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mercredi 6 octobre 2021

Encore un idiot de laREM qui c'est fait piquer, les deux mains dans le pot de confiture!


 

Et qui c'est qu'on retrouve en train de pédaler dans la choucroute? 


 

 

mercredi 12 mai 2021

Voile islamique sur une affiche électorale : un (gros) caillou dans la chaussure LREM


 
  

Les polémiques sont comme les petites fleurs au printemps : elles fleurissent, à tour de rôle, quand l’une se fane, l’autre prend le relais. Et tout cela avec une régularité cyclique de métronome.

Voici donc revenu le voile islamique.

Sur l’affiche de des départementales de LREM pour le canton 1 de Montpellier apparaît une candidate voilée.

Jordan Bardella, du , a réagi aussitôt sur : « C’est cela, la lutte contre le , Marlène Schiappa ? » Et c’est le député , délégué général de LREM, qui lui a répondu : « Les valeurs portées par LREM ne sont pas compatibles avec le port ostentatoire de signes religieux sur un document de campagne électorale. Soit ces candidats changent leur photo, soit LREM retirent leur soutien. » Il n’a tout de même pas signé d’un « Stanislas, belle journée ! » constellé d’émoticônes rieuses, mais cela sentait son community manager empressé, soucieux de tuer dans l’œuf le brain shaming que pourrait susciter un consommateur mécontent.

Les polémiques reviennent, donc, mais si les thématiques restent les mêmes, les positions avancent.

Il n’y avait qu’au NPA, il n’y a pas si longtemps, que l’on osait montrer clairement une candidate voilée : c’était, d’ailleurs, pour Ilham Moussaïd, candidate NPA aux régionales en PACA, qu’un arrêt du Conseil d’État du 23 décembre 2010 avait tranché : « Il est permis de se présenter à une élection en arborant un signe religieux. » Effet papillon propre à la jurisprudence, un petit parti confidentiel sans réel poids démocratique embarrasse indirectement, des années plus tard, celui dit de la majorité.

 Interrogée, le 20 mars 2019, sur Europe 1, Marlène Schiappa avait déclaré, un peu embarrassée, « que ça devrait être étudié au cas par cas. Légalement, rien n’empêche une femme qui porte un voile de se présenter à des élections. Il n’est pas utile de crisper inutilement sur de tel sujets. » Avant de s’empresser de rajouter que la question ne se « posait pas à sa connaissance ».

vendredi 23 avril 2021

Le ministre Emmanuelle Wargon prône la mixité sociale mais habite dans les beaux quartiers


 
 

 Iris Bridier

« Elle ne peut pas fustiger les riches qui ne veulent pas de HLM et habiter un joli pavillon », tacle Julien Weil, le maire () de Saint-Mandé, au sujet d’, dans Le Figaro


Le ministre du Logement est ainsi accusé d’inciter à « faire ce que je dis, pas ce que je fais ».

En cause, la récente affaire « Pierre » qu’Emmanuelle Wargon analyse par un plus grand besoin de mixité sociale. « On a une forme de préjugé pensant que chacun veut vivre entre soi et, en fait, ce n’est pas vrai. Moi, je me déplace beaucoup dans des quartiers populaires, en ville et dans la ruralité, et les gens sont en demande de cette mixité sociale », explique-t-elle au micro de .


 

 Mais pourquoi, alors, avoir choisi, comme le fait remarquer le maire de Saint-Mandé, « un cadre de vie résidentiel, luxuriant, un maîtrisé et une ville proche de Paris » ? Le Figaro révèle, ainsi, que le ministre réside dans « une maison de 150 m², estimée à 1,5 million d’euros, selon sa déclaration de patrimoine ». Dans le 9-4, certes, mais pas franchement au milieu des « relous » et autres « sauvageons » comme ceux qui tuèrent à coups de pied un sexagénaire, le week-end dernier, pour une simple remarque. Ironie de l’histoire, il s’appelait Pierre.

dimanche 21 mars 2021

Les pointures de LAREM à l'action


vendredi 26 février 2021

Bourdes à répétition : Macron peut-il encore sauver sa majorité ?


 
 
 

Comme chacun sait, le parti présidentiel n’a jamais tout à fait marché du même pas discipliné que ces légions romaines, jadis parties à l’assaut du vaste monde.

Récapitulatif de ces derniers jours.  

, ministre de l’Intérieur, imagine malin de traiter Marine Le Pen de « molle » quant aux questions de l’ de combat. Puis Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, déclare la guerre à « l’islamo-gauchisme » dans le monde universitaire. À première vue, voilà qui paraît bien vu. Seulement voilà, ces deux-là l’ont plutôt basse, la vue.

Car ce faisant, Gérald Darmanin donne à la présidente du Rassemblement national une sorte de brevet « républicain », ce qui n’était peut-être pas le but initial du débat du 11 février dernier, surtout à un an de la prochaine élection présidentielle. Quant à Frédérique Vidal, elle se prend les pieds dans le tapis en confondant des « décoloniaux » bien réels et plus qu’envahissants dans le monde universitaire et un « islamo-gauchisme », mot-valise tout aussi vaseux que « l’hitléro-trotskisme » cher aux communistes staliniens d’antan. La preuve en est qu’elle est sévèrement recadrée en ces colonnes par Christophe Bourseiller, éminent spécialiste des radicalités politiques françaises.

Cité par Le Parisien de ce jeudi 25 février, un conseiller élyséen déplore ainsi : « Au moment où on essayait de sortir du sanitaire pour remettre d’autres sujets en avant, on replonge dans la machine à couacs. » Et le même de conclure sur ce cri du cœur : « On a quand même une sacrée faculté à se prendre nous-mêmes les pieds dans le tapis… » Car, ensuite, survient l’affaire des « menus sans viande » dans les cantines lyonnaises, l’occasion pour Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, et , celui de l’Agriculture, de s’empailler en public.

Là, le brave Roland Lescure, député LREM du XIe arrondissement parisien, se signale par cette déclaration immortelle : « Moins nous alimentons les polémiques autoportées, mieux nous nous portons. » Et ta sœur, elle est autoportée ? serions-nous tentés d’ajouter, pour ne pas déchoir dans un débat de si haute tenue…

jeudi 25 février 2021

Élections régionales : Macron prêt à se vendre au plus offrant pour survivre


 
 
 

Si l’on admet que l’objectif principal d’ est de se faire réélire en , on comprend mieux sa stratégie, dans bien des domaines. 

Voyez les élections régionales, prévues pour les 13 et 20 juin, qui constituent un préambule aux présidentielles. À défaut d’emporter des régions, il s’agit pour lui de faire bonne figure et pouvoir prétendre, quoi qu’il arrive, se trouver dans le camp des gagnants en laissant ses troupes pratiquer des alliances, à droite ou à gauche, en fonction des situations locales.

Le parti LREM ne manque pas, pour une fois, de lucidité. S’il se lance dans la compétition sous ses propres couleurs, la victoire est incertaine, la défaite quasi assurée. Lesté par l’impopularité du gouvernement, où certains ministres atteignent des records d’impéritie, faute de candidats suffisamment solides et crédibles, il pense avoir trouvé la panacée : donner, dans plusieurs régions, les têtes de listes à des partenaires de la majorité. MoDem, Agir, Territoires de progrès, ex-PS et ex-LR seraient mis au premier plan dans l’espoir que, moins impopulaires que les macronistes pur-sang, ils puissent au moins sauver les apparences. S’ils perdent, on pourra toujours dégager sa responsabilité.

À défaut de faire affaire dès le premier tour, il faudra choisir des alliances au second. On commence donc à préparer la tambouille électorale : un coup de cuiller à gauche, un coup à droite. La recette finale dépendra des résultats, au soir du 13 juin. On n’est pas trop regardant, on se vendra au plus offrant, à charge de revanche.

Il est d’ores et déjà acquis que les marcheurs pourraient soutenir Renaud Muselier en PACA, pour faire obstacle au Rassemblement national. De quoi ravir l’intéressé, qui peut affirmer, dans Nice-Matin, qu’il « ne souhaite aucun accord d’appareil ou de parti avant le premier tour ». Mais dans d’autres régions, la situation est plus complexe. Ainsi, selon le journal L’Opinion, un cadre de la majorité aurait déclaré « attendre le résultat du premier tour [en Nouvelle-Aquitaine] pour comprendre le second », ajoutant sans vergogne aucune : « Nous pourrions nous rapprocher autant d’Alain Rousset (PS) que de Nicolas Florian (LR). » Il est vrai que ce dernier s’était acoquiné au candidat LREM pour les municipales, ce qui ne l’a pas empêché de perdre la partie.

dimanche 14 février 2021

Il aura fallu attendre presque un an pour avoir les résultats des élections municipales

 


Evidemment, avec  2,4%, LAREM ( associé au Modem) n'a pas de quoi pavoiser

 

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jeudi 12 novembre 2020

“…On est en train de se faire braquer notre joie et liberté. On va laissez faire jusqu’à quand en fait?

 

“…On est en train de se faire braquer notre joie et liberté. On va laissez faire jusqu’à quand en fait?”

 
  “On est en train se faire braquer la démocratie, on est en train de se faire braquer notre épargne, on est en train de se faire braquer notre tissu sociale, On est en train de se faire braquer notre joie et liberté. On va laissez faire jusqu’à quand en fait? ”

vendredi 23 octobre 2020

Décapitation de Samuel Paty : il reçoit la visite des gendarmes après avoir envoyé un mail à ses députés pour leur demander de “chasser les islamistes”, Stella Dupont (LREM) avait signalé cet homme aux autorités



Un habitant de la région angevine a envoyé lundi 19 octobre 2020 un mail aux députés du Maine-et-Loire, pour leur demander de prendre des « dispositions d’exception » afin de « chasser dans les plus brefs délais les islamistes de France ». 
 
Il a reçu dès le lendemain la visite des gendarmes, une phrase de son courrier pouvant être interprétée comme une menace.

(…) Voici ce qu’il leur a écrit, après avoir été horrifié par l’assassinat de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine : Bonjour. En tant que citoyen français et père de famille, je vous demande instamment de prendre immédiatement les dispositions d’exception qui permettront de chasser dans les plus brefs délais les islamistes de France ou de les mettre hors d’état de nuire. Sans action rapide de votre part, je considère que vous porterez l’entière responsabilité des événements qui suivront. Bien sincèrement. Ce courrier était signé de ses nom et prénom, avec le nom de sa commune.

vendredi 2 octobre 2020

« Rendre les urgences payantes !!! La dernière idée révoltante et crétine de nos mamamouchis » L’édito de Charles SANNAT




 par | 2 Oct 2020 |

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Ils sont, je le crois aussi indécrottables qu’irrécupérables !

De qui je parle ?

De nos mamamouchis en général comme en particulier…

Leur dernière idée qui tend vers les sommets insoupçonnés de la crétinerie est la suivante.

« Les urgences sont pleines, il n’y a qu’à les rendre payantes… pour tous ceux qui ne nécessiteront pas d’hospitalisation » !

C’est une vision qui repose sur la croyance de mamamouchis qui pensent que les gueux que nous sommes vont aux urgences par plaisir, parce que l’on s’ennuierait un peu, et que ne sachant pas quoi faire, nous irions nous divertir à faire la queue parfois 5 ou 6 heures rien que parce que l’on n’aurait rien à y faire.

Le critère d’énarque qui consiste à dire que si on n’est pas hospitalisé après un passage aux urgences c’est que l’on est fautif de les avoir encombrés parce que ce n’était pas bien grave n’est pas pertinent.

Heureusement d’ailleurs que 90 % de nos passages aux urgences ne nécessitent pas une hospitalisation pour autant, il ne s’agit pas de passage à tort.

Il faut leur dire aux vedettes des ministères et des Palais, que quand on va aux urgences, c’est parce qu’il n’y a nulle part où aller !

Je suis un « habitué » des urgences.

Et oui, je le confesse, je bats ma coulpe, moi fautif et coupable.

Je suis un mâle ayant des enfants, et les enfants, surtout mon petit dernier, s’ouvrent la tête régulièrement, histoire de faire trembler les grands…

Voici mes derniers clichés de la vraie vie d’en bas, de chez nous les gueux…

mardi 22 septembre 2020

Guillaume Bigot : « Ça sent la débâcle, à La République en marche, c’est un parti inconsistant ! »



 

Le 20 septembre, lors des législatives partielles dans six circonscriptions, le parti présidentiel La République en marche a subi un revers sévère : aucun candidat n’est parvenu à se maintenir pour le second tour.

Analyse de Guillaume Bigot au micro de Boulevard Voltaire.


samedi 12 septembre 2020

Castaner élu patron du groupe macroniste à l’Assemblée : le Titanic a un nouveau capitaine !


 
En 2017, ils étaient arrivés à plus de trois cents, à la fois dans l’Hémicycle et l’allégresse.

En 2020, les effectifs ont dégringolé à 265 et le groupe LREM a perdu la majorité absolue.

Pour tout arranger, Gilles Le Gendre, ancien patron de ce groupe parlementaire, a été poussé à la démission à la mi-juillet dernière.
La raison ? En plein remaniement ministériel, l’hebdomadaire Marianne a mis la main sur une note écrite et signée de sa main, enjoignant de se passer des services d’Édouard Philippe à Matignon.
Une chute sans gloire, donc ; doublée d’une gaffe, comme dirait Gaston.
Pour remplacer un homme d’un tel calibre, il fallait évidemment une personnalité d’envergure.
Ça tombe bien, le mouvement présidentiel en a tant en réserve qu’il ne sait plus qu’en faire.
D’où cette triangulaire opposant ces figures tutélaires que sont , et .

lundi 7 septembre 2020

Une dizaine de députés s’apprêtent à quitter LREM… Les rats quittent le navire


 “La République En Marche est une coquille vide. Les militants sont de moins en moins nombreux et ils se font chier.”

 PAR Planetes360

Une dizaine de députés s’apprêtent à quitter LREM pour rejoindre le groupe MoDem à l’Assemblée nationale selon Le Point.

Un transfert qui est loin de faire les affaires de la macronie, qui voit son escadrille à l’Assemblée nationale – pourtant pléthorique en 2017 – s’amputer de ses membres pour la troisième fois du quinquennat.

Voilà des mois que Patrick Mignola, le patron des députés MoDem, travaille à ce « mercato » parlementaire qui sera officialisé lundi prochain.
Dans son viseur, les déçus du système de fonctionnement du groupe majoritaire et de leurs cadres. Parmi eux, certains ont déjà dit oui. […]
Une opération montée de toutes pièces par Patrick Mignola et Marc Fesneau, sous la surveillance assidue du patron centriste François Bayrou.
Le chef de file des députés MoDem n’a jamais caché sa volonté de tendre la main, comme il l’expliquait dans une interview au Figaro cet été, à ceux « de la majorité et de l’opposition » pour « élargir » le groupe du MoDem.  […]
Ce hold-up renforce numériquement le MoDem à l’Assemblée nationale, qui passe de 47 à 63 députés
 Toujours plus fragilisé, le groupe LREM – qui avait déjà perdu la majorité absolue en mai dernier – doit plus que jamais composer avec son allié centriste.
Si certains caciques de la majorité craignent que l’opération provoque quelques fâcheries, François Bayrou peut malgré tout se frotter les mains : à un an de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron n’a jamais été aussi dépendant de lui.

Le Point

samedi 6 juin 2020

Macronie, les rats en mode survie


lundi 1 juin 2020

Ce pays est foutu : LREM, le parti des tocards



Derrière Griveaux, les dangereux incompétents

 PAR H16
La France n’a pas déconfiné que ses citoyens, elle a aussi déconfiné sa campagne électorale pour les élections municipales : eh oui, il reste encore quelques milliers de maires à élire et c’est donc avec un entrain mesuré que les candidats se retrouvent à nouveau dans cette drôle de campagne…

Ce qui veut dire qu’en surcroît des pénibles déclarations plurihebdomadaires du Premier ministre et du ministre de la Santé sur l’état des lieux de l’épidémie en France, en plus de leurs atermoiements sur les activités qu’il faut laisser reprendre et celles qu’on doit continuer à asticoter avec des contraintes plus ou moins loufoques, le citoyen français va aussi devoir se cogner le retour navrant de la politique politicienne locale, ses inévitables promesses de forain et les boniments habituels des candidats à la gamelle municipale.


Ceci explique l’effroi palpable de certains de nos journalistes découvrant que Gérard Collomb, l’ex-ministre de l’Intérieur revenu briguer mandat en terres lyonnaises, lâche l’affaire au profit du candidat Les Républicains : en déroute suite à un premier tour désastreux, le candidat LREM cède donc la place, en invoquant le désir de ne pas laisser Lyon tomber aux mains des écologiques hystériques, souhaitant éviter que la ville ne devienne « un petit laboratoire de la décroissance ni un lieu d’expérimentation d’idéologies hasardeuses pratiquées par des apprentis ».
De cet épisode rigolo qui scandalise évidemment les transfuges et autres novices de LREM, on retiendra donc la lucidité de Collomb, qu’on avait aussi entrevue lorsqu’il avait quitté Beauvau en expliquant que la France se dirigeait vers un face à face rugueux, qui comprend bien le danger de laisser les clés de l’économie d’une ville à des décroissantistes dont les politiques ont pu être testées grandeur nature pendant deux mois avec, déjà, des résultats cataclysmiques.
Lucidité qui n’est, vraisemblablement, pas partagée par tout le monde puisqu’on découvre, au détour d’une presse somme toute fort discrète, qu’Agnès Buzyn – l’infortunée candidate à la mairie de Paris – est toujours dans la course : malgré 17% des scrutins du premier tour, elle tente donc de continuer une campagne que tout indique pourtant perdue, avec un soutien gêné du pouvoir en place qui comprend qu’il a autant à perdre à la dézinguer qu’à la soutenir franchement.

dimanche 10 mai 2020

Des députés marcheurs envisagent de déserter : le début de la fin ?




Selon des informations publiées dans Les Échos et confirmées par Le Figaro, une vingtaine de députés marcheurs s’apprêteraient à quitter le groupe pour former, avec une trentaine d’autres élus, un nouveau groupe, appelé du nom passe-partout d’Écologie, démocratie, solidarité. 

Le mouvement majoritaire avait déjà perdu dix-huit députés, soit par démission, soit par exclusion.

 Mais, cette fois, ils vont quitter ensemble le navire.
perdrait alors la majorité absolue.
Les plus optimistes verront, dans cette désertion collective, le début de la décomposition.
Mais, à y regarder de près, c’est plutôt un retour aux sources, dont le Président Macron pourrait chercher à tirer profit.
Tous les sécessionnistes ont en commun de dénoncer certaines orientations prises depuis le début du quinquennat et le fonctionnement du parti.
On pourrait les féliciter de déchausser les godillots qu’on leur imposait et de s’émanciper.
On se demande, cependant, pourquoi il leur a fallu trois ans pour ne plus supporter une servitude qui s’exerçait dès les origines.
Leur motivation serait donc ailleurs.
Le nom de certains députés rebelles est instructif.
Aurélien Taché, par exemple, ancien du Parti socialiste, passé, comme bien d’autres, chez les marcheurs, connu pour ses prises de position laxistes sur l’islam et la laïcité : en mars 2019, il s’était illustré par des propos controversés où il comparait « une jeune fille de douze ans qui porterait le voile » et « une jeune fille à qui on mettrait un serre-tête ».
Ou encore Guillaume Chiche, ex-socialiste lui aussi, considéré comme un représentant de l’aile gauche de la majorité, qui multiplie les critiques contre Bercy, jugé trop à droite.
Bref, beaucoup de dissidents voudraient gauchiser davantage la politique de Macron.

samedi 9 mai 2020

Cyberhaine : la proposition de loi Avia en lecture définitive le 13 mai à l’Assemblée nationale



image dediée

Crédits : Assemblée Nationale
Par
Surprise ! La proposition de loi Avia sera finalement en lecture définitive à l’Assemblée nationale la semaine prochaine. 

Le texte sera donc adopté en pleine pandémie Covid-19.

Et selon Cédric O, les décrets vont être pris très rapidement.
La proposition de loi contre la haine en ligne qui avait été déposée le 20 mars 2019 à l’Assemblée nationale sera finalement en lecture définitive le 13 mai prochain.
Selon Cédric O, lors de sa longue audition devant la commission des affaires culturelles, « il s’agit maintenant de faire en sorte de prendre les décrets d’application au plus vite pour que cette loi s’applique ». 
(1:53:37 de la vidéo). L’agenda parlementaire a été mis à jour en ce sens : cet examen final est programmé à 15 heures.
Dans ses grandes lignes, le texte, tel que voulu par les députés, modifie le régime de responsabilité des plateformes, autrefois soumise au seul régime de l’hébergeur.
L’idée ? Les contraindre à retirer non plus « promptement » mais en 24 heures une liste de contenus manifestement rattachés à certaines infractions.
Et ce, sous peine d’une lourde amende : 250 000 euros par oubli.

Obligation de retrait en 24 heures de nombreux contenus
 Il s’agit de tous les contenus (tweets, vidéos, images, etc.) liés à l’une de ces infractions :
  • Apologie des crimes d’atteinte volontaire à la vie, d’atteinte volontaire à l’intégrité de la personne, d’agression sexuelle, de vol aggravé, d’extorsion, de destruction, de dégradation ou détérioration volontaire dangereuse pour les personnes, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des crimes de réduction en esclavage ou d’exploitation d’une personne réduite en esclavage ou des crimes et délits de collaboration avec l’ennemi, y compris si ces crimes n’ont pas donné lieu à la condamnation de leurs auteurs
  • Provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion
  • Provocation à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre ou de leur handicap ou ayant provoqué, à l’égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du Code pénal
  • Contestation de l'existence des crimes contre l'humanité, négation, minoration ou banalisation des crimes de génocides, des crimes de réduction en esclavage ou des crimes de guerre
  • Injure commise par les mêmes moyens envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée
  • Injure commise dans les mêmes conditions envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre ou de leur handicap
  • Harcèlement sexuel
  • Captation, enregistrement, transmission, offre, mise à disposition, diffusion, importation ou exportation, acquisition ou détention d’image pornographique d’un mineur ; consultation habituelle ou en contrepartie d’un paiement d’un service de communication au public en ligne mettant à disposition des images pornographiques de mineurs
  • Fabrication, transport, diffusion ou commerce de message pornographique susceptible d’être vu ou perçu par un mineur
  • Provocation directe à des actes de terrorisme ou apologie publique de ces actes
Dès signalement, l'intermédiaire devra théoriquement 1) s'assurer que le contenu dénoncé se rattache à l'une de ces infractions et 2) que ce rattachement est manifeste.

On remarquera que le texte déborde des contenus dits « haineux », puisque Twitter et les autres devront par exemple supprimer les contenus pornos en 24 heures, s’ils sont susceptibles d’être accessibles aux mineurs.

De nombreuses critiques