samedi 12 août 2017

Baisse des contrats aidés : des milliers de salariés et d'employeurs en détresse

 
 Les agences Pôle Emploi sont contraintes de ne plus offrir de contrats aidés
 
Les agences Pôle Emploi sont contraintes de ne plus offrir de contrats aidés © Maxppp - Photo d'illustration - Nice Matin 
 
vendredi 11 août 2017    

Conséquence de la volonté du gouvernement de réduire le nombre de contrats aidés, des salariés se voient interrompre ou supprimer le contrat qui leur avait été promis ou même qu'ils avaient démarré.

Un drame, à la fois pour les employés mais aussi pour les employeurs.
Murielle Pénicaud les juge "inefficaces" et "coûteux".
Dans le viseur de la ministre du travail, les contrats aidés de type CAE (Contrat d'Accompagnement dans l'Emploi) ou CUI (Contrat Unique d'Insertion).
Ainsi, alors même que certains contrats ont récemment été signés par des employeurs et des employés, des dizaines viennent d'être purement et simplement annulés, voire interrompus.
En effet, les agences Pôle Emploi ont reçu l'ordre lundi dernier de les arrêter et de ne plus en délivrer.
Résultat, des situations ubuesques et dramatiques, avec des employés qui voient leur précieux contrat leur passer sous le nez.
Et d'autres qui avaient carrément commencé à travailler et à qui l'on a demandé cette semaine de rentrer chez eux.
Autant de drames humains, que le gouvernement ne semble pas avoir bien mesuré.


Isabelle, renvoyée chez elle après trois journées de travail
C'est une situation ubuesque dans laquelle les pouvoirs publics viennent de plonger Isabelle, 40 ans, mère de deux enfants.

Originaire du sud de la France, cette demandeuse d'emploi décroche à la fin du mois de juin dernier un entretien pour un poste dans la ville du Havre.
Isabelle traverse alors la France pour passer son entretien et décroche le job.
A la clef, un Contrat Unique d'Insertion (CUI).
Branle-bas de combat.
Isabelle saute sur l'occasion et fonce.
Elle signe alors son contrat le 7 août dernier et démarre son nouveau job.
Seulement, quatre jours plus tard, coup de fil du Pôle Emploi qui lui signifie que son contrat est finalement invalidé et interrompu.
Et maintenant ?
Isabelle a en effet engagé des frais, s'est lancée dans la location d'un nouveau logement, a inscrit ses filles à l'école.
Seulement, retour à la case de départ.
Elle est aujourd'hui de nouveau au chômage et dans une région qu'elle ne connaît pas.
Elle témoigne sur France Bleu Normandie :




 
Les agents de Pôle Emploi totalement désemparés

Des situations comme celle d'Isabelle, les conseillers du Pôle Emploi en ont tous sur leur bureau, partout en France.
Impuissants et désemparés, face à cette décision prise par le gouvernement.
Véronique Riesco est responsable régionale de la CGT, pour le Pôle Emploi, en Normandie.
Elle explique les drames humains auxquels elle est aujourd'hui confrontée.





Des recours restent possibles auprès de Pôle Emploi pour les personnes concernées.
En attendant, cette mesure risque de faire exploser les chiffres du chômage lors de la prochaine vague.

Article lu ICI

1 commentaire:

  1. Heureusement qu'il y a le terrorisme à Barcelone, comme ça l'histoire d'Isabelle tombe vite dans l'oubli sur France 3.
    Mais qu'est-ce qu'on peut faire pour arrêter ce gâchis ?

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