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lundi 23 septembre 2024

Judas LR

 

 

lundi 1 juillet 2024

Face au péril d’extrême gauche, Ciotti met les LR devant leurs responsabilités


ciotti

 

 

La clé du scrutin du 7 juillet est sans doute chez les LR et, plus largement, dans l'électorat de droite modérée. 

Alors que le macronisme est moribond, pour ne pas dire mort, Macron, lui, bouge encore un peu et, pour sauver sa peau, misérablement, n’hésite pas à la pire des compromissions avec l’extrême gauche, comme Marc Baudriller le dénonce dans ces colonnes, alors que pendant sept ans, il n'a eu de cesse de faire des œillades à l'électorat de droite.

Lorsque l'extrême gauche s'empare du pouvoir, elle ne le lâche plus

Éric Ciotti l’a très bien compris. Dans une allocution solennelle, le député sortant des Alpes-Maritimes, arrivé en tête dans sa circonscription avec 43 % des voix, a posé en termes très clairs les enjeux de dimanche prochain en traçant les perspectives qui s'ouvrent devant nous. « Par leur vote, les Français ouvrent un nouveau chemin d’espérance sur lequel nous pouvons redresser notre pays et lui redonner un avenir digne de son glorieux passé et de son peuple valeureux », a martelé le président des LR. Et de poursuivre : « L’union inédite et historique que nous avons bâtie avec Jordan Bardella a mis fin à trop d’années d’immobilisme qui reléguaient la droite dans le rôle de spectateur impuissant du déclin français. La victoire est en vue. » Mais rien n'est gagné. Loin de là, car « la menace d’extrême gauche est plus que jamais, ce soir, réelle d’autant que certaines compromissions honteuses se dessinent déjà ». Les oreilles de Macron et peut-être de beaucoup d'autres sifflent.

 Éric Ciotti insiste sur le fait que « l’heure est grave, ce soir, car la France, la démocratie et nos institutions pourraient être demain en péril si l’extrême gauche venait à accaparer le pouvoir dans une alliance contre nature ». L'Histoire ne se répète pas mais elle nous apprend que lorsque l'extrême gauche s'empare du pouvoir, elle ne le lâche plus, et qu'elle élimine rapidement les franges modérées qui l'ont accompagnée dans son accession au pouvoir. C'est pourquoi Ciotti en « appelle au peuple de France et, en son sein, à tous ceux qui partagent des convictions de droite de prendre leurs responsabilités ». Le message est clair. On est pour ou on est contre. Il n'est plus temps de finasser avec un « ni-ni » mortifère. Ciotti ne dit pas autre chose lorsqu'il déclare qu'« il n’est plus possible de refuser de faire un choix entre notre union responsable, patriote et républicaine, et ce terrifiant danger d’extrême gauche ». Et d'en appeler « l'ensemble des Républicains à suivre le chemin de l’unité » qu'il a ouvert. Ciotti sera-t-il entendu ?

« Le danger qui guette notre pays aujourd'hui, c'est l'extrême gauche », a publié François-Xavier Bellamy, sur son compte X. On ne peut pas être plus clair. Et la direction collégiale des LR « canal historique » a publié, ce dimanche soir, un communiqué de presse que l'on pourrait prendre, en première lecture, comme la poursuite du fameux « ni-ni ».

lundi 17 juin 2024

Le “Bureau Politique” des Républicains infiltré par un journaliste


 Le “Bureau Politique” des Républicains infiltré par un journaliste

parEdouard Husson

 

Vendredi 14 juin au matin, les opposants à Eric Ciotti ont tenu ce qu’ils appellent un (deuxième) “Bureau Politique”, même si aucune règle des statuts du parti n’avait été respectée pour convoquer la réunion. 

Ajoutons qu’elle se tenait par zoom. C’est ce qui a permis au journaliste Erik Tegner de s’introduire dans la réunion. Il n’a jamais été interrogé sur son identité, est resté en ligne sans affichage vidéo et a pu prendre part au vote. Ecoutez ce récit hilarant, qui confirme, si besoin était, le mélange d’idéologie et d’incompétence qui règne désormais “au centre”. 



Ecoutez cet entretien entre Erik Tegner et Jean-Marc Morandini. C’est édifiant et hilarant. Si vous interrogiez les participants au “Bureau Politique” auquel a assisté le jeune journaliste, ils vous diraient tous que Les Républicains doivent rester un “parti de gouvernement”; et que c’est pour cela qu’ils s’opposent à une alliance avec le Rassemblement National.

Eh bien, si ces gens étaient au gouvernement, on ne donne pas cher de leur capacité à résister aux pressions des puissances étrangères ni à négocier pour défendre les intérêts de notre pays.


Une réunion zoom sans filtrage

Nous apprenons ainsi qu’Erik Tegner a pu récupérer un lien zoom et s’introduire dans la réunion. Personne n’a vérifié son identité ni ne lui a demandé d’allumer la vidéo de son écran.

Il a pu tout écouter et même a pris part au vote!

Il faudra sans souvenir quand on donne aux Français des leçons de démocratie.


Un débat escamoté

Le plus significatif est sans doute l’absence de débat que décrit le journaliste. Quand des voix s’élèvent pour contester la position que les organisateurs de la réunion veulent imposer – “l’exclusion” d’Eric Ciotti – on leur explique qu’on n’a pas le temps d’en discuter….

Au fond, le comportement farcesque des barons LR permet de confirmer ce que nous savions déjà! le profond mépris de la démocratie de notre monde dirigeant.

Les initiés le savaient. Aujourd’hui, cela devient visible pour tous.

En tout cas, savourez!

jeudi 13 juin 2024

[EDITO] Vent de folie chez les LR


fou

 

 

Qui est fou ? Éric Ciotti, si l’on en croit nombre de hiérarques des LR.

 Ces caciques que l’on qualifie, en vertu de la captation d’héritage du gaullisme effectue par ce parti - qui n’a, pourtant, plus grand-chose à voir avec le gaullisme historique -, de « barons ». Durant cette folle journée du 12 juin 2024 et au lendemain de l’annonce fracassante d’Éric Ciotti de s’entendre avec le Rassemblement national pour les élections législatives, on a voulu faire passer le président des LR pour une sorte de fou, de forcené, prêt à faire Fort Chabrol au siège des LR à deux pas de l’Assemblée nationale. N’a-t-il pas, ce mercredi matin, fait fermer les portes, renvoyé les permanents chez eux pour travailler en télétravail, refusé de participer au bureau politique convoqué par la secrétaire générale Annie Genevard, bureau politique qui allait se prononcer sur son exclusion du parti ?

 

Ciotti, un quasi-délinquant, si ce n’est un criminel... contre l'humanité

Pour un peu, on allait en appeler à la force des baïonnettes. Geoffroy Didier, eurodéputé sortant (ou sorti, puisqu’il avait été relégué à la onzième place sur la liste de Bellamy), n’a pas hésité à déclarer que, s’il fallait, on délogerait Ciotti « même physiquement » de son bureau (avec les flèches de l’arc républicain ? Pas très « État de droit », ça !). Et la sénatrice Agnès Evren affirmant qu’il fallait mettre « hors d’état de nuire Éric Ciotti à son parti politique ». Ciotti, un quasi-délinquant, si ce n’est un criminel… contre l’humanité, ça va sans dire. On se croirait dans un roman de Dumas pendant les guerres de religion. À l’époque, Ciotti aurait été coincé dans un sombre corridor, poignardé, passé au fil de l’épée, dépecé et, in fine, jeté dans la Seine. On n’en est plus là, mais l’idée y est, ce 12 juin. Finalement, le bureau politique a exclu le député des Alpes-Maritimes, qui conteste cette décision, car cette instance n’a pas été convoquée conformément aux statuts (pour des gens si légalistes, c’est curieux !). À l’issue de ce bureau politique, courte déclaration d’Annie Genevard, entourée de tout un tas de « barons », dont Wauquiez, Barnier, Tabarot (présidente de la commission d’investiture), Larcher, Pécresse (4,78 % à la présidentielle de 2022…), Copé, Fasquelle (trésorier du mouvement) : « La France a besoin d’une parole forte et indépendante, distincte de l’impuissance du "en même temps" et du saut dans l’inconnu du Rassemblement national… », déclare-t-elle, oubliant d’évoquer une troisième hypothèse : le « saut dans le chaos » que représenterait la victoire de l’extrême gauche à travers ce « Front populaire » dans lequel LFI a la part belle. Alors, déclare-t-elle, en lisant le texte qu’elle n’a visiblement pas rédigé : « Entre la bien-pensance dénuée du moindre courage et la rage dénuée de la moindre crédibilité qu’incarne La France insoumise, l’Assemblée nationale aura besoin d’un pôle de stabilité… » Voici donc où en sont réduites les ambitions d’un parti qui gouverna si longtemps la France : être un pôle de stabilité à l’Assemblée nationale. Il est vrai qu'avec 4,78 % à la présidentielle de 2022 et le triomphe romain aux élections européennes de 2024, avec 7,3 %, on ne peut espérer mieux. L’histoire des LR comme parti ayant vocation à être leader de la vie politique française est donc close. On le savait depuis longtemps, mais on continuait, chez LR, à faire semblant. Genevard, en quelque sorte, entérine cette réalité en positionnant son mouvement en « pôle de stabilité ».

Comme des aliénés dans la camisole de force que Mitterrand leur a confectionnée

vendredi 17 mai 2024

[TRIBUNE] Européennes : LR à la peine


union européenne

 

Bruno Retailleau estime qu’Emmanuel Macron est favorable à une Union européenne fédérale. 

C’est une erreur d’appréciation. De fait, le président de la République est favorable à un État européen supranational et uniformisateur, même pas à une Europe fédérale où les compétences de l’État fédéral et des États fédérés seraient clairement délimitées. 

L’Union européenne, telle qu’elle est gouvernée depuis des décennies, considère qu’il n’y a, en fait, aucune limite à l’extension de ses compétences dès lors que les États membres acceptent de les abandonner entre ses mains. Et de façon définitive, selon la jurisprudence de la Cour de justice de l’UE. Ce qu’ils ont fait avec une régularité d’horloge, traité après traité. Avec le soutien sans faille de sa famille politique qui les a soutenus « et porté sur tous les fonts baptismaux », pour reprendre la formule d’Éric Ciotti.

Et si personne ne veut de cette Europe-là, pour reprendre les propos de Bruno Retailleau, l’oligarchie des partis dits de gouvernement, elle, l’appelle de ses vœux. Faut-il rappeler, une fois encore, que le traité de Lisbonne, qui revenait à très peu de chose près au projet de traité portant Constitution pour l’UE rejeté par référendum, a été soutenu par une écrasante majorité des députés LR ! Ciotti et Larcher en tête, aux ordres de Sarkozy. Nous en revenons toujours à la même inconséquence qui consiste à déplorer les effets des choix politiques faits par sa propre famille politique et avec constance en matière européenne.

Mais là où la plaisanterie n’est plus drôle du tout, c’est lorsque le président du groupe LR du Sénat suggère que le meilleur moyen de défendre les intérêts de la France est de siéger au Parti populaire européen (PPE). Or, cette formation proclame dans ses statuts la « volonté commune de fonder une Union européenne fédérale ». Projet qu’il reproche à Macron... Comprenne qui pourra.

samedi 12 novembre 2022

François Grosdidier, maire LR de Metz, favorable à construction d’une immense mosquée, la neuvième de sa ville

 

— par Fabien Laurent — 11 novembre 2022 

Décidément à Metz, ils se donnent tous la main pour détruire ce qu’il reste de la France catholique, fille aînée de l’Eglise.

Les pauvres Messins ont hérité, sur le plan religieux, du très républicain et œcuménique ancien archevêque de Maurienne, Tarentaise et Savoie Mgr Ballot nommé en juillet 2022 dans le diocèse concordataire de Metz, dont la cathédrale est transformée en salle de sport et défilé de mode.

Toujours sur le plan religieux, ils doivent subir le gauchisme du chanoine de cette même cathédrale – Dominique Thiry – qui interdit à des catholiques de réciter un chapelet de réparation en faisant appel à la police pour expulser ces « intégristes » qui prient à genoux.

Mais ce n’est pas tout, car sur le plan politique ils ont pour maire le philo-islamiste François Grosdidier (1), politiquement classé à droite, puisqu’il est LR, et qui est favorable au doublement de nombre de mosquées en France. Ce même premier magistrat de Metz soutient la construction actuelle d’une grande mosquée sous influence des frères musulmans, des islamistes du CCIF interdits et des islamistes turcs Mili Gorus.

Opposé à ce nouveau cheval de Troie de la secte islamiste, l’association Avenir de la Culture a lancé une pétition ayant récolté près de 40 000 signatures.

Dans une vidéo intitulée 15 millions d’euros pour un centre de propagande, l’association qualifie l’édifice, dont la construction est en cours, d’« immense centre de propagande islamique au cœur de la Lorraine ». Elle avance en outre que « la France est une terre d’églises, pas de mosquées », et dénonce le fait qu’un nouvel édifice dédié à l’islam soit construit dans une ville qui en compte déjà huit.

Pour ce qui est de la qualification de « centre de propagande islamique », François Grosdidier répond que « le projet est soutenu par toutes les autorités religieuses : les catholiques, les protestants et la communauté juive ». Et, cela devrait nous rassurer ?

mardi 19 avril 2022

[Tribune] Électeurs LR, il faut battre Emmanuel Macron et donc voter Marine Le Pen !


 

 Verlaine Djeni 18 avril 2022

Bravo aux patriotes pour la forte mobilisation au premier tour de l'élection 2022 ! 

En effet, la somme des résultats obtenus par chacun des candidats du camp patriote, national, conservateur et souverainiste confirme la tendance du basculement idéologique vers la dite « forte » ou « dure ». 

On peut le dire aujourd'hui : plus que jamais, le camp patriote est installé dans le paysage politique en France. D'ailleurs, comment aurions-nous pu en douter, puisque depuis des années, toutes les enquêtes d'opinion ne font que confirmer le phénomène de droitisation de la société.

L'élection a permis de développer des idées que les Français ont, dans l'ensemble, validées. On pourra dénoncer a posteriori l'outrance de certaines positions, mais force est de constater que les débats qui s'ensuivirent n'ont pas vraiment choqué. Le camp patriote n'est plus très loin d'accéder au pouvoir.

Bravo aux électeurs d'Éric Zemmour pour leur courage, bravo à ceux de Marine Le Pen pour leur fidélité, bravo aux électeurs de Nicolas Dupont-Aignan et, de façon générale, bravo à toutes les personnes qui ont effectué leur acte citoyen en pensant d'abord à la France ! J'ai milité 34 ans chez LR, j'y ai même été élu au sein des instances nationales avant de démissionner car refusant clairement la phagocytose du parti par Emmanuel Macron et ses ouailles. Aujourd'hui, je suis un soutien inconditionnel de Marine Le Pen.

Héritier des valeurs conservatrices qui ont toujours caractérisé la droite, le parti Les Républicains avait le champ libre pour s'installer durablement dans la sphère idéologique du camp patriote et national, mais à force de reniements, de renoncements et d'accumulation de mensonges, LR s'est éloigné de ses fondamentaux.

mercredi 19 janvier 2022

Pour Valérie Pécresse, le passe vaccinal ne sert à rien : c’est pour ça que les LR ont voté majoritairement pour !


 
 
 
Georges Michel 18 janvier 2022

Le passe vaccinal a donc été voté dimanche. 215 voix pour, 58 contre, 7 absentions. 

Les deux tiers des LR ont voté pour. Dont acte. 

Lundi, Valérie Pécresse, candidate à la présidence de la République, était l’invitée de Sonia Mabrouk sur Europe 1. Très intéressant. La présidente de la région Île-de-France y a dénoncé une « une gestion complètement chaotique avec un gouvernement qui a en permanence un train de retard. Il aurait fallu distribuer les auto-tests dans les classes comme JE l’avais demandé dès septembre… »

La journaliste coupe l’héritière présomptive de Chirac : « On ne va pas refaire le match… » Réponse : « C’est important, faut quand même tirer les enseignements de ce qui n’a pas été fait… » On est d’accord et ça vaut sans doute aussi pour celle qui est aujourd’hui candidate à la fonction suprême et qui fut, jadis, ministre de Sarkozy. Passons. « Oui mais sur le passe vaccinal, est-ce que vous-même les tirez, ces enseignements. La droite s’est divisée… Est-ce qu’il est nécessaire, ce passe vaccinal ? » L’art d’appuyer où ça fait mal et de poser les bonnes questions. Réponse de Valérie Pécresse : « Le sujet, aujourd’hui, est simple, il aurait fallu repousser d’une semaine la rentrée des classes comme JE l’avais demandé… » Et suit un baratin sur le registre « MOI, je ne gouvernerai pas comme ça, MOI, je ferai comme ci, etc. » Mais Sonia Mabrouk n’étant pas du genre à se laisser embarquer là où elle ne veut pas qu’on la mène rétorque : « Mais vous ne répondez pas sur le passe vaccinal… » Et puis un joli et émouvant couplet, histoire de gagner du temps à l'antenne, sur la désespérance des parents, des enseignants. Toutes choses vraies et bien réelles. Mais ce n’est pas la question de la journaliste...

jeudi 6 janvier 2022

Le pass nazitaire est voté

 

mercredi 5 janvier 2022

LR un ramassis de collabos! On ne vous oubliera pas

 

 

samedi 1 janvier 2022

Et si on taxait les non-vaccinés ?


 
 
 
 Richard Hanlet 31 décembre 2021

« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés… » (La Fontaine), c’est ce que diront peut-être les générations futures à propos du Covid. 

Parce que certains, même vierges de toute contamination, avancent des propositions qui évoquent une discrète atteinte encéphalique.

Voyez le député Sébastien Huyghe, dépositaire d’un amendement qui vise à instituer une franchise sur les frais de maladie, à payer pour les personnes non vaccinées contaminées par le Covid.

Il faut aller jusqu’à Singapour pour trouver dans la mesure équivalente, mais seulement possible parce que le système de y est tout différent du nôtre. Parce qu’il n’y a que deux options.

Soit une organisation libérale d’assurance maladie (facultative ou non) dont on peut choisir le prestataire sur un marché concurrentiel, avec lequel on passe un contrat, et qui peut éventuellement exclure des pathologies préexistantes ou des comportements à risques.

Soit un système socialiste à la française, où on n’a pas le choix, et qui prélève de force des cotisations proportionnelles aux revenus (bien que les riches ne soient pas plus malades que les pauvres).

dimanche 10 octobre 2021

La pantomime LR


 


S’il est un parti dont les responsables possèdent un art accompli du parler pour ne rien dire et de la gesticulation pour ne rien faire, c’est bien Les Républicains, inventeur d’une forme originale de pantomime politique, sorte de discours fait d’une rhétorique muette, tant elle est vide.

Les socialistes et les écologistes, eux, sont passés maîtres dans l’art des idées à la con et des projets absurdes, mais concernant Les Républicains, c’est très différent : point d’idées à la con, ni intelligentes d’ailleurs, c’est l’absence totale d’idées, la fumée sans feu et le changement dans la continuité.

Tout le monde se souvient, fin 2012, du fameux duel Coppé-Fillon pour la présidence du parti où l’on avait vu les deux candidats se présenter devant les militants électeurs et annoncer respectivement une victoire éclatante et sans contestation. Absence de contestation immédiatement contestée par le rival, tout au long de la soirée et des nouvelles annonces de chiffres contestés sitôt annoncés ; et toutes ces contestations s’étaient succédé jusqu’à l’aube, devant un Éric Ciotti s’acharnant à expliquer aux journalistes l’inexplicable, à justifier l’injustifiable et tenter de remettre un peu d’ordre, puis l’on avait vu entrer en lice la CONARE et la COCOCE, à savoir la Commission nationale des recours et la Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales.

La pantomime et les gesticulations où le mime devenait l’art d’un verbe creux s’étaient poursuivies plusieurs jours, sans véritable résultat.

Mais si l’on remonte dans le temps, il y eut d’autres joutes célèbres au sein du parti, ou avec leurs frères ennemis socialistes ; et l’on n’a pas oublié les duels grandioses Fabius/Juppé, aujourd’hui collègues bien installés et réconciliés au Conseil constitutionnel, ou le grand duel Chirac/Jospin, lesquels étaient tellement en désaccord sur un programme quasi identique que Jean-Marie Le Pen se retrouva au second tour.

mercredi 29 septembre 2021

Pécresse, Bertrand, Barnier : ces candidats LR qui se tirent une balle dans le pied


 
 
 
 
Entre congrès et primaire, la désignation laborieuse du candidat LR pour les présidentielles commence à ressembler à un conclave du temps des papes d’Avignon. 
 
La fumée blanche sort pour le moment essentiellement des oreilles de Christian Jacob dont le cerveau est en ébullition. Il faut dire que l’enjeu est de taille.

De Rachida Dati à Xavier Bertrand, ils le répétaient dans le parti, études d’opinion à l’appui : les Français ne veulent pas du duel -Le Pen. L’arrivée en fanfare d’Éric Zemmour pourrait, in fine, exaucer leurs souhaits : les récents sondages montrent que s’il grignote un peu l’électorat LR, il taille surtout des croupières à l’électorat RN, faisant passer Marine Le Pen sous la barre des 20 %. Éric Zemmour prend d’un côté et de l’autre, mais moins d’un côté que de l’autre. « L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme » (Hugo) : dans l’hypothèse où Marine Le Pen et Éric Zemmour se phagocyteraient l’un l’autre, la qualification au second tour du candidat LR deviendrait donc possible.

Mais il ne suffira pas d’être en finale. Il faudra aussi gravir l’ultime marche du podium en raflant la somme de deux électorats que l’on pourrait appeler du petit nom de ZemmouRN.

Mais voilà, certains ont déjà douloureusement compromis le succès de l’entreprise. Xavier Bertrand, par exemple, a déclaré benoîtement, lors d’un débat des régionales face à Sébastien Chenu, qu’il préférait être du côté des communistes (foin des millions de morts) que des identitaires. Une phrase facile à retenir et à diffuser sur les réseaux sociaux, mais qui pourrait lui coûter cher. Ou la Versaillaise Valérie Pécresse qui se rend à la Fête de l’Huma (décidément, la faucille et le marteau font recette) mais snobe, au dernier moment, la Journée du conservatisme en apprenant la venue d’Éric Zemmour. Celui-ci, du reste, n’a pas manqué de la brocarder à la tribune, provoquant rires et sifflets : « Sans doute a-t-elle eu peur d’attraper un virus en étant dans la même salle que moi ! » Comme une récente sortie sur la supposée « violence » de la Manif pour tous pour justifier son virage à 180 degrés. Gageons qu’un certain nombre de ceux qui ont jadis battu le pavé avec elle ont été agacés, et c’est un euphémisme…



Vient enfin Michel Barnier, qui avait pourtant bien commencé, brossant dans le sens du poil les intéressés.

lundi 13 septembre 2021

Michel Barnier : Que signifie son revirement spectaculaire sur l’immigration et l’Union européenne ?


 

  

Son étoile s’est levée dès décembre dernier quand, fort de son accord sur le Brexit, il s’est mis en situation de faire le don de sa personne et de sa longue expérience à la France et à la droite LR. 

Neuf mois après, Michel Barnier est bel et bien lancé dans la candidature à la candidature LR et se prépare à participer à la primaire. 

Bien que derrière Bertrand et Pécresse, les le donnent tout de même entre 8 et 13 %. Un score honorable et qui permet tous les espoirs. Michel Barnier, c’est le 3e homme du 3e homme. Au passage, ça se bouscule beaucoup, dans ce créneau 8-13 : Mélenchon, Jadot, Hidalgo, Zemmour et, donc, les 3 LR. En attente de décantation.

Jeudi et vendredi, les candidats ont été auditionnés par les députés LR lors de leurs journées parlementaires à Nîmes. L’occasion, pour Michel Barnier, de continuer son entreprise de séduction auprès des cadres du parti. D’après une enquête menée auprès des parlementaires citée par Le Monde, il est celui qui rassemble le plus de soutiens (41 députés), derrière Xavier Bertrand.
L’intéressé joue de sa stature consensuelle, de son expérience intérieure et européenne, de son gaullisme centriste, mais aussi de sa « différence » de style avec Macron. Pour Daniel Fasquelle, « il a l’allure d’un Président dont les Français seront fiers sur le perron de l’Élysée ». Jusqu’ici, tout va (à peu près) bien.

Mais il ne fait pas l’unanimité. Le Monde a recueilli des jugements peu amènes d’autres députés LR : l’intervention de Michel Barnier aurait été « poussive », « monotone » et « beaucoup ont regretté des références permanentes au passé et pas assez à l’avenir »“. Tout le charme d’une primaire. Ou d’une machine à perdre.

lundi 3 mai 2021

Nicolas Tardy-Joubert : “Souvenez vous de François Fillon, qui dans les minutes qui ont suivi l’annonce des résultats, appelait à voter pour Macron…”


 

Réaction de Nicolas Tardy-Joubert, conseiller régional en Ile-de-France, à l’accord -Muselier en PACA. Il évoque aussi la situation de dans son département (78) et pour les régionales en Ile-de-France.

 

Comment réagissez-vous à la déclaration de annonçant le retrait de la liste LREM et un accord avec qui le demandait ?

LREM est usée après quatre ans de pouvoir macronien et cherche malgré tout, les moyens de s’implanter localement. Seuls, ils ne peuvent gagner. Ils joueraient les supplétifs dans les conseils régionaux après des triangulaires ou quadrangulaires.

Ce qui intéresse Muselier initialement investi par LR en PACA, c’est de conserver le pouvoir, en acceptant toutes les compromissions possibles. Les électeurs qui croiraient en votant pour lui, voter à droite seraient évidemment lourdement trompés. Seul, il sait qu’il ne peut gagner car de renoncements en trahisons, il a progressivement perdu une grande part de sa base électorale droitière en PACA. Comme beaucoup de LR sans consistance, il est prêt à coopérer honteusement avec LREM. Mais pour quoi faire ? La politique voulue par Macron ? On sait quels désastres elle amène sur le plan national.

Quelles conséquences à votre avis au niveau national pour LR ?

Le communiqué des Républicains indique que pour pouvoir bénéficier de l’investiture du parti, il ne peut y avoir aucun accord de premier tour avec LREM. Cela permet de sortir Renaud Muselier du dispositif, sauf s’il se rétracte, et tout est possible à ce niveau-là. Par contre rien n’est dit sur les accords de second tour, avec des fusions de listes LR-LREM qui seraient exclus. Cela est très insuffisant. Souvenez vous de François Fillon, qui dans les minutes qui ont suivi l’annonce des résultats du premier tour de l’élection présidentielle, appelait à voter pour Macron.

Muselier, incarnation de cette hypocrisie qui mine la droite


 

Immense stupéfaction d’apprendre que pour les régionales en PACA, accepte la proposition de liste commune dès le 1er tour avec

Cette annonce a semé le doute de beaucoup de sympathisants de droite qui, tout logiquement, se sont demandés comment il est possible de se présenter comme opposant à la majorité actuelle puis faire alliance avec elle dans le cadre d’une élection. 

Donc LR attaque LREM chaque jour sur ses choix politiques pour, ensuite, accepter une alliance avec les personnes responsables des actions dénoncées. Quelle hypocrisie !

Dire que le RPR comptait plus de 800.000 adhérents au milieu des années 80… Mais que diantre a-t-il bien pu se passer pour que le grand mouvement de la droite se retrouve, aujourd’hui, dans cet état de petitesse au moment où toutes les enquêtes confirment que la France penche politiquement de plus en plus à droite ? Ironie de l’Histoire : c’est le petit-fils d’un des premiers et des plus illustres gaullistes, l’amiral Muselier, l’inventeur de la croix de Lorraine, qui devient aujourd’hui le symbole du naufrage LR.

Le parti Les Républicains, héritier du grand mouvement conservateur qui a marqué la sphère nationale, a incontestablement perdu sa légitimité aux yeux du peuple de droite dans la des valeurs portées par ce courant politique. L’ordre, l’autorité, le travail, le mérite, la , le patriotisme, la , les valeurs culturelles, les , l’écologie, toutes ces thématiques ont été lâchement abandonnées au nom de la bien-pensance et la peur du procès en « extrême-droitisation ».

À force de vouloir faire plaisir à une certaine idéologie, Les Républicains représentent de moins en moins le courant qu’ils étaient censés porter et glissent vers ce centre droit déjà occupé par plusieurs mouvements et dont le parti du Président pense être l’acteur principal.

samedi 17 avril 2021

Une sénatrice filmée après un déjeuner à l’hôtel Meurice à Paris


Joëlle Garriaud-Maylam

 Le 17/04/2021

C’était un « déjeuner de travail » dans un salon de l’Hôtel Meurice. Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice LR, ne savait pas que c’était interdit. 

D’abord, a-t-elle plaidé, on ne peut pas bloquer le travail des sénateurs. 

À la question de la journaliste de Médiapart : « Vous pouviez travailler à une autre heure que celle du déjeuner ? » la réponse est cinglante : « Mais nous travaillons vingt-quatre heures sur vingt-quatre ». Avant de monter dans un taxi (à nos frais, mais tout cela est bien normal). 

Sur quelle planète vivons-nous, si des gueux empêchent leurs représentants de les représenter ? L’accent du terroir du XVIe arrondissement prouve qu’une certaine catégorie de la population est vraiment bien représentée.

 
 

 

lemediaen442 

jeudi 21 janvier 2021

Polémique à Étampes : la mairie a organisé une marche blanche pour la mort accidentelle de deux délinquants


 
 
 

À Étampes, le dimanche 17 janvier 2021, une a été organisée en hommage à Nordine et Samir, deux frères âgés de 39 et 32 ans, décédés dans la nuit du 13 au 14 janvier dans un accident de la route.

Nordine et Samir H., délinquants multirécidivistes

Cette « marche blanche » organisée et financée par la municipalité (LR) suscite désormais une vive polémique, explique Le Parisien. Car les deux hommes possèdent de « lourds casiers judiciaires » et leur mort accidentelle est due à un refus d’obtempérer : ils ont percuté un camion en tentant de fuir un contrôle de gendarmerie.

Après l’accident, la famille H., connue à Étampes, « organise la marche blanche avec la mairie ». La municipalité annonce la marche du dimanche sur sa page Facebook la veille. Le dimanche, la foule est « encadrée par des agents de la mairie », des barnums sont installés et l’on offre des cafés et « de quoi grignoter », ainsi qu’une sono et un podium, détaille Le Parisien.

Ce soutien complaisant de la mairie soulève un tollé dans l’opposition qui « réclame des comptes » au maire, Franck Marlin (LR), car les deux frères sont des délinquants multirécidivistes. Nordine H. a passé plus d’une dizaine d’années en détention, principalement pour trafic de stupéfiants, et Samir totalise une trentaine d’antécédents judiciaires.