Translate

Affichage des articles dont le libellé est macronolâtres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est macronolâtres. Afficher tous les articles

jeudi 13 février 2025

La garde rapprochée du psychopathe


Niel, Pigasse et Saadé : trois patrons de médias s’attaquent à Musk et Trump

Xavier_Niel

 

Trop, c'est trop ! Xavier Niel (Free, Le Monde), Matthieu Pigasse (Radio Nova, Les Inrock) et Rodolphe Saadé (BFM TV) déterrent la hache de guerre contre l’Américain Musk et le nouveau président des États-Unis, Donald Trump. 

Lequel doit en faire des cauchemars dans ses draps de soie, c’est certain.

Le dernier estoc en date vient de Xavier Niel, qui parle de Musk en termes choisis : « Je pense que c’est le plus grand entrepreneur du monde et, à côté de cela, un garçon qu’on peut qualifier au minimum de complexe et je peux utiliser un mot difficile, parfois un... connard. » On appréciera la complexité, justement, des griefs.

Ce à quoi Musk répond dans la même veine, plutôt brutale : « Ce type a été envoyé en prison » pour « proxénétisme ». Le prochain patron français réfléchira peut-être un peu plus longuement, avant d’aller mordiller les talons du cost-killer en chef de Donald Trump. Le raccourci de Musk sur les exploits judiciaires de Niel est factuellement erroné. Xavier Niel a en effet bénéficié d’un non-lieu, en 2005, sur les accusations de proxénétisme portées contre lui, mais le créateur de Free, qui a commencé dans le Minitel™ rose, a bien fait un mois de détention et écopé de deux ans de prison avec sursis et 250.000 euros d’amende, en octobre 2006, sur d’autres volets de cette sombre affaire de peep-shows strasbourgeois.

Quand les types de 130 kilos...

L’épisode portera peut-être Niel, qui pèse 10 milliards de dollars de fortune professionnelle, contre près de 400 milliards pour Musk, à méditer la sagesse de Michel Audiard : « Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, les types de 60 kilos les écoutent. »

Mais Xavier Niel, actionnaire du Monde, Télérama, Courrier international ou Le HuffPost, s'acharne à diffuser la bonne parole… progressiste, macroniste, européiste. « Xavier Niel n’a pour sa part jamais caché sa proximité avec Emmanuel Macron », écrit Le Monde, en 2021. « On est devenus copains », a-t-il confessé dans la presse, parlant de Macron. À Europe 1, en 2018, il avait exprimé sa distance vis-à-vis du pouvoir de son copain Macron, tout en nuances : « On a un super Président ! », lançait Niel.

Matthieu Pigasse, comme Xavier Niel, part au combat contre les méchants, ces médias si injustes envers les bienfaits de Macron et de la gauche mondialiste en général. Tremblez, Trump et Musk, il arrive ! Le 19 janvier, l'ancien banquier de Lazard gratifie X de trois messages guerriers : « Nous sommes entrés dans une guerre civilisationnelle. C’est ce gouvernement de la foule qui nous menace aujourd’hui, du pain et des jeux, populisme et démagogie, inculture et complotisme, libéralisme économique et conservatisme social, le tout mené par un petit groupe d’autocrates privilégiés. C’est contre cela qu’il faut mener le combat. Contre l’Internationale de la droite radicale et ses chiens de garde médiatiques. » À Libération, le mois dernier, Pigasse affirmait sa volonté de faire « l’union des sensibilités de gauche » : « Je veux mettre les médias que je contrôle dans ce combat, au service d’une conception ouverte du monde, progressiste », expliquait-il à nos confrères, avant d’ajouter : « Si vous regardez l’évolution de Radio Nova, c’est exactement ce que nous faisons, et ce que nous allons continuer à faire de manière de plus en plus forte. »

Macron devait bien cela à son ami Saadé

jeudi 19 décembre 2019

La minorité inoxydable des macronistes

Le président dispose d'un électorat qui représente 25 à 35% des votants et qui le soutient envers et contre tout.
 
À écouter ses opposants, Emmanuel Macron aurait, en deux ans, réussi le tour de force de dresser contre sa personne et/ou sa politique le pays tout entier, en une succession de mouvements sociaux qui trouveraient aujourd'hui leur «agrégation», selon le nouveau vocable syndical, dans le refus de la réforme des retraites.
La contestation est protéiforme, c'est vrai, plutôt plus radicalisée que sous les quinquennats précédents, parfois gagnée par la tentation de la violence, sous une humeur nationale de plus en plus marquée par le pessimisme.
Les Français·es étaient 68% à soutenir la mobilisation contre les retraites à la fin de la première semaine du conflit, selon un sondage Odoxa.

Grognes sociales

Une proportion d'avis favorables plus forte encore confortait les «gilets jaunes», en novembre 2018, au début de l'épopée des ronds-points.
Un même soutien a accompagné les mouvements contre les faiblesses du niveau de vie, la désertification territoriale ou la crise des urgences.
Mêmes chiffres, massifs, encore, pour le refus de l'insécurité ou de l'immigration.
Comme si le soutien populaire à de nombreux conflits, et inversement le rejet par les mêmes de certains sujets, ainsi mécaniquement répété dans une fourchette des deux-tiers, masquait les propres tourments des personnes sondées, pourtant interrogées sur des questions qui ne les concernent pas toujours directement.
Emmanuel Macron entend toujours «recoudre la France», selon ses propos au récent congrès des maires, mais celle-ci lui fait savoir, sur tous les tons, que c'est plutôt contre son gré.


À chaud, le président perd à peu près toutes «les batailles de l'opinion».
Il a le pays «contre lui», jubile Jean-Luc Mélenchon.
«Ça craque de partout», ponctue son lieutenant, le député Éric Coquerel.
Depuis l'éruption des «gilets jaunes» dans les querelles nationales, les animateurs de La France insoumise (LFI) veulent lire dans toutes les grognes sociales la marque d'une situation prérévolutionnaire, et saluent les manifs et occupations diverses, tous les points de vue négatifs de cette si prompte, si imposante majorité de réactions comme autant de signes de «la convergence des luttes» qui poussera forcément un jour le président à la démission.