture écran Le Figaro TV 
 

Ce jeudi 9 janvier, les cantines scolaires des écoles publiques de Marseille célébraient l’Epiphanie. 

Les parents des élèves inscrits dans les établissements concernés ont reçu un message de la mairie pour les informer de la nouvelle : « Le 9 janvier, les cantines scolaires célèbrent l'Épiphanie, fête païenne, gourmande et conviviale… »

Benoît Payan et les siens ne sont visiblement pas allés au catéchisme quand ils étaient petits mais il semble aussi qu’ils aient séché les cours de culture générale et de Grec. Un petit tour sur Wikipedia ou dans le Larousse aurait pu leur permettre d’éviter cette bourde. L'encyclopédie participative est on ne peut plus claire sur le sujet : « En grec, une épiphanie désigne la manifestation d'une divinité, celle-ci s'accompagnant toujours d'un signe. [...] L'Épiphanie est une fête catholique qui célèbre la visite des mages à l'enfant Jésus. » Même chose dans le dictionnaire. Les deux définitions données sont les suivantes : « 1. Manifestation de Jésus aux Mages. 2. Fête de l'Église qui rappelle cet événement. »

Ignorance ?

Pour être tout à fait honnête, nous avons du mal à croire qu’il n’y ait eu personne, dans les rangs de la majorité, qui sache ce qu’est l’Epiphanie. D’ailleurs, le service de presse de la mairie, interrogé par BV, parle bien de « gâteau des Rois ». Que s’est il passé alors, lors de la rédaction du message envoyé aux parents d’élèves ? Nous n’en saurons rien. La mairie précise : « Notre élu ne souhaite pas s’exprimer dessus ». L’institution va même jusqu’à dénoncer une « polémique stérile », montée en épingle par la droite.

lundi 6 janvier 2025

Des fonctionnaires payés pour faire la liste des produits éligibles ou pas aux tickets restaurant !

 

 

 par | 6 Jan 2025 |

Je ne critique pas bêtement nos amis fonctionnaires, ils reçoivent des ordres et des consignes et appliquent ces ordres et ces consignes du mieux qu’ils le peuvent.

Ils ne sont donc pas responsables de l’imbécilité desdites consignes.

En l’occurrence c’est encore une histoire de tickets restaurant.

Vous savez ce que je pense de tous ces “chèques”. Que l’Etat cesse de prélever des taxes et des TVA, et des impôts et des cotisations sociales à tous les niveaux et que les salaires soient des vrais salaires !

En l’espèce l’Etat ponctionne pour redistribuer avec une forte perte au passage et des coûts importants liés à l’organisation de cette redistribution.

Ici il y a donc des fonctionnaires qui font des listes de produits éligibles ou pas aux tickets restau…

Est-ce utile ?

Certainement pas.

Pâtes, glace, alcool… Quels produits ne peut-on plus acheter au supermarché avec des tickets-restaurant ?

“Depuis le 1er janvier 2025, l’utilisation des tickets-restaurant se limite aux produits directement consommables. Désormais, les produits non-réfrigérés ou les viandes et les poissons non transformés ne sont plus éligibles aux titres-restaurant.

lundi 30 décembre 2024

[POINT DE VUE] Darmanin, le narcotrafic et Badinter : cherchez l’erreur

Darmanin fait au ministère de la Justice ce qu'il savait le mieux faire à Beauvau : de la communication. 

Depuis sa nomination, il y a à peine une semaine, il enchaîne les opérations (de com') de terrain et les interventions dans les médias : 20 Heures de TF1, jeudi soir, et grand entretien au Parisien, ce week-end. 

Rien de répréhensible ; c'est même ainsi que se gravissent les marches de notre cursus honorum. Rien de surprenant, non plus, dans ses propos : Darmanin dit ce que le public souhaite entendre. Mais comme il y a, dans la France fracturée de 2024, plusieurs publics correspondant à plusieurs peuples, Darmanin dit des choses contradictoires, envoyant des cartes postales à chacun de ces électorats. Cette triangulation démagogique, qui remonte à Sarkozy et même à Chirac, est l'ADN du macronisme et Darmanin espère ainsi rafler l'héritage de la firme qui, même déprécié, peut toujours, sur un malentendu ou un barrage républicain, vous ouvrir les portes de l'Élysée.

Ainsi, le parcours passé de Darmanin, venu de LR et passé par les ministères des Comptes publics puis de l'Intérieur, lui a-t-il permis d'avoir une certaine audience dans l'électorat macroniste de centre droit. La Justice représentait pour lui une excellente occasion de polir son image gaucho-compatible. C'est ce sillon qu'il creuse dans son interview au Parisien. Ses modèles, comme garde des sceaux ? « Bien sûr, on pense tous à Robert Badinter, déclare-t-il. Mais il y a aussi René Cassin. Il a été le ministre de la Justice du général de Gaulle et il est parvenu à démontrer l’inconstitutionnalité du régime de Vichy. Il a été le premier à souhaiter la citoyenneté des Juifs et des musulmans en Algérie. Ce qui me touche dans mon histoire personnelle. » Robert Badinter, Vichy et Moussa Darmanin. Trois cartes abattues en deux lignes qui devraient permettre à Darmanin d'éviter de figurer sur un mur des cons du Syndicat de la magistrature. Et, accessoirement, de distancer une Borne et un Attal dans le futur leadership du parti macroniste.

Mais dans son « en même temps », Darmanin s'est emparé du dossier du narcotrafic qui, de règlements de comptes marseillais en évasion meurtrière de Mohamed Amra, commence à inquiéter sérieusement les Français qui découvrent l'ampleur de la gangrène et de l'impuissance de l'État. D'où toute une série de mesures concrètes qui, si elles sont effectivement appliquées, sont évidemment positives. Jeudi, il a promis d'organiser des opérations « place nette » dans les prisons, à l'image de celles qu'il a lancées sur des points de deal dans les grandes villes françaises.

samedi 28 décembre 2024

A force d'en parler, ça finira peut être par arriver! Mais j'ai un gros doute

 

 

jeudi 26 décembre 2024

Valls, Borne et les autres : ministres de l’état de la France !

Capture d'écran France Inter
 
Capture d'écran France Inter

 

Quatre ministres d’État ! Pas moins. 

François Bayrou s’offre donc quatre ministres d’État dans son gouvernement dont il se dit très fier (heureusement !) : Manuel Valls, Élisabeth Borne, Gérald Darmanin et Bruno Retailleau.

 Ce titre prestigieux de ministre d’État, hérité de l’Ancien Régime tout comme les dorures des palais nationaux, les trompettes du régiment à cheval de la Garde (républicaine) et la grâce présidentielle, n’avait pas été relevé depuis la démission, le 16 juillet 2019, pour cause de homard au menu de l’hôtel de Lassay, de François Goullet de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire. On était au bout du bout de la période bleue du macronisme, l’affaire Benalla et les gilets jaunes étant passé par là, histoire d’essayer de faire revenir tout ce petit monde à la réalité.

Ministre d’État : un titre qui en jette

Ministre d’État : un titre qui ne donne ni plus de gratifications ni plus de pouvoir, mais qui en jette et offre une préséance sur les collègues de gouvernement. Ne jamais oublier que les symboles donnent du pouvoir ou, tout du moins, l’illusion du pouvoir. Emmanuel Macron, durant son interminable règne, n’avait eu jusqu’à maintenant que trois ministres d’État. Ce pauvre Gérard Collomb, d'abord, depuis disparu, premier grand feudataire à avoir rallié le Grand Marcheur de France, après des décennies de bons et loyaux services dans les cuisines socialistes de Lyon. Une sorte de bâton de maréchal.

 Nicolas Hulot, ensuite, à qui le titre allait comme un costume trois-pièces à un explorateur de terres inconnues. Mais ce règne s’annonçait résolument écologique, à défaut d’être écologiste et, donc, il fallait bien marquer le coup. Et le troisième, après la démission de Hulot et un rapide échange standard, Rugy, cité plus haut, qui avait la chance d’avoir l’estampille écologiste. Depuis, plus de ministres d’État.

mercredi 25 décembre 2024

Gérald Darmanin : un ministre de l’Intérieur tellement surcoté


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C’est un retour inattendu. Après quatre années passées au ministère de l'Intérieur, Gérald Darmanin a été nommé garde des Sceaux, lundi 23 décembre.

 Un beau cadeau de Noël pour les syndicats de police qui n’ont pas manqué de saluer l’arrivée d’un homme de droite Place Vendôme. « Unité revendiquait un alignement de l’action de l’Intérieur et de la Justice, enfin cela semble avoir été entendu », indique le premier syndicat de la police nationale. De son côté, Alliance Police nationale a également pris acte de l’heureuse nomination : « C’est pour nous le signe que le binôme régalien Police/Justice pourrait enfin parler d’une même voix afin de converger vers le choc d’autorité attendu et exigé non seulement par notre organisation syndicale mais aussi par les citoyens. »

https://x.com/alliancepolice/status/1871270902739972236 

Il est vrai que le député de la Xe circonscription du Nord n’a pas lésiné pour se faire bien voir de la base policière. Outre l’obtention de budgets en hausse, le quadragénaire a su gagner la bienveillance des syndicats à force de déclarations musclées, de coups de menton et d’initiatives bien senties telles que le fameux « Beauvau de la sécurité ». Une stratégie diamétralement opposée à celle de son prédécesseur, l’éphémère Christophe Castaner, qui avait envisagé de mettre un genou à terre afin de dénoncer le racisme policier.

Un bilan tout sauf brillant

Mais au-delà des gesticulations et des phrases chocs, que reste-t-il du bilan de Gérald Darmanin, au ministère de l’Intérieur ? Sa loi sur l’immigration, votée à grand-peine en décembre 2023 ? Elle a tellement été vidée de sa substance par le Conseil constitutionnel qu’elle sera parfaitement inopérante contre l’invasion que subit la France. En revanche, elle permettra la régularisation des migrants clandestins travaillant dans les métiers dits « en tension ». L’inverse du but recherché, donc.

Globalement, le bilan migratoire du ministre Darmanin est accablant : les flux entrants n’ont jamais été aussi importants. Pour la deuxième année consécutive, ils ont atteint « des niveaux record », notait l’OCDE, dans un rapport publié le 14 novembre dernier. On n’a jamais distribué autant de titres de séjour, accueilli autant de réfugiés. Nos centres de rétention administrative sont pleins à craquer et les pays africains refusent toujours de reprendre leurs ressortissants. En clair, c’est un échec cuisant.

Qu’en est-il de la fermeté affichée contre l’islamisme ? Là aussi, l’état des lieux est désolant. Gérald Darmanin a eu beau « condamner fermement » et « se rendre sur place immédiatement », il ne reste pas moins que les extrémistes font de plus en plus leur loi, sur notre territoire. On ne compte plus les professeurs insultés, menacés, voire agressés par les graines de djihadistes qui peuplent nos cours d’école.

Pendant que les actes christianophobes et antisémites sont en explosion, Gérald Darmanin a eu toutes les peines du monde à faire fermer une petite poignée de mosquées. Il a même échoué lamentablement à faire expulser l’imam Iquioussen. En revanche, son administration sera parvenue à dissoudre Génération identitaire en un tour de main. Question de volonté, sans doute.

Le fiasco sécuritaire

lundi 23 décembre 2024

Zorro est arrivé


 

Mayotte a été détruite en partie par un terrible ouragan et c’est une tragédie pour la population.

 Mais tout va s’arranger, car le freluquet sauveur des causes perdues est arrivé à temps.

 Lui qui n’a rien fait en 7 ans pour ce petit territoire, à part des parlottes inutiles pour tenter d’apporter une amélioration de vie à ses habitants en expulsant les CLANDESTINS PORTEURS DE DESORDRES. Maintenant il se prend pour le Père Noël apportant des cadeaux. En réalité, 4 tonnes de fret alimentaire ce qui est dérisoire, mais lui a permis  de  faire à la foule en colère une leçon de morale et dit quand même quelques vérités, après avoir entendu « Macron démission ». Mais il est content de lui, même s’il est dépassé par la situation et s’accroche à un pouvoir qui ne veut plus de lui . Ce type est incorrigible !

Mayotte c’est le reflet de la France métropolitaine disent certains témoins réalistes. En fait, les mêmes causes produisant les mêmes effets et mis à part une catastrophe météorologique exceptionnelle, la situation sociale et sociétale de la France devient de plus en plus celle de Mayotte. Mêmes zones de non-droit, même immigration non voulue exponentielle, même violence ethnique, avec une démographie unilatérale qui par la magie du droit du sol est en voie de dépasser un jour prochain la population d’origine.

Une bonne partie des mahorais seraient paraît-il, attachés à la France. Le sont-ils vraiment, ou seulement pour l’intérêt économique et de meilleures conditions de vie ? La moitié des habitants de l’île seraient des étrangers en provenance des autres îles de l’archipel, du continent africain, ou de Madagascar.

mardi 12 novembre 2024

[ÉDITO] Industrie française : Montebourg annonce une « boucherie »


Capture d'écran Marianne 
 Capture d'écran Marianne

 

 

Dans ces colonnes, il a largement été question, ces derniers temps, de la dette, du déficit public, notamment avec la séquence d’autosatisfaction de Bruno Le Maire devant la commission des finances du Sénat. 

Le projet de loi de finances de fin de gestion 2024 (PLFG) prévoit donc un déficit public de 178,2 milliards d'euros qui va creuser un peu plus la dette publique. 

C’est colossal ! Quand on sait que 83 % de cette dette publique est du fait de l’État ou d’organismes qui en dépendent, et, pour 9 %, des administrations de Sécurité sociale – les 8 % restants relevant des collectivités locales, qui ne s’endettent que pour investir et non pour fonctionner -, on est pris de vertige.

Un PIB « stimulé » par les JO...

178,2 milliards de déficit : cela devrait représenter, en 2024, 6,1 % du produit intérieur brut (PIB) français. D’autant plus colossal et inquiétant que ce PIB ne progresse que mollement. Rappelons-le, le PIB mesure l’activité économique du pays. Or, cette croissance du PIB devrait être de 1,1 %, en 2024 : pas de quoi pavoiser. Et si l’on se risque à lire les fiches de l’INSEE, on apprend ceci : « Le produit intérieur brut (PIB) en volume accélère modérément au troisième trimestre : il progresse ainsi de 0,4 %, après +0,2 % au deuxième trimestre, stimulé par les Jeux olympiques et paralympiques de Paris. » On peut se réjouir, en première approche, d’une sorte d’effet d’aubaine JO, mais cela n'échappera pas aux personnes sensées que les JO ne sont pas la vraie vie – n’en déplaise à Emmanuel Macron -, que c’est terminé et que cette stimulation olympique ne peut avoir des effets durables sur l’activité économique d’une puissance comme la France.

Une « maison France » qui achète plus qu'elle ne vend 

L’activité économique, parlons-en aussi à travers l'évocation de notre balance commerciale. Si l’on en croit les données des douanes françaises, « au troisième trimestre, le solde commercial de la France se détériore de 0,6 milliard d’euros par rapport au deuxième trimestre 2024 et atteint -22,3 milliards d’euros ». Nos exportations ont baissé de 3 % au troisième trimestre pour atteindre 147,2 milliards d’euros, quand nos importations se sont élevées à 169,4 milliards d’euros. On tourne la chose comme on veut, la maison France achète plus qu’elle ne vend. Colbert, que certains veulent déboulonner, doit se retourner dans sa tombe !

Record de faillites : « une boucherie »

La maison France, justement ! Ce 11 novembre soir se terminait le 12e Salon du Made in France, porte de Versailles à Paris. Durant cette manifestation emblématique, un tout aussi emblématique défenseur du « Made in France », l’ancien ministre du Redressement productif sous Hollande, Arnaud Montebourg, reconverti dans la production de miel, a dressé un tableau horrifique de la situation de l’industrie française. « Regardez ce qui nous arrive… L’automobile française […] les boîtes les plus saines ont leur cash qui est en train de fondre. On sait qu’on va perdre 40.000 emplois dans les mois qui viennent. On va entendre parler de Valeo, de Michelin, mais dessous, c’est une boucherie. »

Et Montebourg d’évoquer un « record de faillites devant les tribunaux de commerce », devant un Roland Lescure, ministre il y a encore peu de l’Industrie et de l’Énergie, médusé. Un phénomène, d'ailleurs, qu’on ne découvre pas ce matin. Fin août dernier, déjà, Éric Heyer, analyste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), déclarait à Public Sénat : « Ce mur des faillites est annoncé depuis longtemps. » En juillet 2024, on avait déjà dépassé les 63.000 entreprises défaillantes depuis le début de l’année. Une hausse de 20 % sur un an. Énorme ! Et lorsque l’on sait que ces défaillances augmentent deux fois plus vite chez les petites et moyennes entreprises – celles qui irriguent « nos territoires », pour reprendre la formule adorée des technocrates parisiens -, on a de quoi être inquiet.

samedi 9 novembre 2024

Arnaud Montebourg fait preuve d'une certaine lucidité, mais c'est uniquement quand il n'est plus au pouvoir

 

vendredi 8 novembre 2024

L’Algérie prête à rompre ses relations commerciales avec la France ?


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Simple rumeur, menace sérieuse ou mesure de rétorsion déjà en vigueur ?

 Ce 6 novembre, un message des douanes algériennes a été largement relayé sur X (anciennement Twitter), partagé notamment par Xavier Driencourt, ancien ambassadeur de France en Algérie. 

Ce court document indique « qu’à compter du 5 novembre 2024, les domiciliations d’importation ayant pour origine et/ou provenance la France ne seront plus traitées par les banques de la place, les opérations d’export vers la France sont également concernées ». Dans la foulée, Le Figaro annonce qu’Alger réfléchirait à suspendre ses relations commerciales avec Paris. Puis, ce 7 novembre, Europe 1 affirme que « plusieurs sources confirment qu’Alger impose depuis le 5 novembre des mesures de restriction sur les importations françaises et les exportations vers la France. » Mais pour l’heure, aucune communication officielle des autorités algériennes n’a été publiée à ce sujet. Contacté par nos soins, le ministère des Affaires étrangères français nous indique que « de telles mesures n’ont pas été portées officiellement à la connaissance de la France ». « Nous suivons la situation de nos entreprises en Algérie avec beaucoup de vigilance, mais encore une fois, nous n’avons reçu aucune notification officielle. La France est attachée à sa relation avec l’Algérie, à laquelle nous sommes unis par des liens humains denses et des intérêts partagés. » précise le Quai d’Orsay.


 

À ce sujet — [ÉDITO] Macron au Maroc : la sécurité des Français, ce détail superflu !

Une consigne orale aux banques

Un voyage au Maroc qui ravive des tensions. Depuis le mois de juillet, les relations entre la France et l’Algérie ne cessent de se dégrader. En cause, une lettre d’Emmanuel Macron adressée à Mohammed VI, roi du Maroc, dans laquelle le chef de l’État français reconnaissait la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, un territoire sur lequel l’Algérie demande à l’inverse un referendum d’autodétermination. Dès le 30 juillet, Alger a alors rappelé son ambassadeur. « Un premier pas qui sera suivi par d’autres », menaçait le ministère des Affaires étrangères algérien. « Le gouvernement algérien tirera toutes les conséquences qui découlent de cette décision française », précisait le ministère. Une menace désormais mise à exécution, cinq jours après le voyage d’Emmanuel Macron au Maroc, voyage durant lequel le Président français a réaffirmé son soutien à « la souveraineté marocaine » sur le Sahara occidental.

Selon Europe 1, depuis ce 5 novembre, l’Algérie imposerait ainsi des mesures de restrictions sur « les importations et les exportations avec la France », notamment de gaz. Les autorités algériennes auraient en effet demandé aux banques de ne plus traiter les opérations en lien avec la France. Une consigne qui serait d’ores et déjà appliquée, à en croire les récents blocages vécus par certaines entreprises françaises. Le Figaro précise que cette consigne, qui n’a toujours pas été formalisée, ni officialisée par le gouvernement algérien, aurait été donnée « verbalement » lors d’une réunion avec l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (Abef).

Possibles représailles de la France

Ce n’est pas la première fois qu’Alger réagit de façon précipitée, sans doute sous le coup de l’émotion, à propos du Sahara occidental. En juin 2022, suite à la décision de l’Espagne de soutenir le plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, l’Algérie avait brutalement décidé de suspendre son traité de coopération avec Madrid et ses liaisons aériennes, et avait gelé les domiciliations bancaires de commerce vers et en provenance de l’Espagne.

Mais, en agissant de la sorte avec la France, l’Algérie prend le risque de se retrouver elle-aussi lésée. Comme l’analyse le directeur du Centre nord-africain d’études, interrogé à ce propos dans la presse marocaine, « bien que l'Algérie ait déjà des précédents en matière de prise de décisions économiques à dimension politique en réduisant, et non en interrompant, ses importations en provenance de France à de précédentes occasions, toute décision d'interdire complètement les importations françaises aura des conséquences économiques ». L’économie algérienne dépend en effet en partie des importations françaises, comme le montrent les chiffres du Trésor français. En 2023, les échanges entre les deux pays représentaient ainsi près de 12 milliards d’euros. La France est également le deuxième fournisseur et le troisième client de l'Algérie. Le manque à gagner pourrait s'avérer important... Mais la France dispose également de leviers de rétorsions en cas de gel des échanges commerciaux (visas, versement des pensions, accord de 1968…). Ce 7 novembre, au micro de Sud Radio, Bruno Retailleau se disait ainsi favorable à dénoncer les accords algériens de 1968. Dans cette crise, qui a le plus à perdre ?

mardi 24 septembre 2024

[EDITO] Gouvernement Barnier : la République des copains macronistes


Capture d'écran 
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Au lendemain de la nomination du nouveau gouvernement, les espoirs des électeurs de droite toutes tendances confondues ont du plomb dans l'aile. 

Enfumage et copinage apparaissent plus que jamais comme les deux mamelles de la Macronie, la version Barnier n'ayant malheureusement pas grand-chose à envier aux précédents gouvernements. En 1914, Robert de Jouvenel avait stigmatisé, dans un livre à succès réédité récemment - La République des camarades -, celle qui, au-dessus des partis, s’entend pour menus ou grands services. Cette fois-ci, on va bien au-delà, car c’est la République d’un clan qui, chassé par la grande porte, revient par la fenêtre pour reprendre possession des postes.

Car à la fin, c’est Macron qui gagne. Battu sèchement aux européennes, ridiculisé au premier tour des législatives, amputé de 100 députés au deuxième tour en dépit de tractations ahurissantes avec toute la classe politique, de la gauche à la droite, Macron change les visages mais conserve la ligne, celle du macronisme. Avec une nuance : ce CDD gouvernemental a fait fuir les grandes ambitions, les ambitions présidentielles, comme Wauquiez ou Philippe. Celles qui n’ont pas fui, comme David Lisnard, le maire de Cannes dont le nom a été cité, ont été rayées de la liste par un Emmanuel Macron soucieux d'éparpiller la concurrence. Les hommes et les femmes disponibles pour cette aventure gouvernementale n’ont rien à perdre et tout à gagner : expérience, notoriété, voiture de fonction, retraite.

Témoin de mariage

Quelques jours après la nomination du très pâle et très macroniste Séjourné en Europe, Macron a donc profité de l’anonymat général de ce gouvernement pour imposer de nombreux « camarades » façon Jouvenel. Ces intimes ne risquent pas de mordre la main qui les a placés là. Champion dans la catégorie « promotion présidentielle », le ministre Marc Ferracci, HEC, ancien conseiller économique de Jean Castex, inconnu du grand public. C’est Le Monde qui en parle le mieux : « Le nouveau ministre délégué à l’Industrie est un fidèle du président de la République, écrit le quotidien du soir. Mieux, un intime. Les deux hommes, nés à deux jours d’intervalle en décembre 1977, se connaissent depuis leurs études à Sciences Po en 1999. Le chef de l’État a été le témoin de mariage de son ami avec Sophie Ferracci – qui dirigea le cabinet du ministre Macron à Bercy, en 2016. Marc Ferracci, lui, a été le témoin de son union avec Brigitte Macron. »

dimanche 22 septembre 2024

Tout ça pour ça!


Capture d’écran © BFMTV 
 
Capture d’écran © BFMTV

 

 

Nouveau gouvernement : Barnier et Retailleau prisonniers des macronistes

Enfin... Deux mois et demi après les élections, quinze jours après la nomination de Michel Barnier, la France a enfin un gouvernement.

Peu de surprises, tellement le jeu politico-médiatique a alimenté depuis des jours la roulette des noms des nouveaux venus ou des vieilles gloires. Jusqu'à l'écoeurement.

La Macronie grand vainqueur du casting Barnier

On le savait depuis que Gabriel Attal avait montré ses petits muscles : les macronistes resteraient en force dans ce nouveau gouvernement. On compte 18 macronistes sur 39 ministres, 10 sur 17 pour les ministres de plein exercice. Ils sont les grands bénéficiaires des barrages successifs : le barrage anti-RN a sauvé leur existence à l'Assemblée, le barrage anti-Castets leur a rendu leur statut de principal groupe majoritaire et assuré leur prééminence au gouvernement. Sont donc repêchés, et quasiment aux mêmes postes : Rachida Dati, à la Culture, Pannier-Runacher à la Transition énergétique et Lecornu, aux Armées. La Macronie réussit en outre l'exploit d'imposer ses jeunes pousses à des postes importants : ainsi le jeune Antoine Armand est-il propulsé à Bercy et la députée Anne Genetet à l'Education nationale. Les macronistes ont perdu les élections à deux reprises. Ils sortent grands vainqueurs de la nouvelle cuisine. Macron peut savourer. Pour l'instant. Car il faudra ensuite aller expliquer cette anomalie démocratique aux électeurs. Et ne pas s'étonner si leur colère monte d'un cran, au point de faire céder les futurs barrages. Surtout, la Macronie n'aura en face d'elle aucune autre force pour limiter son hégémonie. Didier Migaud à la justice ? On n'apprécie que négativement, tout content de voir partir Dupond-Moretti... Tout ça pour ça, doivent se dire les millions d'électeurs qui ont voté et revoté contre le macronisme...

Retailleau isolé et prisonnier

On savait aussi que la droite LR ne pèserait que ce qu'elle pèse dans les urnes : 5 %. Elle a un visage dans ce gouvernement, celui de Bruno Retailleau, à Beauvau. Peut-on espérer qu'il fasse mieux que Darmanin ? Mais avec quel soutien ? Certes, il sera épaulé par le maire de Valence Nicolas Daragon (LR) nommé ministre délégué chargé de la Sécurité du quotidien. Mais est-ce un LR ferme ? S'il tente d'appliquer une politique vraiment de droite, il sera isolé : déjà détesté par la gauche (voir la réaction de Mélenchon), il sera, au premier accroc, la victime toute trouvée de cette cohabitation avec les macronistes. Et à la justice, il se heurtera à Didier Migaud, socialiste fabiusien...

lundi 9 septembre 2024

Ces voleurs qui crient au vol…


 

Mélenchon, jamais à un boniment près, à la tête de ses quelques dizaines de milliers de militants dans les rues de France, explique qu’avec la nomination de Barnier, on vole aux Français leurs élections. 

 Il est dur de la comprenette ce monsieur, comme ses prédécesseurs, Mao, Staline, Polpot, Castro, grands génocidaires de leurs propres peuples, devant l’éternel, pour leur bien et au nom de l’imposition d’une doctrine inhumaine à laquelle vous devez forcément adhérer, faute de mériter la mort, que le bourreau du Politbureau s’auto-légitime, puisqu’il est le petit père du peuple. 

Ces gens de gauche, toujours au nom du bien, voulaient imposer Lucie Castets, la fossoyeuse des finances de la ville de Paris, au prétexte également que les Français l’auraient voulue… ah bon ? Le petit Manès Nadel, syndicaliste lycéen, 16 ans, qui n’a jamais voté, qui sait déjà tout sur tout avant d’avoir commencé à travailler, qui bénéficie évidemment d’une audience surdimensionnée dans les médias au regard de ses 3500 militants sur une population de 2,43 millions de lycéens, explique lui-aussi : »Nous avons voté l’exact contraire de ce que représente Michel Barnier, qui a été nommé contre la volonté populaire. »

Il sont aussi mauvais démocrates que mathématiciens et il faut leur rappeler sans cesse les règles d’une démocratie pour laquelle il ne sont décidément pas faits. Oui, l’élection a été volée aux Français qui majoritairement, ont voté pour le Rassemblement National, avec plus de 10 millions de voix. Elle leur a été volée une première fois, par justement ces gens qui hurlent au vol, mais qui ont bénéficié de voix de droite, lors d’un barrage républicain idiot, que beaucoup regrettent déjà et qui a permis de faire élire des gens de LFI qui curieusement, lors du second tour, se sont abstenus de dire qu’ils ne voulaient pas des voix de droite. Tant que c’est pour glaner des postes bien rémunérés, ça passe, mais quand il s’agit d’écouter ce qu’ils ont à dire, c’est autre histoire, le boycott est de principe… toujours la démocratie vue par les gens de gauche.

mardi 3 septembre 2024

[EDITO] Thierry Beaudet, militant anti-RN et potentiel Premier ministre


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Entre deux maux, choisir le pire : telle pourrait être la devise du Président Macron. 

Rien n’est encore officiellement décidé pour Matignon, à l’heure où nous publions, mais le nom du président du CESE (Conseil économique social et environnemental) Thierry Beaudet semble surgir pour occuper ce siège éjectable.

 Si cette nomination se confirmait, ce serait une surprise, tant ledit Thierry Beaudet est inconnu du grand public et parfaitement inexpérimenté sur le plan des responsabilités politiques. L’organisme qu’il préside coûte cher : le budget du CESE atteint 46,6 millions d’euros, dont 45 millions d’euros aux frais du contribuable ! Et son utilité est contestée, comme le montrait, en 2023, le sénateur Jean-Louis Masson, qui proposait à nouveau sa suppression pure et simple.

Mais Emmanuel Macron ira donc peut-être y pêcher son Premier ministre : il se serait entretenu avec Thierry Beaudet la semaine dernière, selon TF1 et l’Opinion.

Contre Bardella

Macron et Beaudet étaient faits pour s’entendre. Âgé de 62 ans, Thierry Beaudet s’illustre par une participation active à tous les combats qui détruisent le pays, presque sans exception. Né un 21 avril (on ne choisit pas sa date de naissance…), cet instituteur quitte assez vite sa classe pour la direction départementale de la jeunesse et des sports de l’Orne, où il est « chargé de Jeunesse et d’Éducation populaire » en 1990. Apparemment, il comprend vite le fonctionnement de l’univers particulier des mutuelles.

L’année suivante, il est secrétaire général et directeur des services de la Fédération des œuvres laïques de l’Orne et, sept ans plus tard, en 1998, il est propulsé directeur adjoint de la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (la fameuse MGEN), qui ne se distingue pas par un positionnement particulièrement réactionnaire…