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mardi 10 juin 2025

« Comme prévu, voici la retraite à 67 ans ! ». L’édito de Charles SANNAT

 

 

 par | 10 Juin 2025 |

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Voilà. Nous y sommes.

C’était tellement prévisible que cela en est risible.

Le COR qui est le Conseil d’orientation des retraites veut porter l’âge de la retraite à 66.5 ans… autant dire 67 ans qui est l’âge moyen de départ à la retraite en Europe, sauf que le reste des pays européens n’a pas un système social aussi généreux que le notre permettant à des millions de gens de ne tout simplement jamais travailler de leur vie.

On va donc demander toujours plus à ceux qui travaillent et cotisent. C’est donc la double peine systématique dans notre pays.

On trappe sur les clous droits.

Les clous tordus ? Pour eux, c’est l’impunité systématique.

Je vous rappelle également la réalité des processus itératifs.

On ne vous annonce jamais l’objectif final.

On vous annonce toujours des objectifs intermédiaires.

Cela fait moins peur et le mouton reste bien sagement là, à se faire tondre.

Pour rester dans la métaphore animalière c’est l’histoire connue de la grenouille.

« Scandale », « orienté », « biaisé » : les syndicats étrillent la proposition du COR de reculer l’âge de départ à 66,5 ans

« La CGT a jugé «totalement orienté» le nouveau rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR), en déplorant que le président de cette instance soit «en mission commandée» pour l’Élysée en privilégiant pour préserver le système le recul de départ de l’âge à la retraite. «Il y a un scandale dans le fait de ne flécher qu’une seule préconisation. Jusqu’à présent, le COR émettait des hypothèses et aux politiques de trancher. Là, c’est totalement orienté», a fustigé le représentant de la CGT Denis Gravouil, chargé de la protection sociale et des retraites, interrogé par l’AFP. »

Alors, comme à chaque fois, nous descendrons dans la rue pour une nouvelle séance d’exorcisme social.

Les gens iront gueuler, couiner. Ils bruleront un ou deux pantins à l’effigie de Macron. La CGT ressortira les camions sono et les gros ballons tout rouges. Ils pourront donc extérioriser leur rage ce qui est la seule vertu des mouvements syndicaux depuis 40 ans. Puis si le mouvement s’enkyste,  le pouvoir laissera quelques « antifas » venir mettre le bazar, ce qui permettra d’envoyer les forces de l’ordre contre ces vilains cortèges. Face aux images de violences les mères et pères Michus n’iront plus manifester. Le gouvernement dira que le mouvement s’essouffle.

Au bout de quelques mois, la réforme passera, au 49.3 ou autrement.

Vous bosserez jusqu’à 66.5 ans.

Mais ce ne sera toujours pas assez mes amis.

L’objectif final, c’est 70 ans.

lundi 17 mars 2025

40% du minimum vieillesse est versé à des étrangers qui n'ont jamais cotisé en France

 

samedi 22 février 2025

Pourquoi il faut réformer le régime des retraites du public. Vite !

© Shutterstock  
 
 © Shutterstock

 

 

La Cour des comptes vient de rendre publics les résultats de son « audit flash » du système de retraite français, réalisé à la demande du Premier ministre. 

Bouclé en moins d’un mois, en dépit de l’extrême complexité du système (ou des systèmes) de retraite français, il a pour but d’éclairer le travail des partenaires sociaux auxquels François Bayrou a confié le soin de réformer la réforme Borne de 2023.

Lorsqu’il était Haut-commissaire au Plan, l’actuel Premier ministre avait déjà fait état d’un déficit du système de retraite très supérieur aux projections optimistes du Conseil d’orientation des retraites (COR). Il avait en effet pris en compte les subventions de l’Etat aux régimes de retraite des fonctionnaires, déguisées en surcotisations (à des taux de 78 % pour les fonctionnaires civils et 126 % pour les militaires, contre 16,46 % pour les salariés du privé).

Des systèmes complexes, voire incompréhensibles

Sur les mêmes bases, le 14 janvier dernier, François Bayrou avait évalué le déficit réel pour 2025 à 55 milliards d’euros. S’il espérait que les magistrats de la rue Cambon confirmeraient ce chiffre, il s’est bercé d’illusions. Ceux-ci conviennent que « l’État cotise au régime de retraite de ses fonctionnaires avec des taux apparents bien plus élevés que les entreprises privées au régime général », qu’il « finance le régime de ses fonctionnaires civils et militaires au moyen d’une contribution de 45 Md€ en 2023 » et « participe à l’équilibre financier de 17 régimes spéciaux pour un peu moins de 8 Md€ » (soit 53 milliards d’euros si l’on additionne ces deux contributions). Mais, à les en croire, « les deux systèmes présentent de telles divergences qu’ils ne sont pas comparables ».

En outre, ajoutent-ils, « la contribution de l’État mélange, sans distinction possible, une cotisation employeur, le financement de dépenses de solidarité, non couvertes par des cotisations dans le régime général, et un éventuel apport pour équilibrer le régime. » (L’adjectif « éventuel » relève de l’euphémisme...) De sorte que « la comparaison des taux pour calculer une éventuelle surcotisation de l’État n’est pas possible. » En somme, le système de retraite des fonctionnaires est si complexe et confus qu’il est impossible d’en analyser les différentes composantes ! Circulez, il n’y a rien à voir…

Les syndicats satisfaits

mardi 28 janvier 2025

Ni vu ni connu, l’État pioche dans votre poche pour payer les extravagantes retraites des fonctionnaire


Ni vu ni connu, l’État pioche dans votre poche pour payer les extravagantes retraites des fonctionnaires

 

 Éric Verhaeghe


Nous avons pointé hier l’ahurissante manoeuvre en cachette du gouvernement, qui prévoit sept heures de travail gratuit pour les salariés pendant qu’il accorde des avantages socio-fiscaux à Pfizer. 

D’autres manoeuvres très discrètes ont lieu pour accorder des avantages aux uns pendant que les autres doivent se serrer la ceinture. 

Ainsi, pour protéger l’extravagante retraite des fonctionnaires, le gouvernement vient de décider de piocher dans la poche de tous les contribuables. 

Ainsi, si vous n’êtes pas fonctionnaire… non seulement vous cotisez pour votre propre retraite, mais vous cotisez aussi, sans contrepartie, pour celle des fonctionnaires.

 

Nous vous révélions hier les avantages fiscaux que le gouvernement accorde à Pfizer et à son fameux vaccin à ARN Messager, tout en demandant aux assurés sociaux de se serrer la ceinture pour sauver la sécurité sociale.

mardi 14 janvier 2025

« Vers l’abrogation de la réforme des retraites pour éviter la censure ? Ecorama ». L’édito de Charles SANNAT



Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Vous savez ce que je pense de cette réforme des retraites.

J’y suis opposé depuis le début, car le problème n’est pas de faire tavailler toujours plus ceux qui travaillent déjà. 

Vous pouvez faire travailler les courageux qui bossent encore jusqu’à 70 ans ou même 75 ans ce ne sera jamais suffisant pour payer deux choses.

La première ce sont les retraites des fonctionnaires qui sont versées en étant payées par le budget de l’Etat et qui expliquent 480 milliards d’euros des 1 000 milliards d’euros de dettes accumulées en plus sous le “septennat” Macron.

La seconde c’est d’arrêter de taper sur les clous droits parce que c’est plus facile et donc d’arrêter de demander à ceux qui ont déjà travaillé 40 ans de travailler toujours plus. Il serait normal d’exiger de la part de tous ceux qui le peuvent une juste participation par le travail à la communauté nationale. Tout le monde doit travailler et contribuer en fonction de ses possibilités. Je rappelle que nos compatriotes en situation de handicap physique ou psychique travaillent dans des Esat alors que c’est eux qui auraient le plus de raisons objectives de ne pas travailler.

Quand on a travaillé 40 ans, c’est dans bien des cas suffisant ! On peut parler décote en disant qu’à 60 ans il est possible de partir en retraite avec 30 ou 40 % de moins, peu importe, mais c’est un droit à partir en retraite après 40 années de travail. Mettons ceux qui n’ont jamais travaillé depuis 40 ans au boulot ! Si nous avons 2 ou 3 millions de cotisants en plus cela règlerait le problème surtout que d’un côté nous aurions plus de cotisations sociales et moins d’aides et d’assistanat à payer. Un double effet positif.

Pour cela il faut de la croissance, des PME, des TPE et des entrepreneurs. C’est eux, qu’il faut aider en allégeant les règles parce que c’est par les PME, les TPE, les artisans et les commerçants que l’activité économique et la croissance y compris de l’emploi reviendront.

lundi 13 janvier 2025

Retraités. 4.5 milliards d’économie si l’on supprime l’abattement de 10 %

 

 par | 13 Jan 2025 |

 

Alors que de nouvelles discussions budgétaires sont en cours dans les coulisses entre les députés et Bercy, le Medef propose de supprimer l’abattement fiscal de 10 % pour les retraités.

“Dans la perspective du budget, la chasse aux niches fiscales est toujours ouverte. 

Le Medef a soumis une nouvelle proposition, estimant qu’en supprimant l’abattement fiscal pour frais professionnels des retraités, l’État pourrait récupérer 4,5 milliards d’euros.
La ligne de 10 % d’abattement fiscal sur la déclaration d’impôts des retraités pourrait bientôt disparaître. Si la suppression était appliquée, un ancien ingénieur paierait plus d’impôts dans les prochains mois. Cette mesure, mise sur la table par le Medef, est identique à celle des actifs accordée au titre des frais professionnels. Selon le syndicat des patrons, les retraités ne devraient donc pas en bénéficier.

Des milliers de foyers basculeraient dans l’impôt
Dans le détail, un retraité seul qui perçoit 1 542 euros net par mois de pension ne paie pas d’impôt aujourd’hui. Sans cet abattement, il paierait 272 euros par an. Un couple où chacun touche 1 662 euros net par mois contribuerait à hauteur de 682 euros aujourd’hui, contre 1 320 euros sans niche fiscale. Plusieurs économistes estiment que la suppression de l’abattement ferait basculer environ 500 000 ménages de retraités dans l’impôt. Le ministère de l’Économie n’a pas souhaité commenter.”

Quel est l’intérêt d’une telle mesure?

Cela reviendrait à faire baisser les pensions de tous ceux qui ont une pension les rendant imposable.

samedi 7 décembre 2024

Argent public : les trois anciens Premiers ministres les plus dépensiers sont…


© Antonin Albert /Shutterstock

 

Écrit par Fabrice Durtal


Bernard Cazeneuve, Dominique de Villepin et Jean-Pierre Raffarin sont les trois anciens Premiers ministres tapant le plus largement dans la cassette réservée aux anciens chefs de gouvernement.

L’heure est à la disette budgétaire, mais pas pour tout le monde : Bernard Cazeneuve, Dominique de Villepin, Jean-Pierre Raffarin constituent le tiercé gagnant de la dépense publique en 2023. 

C'est ce que révèle un rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura et membre de la commission des Finances de l’Assemblée, qu'a pu consulter Le Figaro (22.11.24).

Lorsqu’il quitte Matignon, un ancien Premier ministre perçoit une indemnité de départ équivalente à 3 mois de salaire mensuel (un peu plus de 15 000 euros, et à condition de ne pas reprendre une activité rémunérée dans les trois mois), de la mise à disposition d’un véhicule de fonction, d’un chauffeur et des charges afférentes à cette voiture, d’un secrétaire particulier, etc.

En 2023, 11 anciens locataires de Matignon sont concernés pour une dépense totale de 1,423 million d’euros, un montant en hausse de 11 % par rapport à 2022, relate Le Figaro.

Parmi les champions de la dépense publique, Bernard Cazeneuve arrive en première position avec 20 393 euros en frais automobiles et 198 265 euros en frais de personnel, soit un total de dépenses de 218 658 euros.

Il est suivi par Dominique de Villepin qui est revenu à 197 539 euros aux contribuables sur 12 mois.

En troisième position, on trouve Jean-Pierre Raffarin (167 467 euros).

Anciens Premiers ministres : des activités lucratives par ailleurs

Financées par la collectivité, ces dépenses passent d’autant moins que les trois hommes entretiennent des activités privées lucratives : Bernard Cazeneuve est avocat associé au sein du cabinet August Debouzy ; conseil aux dirigeants pour Dominique de Villepin à travers son cabinet Villepin International ; activités de service pour Jean-Pierre Raffarin, notamment en Chine.

mardi 2 juillet 2024

Retraites : ce que l’audit de Jordan Bardella va révéler…


©shutterstock_editorial_623078432
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Jordan Bardella a annoncé qu’il demanderait un grand « audit des comptes de la nation », s’il entre à Matignon. 

Une initiative qui suppose que le Rassemblement national obtienne la majorité absolue aux élections législatives et que le président de la République le nomme Premier ministre. 

Un grand audit ? Ce sera, en effet, nécessaire pour le nouveau gouvernement, à la fois pour se donner les moyens de gouverner et pour informer les Français de l’état des finances après sept années de macronisme. Les électeurs pourraient alors découvrir des réalités soigneusement cachées, comme le véritable déficit du système de retraite français.

Selon le haut-commissaire au Plan François Bayrou, intervenant sur France Inter le 29 janvier 2023, ce vrai déficit est dissimulé depuis plusieurs décennies par le Conseil d’orientation des retraites (COR), service du Premier ministre créé en 2000, théoriquement pour aider le gouvernement à piloter le système. Bayrou, président du MoDem et membre de la majorité présidentielle, expliquait que « le COR est une institution dans laquelle tous les partenaires sociaux sont engagés et qui, depuis longtemps, défend l’idée que ce n’est pas si grave que ça ». C’est un peu court, jeune homme ! Car le COR établit ses hypothèses à partir de données qui lui sont indiquées par le gouvernement. Autrement dit, à travers ce service, c’est le gouvernement lui-même qui truque les chiffres et ment aux Français.

Une déclaration embarrassante

En janvier 2023, le président du COR, Pierre-Louis Bras, n’était pourtant plus en odeur de sainteté auprès du Premier ministre Élisabeth Borne.

 Il avait en effet affirmé, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 19 janvier 2023, que « les dépenses de retraites ne dérapent pas, elles sont relativement maîtrisées, dans la plupart des hypothèses, elles diminuent plutôt à terme ».

jeudi 23 mai 2024

« Explosif selon le Figaro. Vers la désindexation des pensions, retraites et autres prestations ! ». L’édito de Charles SANNAT

 

 par | 23 Mai 2024 |

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Voyez-vous, je ne suis pas surpris.

Bien évidemment, nous vous laisserons.voter avant et jusqu’au 9 juin, il n’y a pas grande inquiétude fiscale ou sociale à avoir.

C’est à partir du 10 juin que les choses vont se gâter.

Puis, elles vont empirer logiquement au mois de juillet où la moitié de la France sera en vacances.

Que les juilletistes ne m’en veuillent pas, mais ceux qui partent en juillet on double dose de vacances puisqu’en août généralement la France s’arrête ceux qui assurent les affaires courantes ne se tuant pas à la tâche en août (c’est une moyenne). Vous vous demandez sans doute pourquoi je parle de ça ?

Simple. Une fois les juilletistes en vacances, ce n’est pas les aoûtiens encore au boulot et pas encore en vacances qui iront manifester pendant ce temps-là.

D’où le fait que les « grosses » réformes passent toujours l’été et que les automnes soient chauds socialement parlant.

Je ne juge ni les uns ni les autres, je vous explique et je vous transmets le message de mes poules de cristal qui voient donc :

De nouveaux impôts sur les rentes pour augmenter les recettes, et de grosses baisses sur les aides reçues qui passeront logiquement par la fin des hausses via l’indexation « automatique » sauf pour les toutes petites rentes et autres minima. Cela se passera cet été au mois de juillet dans la torpeur estivale et entre deux attentats lors des JO qui seront la plus grande « foirade » de l’histoire.

Comme le dit le Figaro dans sa « une » d’hier, « certains poids lourds de la majorité plaident pour déconnecter de l’inflation la revalorisation des prestations sociales et des retraites ce qui pourrait rapporter 20 milliards d’euros » !


Cette solution est une évidence… évidente d’un point de vue analytique.

Vous ne baissez rien.

Vous n’augmentez plus.

Facialement, les bénéficiaires ne subissent aucune perte brute. Ce sera une perte plus tard sous forme de pouvoir d’achat.

D’un point de vue plus général, si l’indexation des pensions de retraites semble logique (ou celles des pensions d’invalidité) puisqu’il s’agit de temps long où vous pouvez rester 40 ans avec votre pension et que l’inflation la ferait tendre vers 0 au bout d’une telle durée, pour le chômage cela s’explique beaucoup moins. Il n’y a pas de raison objective d’indexer sur l’inflation les prestations de courtes durées (inférieures à 24 mois). Pour le cas des chômeurs par exemple on se retrouve avec des hausses supérieures des indemnisés chômage aux hausses de salaires. Absurde.

mardi 30 avril 2024

Comment l’Etat vous fait les poches pour payer la retraite de ses fonctionnaires


 Comment l’Etat vous fait les poches pour payer la retraite de ses fonctionnaires

 parÉric Verhaeghe

 
 
Dans les innombrables inégalités et injustices que dissimule la Sécurité Sociale, et dont elle se nourrit quotidiennement à l’abri d’une propagande de tous les instants, le circuit de financement utilisé pour la retraite des fonctionnaires est probablement le plus grand scandale qui existe. 
 
Il consiste en effet à taxer sans le dire les salariés du privé pour abonder la retraite des fonctionnaires. Autrement dit, chaque salarié du secteur privé paie deux retraites : la sienne et celle des fonctionnaires. Les fonctionnaires n’en paient qu’une : la leur. On comprend pourquoi l’INSEE et Bercy font tout pour cacher le pot-aux-roses.
 
 


Récapitulons, donc.

samedi 14 octobre 2023

Combien coûtent les anciens présidents de la République au contribuable ?


 
 

 Marie-Camille Le Conte 13 octobre 2023

 

Pour la première fois, ce 10 octobre, Matignon a dévoilé de manière explicite le détail des sommes versées aux anciens présidents de la République pour leurs moyens matériels et humains.

 Le document officiel vient en réponse à une question écrite de la députée socialiste Christine Pirès-Beaune, datée du 4 juillet 2023. Il se penche sur le coût de deux Présidents : Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Une belle retraite

Les dépenses liées aux anciens Présidents sont aujourd'hui encadrées par le décret n° 2016-1302 du 4 octobre 2016, qui prévoit la mise à disposition de sept collaborateurs, dont le chiffre est réduit à trois lorsque cinq années sont écoulées après la cessation de leurs fonctions. L'ancien Président bénéficie également de locaux meublés et équipés dont les frais sont pris en charge par l'État. Les frais de réception et de déplacement sont également pris en charge lorsqu'ils s'agit d'activités liées à leur fonction d'ancien chef de l'État. Enfin, ils bénéficient d'un véhicule et de conducteurs. Un processus qui permet à nos anciens dirigeants de profiter d'une belle retraite aux frais de la nation.

Si l'on compare les chiffres dévoilés pour l'année 2022 avec ceux des années précédentes, la tendance semble être toutefois à la sobriété.

lundi 25 septembre 2023

Retraites : le gouvernement veut piquer dans les caisses du privé


 Éric Letty 24 septembre 2023

C’est la dernière idée de génie du gouvernement : pour honorer ses promesses sans bourse délier, il suffit de piocher dans la poche d’autrui.

En l’occurrence, dans les caisses du régime de retraite complémentaire des salariés du secteur privé, l’Agirc-Arrco.

Tu veux ou tu veux pas, mais tu raques de toute manière !

Après la mise en place de la réforme Borne, le recul de l’âge légal de départ à la retraite (qui passera, progressivement, de 62 à 64 ans) aura pour conséquence bénéfique une rentrée supplémentaire de cotisations, tout en retardant le moment de payer leur pension aux futurs retraités. Il en résultera une meilleure santé financière du régime Agirc-Arrco, qui pourrait engranger environ 22 milliards d’euros sur quinze ans : un véritable pactole qui viendra s’ajouter aux 68 milliards d’euros de réserves actuelles. Le gouvernement, endetté jusqu’au cou et qui cherche de l’argent partout, lorgne ce bas de laine avec l’appétit d’un loup famélique devant un mouton gras. Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a donc annoncé aux partenaires sociaux gestionnaires des caisses que la « solidarité » leur impose de partager le magot – qualifié d’« excédents » – afin de contribuer à tenir la promesse du gouvernement de revaloriser les petites pensions, inscrite dans la réforme des retraites. Le montant de cette participation serait compris entre un milliard d’euros, pour commencer, et trois milliards, fin 2026. Comme les syndicats se font tirer l’oreille, le ministre les a aimablement avertis : soit ils s’exécutent de bon cœur en inscrivant gentiment le siphonnage dans le nouvel accord-cadre courant sur la période 2023-2026, soit le gouvernement l’inscrira autoritairement dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024. Autrement dit, tu veux ou tu veux pas, mais tu raques de toute manière.

mercredi 19 avril 2023

Manifs ou entreprenariat : choisis ton camp, camarade !


 
 
Arnaud Florac 18 avril 2023
 
Le 17 avril, Elon Musk, l'un des hommes les plus riches du monde, annonçait que le lancement de la navette Starship allait être reporté de 48 heures en raison de difficultés techniques. Starship, si elle décolle cette semaine, sera la plus grande fusée jamais envoyée dans l'espace.
 
 Elon Musk n'en sera pas à son coup d'essai : sa carrière est une suite d'innovations stupéfiantes, certaines soutenues par le gouvernement américain, d'autres non. Le magazine Jeune Afrique considère Elon Musk, dans chacun des articles qui parlent de lui, comme un Africain. Tu m'étonnes : c'est la fierté du continent, quoi. Ce n'est légalement pas faux, d'ailleurs, puisqu'il est né à Pretoria, en Afrique du Sud, d'un père afrikaner et d'une mère canadienne. À douze ans, Musk créait son propre jeu vidéo. Il possède un QI de 150 environ et lit deux livres par jour depuis son adolescence. Il a créé puis revendu des sociétés, perdu et gagné des fortunes. Il est le père de dix enfants, a des dizaines d'idées sur tout et n'a sans doute pas fini de nous étonner. Un excessif.
Trois jours plus tôt, bien loin des rampes de lancement de SpaceX, la télévision française interrogeait un certain Victor Mendez, 26 ans, militant à l'UNEF et fervent opposant à la réforme des retraites. Évidemment, ce jeune homme avait des éléments de langage tout faits, juste sortis du micro-onde. Il ne lâchera rien, même si Macron le veut, pas lui, il est là, etc. Bravo. On peut trouver la réforme des retraites stupide ou brutale, on peut la trouver nécessaire ou justifiée : en la circonstance, peu importe, et ce n'est pas le propos de cet article. Non, ce qui surprend le téléspectateur, c'est le profil de cet étudiant. Victor Mendez, qui est donc âgé de 26 ans, est étudiant en licence de langues étrangères à l'université de Nanterre. 26 ans. En licence. En moyenne, un master s'obtient (sans redoublement, pour un bac obtenu à 18 ans) à l'âge de 23 ans. L'université de Nanterre, tristement célèbre depuis Mai 68 pour l'inaccessibilité prétendue de ses dortoirs de filles, est l'une des plus gauchistes de France.

lundi 17 avril 2023

« Retraite à 64, 65, 66, 67 ans. Les 7 secrets pour préserver votre qualité de vie et vos revenus! ». L’édito de Charles SANNAT



 par | 17 Avr 2023 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Cette semaine, dans le JT du Grenier de l’éco, je vous propose de réfléchir aux impacts de la retraite à 65 ans.

Si le combat syndical et politique va se poursuivre, et si chacun, en fonction de ses convictions peut y prendre part, je voulais aborder ici non pas le volet collectif et politique, mais les façons personnelles et individuelles de se préparer à la retraite à 64 ans, et qui sera le plus souvent à… 65 ans !

Si l’on commence à travailler à 22 ans et sans aucune période d’inactivité, avec les 43 annuités nécessaires pour un taux plein, la retraite sera en réalité à 65 ans pour une grande partie de la population. Au moins. Si vous rajoutez des études plus longues ou plus fastidieuses avec quelques redoublements ou chemins de traverses bien compréhensibles, si vous prenez en compte les périodes d’inactivité, alors nombres de nos concitoyens devront travailler jusqu’à 66 ou 67 ans pour atteindre un « taux plein ».

Mais ce n’est pas tout pour les mauvaises nouvelles.

Entre baisse du taux de remplacement (le montant des retraites va baisser), inflation et hausse des prix, mais aussi, un niveau d’emploi terriblement bas pour les séniors, ne pas préparer sa retraite c’est aller, non pas vers l’échec, mais vers des moments difficiles.

Il faut donc, pouvoir travailler sur deux horizons de temps.

Être heureux dans son présent mais sans sacrifier son futur et son avenir.

Pour cela je vous propose de réfléchir aux 7 clefs, qui sont également un peu les 7 secrets de la réussite.

Votre avenir se prépare aujourd’hui.

mercredi 12 avril 2023

Ce ne sont pas les immigrés qui sauveront le système de retraites


Ce ne sont pas les immigrés qui sauveront le système de retraites

 

Dans un dossier consacré à l’immigration, L’Incorrect laisse la parole au syndicaliste chrétien Joseph Thouvenel, qui dénonce quelques lieux communs :

 


  

 

Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Incorrect ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

mercredi 22 mars 2023

Gros blocage au port du Havre.


 

Le pont de Saint-Nazaire


vendredi 17 mars 2023

L'enfumage du gouvernement sur les retraites debunké en 2 minutes



lundi 13 mars 2023

Réforme des retraites : le gouvernement va-t-il tomber ?


 
 

Georges Michel 12 mars 2023

C’est fait, le a voté la : 195 voix pour, 112 contre, 37 abstentions.

  et Élisabeth Borne peuvent dire merci à la droite sénatoriale. 

 Rappelons que ce projet de loi, sur lequel se sont prononcés les sénateurs, a été adopté en vertu d’un vote bloqué déclenché par le gouvernement et que le contenu des articles 9 à 20 du texte a été arrêté par ce même gouvernement. Bruno Retailleau a beau déclarer que si la droite sénatoriale a voté cette réforme, c’est « parce que c’est notre réforme », car « c’est ici qu’elle est née », parce que « nous l’avons modifiée », il n’est pas certain que tous les électeurs de droite voient cela comme une victoire. Au plan comptable, immédiatement, peut-être. Mais politiquement et à moyen terme, il faudra voir. D’aucuns ironisent, d’ailleurs, sur des LR qui ont « fait moins de 5 % à la présidentielle » et qui pèsent pour que cette réforme se fasse alors que les sondages indiquent qu’une grande majorité des Français y est opposée.

Les Français massivement contre ? Pas si l’on en croit le sénateur macroniste et ancien socialiste François Patriat. Celui qui, récemment, voyait des exosquelettes partout sur les chantiers, vient de déclarer à la tribune du : « Je trouve que ce texte est à la fois nécessaire et protecteur. Et d’ailleurs, les Français ne s’y trompent pas quand ils disent aujourd’hui à 8 pour 10 qu’ils pensent que le texte sera voté, ça n’est pas par notre entêtement ; parce qu’ils savent très bien en eux-mêmes que ce texte, il est nécessaire pour assurer la survie du service pour demain… » C’est une façon d’interpréter les sondages. En Macronie, on sait ce qui est bon pour le peuple. On sait même penser pour lui. D’autant que le peuple ne pense pas. Une autre façon d’interpréter ce « 8 pour 10 » serait de dire que les Français sont tout simplement résignés. Ce qui n’est pas forcément très bon, à bien y réfléchir.

Mais il faut écouter un autre homme de gauche – si tant est que Patriat soit un homme de gauche -, le sociologue Jean Viard, candidat malheureux sous l’étiquette En Marche !, face au LR Julien Aubert aux élections législatives de 2017 dans le Vaucluse, qui s’exprimait, samedi soir, sur le plateau de l’émission de Léa Salamé « Quelle époque ! » : « Je pense que là, ils vont passer en force… Cela va renforcer l’extrême droite. » « Est-ce que ce n’est pas un peu rapide ? », lui rétorque Salamé. Réponse de Viard : « C’est le plus probable. Pourquoi ? Parce que ça laisse dans les milieux ouvriers une énorme souffrance qui leur laisse le sentiment d’être méprisés. » Et le sondeur Brice Teinturier de poursuivre et d'abonder dans le sens de Jean Viard : « Il y a eu vraiment le sentiment de la part des Français de ne pas être, non seulement écoutés, mais compris par la façon dont ils vivent et dans leurs aspirations… Au-delà de la compréhension, on leur impose quelque chose alors même que l’enjeu de leur vie, c’est de pouvoir choisir le moment où ils veulent partir… »

jeudi 9 mars 2023

Les privilégiés du Sénat adoptent l’article 7 de la réforme des retraites repoussant à 64 ans l’âge légal de départ à la retraite




 

jeudi 16 février 2023

Le travail fait vivre plus longtemps selon Patrick Cohen !



 Exosquelette ( françois patriat)

 par | 16 Fév 2023 |

Cette analyse de Patrick Cohen mérite que l’on s’y arrête un petit peu.

Oui, effectivement nous ne mourrons pas tous à 60 ans. Et il est très facile, comme il est tout aussi évident que pour les métiers passion qu’un Cohen exerce dans les conditions plus que confortables, ou qui sont les miennes, moi qui travaille chez moi sans devoir me déplacer quotidiennement à l’usine, de continuer au-delà de 60 ans, et même au delà de 65 ans.

Patrick Cohen explique que ceux qui travaillent vivent plus longtemps et en meilleure santé car cela stimule.

C’est vrai.

Mais pas du tout pour tout le monde !

Quand vous êtes un homme politique, un journaliste, ou encore un chercheur comme le Professeur Montagnier, vous travaillez toujours, jusqu’à la fin. Un peu moins fort, souvent beaucoup moins vite mais vous travaillez toujours et la passion vous porte et vous transcende. C’est assez simple à comprendre. Pour cette catégorie de personne, la retraite est même une petite mort souvent très difficile à vivre.

De la même manière il est assez facile de comprendre que travailler à la chaîne, ce n’est pas la même « stimulation ». Et non, continuer à boulonner les boulons à 65 ans, à passer les codes barres à la caisse ou à s’occuper des enfants dans une école ce n’est pas du tout une bonne idée.

Quelle passion pour ramasser les poubelles, et quelle usure dans les métiers du BTP ou de la restauration par exemple.

Le raisonnement de Cohen défendu et mené également par Dussopt est parfaitement juste, pour une toute petite minorité faisant des métiers intellectuels dans un confort absolu.

Pour le reste fichons la paix à ceux qui ont déjà travaillé 40 annuités. C’est bien assez. Place aux jeunes et faisons bosser ceux qui n’ont jamais commencé.