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mardi 9 juillet 2024

Les élections législatives et la brillante opération de Macron


Elections législatives 2024 
 
Elections législatives 2024 
 
par 9 juillet 2024 


Les élections législatives terminées, il est temps de faire le bilan. Et si Macron était le grand vainqueur de cette dissolution que, l’on sait maintenant, avait été préparée en amont des Européennes ? 
 
Si cela lui a permis de réinitialiser la majorité et de préparer la succession ?

Les journaux européens de sensibilité identitaire, patriote, dissertent sur les élections législatives françaises. Comment cette dissolution surprise, -mais pas pour tous-, et ces élections sont-elles perçues ? L’analyse étrangère apporte un éclairage intéressant sur ce qui s’apparente à une victoire d’Emmanuel Macron, à une brillante opération politique.


Le « roi Macron » et la succession

Pour le quotidien identitaire italien Il Primato nazionale, sous la plume de Gabriele Adinolfi, Macron « a rétabli sa majorité et s’apprête à construire sa succession à la fin de son mandat. Il a créé encore un autre chef-d’œuvre machiavélique en utilisant Marine comme toujours comme tabouret. Il l’a fait en connaissance de cause car il n’avait aucune raison de dissoudre le Parlement après des élections européennes qui ont respecté les sondages connus depuis un an, avec l’écart d’un point et demi de plus pour les marconiens après leurs positions fortes sur l’Ukraine ».

Adinolfi continue en suggérant que « Macron a désormais toutes les voies possibles devant lui. Du gouvernement minoritaire habituel mais avec pouvoirs présidentiels, à l’alliance centre-gauche, jusqu’au gouvernement d’accords larges ou celui de la droite macronienne (Edouard Philippe) plus les Républicains et avec l’abstention du Rassemblement Nationale. Quant à la gauche qui aurait gagné de peu, il faut considérer qu’il s’agit d’une coalition de coalitions dans laquelle les modérés prédominent et qui, comme les Républicains de droite, gouvernent avec les centristes dans diverses administrations. Par ailleurs, au moins deux personnalités sur trois (Gluksmann et Hollande) sont effectivement issues du camp présidentiel. Il ne peut être question de surprise. »


La dédiabolisation du RN en procès

jeudi 27 juin 2024

[Exclu] Bellamy, Wauquiez, Pradié : engueulades, brouilles et tractations à LR


©Shutterstock
©Shutterstock

 

Laurent Wauquiez rêve encore de l’Elysée mais, pour les LR, le défi de la reconquista devient chaque jour plus élevé.

 Emportés dans l’avion sans pilote de la dissolution, les LR opposés à l’alliance avec le RN donnent l’impression de frôler le crash aérien ou d’approcher du mur pleins gaz. 

On ne compte plus les coups de gueule en interne, les brouilles… et les départs.

La courageuse campagne européenne de François-Xavier Bellamy, brillante de l’avis général, n’aura rien changé à l’impasse dans laquelle s’enfonce un parti rongé par ses ambigüités, détruit de l’intérieur plus encore que de l’extérieur par les coups de boutoir du RN. Après Rachida Dati, passée de but en blanc de la droite sarkozyste au macronisme finissant, après Ciotti échappé en solitaire, c’est donc au tour d’Aurélien Pradié de quitter le navire ce mercredi 26 juin. L’ancien numéro deux des LR désavoue la démarche du président de son parti Eric Ciotti. Mais quitte justement ceux qui s’opposent à cette ligne : Bellamy, Wauquiez, Lisnard, etc. Comprenne qui pourra. Aurélien Pradié n’a pas pu être joint par BV mais il s’est confié à La Dépêche : « Eric Ciotti est une coquille vide, vendue aux lepénistes. Ceux qui seront passés au milieu de tout ça, en résistant, auront une force politique pour reconstruire », assure-t-il en pensant à lui, bien sûr. Il serait suivi d’une trentaine de députés.

Une soufflante de Wauquiez

Lui aussi se penche sur le bouleversement en cours du paysage électoral qui fait craquer toute l’armature des LR. Pradié ne croit pas à une majorité absolue du RN au soir du 7 juillet prochain mais ne fera pas d’obstruction anti-Bardella s'il rejoint Matignon et votera les lois proposées par le Premier ministre RN. « Il faut être capable de voter un texte quand il va dans le sens du pays, ce que j’ai toujours fait notamment en matière d’immigration », explique Pradié. De quoi agacer encore en interne...

lundi 17 juin 2024

Le “Bureau Politique” des Républicains infiltré par un journaliste


 Le “Bureau Politique” des Républicains infiltré par un journaliste

parEdouard Husson

 

Vendredi 14 juin au matin, les opposants à Eric Ciotti ont tenu ce qu’ils appellent un (deuxième) “Bureau Politique”, même si aucune règle des statuts du parti n’avait été respectée pour convoquer la réunion. 

Ajoutons qu’elle se tenait par zoom. C’est ce qui a permis au journaliste Erik Tegner de s’introduire dans la réunion. Il n’a jamais été interrogé sur son identité, est resté en ligne sans affichage vidéo et a pu prendre part au vote. Ecoutez ce récit hilarant, qui confirme, si besoin était, le mélange d’idéologie et d’incompétence qui règne désormais “au centre”. 



Ecoutez cet entretien entre Erik Tegner et Jean-Marc Morandini. C’est édifiant et hilarant. Si vous interrogiez les participants au “Bureau Politique” auquel a assisté le jeune journaliste, ils vous diraient tous que Les Républicains doivent rester un “parti de gouvernement”; et que c’est pour cela qu’ils s’opposent à une alliance avec le Rassemblement National.

Eh bien, si ces gens étaient au gouvernement, on ne donne pas cher de leur capacité à résister aux pressions des puissances étrangères ni à négocier pour défendre les intérêts de notre pays.


Une réunion zoom sans filtrage

Nous apprenons ainsi qu’Erik Tegner a pu récupérer un lien zoom et s’introduire dans la réunion. Personne n’a vérifié son identité ni ne lui a demandé d’allumer la vidéo de son écran.

Il a pu tout écouter et même a pris part au vote!

Il faudra sans souvenir quand on donne aux Français des leçons de démocratie.


Un débat escamoté

Le plus significatif est sans doute l’absence de débat que décrit le journaliste. Quand des voix s’élèvent pour contester la position que les organisateurs de la réunion veulent imposer – “l’exclusion” d’Eric Ciotti – on leur explique qu’on n’a pas le temps d’en discuter….

Au fond, le comportement farcesque des barons LR permet de confirmer ce que nous savions déjà! le profond mépris de la démocratie de notre monde dirigeant.

Les initiés le savaient. Aujourd’hui, cela devient visible pour tous.

En tout cas, savourez!

vendredi 14 juin 2024

[EDITO] Après quatre jours fous, le RN met la droite au pied du mur


 

© Jordan Florentin 

© Jordan Florentin


Quatre jours. En quatre jours, de lundi à jeudi, la déflagration déclenchée par le triomphe du RN aux élections européennes a profondément changé la donne politique.

 Elle a empli d’espoir une partie du peuple de droite tout en laissant, paradoxalement, déjà, pas mal d’amertume. Pourtant, ni la gauche ni le camp macroniste n’ont de quoi pavoiser. Mais le RN jouera, désormais, les éléphants au milieu du couloir de la droite française. Et pour longtemps. En obtenant plus de 30 % des voix aux européennes, le parti de Marine Le Pen offre un choix contraignant : s’appuyer clairement sur cette force dominante comme une solive s'appuie sur une poutre maîtresse - en clair, appeler à voter pour le RN au deuxième tour sur la base d’un accord électoral. Ou risquer l’éparpillement des aventures individuelles sans espoir d’élection. Le révélateur est cruel pour certains. Qui se croyait poutre se découvre poutrelle. Il n’en fallait pas plus pour faire éclater les partis désormais satellites du RN dans le paysage politique français.

Rancœurs et griefs

Ainsi, Reconquête et LR sortent lessivés de ces quelques jours. En 24 heures, le parti d’Éric Zemmour a vu s’éloigner sa tête de liste aux européennes, Marion Maréchal, partie avec trois élus au Parlement européen. Derrière elle, une part des électeurs… et des cadres de Reconquête lui emboîtent le pas. Plusieurs fédérations ont annoncé qu’elles quittaient le parti. D’autres (Yvelines, Haute-Garonne) ont assuré Éric Zemmour de leur soutien. Zemmour conserve la marque Reconquête, sa trésorerie et le soutien de Sarah Knafo ou de Stanislas Rigault, entre autres, mais l’ancien journaliste du Figaro n’a pas caché, mercredi soir, sur BFM TV, que le coup était rude. La brouille est désormais consommée.

De son côté, Marion Maréchal prend aussi des risques lourds. Elle quitte Reconquête sans parti, sans financement et avec une partie, seulement, des cadres. L'accueil du RN est frais. Consulté, le Bureau exécutif a refusé toute alliance claire avec Marion et ses élus européens. Selon le JDD, Marion Maréchal a tout de même obtenu quatre investitures pour Agnès Marion (7e sur la liste européenne de Marion Maréchal), Thibaut Monnier (directeur général de son école, l’ISSEP), Anne Sicard, et Eddy Casterman (ancien membre des LR). Tous seront soutenus par le RN, mais ils ne seront pas tous élus.

jeudi 13 juin 2024

[EDITO] Vent de folie chez les LR


fou

 

 

Qui est fou ? Éric Ciotti, si l’on en croit nombre de hiérarques des LR.

 Ces caciques que l’on qualifie, en vertu de la captation d’héritage du gaullisme effectue par ce parti - qui n’a, pourtant, plus grand-chose à voir avec le gaullisme historique -, de « barons ». Durant cette folle journée du 12 juin 2024 et au lendemain de l’annonce fracassante d’Éric Ciotti de s’entendre avec le Rassemblement national pour les élections législatives, on a voulu faire passer le président des LR pour une sorte de fou, de forcené, prêt à faire Fort Chabrol au siège des LR à deux pas de l’Assemblée nationale. N’a-t-il pas, ce mercredi matin, fait fermer les portes, renvoyé les permanents chez eux pour travailler en télétravail, refusé de participer au bureau politique convoqué par la secrétaire générale Annie Genevard, bureau politique qui allait se prononcer sur son exclusion du parti ?

 

Ciotti, un quasi-délinquant, si ce n’est un criminel... contre l'humanité

Pour un peu, on allait en appeler à la force des baïonnettes. Geoffroy Didier, eurodéputé sortant (ou sorti, puisqu’il avait été relégué à la onzième place sur la liste de Bellamy), n’a pas hésité à déclarer que, s’il fallait, on délogerait Ciotti « même physiquement » de son bureau (avec les flèches de l’arc républicain ? Pas très « État de droit », ça !). Et la sénatrice Agnès Evren affirmant qu’il fallait mettre « hors d’état de nuire Éric Ciotti à son parti politique ». Ciotti, un quasi-délinquant, si ce n’est un criminel… contre l’humanité, ça va sans dire. On se croirait dans un roman de Dumas pendant les guerres de religion. À l’époque, Ciotti aurait été coincé dans un sombre corridor, poignardé, passé au fil de l’épée, dépecé et, in fine, jeté dans la Seine. On n’en est plus là, mais l’idée y est, ce 12 juin. Finalement, le bureau politique a exclu le député des Alpes-Maritimes, qui conteste cette décision, car cette instance n’a pas été convoquée conformément aux statuts (pour des gens si légalistes, c’est curieux !). À l’issue de ce bureau politique, courte déclaration d’Annie Genevard, entourée de tout un tas de « barons », dont Wauquiez, Barnier, Tabarot (présidente de la commission d’investiture), Larcher, Pécresse (4,78 % à la présidentielle de 2022…), Copé, Fasquelle (trésorier du mouvement) : « La France a besoin d’une parole forte et indépendante, distincte de l’impuissance du "en même temps" et du saut dans l’inconnu du Rassemblement national… », déclare-t-elle, oubliant d’évoquer une troisième hypothèse : le « saut dans le chaos » que représenterait la victoire de l’extrême gauche à travers ce « Front populaire » dans lequel LFI a la part belle. Alors, déclare-t-elle, en lisant le texte qu’elle n’a visiblement pas rédigé : « Entre la bien-pensance dénuée du moindre courage et la rage dénuée de la moindre crédibilité qu’incarne La France insoumise, l’Assemblée nationale aura besoin d’un pôle de stabilité… » Voici donc où en sont réduites les ambitions d’un parti qui gouverna si longtemps la France : être un pôle de stabilité à l’Assemblée nationale. Il est vrai qu'avec 4,78 % à la présidentielle de 2022 et le triomphe romain aux élections européennes de 2024, avec 7,3 %, on ne peut espérer mieux. L’histoire des LR comme parti ayant vocation à être leader de la vie politique française est donc close. On le savait depuis longtemps, mais on continuait, chez LR, à faire semblant. Genevard, en quelque sorte, entérine cette réalité en positionnant son mouvement en « pôle de stabilité ».

Comme des aliénés dans la camisole de force que Mitterrand leur a confectionnée

lundi 2 mai 2022

[Point de vue] Gros coup de blues parmi les députés LR sortants


 

 Arnaud Florac 1 mai 2022

C'est Le Parisien qui se fait l'écho, ce 30 avril, de la dépression collective qui semble saisir les parlementaires sortants des Républicains, alors que le scrutin approche désormais à grands pas.

 Beaucoup d'entre eux envisagent très sérieusement de ne pas se représenter, ou de ne pas se présenter tout court. 

Certains ont déjà franchi le pas. Le score ridicule de Valérie Pécresse semble avoir refroidi les ardeurs de la dite de gouvernement.

On ne peut pas fondamentalement en vouloir à ces députés ou à ces militants. ne savent pas où ils vont, et cela remonte à plusieurs années. L'élection de Laurent Wauquiez, en 2018, avait séparé en deux blocs : ceux qui s'en tenaient à une ligne de dite « assumée », c'est-à-dire une version bourgeoise et un peu plus respectable des grands thèmes réactionnaires (identité, transmission, sécurité, liberté, entre autres), d'un côté ; ceux, plus médiatiques, mieux considérés, qui voulaient plutôt continuer à barboter dans la soupe fade de la droite dite « de gouvernement » : Pécresse et Bertrand, pour ne citer qu'eux. Les années ont passé. Les premiers hésitent à rejoindre Reconquête ; ce qui les retient, c'est le regard des autres, probablement. Ce n'est pas à mettre à leur crédit, mais on n'est pas à leur place : ce n'est pas facile de perdre ses amis pour ses convictions. On n'a plus trop l'habitude de se mettre en danger, chez LR. Les seconds rejoignent la majorité macronienne : pour les plus consistants ; Horizons, le parti d'Édouard Philippe, pour ceux qui veulent entretenir l'ambiguïté sur leur appartenance ou non à la droite, si ce mot a encore un sens.

dimanche 27 février 2022

Même au fond du trou, la pécrasse creuse encore.


vendredi 25 février 2022

Selon Libération, la primaire LR était bidon… à croire que le PS a fait école !


 

 Marie Delarue 24 février 2022

Je le disais ici même, l’heure des boules puantes est arrivée. Dans le viseur de ce jour, Valérie Pécresse. Après Mediapart, c’est Libération qui tient la catapulte et l’on doit à la vérité de dire que leur longue enquête est particulièrement fouillée.

Comme dans tous les scrutins internes du d’hier – et sans doute aussi d’aujourd’hui –, quand on nous expliquait que c’était une question de « culture interne » (cf. la fraude avérée lors de l’élection de à la tête du parti, en 2008), il y a le lot de morts votants, et même un chien. Son maître reconnaît l’avoir inscrit « pour tester, pour voir si c’était faisable ». Dont acte !

Quant à être bien sûr que ces fantômes ont participé au scrutin, impossible : « LR nous indique avoir détruit le fichier électoral “après expiration des délais de recours“, fixés à 24 heures », écrit Libé. Néanmoins, concède un cadre, enrôler de faux adhérents, « c’était possible jusqu’à trois, en plus de vous. Mais honnêtement, c’était marginal […]. La fraude, enfin l’astuce, n’est pas là : c’est d’aller chercher des gens qui s’en contrefoutent, en les convainquant que ça n’engage à rien. »

Il semble en effet que cette méthode-là ait été assez efficace, puisqu’on trouve parmi les votants des Chinois en nombre, inscrits par des connaissances « pour rendre service ». Certains, qui ne parlent pas français, assurent n’avoir jamais voté ; d’autres se souviennent vaguement d’avoir « voté pour une dame » sans pouvoir donner son nom. Ils ont obéi aux consignes. L’un se confie, via un traducteur : « À l’automne, les dirigeants [de l’association communautaire] ont poussé les membres à s’inscrire à LR et à soutenir Valérie Pécresse. Ils sollicitaient des jeunes qui ne parlaient pas français et ne connaissaient absolument pas la politique. On leur disait juste qu’avec la droite, ce serait mieux au niveau de la sécurité. Cela se passait en face-à-face ou sur WeChat. » Il ajoute qu’ils « faisaient aussi campagne en dehors de l’association, et même parmi les sans-papiers ». L’explication ? C’est, dit-il, les liens entre « le président de l’association et l’adjointe au maire d’Aubervilliers, Mme Ling Lenzi, qui soutient Valérie Pécresse ».

samedi 19 février 2022

David Lisnard, pécrasse, à ce niveau ce n'est même plus de la lèche c'est carrément un cunnilingus

 

vendredi 18 février 2022

Valérie Pécresse s’écrase au zénith

Valérie Pécresse

Chassez le non-naturel, il revient au galop. C’est la grande leçon du meeting complètement raté de Valérie Pécresse au Zénith. Une analyse signée par Pierre Boisguilbert.

La fusée qui devait remettre sa campagne en orbite a explosé dès le départ. Il n’y a jamais eu de deuxième étage. On était finalement, comme de nombreux militants dans la salle, gêné pour elle. Elle a chanté faux tout au long d’une interminable partition qu’elle était, par nature, incapable d’interpréter. Le compositeur s’est trompé d’interprète. C’était du Bécassine parodiant du Déroulède. Le problème de la forme rejoint le fond. Si elle est aussi mauvaise, c’est qu’on l’oblige à déclamer des convictions qu’elle ne partage pas. Alors elle force la voix pour convaincre. Tout est à contretemps, les slogans des jeunes chauffeurs de salle qu’elle reçoit presque avec surprise, les applaudissements suscités qui ne viennent pas et donnent des blancs terribles. Les phrases n’ont pas de fin, restent en l’air et l’effet s’écrase au sol.

Pécresse n’est pas une oratrice. Ceux qui dirigent sa campagne auraient dû le savoir et lui éviter ce chemin de croix. Cela donne raison à Rachida Dati qui a qualifié Patrick Stefanini, l’homme-orchestre du concert raté, de « loser » Et pourtant elle était au premier rang et lui a même donné la bise. Elle a dû regretter amèrement d’être venue. Nadine Morano était catastrophée et Sarkozy devant sa télé a dû se féliciter de son assourdissant silence.

mardi 25 janvier 2022

Valérie Pécresse chez les islamistes : l’Observatoire de l’Islamisation publie une vidéo accablante



25/01/2022

Voici une vidéo qui va faire tâche dans la campagne présidentielle de Valérie Pécresse. Intitulée « Pécresse chez les islamistes » et réalisée par l’Observatoire de l’Islamisation, cette vidéo est accablante, comme l’indique son auteur ;

« Valérie Pécresse est allée au moins trois fois rencontrer les islamistes de l’Union des musulmans du 93 dans leurs différentes mosquées d’Aulnay-sous-Bois en 2008, de Pantin en 2013, et au Blanc-Mesnil pour leur grand diner du ramadan de 2015. 

Il faut savoir que l’UAM93 a publié sur son site des articles tels que « Le jihâd du niqab », où on lisait « Comme l’ont fort bien remarqué les responsables politiques ainsi que les journalistes, le port du niqab en France est l’objet d’une guerre sans merci entre les forces républicaines et celles des musulmans . » Une interprétation toute particulière de la pensée des journalistes. Un des fondateurs de l’UAM93, qui regroupe 30 mosquées, est le sulfureux Dhaou Meskine, voir ce portrait dans Libération. »



Crédit photo : DR

[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

valoche, la chasse à la bécasse est ouverte


 ADBK TV


samedi 22 janvier 2022

Les liaisons dangereuses de la pécresse


 

 Admirez au passage l'affolement des 2 lèche-culs de service 

 

 

 

mercredi 19 janvier 2022

Pour Valérie Pécresse, le passe vaccinal ne sert à rien : c’est pour ça que les LR ont voté majoritairement pour !


 
 
 
Georges Michel 18 janvier 2022

Le passe vaccinal a donc été voté dimanche. 215 voix pour, 58 contre, 7 absentions. 

Les deux tiers des LR ont voté pour. Dont acte. 

Lundi, Valérie Pécresse, candidate à la présidence de la République, était l’invitée de Sonia Mabrouk sur Europe 1. Très intéressant. La présidente de la région Île-de-France y a dénoncé une « une gestion complètement chaotique avec un gouvernement qui a en permanence un train de retard. Il aurait fallu distribuer les auto-tests dans les classes comme JE l’avais demandé dès septembre… »

La journaliste coupe l’héritière présomptive de Chirac : « On ne va pas refaire le match… » Réponse : « C’est important, faut quand même tirer les enseignements de ce qui n’a pas été fait… » On est d’accord et ça vaut sans doute aussi pour celle qui est aujourd’hui candidate à la fonction suprême et qui fut, jadis, ministre de Sarkozy. Passons. « Oui mais sur le passe vaccinal, est-ce que vous-même les tirez, ces enseignements. La droite s’est divisée… Est-ce qu’il est nécessaire, ce passe vaccinal ? » L’art d’appuyer où ça fait mal et de poser les bonnes questions. Réponse de Valérie Pécresse : « Le sujet, aujourd’hui, est simple, il aurait fallu repousser d’une semaine la rentrée des classes comme JE l’avais demandé… » Et suit un baratin sur le registre « MOI, je ne gouvernerai pas comme ça, MOI, je ferai comme ci, etc. » Mais Sonia Mabrouk n’étant pas du genre à se laisser embarquer là où elle ne veut pas qu’on la mène rétorque : « Mais vous ne répondez pas sur le passe vaccinal… » Et puis un joli et émouvant couplet, histoire de gagner du temps à l'antenne, sur la désespérance des parents, des enseignants. Toutes choses vraies et bien réelles. Mais ce n’est pas la question de la journaliste...

Les actions passées et cachées de Valérie Pécresse


 .blast-info

Quand elle remplit sa déclaration d’intérêts (une obligation au titre de la transparence), Valérie Pécresse écrit « néant » à la ligne réservée aux participations financières depuis 2015 et son arrivée à la tête de la région Ile-de-France. 

Validées notamment par la HATVP, ces documents délivrent au citoyen une information tronquée. 

Contrairement à ce qu’indiquent ses déclarations de 2016 et 2017, la candidate à la présidentielle détenait un beau paquet d’actions, dont la valeur fait d’elle une multimillionnaire (avec son époux). Pour réussir ce tour de passe-passe, l’ancienne ministre du Budget a eu recours à un montage inédit : une fiducie, l’équivalent des Trust anglo-saxons. Nos révélations.

A la HATVP (Haute autorité pour la transparence de la vie publique), on aime le travail bien fait. Et on sait prendre son temps – celui pour instruire les dossiers déposés par les milliers d’élus, grands et petits, que compte la République. A la page dédiée à Valérie Pécresse sur le site de cette autorité indépendante, aucune déclaration à lire. En revanche, la même mention apparaît depuis des semaines : « Déclaration déposée - publication à venir ». Frustrant pour le citoyen qui veut connaître la réalité du portefeuille de celle qui brigue la fonction suprême, après avoir créé la surprise lors de la primaire LR. 

Sollicitée par nos soins, la HAVTVP n’a pas été en mesure de préciser la date de cette « publication à venir », se contentant de confirmer ce que nous savions déjà par mail : « sa déclaration d’intérêts (1) ne sera rendue publique qu’après vérification, contrôle et examen par le collège de la Haute Autorité, écrit à Blast son directeur de la communication. Ces procédures prennent du temps, justifie le même, compte tenu du volume des déclarations à contrôler et des moyens limités de la Haute Autorité ». Le temps donc, toujours le temps. Résultat, à trois mois du premier tour de la présidentielle, on doit se contenter du « néant » des déclarations antérieures de Valérie Pécresse.

Le retour du néant ?

La championne de la droite doit normalement se fendre de deux déclarations : la première, à l’instruction et dont la « publication [est] à venir », la patronne de Libres ! l’a remplie dans la foulée de sa réélection de juillet 2021 à la tête de la première région de France ; la seconde, comme tous ses concurrents à la présidentielle (2), elle doit la déposer dans les prochains jours. Ces déclarations (de patrimoine, d’intérêts et d’activités) « seront visées par le Conseil constitutionnel et rendues publiques par la Haute Autorité au moins 15 jours avant le 1er tour, indique la HATVP toujours par mail, sans vérification préalable de leur contenu ». Ni contrôle, ni avis donc. Dans ces conditions, la fameuse mention « néant » risque de perdurer.

mardi 18 janvier 2022

Sérieux ? La Pécresse veut un nutriscore à la portion de camembert !

 

par | 18 Jan 2022 |

Je dis la Pécresse, mais nous pourrions aussi dire la « Valoche » pour rester dans l’humour potache.

Moi, voyez-vous les amis, cette campagne électorale me fait vibrer. Que dis-je, me fait rêver.

Je pensais que nous allions parler des grands enjeux. La place de la France dans l’Europe, notre souveraineté. Nos dettes. Nos projets d’avenir. La formation de nos gamins, des campagnes et des villes pour laisser aussi des enfants en bon état pour la planète et pas que des dépressifs à la Greta. Je pensais que nous parlerions de la Chine, de notre indépendance. Je croyais que nous allions évoquer notre réindustrialisation ou encore nos déficits, budgétaires comme commerciaux. Le chômage, l’assistanat comme la juste protection sociale.

Bref, que nous parlerions de ce qu’il faudrait faire décroître et  de ce que nous pourrions faire croître. De la connaissance et du savoir. De la philosophie et des arts.

Non.

Madame la candidate est préoccupée par le nombre de calories dans une portion de 30 grammes de calendos.



Affligeant.

Pathétique.

Et tellement prévisible.

Se faire élire sur rien.

Ne parler de rien.

Car La Précresse ou Le Macron, c’est Pécron ou Macresse.

Triste état de la politique dans notre pays qui sombre dans la nuit.

Charles SANNAT


dimanche 16 janvier 2022

Valérie Pécresse, l’armée et les dealers : vous allez voir ce que vous allez voir…


 
 
 
 Arnaud Florac 15 janvier 2022
 
Connaissez-vous Valérie Pécresse ? Non ? Vous devriez. 
 
C’est une femme passionnante.
 
Une femme de convictions, d’abord, capable de signer une tribune progressiste avec Rokhaya Diallo, il y a dix ans, et de devenir la pasionaria de la droite dure il y a deux semaines. On n’aura pas la cruauté d’évoquer ses revirements sur la question du mariage homosexuel.
Une oratrice, ensuite, spontanée, naturelle, charismatique, semant les aphorismes définitifs. C’est Audiard en jupons. Enfin, elle aimerait. Son meilleur mot – « Les sondages, ça va, ça vient, c’est comme la queue du chien » – n’est même pas d’elle, mais de son mentor Jacques Chirac.

Valérie Pécresse est, enfin, une femme courageuse qui n’hésite pas, comme elle le dit dans une vidéo devenue virale, à se lever à cinq heures du matin pour aller dans le Doubs. Je ne sais pas si, en France, où les infirmières, boulangers, conducteurs de train et femmes de ménage se lèvent plutôt vers 10 h – 10 h 30, on se rend bien compte de ce que ça représente, cinq heures du matin.
Bref, c’est cette moderne Athéna qui, lors d’un déplacement en Provence, a jeté l’un de ses yeux d’épagneul blasé sur les « quartiers ». Elle y a vu de la misère et son cœur s’en est ému – de colère, s’entend. Valérie Pécresse, femme de convictions, oratrice, courageuse, a dégainé sur-le-champ l’une de ses propositions : faire intervenir l’armée dans les cités. Une idée reprise à Éric Ciotti, et à beaucoup d’autres…
Tout le monde, à droite comme à gauche, joue avec ce fantasme d’impuissant depuis des années, oubliant commodément que la dernière occurrence de maintien de l’ordre en France par l’armée, c’était la bataille d’Alger, et que c’était très efficace mais qu’on n’assumait pas vraiment à Paris. L’armée dans les « quartchiers », comme ils disent, c’est la guerre civile au bout du RER : je ne dis pas que c’est bien ou mal, mais c’est comme ça, c’est le nom que cela porte. Qu’un coup de feu parte et ce sera l’embrasement général. La condamnation par le camp du bien. Les sanctions financières à Bruxelles. L’ONU qui organise des ponts aériens pour ravitailler les tours diversitaires. Il faudra, en outre, définir des règles d’engagement, prévoir un cadre juridique, intervenir en liaison avec la police, les magistrats ou même les pays d’origine des hors-la-loi, si (par miracle) ils sont étrangers. Bref, il ne suffira pas de transformer la Courneuve ou la Castellane en parking poids lourds avec deux ou trois largages de bombes pour régler le truc. Ou alors, on passe de la guerre civile au massacre. On monte en gamme. C’est vous qui voyez.

vendredi 14 janvier 2022

Coup fumant au Sénat : faut-il vraiment regretter la disparition de la démocratie ?


 


parÉric Verhaeghe
14 janvier 202

Hier, un coup fumant au Sénat a permis à Castaner, président du groupe LREM, d'interrompre les travaux de la comission paritaire qui aurait pu se mettre d'accord sur les amendements adoptés par les sénateurs. 
 
Il est de notoriété publique que ces amendements sont intervenus après une pression extravagante exercée par Valérie Pécresse et Gérard Larcher sur les Républicains. Au fond, une fois de plus, les institutions de la Vè République ont montré, dans cette affaire de passe vaccinal, qu'elles ne fonctionnaient plus, et qu'elles ne garantissaient plus la démocratie. Faut-il vraiment le regretter ?
 

 

Le coup fumant est parti du Sénat, hier : Bruno Retailleau, président du groupe Républicains, a lancé un tweet avant la fin de la commission mixte paritaire où les parlementaires tentaient de se mettre d’accord sur un texte concernant le passe vaccinal. 

Selon les rumeurs, la majorité LREM de l’Assemblée était prête à céder sur le contrôle d’identité dans les bars et les restaurants. Tout le reste (notamment la fin du passe vaccinal sous un certain seuil d’hospitalisation) devait être remis en cause. 

Avant la fin de la séance, Retailleau a crié victoire, et Castaner a pris prétexte de cette annonce avant la fin de travaux pour quitter la salle. Constitutionnellement, une fois le conclave arrêté, il ne peut reprendre…

La bourde de Retailleau était-elle délibérée ? ou bien totalement innocente ? Elle servait en tout cas sur un plateau un prétexte pour que LREM ne s’embarrasse plus d’amendements péniblement votés au Sénat. 

Le passe vaccinal et la démocratie

Sur le fond, on a quand même un problème. 

Qu’on soit vacciné ou pas, le passe vaccinal introduit une rupture dans l’histoire de notre démocratie. Jamais on avait instauré une telle discrimination officielle et consciente, une telle réduction de droits pour un groupe minoritaire porteur d’un choix de conscience parfaitement légal. 

Où peut s’arrêter cette logique ?

Demain, ceux qui croiront en un Dieu plutôt qu’en tel autre seront à leur tour privés de certains droits ?

Quel que soit le camp auquel on appartient, un choix aussi important, aussi systémique, ne peut légitimement intervenir sans une véritable délibération démocratique. 

C’est bien entendu au contraire que l’on assiste : texte déposé entre Noël et Nouvel An, débattu en urgence, dans des délais record, avec des pressions maximales sur les parlementaires pour qu’ils “votent bien”. 

Et bien entendu une presse subventionnée qui lâche les chiens et ment délibérément. On signalera ainsi que toutes les informations gênantes sont systématiquement passées sous silence, au bénéfice d’une propagande éhontée en faveur du vaccin. 

Comment Philippe Bas et Retailleau ont tué la démocratie