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mardi 12 novembre 2024

[ÉDITO] Industrie française : Montebourg annonce une « boucherie »


Capture d'écran Marianne 
 Capture d'écran Marianne

 

 

Dans ces colonnes, il a largement été question, ces derniers temps, de la dette, du déficit public, notamment avec la séquence d’autosatisfaction de Bruno Le Maire devant la commission des finances du Sénat. 

Le projet de loi de finances de fin de gestion 2024 (PLFG) prévoit donc un déficit public de 178,2 milliards d'euros qui va creuser un peu plus la dette publique. 

C’est colossal ! Quand on sait que 83 % de cette dette publique est du fait de l’État ou d’organismes qui en dépendent, et, pour 9 %, des administrations de Sécurité sociale – les 8 % restants relevant des collectivités locales, qui ne s’endettent que pour investir et non pour fonctionner -, on est pris de vertige.

Un PIB « stimulé » par les JO...

178,2 milliards de déficit : cela devrait représenter, en 2024, 6,1 % du produit intérieur brut (PIB) français. D’autant plus colossal et inquiétant que ce PIB ne progresse que mollement. Rappelons-le, le PIB mesure l’activité économique du pays. Or, cette croissance du PIB devrait être de 1,1 %, en 2024 : pas de quoi pavoiser. Et si l’on se risque à lire les fiches de l’INSEE, on apprend ceci : « Le produit intérieur brut (PIB) en volume accélère modérément au troisième trimestre : il progresse ainsi de 0,4 %, après +0,2 % au deuxième trimestre, stimulé par les Jeux olympiques et paralympiques de Paris. » On peut se réjouir, en première approche, d’une sorte d’effet d’aubaine JO, mais cela n'échappera pas aux personnes sensées que les JO ne sont pas la vraie vie – n’en déplaise à Emmanuel Macron -, que c’est terminé et que cette stimulation olympique ne peut avoir des effets durables sur l’activité économique d’une puissance comme la France.

Une « maison France » qui achète plus qu'elle ne vend 

L’activité économique, parlons-en aussi à travers l'évocation de notre balance commerciale. Si l’on en croit les données des douanes françaises, « au troisième trimestre, le solde commercial de la France se détériore de 0,6 milliard d’euros par rapport au deuxième trimestre 2024 et atteint -22,3 milliards d’euros ». Nos exportations ont baissé de 3 % au troisième trimestre pour atteindre 147,2 milliards d’euros, quand nos importations se sont élevées à 169,4 milliards d’euros. On tourne la chose comme on veut, la maison France achète plus qu’elle ne vend. Colbert, que certains veulent déboulonner, doit se retourner dans sa tombe !

Record de faillites : « une boucherie »

La maison France, justement ! Ce 11 novembre soir se terminait le 12e Salon du Made in France, porte de Versailles à Paris. Durant cette manifestation emblématique, un tout aussi emblématique défenseur du « Made in France », l’ancien ministre du Redressement productif sous Hollande, Arnaud Montebourg, reconverti dans la production de miel, a dressé un tableau horrifique de la situation de l’industrie française. « Regardez ce qui nous arrive… L’automobile française […] les boîtes les plus saines ont leur cash qui est en train de fondre. On sait qu’on va perdre 40.000 emplois dans les mois qui viennent. On va entendre parler de Valeo, de Michelin, mais dessous, c’est une boucherie. »

Et Montebourg d’évoquer un « record de faillites devant les tribunaux de commerce », devant un Roland Lescure, ministre il y a encore peu de l’Industrie et de l’Énergie, médusé. Un phénomène, d'ailleurs, qu’on ne découvre pas ce matin. Fin août dernier, déjà, Éric Heyer, analyste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), déclarait à Public Sénat : « Ce mur des faillites est annoncé depuis longtemps. » En juillet 2024, on avait déjà dépassé les 63.000 entreprises défaillantes depuis le début de l’année. Une hausse de 20 % sur un an. Énorme ! Et lorsque l’on sait que ces défaillances augmentent deux fois plus vite chez les petites et moyennes entreprises – celles qui irriguent « nos territoires », pour reprendre la formule adorée des technocrates parisiens -, on a de quoi être inquiet.

mardi 2 mars 2021

Quand Papi fait de la résistance FLN : Montebourg à la pêche aux voix communautaires ?


 
 
 

Il est des héritages familiaux plus ou moins lourds à porter. 

Rendons grâce à certains « grands hommes » d’avoir su épargner à leur hypothétique progéniture les affres d’une existence en repentance : merci pour elle à Lénine, Hitler et, toute proportion gardée, au maréchal Pétain d’avoir su réfréner leur instinct procréateur. 

Cela dit, dans la sphère extra-occidentale, où la culpabilité judéo-chrétienne n’est pas un fardeau civilisationnel, certains « fils et fille de » capitalisent le souvenir : Sar Patchata, fille de Pol Pot, s’est réfugiée dans l’amnésie du crime et son mariage, en 2014, a permis à de vieux potes génocidaires de se remémorer le bon vieux temps. Et Kong Dongmei, la petite-fille de Mao, qui se consacre à maintenir la flamme « culturelle » du Grand Timonier, est aujourd’hui multimillionnaire.

Mais revenons à nos « territoires » droit-de-l’hommistes. Dans la France d’, il y a les bons et les mauvais ancêtres. Il est aujourd’hui de bon ton, pour les bobos métropolitains progressistes, d’avoir un ancêtre immigré, éventuellement martyr communiste dans les années 30, ou dont les sentiments antinationaux peuvent être exhibés comme un gage d’ouverture à la fraternité mondialiste.

L’héritier Montebourg veut être de ceux-là. Dès 2011, un article de Libération insistait sur le fait que, pour asseoir son image arrangée d’homme du peuple, il surlignait à gros traits ses origines « arabo-morvandelles ». Il intervenait alors sur Beur FM pour raconter que, pendant la guerre d’Algérie, son grand-père, Khermiche Ould Cadi, « était du côté du FLN » et qu’il s’était « battu pour la décolonisation ».

vendredi 23 août 2019

Arnaud Montebourg en phase de réveil?


vendredi 26 juillet 2019

Arnaud Montebourg parle de la vente d'Alstom à Général Electric

 
 
 
 

La vidéo complète
 
 
 
USA : Nos anciens alliés ? Arnaud Montebourg [EN DIRECT]
        
 

vendredi 16 décembre 2016

Primaires du PS : Peillon et Montebourg même pas à jour de cotisation !

 


Le 16/12/2016


En 1971, Mitterrand prit la SFIO à la hussarde, sans avoir jamais possédé la carte de ce Parti socialistes créé deux ans plus tôt.

Combien seront-ils à concourir à la primaire de la gauche et du centre ?
 Ils devraient être sept, tout comme les candidats de la primaire de la droite et du centre.
Après les dix petits nègres, les sept nains.
Grande nouveauté : il y aura au moins une représentante du centre gauche, Sylvia Pinel, alors que le centre droit était – cherchons les mots justes – singulièrement absent lors du spectacle précédent, façon Stars 80, Âge tendre et tête de bois – pour les plus charitables de nos compatriotes – ou tournée d’adieux de Line Renaud – pour ceux qui auraient la dent plus dure.
Après, quand les vedettes sur le retour, façon Dave ou Adamo, se décident à battre à nouveau les planches, il y a toujours les inévitables problèmes de sous.
Là, ce sont Vincent Peillon et Arnaud Montebourg qui se retrouvent sous les projecteurs.
Le premier devrait vingt mille euros de cotisations au Parti socialiste : voilà des choses qui arrivent, sachant qu’un oubli est fait pour être vite arrivé.
On nous dit que, se rappelant qu’il avait oublié de verser 10 % de ses émoluments au parti, Vincent Peillon aurait réglé la petite note dans les temps impartis.
Brave petit bouchon… Vingt mille euros, plus d’une année de SMIC ; bref, une broutille.

mercredi 26 août 2015

Arnaud Montebourg n’est bon à rien

Rédigé par 4VinsDivers le 26 août 2015.
 
Montebourg_Parti Socialiste
 
Photo : Parti Socialiste
 
«Montebourg continue à faire de la politique», juge un ancien ministre.

Pourtant, l’ex du couple d’opportunité qu’il formait avec la journaliste Audrey Pulvar, avait fanfaronné si fort sa reconversion dans le monde des affaires, que tout le monde y avait cru.
Voilà la preuve par neuf qu’un «Rastignac» qui a grandi dans la politique, de surcroît au PS, demeure un bon à rien.

Les apparitions régulières d’Arnaud Montebourg montrent que l’ancien candidat à la primaire socialiste de 2011 n’a pas renoncé à ses ambitions présidentielles.
 De pseudo-scandales mondains orchestrés dans Paris Match, en fêtes de la rose éminemment politicardes, Arnaud Montebourg construit son lobbying en vue de 2017, selon ses proches.
Il est manifeste qu’Arnaud Montebourg cherche à fédérer des pas-contents.
Mais lesquels ?
 En dehors d’Aurélie Filippetti qu’il s’est agrégé jusqu’à lui faire un enfant, et Benoît Hamon qui vaque en électron libre après avoir été expulsé par le noyau mou vallsien, qui reste t-il ?
Il y a bien le Grec Yanis Varoufakis.
Cela soignera le décor de la fête de la rose, mais depuis Mazarin, les gouvernements français ne font guère appel aux grands vizirs pour piloter les ministères.
 Enfin, du moment que Yanis Varoufakis fustige la domination allemande sur l’Eurogroupe, cela lui donnera l’impression de rassembler les pas-contents autour de sa marinière moisie.

lundi 8 juin 2015

Arnaud Montebourg, autruche parmi d'autres




                   
La France est en guerre, mais parlons d’autres choses.

Pour le général Vincent Desportes (Le Monde, vendredi), l’ennemi est désormais "chez nous" : "Un jour il s’appelle Al-Qaïda, un autre un djihadiste de retour d’Irak (….)
Les Français s’imaginent que parce qu’ils ont tué la guerre chez eux depuis soixante-dix ans, la guerre est morte.
 C’est faux !
 Ils doivent prendre conscience de la montée des périls."
 10.000 soldats ont d’ailleurs été mobilisés sur le sol national, doigts sur la gâchette, pour prêter main forte aux gendarmes et aux policiers.
 La situation intérieure n’a jamais été aussi tendue.
Tourcoing vient de connaître cinq jours d’émeutes, passés sous silence.
 L’emprise territoriale de l’islam radical révèle chaque fois davantage son ampleur.
 Pourtant, les autruches ne se sont jamais aussi bien comportées, plongeant la tête dans le sable à mesure que le danger se précise.

vendredi 3 avril 2015

Arnaud Montebourg l’avoue : il a « perdu son temps » en politique. Et le nôtre avec !


 
 
Le 03/04/2015
 
Une fois de plus, Montebourg baratine. Brasse du vent.
 
L’homme, on le sait, a toujours aimé prendre les devants et surtout se mettre en avant.
Avec ou sans marinière, là-dessus, rien n’a changé.
La preuve : à l’approche du week-end pascal, Arnaud Montebourg est déjà rendu à la Pentecôte.
C’est un fait indéniable, là encore : comme le prouve l’entretien qu’il a accordé ce jeudi aux Échos, le Saint-Esprit a visité l’ex-ministre du Redressement productif.
Après un an de réflexion dans la secte des frondeurs, puis un mois de retraite dans le monastère de l’INSEAD, l’homme a accompli sa révolution intérieure.
 Le voilà donc prêt à entrer dans les ordres du monde de l’entreprise et de l’économie mondialisée.
La semaine dernière, Arnaud Montebourg a été intronisé vice-président d’Habitat ; il est également entré au tout nouveau Comité d’orientation stratégique de l’entreprise Talan, une société de services en ingénierie informatique (SSII) en pleine ascension.
 Il y siégera aux côtés de Michel Combes, par ailleurs directeur général d’Alcatel-Lucent.
 Et à l’entendre, le bel Arnaud préfère aujourd’hui nettement les jetons de présence des conseils d’administration à ceux des conseils des ministres.

mercredi 3 décembre 2014

L'étrange hausse du prix de l'appartement d'Arnaud Montebourg.

Home ECONOMIE Immobilier

Par Quentin Périnel
Mis à jour le 02/12/2014 à 21:56
Publié le 02/12/2014 à 19:18
 
Arnaud Montebourg, ancien ministre.
 
Arnaud Montebourg, ancien ministre. Crédits photo : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP
 

Alors qu'il avait valorisé son bien à 890.000 euros dans sa déclaration de patrimoine il y a plus d'un an, l'ancien ministre a mis son bien en vente pour quasiment 1,4 million d'euros.
 

L'ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg met en vente son appartement parisien, selon le journal L'Opinion.
 Situé dans le IIe arrondissement, cet appartement haussmannien de 132m2 a été mis en vente à 1.370.000 euros.
Un prix en phase avec ceux du quartier, soit environ 10.000 euros le mètre carré.
Sauf que lors de la déclaration de patrimoine des ministres - qui avait eu lieu en avril 2013 - ce dernier avait estimé son bien à... 890.000 euros.
 
 «Je suis propriétaire indivis, pour 40%, d'un appartement situé à Paris IIe, dont la valeur actuelle est estimée à 890.000 euros», avait-il alors déclaré.
Soit le bas de la fourchette dans cet arrondissement.

mardi 4 novembre 2014

Arnaud Montebourg : transformiste pour noces et banquets.





Le 4 novembre 2014


   
Il fait la quête, Montebourg, sans doute au nom de la formation continue et de la reconversion.

On vient à l’INSEAD (Institut européen d’administration des affaires) du monde entier.
À vrai dire, on y vient nettement moins de France que d’ailleurs, ou alors les Français y viennent après avoir déjà fait un bout de tour du monde.
En effet, ils ne représentent guère qu’un petit tiers des étudiants contre une majorité d’Indiens et de Proche et Moyen-Orientaux.
Tous ceux-là n’y viennent pas pour un petit tour d’un mois, histoire d’ajouter un ruban à leur boutonnière en attendant les prochaines élections (comme Arnaud Montebourg) mais généralement pour un cursus qui en compte dix.
Objectif : un MBA coté dans le monde entier (6e place au rang mondial), assez loin même devant HEC.
La crème de la crème, en somme.
 Et c’est vrai, on ne rentre pas comme ça, à l’INSEAD. Il ne suffit pas de faire un chèque.
Il faut en amont de très solides diplômes, une expérience professionnelle « significative », ce qui est tout autre chose que du grenouillage politique improductif.
Reste qu’il faut quand même le faire, ce chèque, et qu’il est très gros : 59.500 euros pour dix mois.
On en connaît qui ont soldé leur vie pour ça, misé sur leur talent comme à la roulette : quitté un job rémunérateur à l’autre bout du monde, quitté l’appartement, quitté les copains, vendu la bagnole, retraversé les océans et… emprunté.
Gros.
 Un sacré pari sur l’avenir quand on a 25 ou 30 ans.
Monsieur Montebourg, lui, va devoir débourser 35.000 euros.
Il a donc demandé… une bourse.

lundi 3 novembre 2014

Et maintenant, Montebourg veut devenir… « chef d’entreprise » !


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Le 2 novembre 2014


   
L'ex-ministre du Redressement productif retourne à l'école pour apprendre les règles du management.

Il a compris, sa décision est prise : parce qu’être patron, c’est un « vrai métier, je m’en suis rendu compte ces deux dernières années », l’ex-ministre du Redressement productif retourne à l’école pour apprendre les règles du management.
 Il va ainsi intégrer l’INSEAD, situé en bordure de la forêt de Fontainebleau – l’une des meilleures écoles de commerces du monde, fondée en 1957 par trois personnalités (dont Olivier Giscard d’Estaing) ayant étudié à Harvard et qui eurent pour ambition de créer une institution similaire à celle de Wharton, aux États-Unis, dispensant une formation complémentaire d’administration des affaires aux ingénieurs.
Il faut dire que rien dans le parcours de Montebourg ne le prédisposait à assurer les fonctions au sein d’un ministère rebaptisé « Redressement productif », l’emploi manufacturier en France étant passé de 5,1 millions en 1980 à 2,9 millions en 2012 ; le terme « Industrie » était devenu pour le moins inapproprié.
En effet, à 23 ans, il entre au Parti socialiste où il commence sa carrière en politique.
 Et, comme chacun le sait, où un réseau solide de connaissances dans ce milieu constitue un portefeuille indispensable aux ambitions électorales.
Chiffre d’affaires, bénéfices, nantissements sur le fond, si ces termes parlent à ces investisseurs en politique, c’est davantage sous la forme de pourcentage d’électeurs et du nombre de mandats convoités que sous celle de remboursements bancaires à régler.

mercredi 3 septembre 2014

Montebourg a eu recours à un détective privé pour torpiller un adversaire politique.

Par

Mis à jour le , publié le
 
 
L'ancien ministre de l'Economie et du Redressement productif l'a confirmé lui-même à un journaliste.
 
Arnaud Montebourg n'a pas hésité à engager un détective privé pour discréditer un adversaire, selon un journaliste.
Dans un passage du livre Montebourg, Moi président (à paraître le 10 septembre), repéré par Le Scan lundi 1er septembre, l'auteur de l'ouvrage, le journaliste Valentin Spitz, explique comment en 2007, lors des élections législatives, l'ancien ministre de l'Economie et du Redressement productif, alors député, a recruté un détective pour tenter de couler son adversaire de l'UMP, Arnaud Danjean.

"Montebourg a engagé Roger-Marc Moreau, un détective, pour enquêter sur son compte. L'homme en question est à la tête d'un cabinet assez connu à Chalon sur Saône [en Saône-et-Loire], auquel Montebourg aurait déjà eu recours, comme Moreau le confirmera bientôt à Danjean, avec ses excuses", écrit le journaliste.
 
 Le détective devait se pencher sur le financement de la campagne du candidat UMP et éplucher ses comptes bancaires.
 
"Des attaques très dures"

dimanche 31 août 2014

Une chimère à La Rochelle.


Christiane Taubira,  figure combattive de la gauche - YouTube thumbnail


Le 30 août 2014


    
Christiane Taubira. Tout le monde a pu la voir trôner au milieu des "frondeurs socialistes", prenant la lumière et emportant toutes les caméras sur son passage.

Outre qu’une chimère était un être maléfique dans l’Antiquité, c’est aussi un leurre.
Les militaires appellent chimère les fausses cibles qu’ils disposent pour tromper l’ennemi.
À La Rochelle aujourd’hui, c’est donc bien d’une chimère qu’il est question en la personne de Christiane Taubira.
Tout le monde a pu la voir trôner au milieu des « frondeurs socialistes », prenant la lumière et emportant toutes les caméras sur son passage.
Cette chimère est venue sans que l’on sache par qui elle est pilotée.
Mais il se pourrait que les machiavels de l’Élysée, conseillers en communication, ne soient pas pour rien dans ce coup d’éclat.
Puisque rien ne peut faire taire les frondeurs (Montebourg en tête), alors le patron envoie un dispositif de destruction massive de l’information.
Les journalistes présents s’y sont laissés prendre, leurs commentaires expliquant que Christiane Taubira est venue « soutenir les frondeurs », qu’elle est venue « dire aussi son mécontentement ».
 Mais tout cela sonne faux, de la part d’un ministre qui a souhaité conserver son poste alors que Montebourg, Hamon et Filippetti quittaient le navire.

mardi 26 août 2014

Montebourg : «Hollande ment tout le temps, c'est pour ça qu'il est à 20%» (vidéos)

LE SCAN POLITIQUE

Par Tristan Quinault Maupoil
Mis à jour le 26/08/2014 à 12:44
Publié le 26/08/2014 à 12:02

Arnaud Montebourg, sur les bancs de l'hémicycle de l'Assemblée nationale

Arnaud Montebourg, sur les bancs de l'hémicycle de l'Assemblée nationale Crédits photo : Abaca/Boe Romain/ABACA
LE SCAN POLITIQUE/VIDÉOS - Le ministre sortant de l'Économie s'est confié à deux journalistes qui préparaient son portrait. Les commentaires, assumés et destinés à être publics, sont très durs à l'encontre du président de la République.

Arnaud Montebourg avait programmé une salve de critiques contre le président de la République avant d'imaginer être débarqué du gouvernement.
Et les reproches dépassaient le cadre de la politique économique décidée par l'exécutif.
Dans un livre très riche en anecdotes et confidences, le journaliste Valentin Spitz publie le 10 septembre «Moi président» (Éditions l'Archipel), un portrait du ministre sortant de l'Économie auquel il a bien voulu participer.
 
 «Hollande ment tout le temps. C'est pour ça qu'il est à 20% dans les sondages. Il ment. Il ment tout le temps depuis le début», s'agace Arnaud Montebourg dans son bureau de Bercy, devant l'auteur.

«Rapports minimalistes» avec Hollande

Il poursuit, le 27 juin 2014: «Avec François Hollande, on ne peut pas discuter donc on ne discute plus. Ça ne sert à rien, les discussions avec lui sont inutiles. Sympathiques mais inutiles.»
Au lendemain du remaniement ministériel post-municipales, il décrit ses rapports avec l'Élysée: «Depuis que je suis ministre de l'Économie, je ne vais plus discuter avec (François Hollande) à l'Élysée. Je passe mon temps à Matignon. D'ailleurs j'ai donné instruction à mes équipes de ne plus aller à l'Élysée.»
 Il précise: «J'ai des rapports minimalistes avec le président de la République. Je me considère en cohabitation.

La République des carriéristes


gouvernement-ayrault


Le 25 août 2014


   
L’intégration européenne continue sa marche de somnambule qui prive les gouvernants des pouvoirs que les électeurs ont cru leur confier.

L’incartade montebourgeoise est évidemment plus grave qu’il ne l’avait cru lui-même.
Un ministre et non des moindres qui ne ferme pas sa gueule, qui ne démissionne pas, et qui demande seulement de changer la politique gouvernementale – une paille – mais dans l’esprit quelque peu narcissique du coupable seulement !
Objectivement, l’édifice institutionnel de la Ve République vient de se lézarder en direct au début d’une année politique et menace de s’effondrer alors que le pays affronte des difficultés beaucoup plus quotidiennes.
Des modifications plus ou moins perceptibles l’avaient affaibli, la qualité défaillante du personnel politique est en passe de l’achever.
L’intégration européenne continue sa marche de somnambule qui prive les gouvernants des pouvoirs que les électeurs ont cru leur confier.
 Le quinquennat a ôté au Président ce qui justifiait sa différence.
 Il était élu directement par le peuple avec une durée supérieure à celle de l’Assemblée afin de disposer d’une légitimité pour incarner la nation dans sa totalité, et non à travers un parti, et afin de viser l’intérêt supérieur du pays dans le long terme.
 Il n’est plus désormais qu’un chef de parti lié à une majorité dont il a besoin et qui lui doit tout.

lundi 25 août 2014

Manuel Valls accélère l'explosion du PS

 Par Ivan Rioufol le 25 août 2014 13h23


 Manuel a présenté la démission de son gouvernement suite aux déclarations d'Arnaud Montebourg.

EN DIRECT. Valls annoncera un nouveau gouvernement demain

Le Point.fr - Publié le - Modifié le

Le Premier ministre a présenté sa démission à Hollande, qui l'a reconduit. Il va devoir reformer un gouvernement, à peine cinq mois après ses prises de fonction à Matignon. © DAMOURETTE/SIPA

 
Les propos d'Arnaud Montebourg déclenchent une crise au sommet de l'État. François Hollande a demandé à son Premier ministre de remanier son gouvernement.

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon s'attendaient-ils à provoquer un tel choc ?
Les deux ministres, qui ont plaidé tout le week-end pour un changement de cap économique, ont rompu la solidarité gouvernementale : résultat, François Hollande a demandé à Manuel Valls de composer une nouvelle équipe.
 Manuel Valls, qui a été reçu lundi matin par François Hollande, "a présenté au président de la République la démission de son gouvernement.
 Le chef de l'Etat lui a demandé de constituer une équipe en cohérence avec les orientations qu'il a lui-même définies pour notre pays.
Sa composition sera annoncée dans la journée de mardi", indique un communiqué de la présidence.

9 h 30. Hollande demande à son Premier ministre de composer un nouveau gouvernement.
 La nouvelle équipe sera connue mardi.
Ce gouvernement sera constitué "en cohérence avec les orientations qu'il a lui-même définies pour notre pays", a ajouté l'Élysée.

9 h 29. Manuel Valls "a présenté au président de la République la démission de son gouvernement" (Élysée) après les attaques du ministre de l'Économie Arnaud Montebourg contre la ligne suivie par l'exécutif.
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