LETTRE OUVERTE —
Chères et chers membres de l’Académie Nationale de Médecine,
Votre réputation n’est plus à faire. C’est vous qui avez, il y a déjà
plus d’un an, prescrit à la population de remettre son masque entre
deux bouchées pendant les repas, ou de ne pas parler dans les transports
en commun, derrière les mêmes masques, pour limiter la transmission du
virus, et autres conseils frappés au sceau du bon sens et de la
rationalité.
Comme le dit un comique génial, récemment censuré sur
YouTube, Sébastien Recchia : "Si ces gens sont médecins, moi, je suis
spécialiste en fission nucléaire".
Je ne doute pas une seconde que des expressions comme “conflits
d’intérêt” ou “compte en banque offshore” soient totalement absentes de
votre vocabulaire, et donc que vous soyez, déontologiquement, au-dessus
de tout soupçon.
C’est donc en vertu de votre réputation, de votre compétence et de
votre intégrité inattaquables que vous vous êtes fendus, tout récemment,
d’un communiqué à l’adresse du personnel enseignant français, en
particulier des directrices et directeurs d’école, intitulé sobrement : “Vaccination des enfants de 5-11 ans : ne plus hésiter”.
Le menteur compulsif qui nous tient lieu de ministre de la Santé a
commencé à prêcher publiquement en ce sens : ça sent, comme on dit, le
tir croisé. Pour vous appuyer dans vos louables efforts, vous pouvez
d’ores et déjà compter sur le médecin et haut franc-maçon Gilbert Deray
(dont le nom évoque étrangement Gilles de Rais…), l’un des plus visibles
sur les plateaux télévisés, et aussi l’un des mieux payés par
l’industrie pharmaceutique en France ; sa spécialité étant la
néphrologie, on peut dire que le fait de quitter gaillardement son
domaine de compétence est, dans le monde où nous vivons, un sport très à
la mode. Le plus grand penseur politique des cinquante dernières
années, Guy Debord, qualifiait ce monde de “société du spectacle”, et
disait qu’on y assistait à “la fin carnavalesque de la division du
travail”.
“Un financier va chanter, un avocat va se faire
indicateur de police, un boulanger va exposer ses préférences
littéraires, un acteur va gouverner, un cuisinier va philosopher sur les
moments de cuisson comme jalons dans l’histoire universelle. Chacun
peut surgir dans le spectacle afin de s’adonner publiquement, ou parfois
pour s’être livré secrètement, à une activité complètement autre que la
spécialité par laquelle il s’était d’abord fait connaître.”
Au plus haut niveau, par exemple, on intronisera président de l’OMS
(Organisation Mondiale du Sadisme) quelqu’un qui n’a jamais fait
d’études de médecine, mais est plutôt connu, dans son pays, comme
assassin, tortionnaire et dissimulateur d’épidémies de choléra. Le
principal bâilleur de fonds de la même Organisation, qui dirige nos vies
depuis deux ans, un informaticien médiocre, mais multimilliardaire
eugéniste, qui n’a jamais étudié la médecine non plus, sera baptisé
“médecin du monde” par la chaîne télévisée qu’il finance tout aussi
bien. Enfin, un neurologue mythomane va vacciner de ses propres mains
des femmes enceintes. Vous avez donc de qui tenir, vous qui n’êtes que
les sous-fifres de ces gens-là.
Vous n’aurez jamais fait état, dans vos communiqués, des effets
traumatisants et débilitants que deux années du port du masque auront
provoqué sur nos enfants, diminuant considérablement leur taux
d’oxygénation, et les mutilant d’une gamme presque infinie de capacités
cognitives, ainsi que de leurs capacités de concentration. Pire, vous
aurez avalisé les mesures qui ont déterminé cet état de fait, et donc
collaboré activement à la martyrisation de toute une génération de têtes
blondes. Vous aurez parrainé ce tournant civilisationnel majeur, qui
consiste à rendre des enfants responsables de leurs parents et
grands-parents (“si tu ne fais pas ce qu’on te dit, tu mets en danger la
vie de papi et mami”), lors même que, dans toutes les innombrables
cultures anthropologiques connues à ce jour, c’était le contraire qui
était censé fonctionner, et les parents et grands-parents être
responsables de leurs enfants et petits-enfants. J’avoue appartenir à
cette vieille école, comme en témoigne la présente lettre, de façon sans
doute déplorable à vos yeux “progressistes”.
Je suis un citoyen français, écrivain et philosophe, et père d’un
merveilleux enfant de six ans. J’ai fait de très nombreuses
interventions publiques depuis un an pour défendre l’avenir de ce
dernier, et c’est donc plus que jamais à ce titre que je m’adresse à
vous.