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jeudi 12 mars 2020

Victoire ! Macron recule sur la privatisation d'ADP





Osons Causer

 Victoire ! Macron recule sur la privatisation des Aéroports de Paris ! 

Mais pourquoi a-t-il cédé ? Quels enseignements en tirer pour les luttes politiques ? Vous saurez tout dans cette vidéo ! 

mercredi 5 février 2020

Exclusif - Une caisse noire et un parfum de corruption remettent en cause la privatisation d'ADP

 
 
 

4 février 2020

Par Marc Endeweld Journaliste, auteur de l'ouvrage "Le Grand Manipulateur. Les réseaux secrets de Macron", éditions Stock. Contact : endeweld(at)protonmail.com

Les policiers de l’OCLCIFF (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales) ont perquisitionné fin janvier le domicile de l’ancien responsable de la filiale internationale d’Aéroports de Paris (ADP). En cause : plusieurs contrats passés à l’étranger avant et juste après l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, notamment en Libye. Depuis, la direction d’ADP ainsi que son principal actionnaire, l’État, cherchent à étouffer le scandale et à retarder l’ouverture d’une information pour ne pas nuire à la privatisation d’ADP.

Un scandale à plusieurs centaines de millions d'euros, de l'argent libyen qui nourrit des soupçons de corruption, des filiales dans le collimateur de la justice française, des groupes de BTP déjà inquiétés pour des cas de corruption internationale, avec, à la clé, le risque de tomber sous le couperet du gendarme américain anti-corruption : chez Aéroports de Paris (ADP), l’imbroglio est total tant l’hypothèse d’une ouverture d’information et la perspective de mises en examen brouillent les pistes qui devaient amener vers une paisible privatisation.

Ce sont les agissements de l'une des filiales internationales d'ADP, ADP Ingénierie (ADPI), qui ont éveillé les soupçons des enquêteurs français.
Au sein du groupe public détenu encore à plus de 50 % par l’État, la direction est particulièrement inquiète et ne fait pour l'instant aucun commentaire officiel.
En off, pourtant, des sources internes à l'entreprise nous expliquent que l’actuel PDG, Augustin de Romanet, avait alerté le parquet peu de temps après sa prise de fonction en 2012, suite à des rumeurs de pratiques troubles liées à ADPI.

Cette dernière est dans le collimateur des policiers et du parquet national financier (PNF).
La plainte déposée par de Romanet n’avait pas donné de résultats jusqu’à ce que des dénonciations de salariés en 2016 viennent provoquer l’ouverture d’une très discrète enquête préliminaire.
Depuis, les investigations menées par les policiers de l’OCLCIFF (Office Centrale de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales) se sont accélérées.
 
Perquisition surprise de l'ancien PDG d'ADPI

Dernier épisode en date : les agents de l'OCLCIFF de Nanterre ont procédé dans la semaine du 20 janvier à la perquisition surprise du domicile de l’ancien PDG d’ADPI, Alain Le Pajolec, l’un des cadres historiques de l’entreprise.
Selon nos sources, la pêche aux documents aurait été fructueuse et la nouvelle aurait provoqué un vent de panique au sein du groupe aéroportuaire.

Contacté par Le Média, le PNF a confirmé l’existence de ces investigations sans vouloir entrer dans les détails : « Cette enquête est toujours en cours, tenue par le secret de l’enquête », nous a répondu par mail le service de communication du parquet.
Selon d’autres sources, la Chancellerie et l’Elysée surveilleraient les suites judiciaires de très près. L'ouverture d'une enquête pourrait lourdement impacter le processus de privatisation, « car plus personne ne voudra assumer ce bâton merdeux » nous a indiqué en "off" un magistrat qui a connaissance du dossier.

mardi 5 novembre 2019

Privatisation d’Aéroports de Paris : les réseaux Macron en plein conflits d’intérêts ?

 
 

par

De la loi votée à l’Assemblée nationale privatisant Aéroports de Paris jusqu’aux acheteurs potentiels de l’entreprise publique, on retrouve les réseaux Macron à la manœuvre.

Un forte interconnexion entre politique et intérêts privés qui pose question.
 
S’agit-il d’une fâcheuse coïncidence, ou bien d’un nouveau signe que nous vivons, depuis l’élection d’Emmanuel Macron, dans un régime de conflits d’intérêts permanents et banalisés au sommet de l’État ?
La loi dite Pacte, pour « plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises », adoptée au printemps 2019, prévoit la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), de la Française des Jeux, mais aussi d’Engie et de GRTgaz, sa filiale en charge des gazoducs et des terminaux gaziers français (lire notre enquête sur le sujet).
L’un des personnages clés de ces privatisations est le rapporteur de la loi à l’Assemblée nationale, Roland Lescure.
Il a été en première ligne pour répondre aux opposants à la privatisation d’ADP dans l’hémicycle et les médias.
Député LREM des Français d’Amérique du Nord, ce personnage clé des réseaux Macron sur les dossiers économiques était, jusqu’à son élection, le numéro 2 de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).
 Or, le nom de ce puissant fonds de pension canadien, gérant plus de 200 milliards d’euros d’actifs, est abondamment cité parmi les repreneurs potentiels d’ADP et d’Engie.
À notre connaissance, le sujet n’a été évoqué publiquement qu’une seule fois, lors du passage de la loi Pacte en commission en mars 2019, par le député LFI François Ruffin, citant un article de Mediapart.
Réponse de Roland Lescure : « J’ai quitté toutes mes fonctions et toutes mes responsabilités à la Caisse de dépôt et placement du Québec, il y a deux ans. »
Cela suffit-il à clore le sujet ?

mardi 16 avril 2019

Après les portiques éco-taxes, Vinci demande des compensations à l’Etat!

 

NDDL: Vinci réclame

L’aéroport de notre-dame des landes était une ânerie aussi bien économique, environnementale que démocratique.

Si l’on comprend bien que Nantes souhaite avoir son grand aéroport, il y a suffisamment infrastructures existantes dans notre pays pour absorber tous les avions à venir et futur.

Lyon, ou Bordeaux, Lille, sans oublier ceux de Paris, bref, il y a de quoi faire.
Comme pour les portails éco-taxes, les dirigeants font, ils font d’abord.
Ils font en faisant de la pédagogie ce qui veut dire en faisant avaler la pilule au lieu d’écouter tout simplement les gens!
Résultat face à l’opposition sur le terrain des gueux d’en bas, on finit par faire marche arrière, et l’on paye des indemnités car on n’avait pas pu s’empêcher de signer les gros contrats très vite.
Trop vite, car il faut faire toujours vite dans ces cas.
C’est une forme de la stratégie dite du « choc ».
On avance, on soumet l’autre à ses coups de boutoirs, les choses doivent aller plus vite qu’une éventuelle mobilisation.
C’est ainsi que l’on se retrouve encore dans cette situation où une entreprises privées demande des compensations, à savoir plusieurs centaines de millions d’euros…
« Candidat à la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), Vinci réclame “plusieurs centaines de millions d’euros” à l’Etat en guise de compensation à l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes dont il devait être le concessionnaire, a déclaré dimanche 14 avril la ministre des Transports.