Les journaux européens de sensibilité identitaire, patriote, dissertent sur les élections législatives françaises. Comment cette dissolution surprise, -mais pas pour tous-, et ces élections sont-elles perçues ? L’analyse étrangère apporte un éclairage intéressant sur ce qui s’apparente à une victoire d’Emmanuel Macron, à une brillante opération politique.
Le « roi Macron » et la succession
Pour le quotidien identitaire italien Il Primato nazionale, sous la plume de Gabriele Adinolfi, Macron « a rétabli sa majorité et s’apprête à construire sa succession à la fin de son mandat. Il a créé encore un autre chef-d’œuvre machiavélique en utilisant Marine comme toujours comme tabouret. Il l’a fait en connaissance de cause car il n’avait aucune raison de dissoudre le Parlement après des élections européennes qui ont respecté les sondages connus depuis un an, avec l’écart d’un point et demi de plus pour les marconiens après leurs positions fortes sur l’Ukraine ».
Adinolfi continue en suggérant que « Macron a désormais toutes les voies possibles devant lui. Du gouvernement minoritaire habituel mais avec pouvoirs présidentiels, à l’alliance centre-gauche, jusqu’au gouvernement d’accords larges ou celui de la droite macronienne (Edouard Philippe) plus les Républicains et avec l’abstention du Rassemblement Nationale. Quant à la gauche qui aurait gagné de peu, il faut considérer qu’il s’agit d’une coalition de coalitions dans laquelle les modérés prédominent et qui, comme les Républicains de droite, gouvernent avec les centristes dans diverses administrations. Par ailleurs, au moins deux personnalités sur trois (Gluksmann et Hollande) sont effectivement issues du camp présidentiel. Il ne peut être question de surprise. »
La dédiabolisation du RN en procès