mercredi 23 avril 2014

Pôle emploi rebaptisé Pôle roumain


Kozzi


Le 22 avril 2014


   
Pourquoi un tel engouement pour s’inscrire à un organisme plus riche en demandes qu’en offres d’emploi ?

Pauvre « Moi Président » !
 Comme chacun sait, il a bien du mal à faire baisser le chômage, si ce n’est à l’empêcher d’augmenter !
Avait-il besoin d’une charge supplémentaire de demandeurs d’emploi… roumains ?
Depuis le 1er janvier dernier, le statut transitoire en France et dans d’autres États membres restreignant l’embauche de ressortissants roumains et bulgares – membres de plein droit de l’Union européenne – ayant expiré, les employés de Pôle emploi font face à un afflux de travailleurs roumains.
Combien sont-ils ?
Impossible à savoir car leurs entrées en France ne sont pas comptabilisées par le ministère de l’Intérieur ; en effet, « de telles statistiques ne sont pas réalisées pour les étrangers citoyens d’États membres de l’Union européenne ».
Et quels travailleurs !
 Cécile Crouzet rapporte plusieurs témoignages, dans Le Figaro, d’employés de Pôle emploi au bord de l’implosion : « J’ai enregistré un homme de 62 ans qui ne parlait pas français et qui n’avait aucune formation. Sa chance de trouver un travail est quasi nulle » ; « Une femme est venue inscrire son père qui comprenait à peine ce qui se passait »… et de citer Suzie Petit, déléguée syndicale centrale CFE-CGC à Pôle emploi : « Les flux sont importants. Il s’agit surtout d’hommes, roumains, voire bulgares, dans la force de l’âge. Mais qui ne parlent pas français et sont même parfois analphabètes. Ils viennent accompagnés de bénévoles d’associations qui traduisent pour eux. »

Pourquoi un tel engouement pour s’inscrire à un organisme plus riche en demandes qu’en offres d’emploi ?
 Parce qu’une telle inscription permet d’obtenir nombre d’avantages, notamment des formations en « français langue étrangère » (sic), des cours d’alphabétisation, l’ouverture à des droits aux aides sociales accordées par les communes : « aides qui vont de la gratuité des transports en commun à celle de la cantine pour les enfants, en passant par l’inscription à une épicerie sociale », énumère Cécile Crouzet.

Sans parler du système de santé français et surtout de la possibilité de surseoir à une éventuelle reconduite au pays natal : « Le principe européen est que les ressortissants de l’Union ne doivent pas devenir une charge pour l’assistance sociale de l’État membre qui les accueille », pour le ministère de l’Intérieur.
 « En pratique, si un ressortissant européen démontre qu’il a cherché un emploi, qu’il a envoyé des CV, le délai de six mois est prolongé », indique Lise Faron, membre de la CIMADE (association d’aide aux étrangers) citée par Le Figaro, qui précise : « Et surtout, d’après les associations, la France expulse très rarement des Européens, à l’exception des Roms. Un état de fait confirmé par un préfet. »

Seulement – comble de l’ironie – figurez-vous que ces Roumains-là sont « souvent assimilés aux Roms. Cela les handicapera encore plus pour trouver un travail », ajoute notre brave syndicaliste Suzie Petit…

La pauvre ne mesure sans doute pas l’extrême gravité de sa remarque : être assimilé aux Roms, un handicap ?
 Pourvu que SOS Racisme, le MRAP, la LICRA et autres associations autoproclamées antiracistes ne lisent pas Le Figaro (ni Boulevard Voltaire), Suzon la gaffeuse serait elle-même assimilée à qui vous pensez et n’aurait sans doute plus qu’à chercher refuge au pays de Dracula…

Et si elle y importait Pôle emploi ?

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