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lundi 9 décembre 2024

Dijon : Refoulée par les urgences de nuit, elle accouche sur le parking de l’hôpital

 

 Une mère de famille a donné naissance à son fils sur le parking d'un hôpital de Dijon. (illustration)

 Une mère de famille a donné naissance à son fils sur le parking d'un hôpital de Dijon. (illustration) - ThorstenF / Pixabay


20minutes avec agence

Publié le 09/12/2024

 

La mère de famille n’a pas eu le temps de se rendre à la maternité voisine et a donné naissance à son fils avec l’aide de son mari, puis d’une équipe médicale

Cette maman l’assure, la situation aurait pu « virer au drame ».

 Le 1er novembre dernier, la Bourguignonne a en effet accouché sur le parking de l’hôpital privé Dijon-Bourgogne (HPDB), sous les yeux de son mari et de sa fille de 4 ans. Comme elle le relate à nos confrères du Bien Public, les urgences de nuit ont dans un premier temps refusé de la prendre en charge, la réorientant vers le service maternité, et ce malgré l’insistance du papa. Mais il était déjà trop tard.


Allongée sur un banc par un passant

La parturiente, qui n’arrivait même plus à marcher, a été secourue par un témoin et allongée sur un banc. Elle a donné naissance à son bébé avec l’aide de cet homme, de son mari, puis, enfin, d’une équipe médicale. « J’ai la sensation qu’on nous a volés ce moment », déplore la mère de famille. Cette dernière, ainsi que sa fille aînée, restent très choquées par cet accouchement peu banal.

samedi 25 mars 2023

Il meurt à 17 ans sur le parking d’une pharmacie, après plusieurs refus des urgences



La France est en faillite malgré des prélèvements et des taxes spectaculaires…

Comment est-ce possible, comment est-il concevable de dépenser 250 milliards chaque année dans un système de soin qui est incapable de recevoir en urgence un gamin de 17 ans atteint de pneumopathie ?

 Ce n’est pas le premier, il en existe des dizaines et des dizaines qui décèdent car il n’y a personne pour les soigner. Le seul responsable de ce désastre est Emmanuel macron et son équipe gouvernementale car il est au pouvoir depuis 6 ans et il n’a absolument rien fait, pire, la situation se dégrade de plus en plus. Buzyn, Véran et Braun sont responsables de ce carnage, de ces morts qui se cumulent… Puisse-t-il reposer en paix, en souhaitant beaucoup de courage à sa famille.

Reste à savoir maintenant où est passé l’argent, où vont ces 250 milliards ? un véritable mystère…

Le dernier voyage de Nicolas a eu lieu mardi 21 mars à Cazères en Haute-Garonne. Ses parents l’y ont enterré. Il n’avait que 17 ans. 

 

Le 10 mars dernier, le jeune homme décède sur le parking d’une pharmacie alors qu’il souffrait de symptômes grippaux pendant une semaine.


Mort d’une pneumopathie

vendredi 6 janvier 2023

« Urgence, faut pas être pressé. 30 minutes pour joindre le Samu ! ». L’édito de Charles SANNAT

 


 

par | 6 Jan 2023 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Tout ce qui se passe dans notre si beau et grand pays est un déchirement pour tous ceux qui ont à cœur de préserver les biens communs, qui, comme leur nom l’indique, sont communs à tous, qui que nous soyons, d’où que nous venions. 

Ceux qui n’ont pas grand-chose, ne disposent que des biens communs comme patrimoine et comme filet de sécurité. C’est pour cela qu’ils ont autant de valeur pour la majorité de la population et c’est la raison pour laquelle nous devons en prendre soin, pour qu’ils puissent à leur tour, ces biens communs prendre soin de ceux qui en ont besoin.

L’hôpital bien évidemment fait partie de ces biens communs précieux, et parce qu’il touche à la santé, à la vie et à la mort, il est l’un des plus précieux. Précieuse également notre police qui doit assurer la paix civile et notre sécurité. Indispensable la justice qui apaise, répare, et doit nous assurer la concorde. Je ne parlerai pas de tous les autres biens communs qui font que la vie en société devient tout simplement possible. De l’école à l’électricité et notre société nationale EDF.

Arrêtons-nous sur l’hôpital.

Le gouvernement, incapable de régler quoi que soit en est réduit à déplacer les problèmes.

Vous vous souvenez que les urgences étaient totalement débordées il y a quelques mois. Les gens qui ne trouvaient pas de médecins pour se soigner allaient directement à l’hôpital. En France nous aimons jeter des voiles pudiques sur les situations qui nous dérangent, nous pointons du doigts les pessimistes qui les désignent. C’est plus facile. Plus réconfortant, à défaut de régler les problèmes.

Alors nos mamamouchis dans un éclair fulgurant de sagacité ont eu l’idée géniale d’édicter une nouvelle règle. Désormais avant d’aller aux urgences, il faut appeler le « 15 » le « Samu » qui va « réguler » et faire un premier tri entre ce qui peut attendre (en espérant ne pas se tromper) et ce qui est vraiment urgent.

Résultat assez prévisible des imbécilités et des fulgurances intellectuelles de nos aimables dirigeants ?

Le Samu ne répond plus parce qu’il est engorgé et les urgences sont toujours aussi pleines puisqu’il n’y a toujours pas assez de médecins.

Le Samu alerte sur le manque d’opérateurs : « Si on met 30 minutes pour décrocher, à côté de combien d’arrêts cardio-respiratoires peut-on passer ? »

mercredi 28 décembre 2022

Déliquescence du service hospitalier en France



vendredi 22 juillet 2022

Enfant refusé aux urgences : « Comment ont-ils pu nous laisser dehors avec notre bébé qui agonisait ? »


mère bébé urgence  
 
 - © mammamaart / iStock 
 

Lundi 11 juillet, une jeune mère des Sables-d’Olonne n’a pas pu faire admettre aux urgences locales son fils de sept mois qui présentait des difficultés respiratoires.

« Notre bébé ne serait peut-être plus de ce monde. » Sur son mur Facebook, Iman Couasnon raconte sa terrible journée du 11 juillet. 

Alors que son fils de sept mois rencontrait des difficultés respiratoires, le service d’urgences des Sables-d’Olonne, en Vendée, a refusé la prise en charge de son bébé. 

Durant la journée du 11 juillet, la jeune mère ne s’inquiète pas. En pleine poussée dentaire, la fièvre de son fils ne l’alerte pas. Ce n’est que le soir, quand Abdel n’arrive toujours pas à dormir, qu’elle se rend compte qu’il a du mal à respirer. Ni une ni deux, les parents foncent aux urgences locales, au centre hospitalier Côte de Lumière des Sables-d’Olonne. Elle explique la situation via l’interphone du centre. « Impossible de vous faire rentrer, nous n’avons pas assez de médecins, désolé », rapporte-t-elle sur Facebook. 

Iman réessaye l’interphone après avoir appelé le Samu et les pompiers, en vain. « Des personnes avec un pied dans une attelle ont pu rentrer. J’ai voulu courir pour montrer l’état de mon fils mais elle a refermé brutalement la porte en faisant mine de ne pas me voir », poursuit la mère de famille.

« Comment ont-il pu se dire que ce n’était pas une urgence ? »

Finalement, les parents réussissent à joindre le Samu. On leur explique que leur fils doit faire une laryngite. Le Centre hospitalier départemental de Vendée, à La Roche-sur-Yon – soit une trentaine de minutes en voiture –, est prévenu de l’arrivée de la famille. Abel est pris en charge rapidement et les médecins confirment le diagnostic du Samu : c’est une inflammation des cordes vocales et « son cas est très très inquiétant ».

mardi 28 décembre 2021

A partir du 1er janvier 2022, tous les patients doivent régler un « forfait patient urgence »


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vendredi 5 novembre 2021

Trente heures dans une salle d’attente des urgences à 96 ans !


 
 
 
 Boulevard Voltaire 4 novembre 2021

Trente heures d’attente aux urgences : c’est ce qui est arrivé à Gilberte, cette résidente d’ qui souffrait d’une décompression cardiaque et d’une baisse de saturation en oxygène, arrivée le lundi 18 octobre au Grand Hôpital de l’Est francilien.

Lorsque son petit-fils Alexandre s’est rendu, quelques heures après l’arrivée de la nonagénaire, à l’hôpital, il l’a trouvée dans un état déplorable. Il témoigne au Parisien : « Je l’ai trouvée sur un brancard en salle d’attente où elle n’avait toujours pas été prise en charge. Elle avait la bouche desséchée avec de la mousse autour des lèvres et elle m’a supplié de lui donner un verre d’eau », assurant même que sa grand-mère « baignait dans son urine car sa couche n’avait toujours pas été changée. Vers une heure du matin, j’ai dû partir car je travaillais le lendemain. »

Déshumanisation des urgences

Pendant deux jours, le petit-fils de Gilberte n’a pas réussi à contacter l’hôpital pour avoir des nouvelles de sa grand-mère, qui aura attendu 30 longues heures avant d’être finalement transférée dans une clinique.

Alexandre, qui a travaillé lui même comme ambulancier, dénonce « une vraie déshumanisation et un abattage aux urgences, victimes de la croissance démographique du secteur »

Des propos réfutés par l’hôpital qui, de son côté, assure que « l’ensemble des professionnels ont veillé à dispenser à la patiente des soins de qualité et adaptés à son état de santé ».

vendredi 2 octobre 2020

« Rendre les urgences payantes !!! La dernière idée révoltante et crétine de nos mamamouchis » L’édito de Charles SANNAT




 par | 2 Oct 2020 |

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Ils sont, je le crois aussi indécrottables qu’irrécupérables !

De qui je parle ?

De nos mamamouchis en général comme en particulier…

Leur dernière idée qui tend vers les sommets insoupçonnés de la crétinerie est la suivante.

« Les urgences sont pleines, il n’y a qu’à les rendre payantes… pour tous ceux qui ne nécessiteront pas d’hospitalisation » !

C’est une vision qui repose sur la croyance de mamamouchis qui pensent que les gueux que nous sommes vont aux urgences par plaisir, parce que l’on s’ennuierait un peu, et que ne sachant pas quoi faire, nous irions nous divertir à faire la queue parfois 5 ou 6 heures rien que parce que l’on n’aurait rien à y faire.

Le critère d’énarque qui consiste à dire que si on n’est pas hospitalisé après un passage aux urgences c’est que l’on est fautif de les avoir encombrés parce que ce n’était pas bien grave n’est pas pertinent.

Heureusement d’ailleurs que 90 % de nos passages aux urgences ne nécessitent pas une hospitalisation pour autant, il ne s’agit pas de passage à tort.

Il faut leur dire aux vedettes des ministères et des Palais, que quand on va aux urgences, c’est parce qu’il n’y a nulle part où aller !

Je suis un « habitué » des urgences.

Et oui, je le confesse, je bats ma coulpe, moi fautif et coupable.

Je suis un mâle ayant des enfants, et les enfants, surtout mon petit dernier, s’ouvrent la tête régulièrement, histoire de faire trembler les grands…

Voici mes derniers clichés de la vraie vie d’en bas, de chez nous les gueux…

vendredi 7 juin 2019

Des urgentistes réquisitionnés de force par la gendarmerie (vidéo)





Crédits photo : LP/Yves Fossey

La lutte des urgentistes contre la dégradation des services de santé se radicalise.

Commencé il y a trois mois, les grévistes expriment maintenant leur épuisement professionnel, dû aux conditions de travail déplorables, en se mettant en arrêt maladie.

Réponse violente de la direction, qui envoie la gendarmerie au domicile des travailleurs pour les réquisitionner.
A quand les coups de fouets et le travail forcé ?

jeudi 6 juin
Il est 1 heure du matin dans la nuit de mardi à mercredi dernier.
La gendarmerie frappe à la porte du domicile de Marie, la réveillant ainsi que ses enfants.
Objectif : lui faire parvenir une réquisition pour l’obliger à prendre six heures plus tard, malgré la fatigue accumulée, à 7h du matin, un poste aux urgences de l’hôpital de Lons-le-Saunier, dans le Jura.
On se croirait dans un film de guerre.
La démocratie version Macron devienne de plus en plus un champ de guerre, la guerre d’une classe sociale qui utilise tous les moyens pour imposer des mesures d’ajustement qui ne servent qu’à calmer leur soif de profits.
Des hôpitaux avec plus des patients et moins de lits, moins de personnel soignant, les travailleurs de la santé crient leur épuisement, mais ils se battent aussi contre la dégradation sans précédents des soins prodigués et la maltraitance aux usagers à laquelle ils sont poussés.
C’est cette violence institutionnelle qui engendre de l’agressivité chez les usagers, en même temps que des burn-out ou dépressions chez les travailleurs.
Une chaîne des victimes d’un système guidé par la maximisation des bénéfices, pour lequel les travailleurs ne sont qu’une source de profits, du travail à la consommation.

mercredi 16 mai 2018

Violences aux urgences : «On va vous attendre à la sortie, on a des flingues»



 

 A l’hôpital Beaujon à Clichy-sur-Seine (Hauts-de-Seine), un homme menotté amené pour un examen médical. LP/Olivier Lejeune
 
Florence Méréo| 16 mai 2018
 
Le Parisien - Aujourd’hui en France a passé deux soirées dans des services d’urgence de proche banlieue parisienne. L’incivilité y est le pain (quasi) quotidien des soignants.
 
« Mais tu vas la fermer ta gueule ? » hurle à la cantonade un robuste quinquagénaire à la voix rauque. Menotté, le voilà qui frotte son visage contre une porte avant de moquer les chaussures de sécurité de l’une des quatre policières qui l’accompagnent ce lundi soir là aux urgences de l’hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine).
Dans la salle d’attente, nichée dans le bâtiment circulaire, Mourad, 44 ans se tient la tête.
Déjà, parce que depuis deux heures et demie qu’il attend (il est alors 22 heures), elle va, dit-il, « exploser ».
Et parce que « le bordel dans le couloir » lui tape sur le système.
 
LIRE AUSSI >Violences : des caméras pour soigner l’hôpital
 
« Les détenus devraient être séparés des autres patients, ce n’est pas rassurant. Je suis là parce que j’étais mal, mais à 19h30 mon généraliste était fermé…, alors rajouter la violence à l’attente… » peste-t-il avant de repartir une heure plus tard avec une ordonnance pour… une angine.


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A l’hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne, la police et les vigiles interviennent régulièrement pour régler des conflits. LP/Olivier Lejeune

Depuis le poste de soin, la scène est pourtant passée inaperçue.
« Ça ? C’est tout le temps, on ne le remarque même plus ! », rit du même jaune que sa tenue Yann, un infirmier de 33 ans.
 
« Il a balancé une chaise puis pété l’imprimante »
 
A part l’impatience, la pression à l’accueil, les cris, cette soirée en période des ponts, est d’ailleurs assez calme.
Mais Yann et sa collègue Julie n’ont rien oublié de cette nuit de janvier où ils ont déposé plainte pour agression.