12 juillet 2022 E-site66agri11
Buzyn à l’OMS, N’Daye chez Adecco France, Pénicaud à l’OCDE, Royal aux pôles arctique et antarctique, Bachelot aux Grosses têtes et, entre autres innombrables ou rocambolesques reconversions ministérielles, Castex à l’AFIT.
Comprenez : l’Agence de financement des infrastructures de transports.
Du moins c’est ce que précise l’Élysée sur son site : “Le président de la République envisage, sur proposition de la Première ministre, de nommer M. Jean Castex en qualité de président du conseil d’administration de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France.” Voilà à quoi pourrait ressembler l’avenir de celui qui, après avoir passé deux ans à Matignon, a peut-être fini de repeindre ses volets du côté de Prades dans les Pyrénées-Orientales. Il déclarait d’ailleurs récemment, par prémonition peut-être, vouloir retourner vivre à Paris.
Donc l’AFIT ! Quesako ? Il s’agit d’une administration publique présidée jusqu’ici par Christophe Bechu propulsé nouveau ministre de l’Écologie. La place est donc disponible. Créée en 2003, cette structure fut depuis présidée par quelques anciens ministres dont Dominique Perben et Gérard Longuet.
Rémunérés 42 000 euros par an (3 500 euros par mois) pour une journée et demi de présence par semaine (Ouest France 10-06-21), les responsables de cette institution disposent, pour la financer, de ressources pérennes. Il s’agit de fractions prélevées sur les redevances domaniales des sociétés concessionnaires d’autoroutes, sur la taxe d’aménagement du territoire, sur les amendes forfaitaires des radars automatiques, sur la taxe intérieure de consommation des produits énergétiques (TICPE).
À hauteur d’environ 3,5 milliards d’euros (budget 2021), cette boîte aux lettres relaye les décisions prises par le ministère des Transports et redistribue les subsides aux transports ferroviaires et collectifs, aux infrastructures routières, aux voies navigables et autres ports maritimes.
Une “coquille vide” selon la Cour des comptes qui émet des critiques régulières sur l’AFIT, allant même jusqu’à préconiser sa suppression et recommandant que ses activités intègrent la Direction générale des infrastructures des transports et de la mer.

