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samedi 27 février 2021

Essais cliniques traitements Covid-19 : les conflits d’intérêt influencent les résultats en faveur du Remdesivir et en défaveur de l’HCQ/AZT


Essais cliniques traitements Covid-19 : les conflits d’intérêt influencent les résultats en faveur du Remdesivir et en défaveur de l’HCQ/AZT

Publié par Gabriel | Fév 26, 2021 |

Quel hasard statistique ! Les études cliniques financées directement ou indirectement par Gilead sont défavorables à l’HCQ/AZT et favorables au Remdesivir alors que les études cliniques sans conflits d’intérêt avec Gilead sont favorables à l’HCQ/AZT.
  1. Ce que nous apprend la récente méta analyse de l’IHU de Marseille (IHU- Million & Coll)

A la suite de la parution d’articles frauduleux dans des revues prestigieuses comme The Lancet et le New England Journal of Medecine, (NEJM), une équipe de l’IHU s’est intéressée à l’étude des facteurs pouvant influencer les résultats d’études sur les protocoles thérapeutiques utilisés dans la Covid-19 (HCQ, HCQ /AZT et Remdesivir – source n°1).

Parmi tous les facteurs habituellement analysés (voir paragraphe 2), l’originalité de cette méta analyse est d’avoir ajouté le facteur « conflits d’intérêt », à savoir les liens financiers entre les médecins auteurs et le laboratoire Gilead souhaitant promouvoir le Remdesivir.

Le laboratoire Sanofi, qui vend l’HCQ en Europe, n’était pas financièrement intéressé par l’utilisation de ce traitement dans la Covid-19. En effet, le coût du traitement à base d’HCQ/AZT ne dépassait pas les 10€ pour 10 jours de traitement versus plus de 5000€ pour le Remdesivir.

L’objectif de cette méta analyse était de déterminer les biais les plus influents sur les résultats des études thérapeutiques cliniques dans le délicat contexte qui oppose les études randomisées aux études observationnelles et l’HCQ au Remdesivir.

Les résultats sont édifiants.

On dénombre :

  • 18 études observationnelles sans conflits d’intérêt avec le laboratoire Gilead. Elles sont TOUTES FAVORABLES à l’utilisation de l’HCQ en traitement pour la COVID-19.
  • 4 études randomisées et 3 méta-analyses de datas dirigées et défendues par des experts recevant des fonds de GILEAD, directement ou par le biais d’institutions. Elles sont TOUTES défavorables au protocole HCQ/AZT et bien sûr TOUTES favorables au Remdesivir.

Ainsi le facteur le plus prédictif de résultats en faveur du Remdesivir est la présence ou non d’un conflit d’intérêt :

  • Pas de conflits d’intérêt => indicateur associé aux études observationnelles => études favorables à l’HCQ
  • Conflits d’intérêt => indicateur associé aux études randomisées => études défavorables à l’HCQ et favorables au Remdesivir

mardi 5 novembre 2019

Privatisation d’Aéroports de Paris : les réseaux Macron en plein conflits d’intérêts ?

 
 

par

De la loi votée à l’Assemblée nationale privatisant Aéroports de Paris jusqu’aux acheteurs potentiels de l’entreprise publique, on retrouve les réseaux Macron à la manœuvre.

Un forte interconnexion entre politique et intérêts privés qui pose question.
 
S’agit-il d’une fâcheuse coïncidence, ou bien d’un nouveau signe que nous vivons, depuis l’élection d’Emmanuel Macron, dans un régime de conflits d’intérêts permanents et banalisés au sommet de l’État ?
La loi dite Pacte, pour « plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises », adoptée au printemps 2019, prévoit la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), de la Française des Jeux, mais aussi d’Engie et de GRTgaz, sa filiale en charge des gazoducs et des terminaux gaziers français (lire notre enquête sur le sujet).
L’un des personnages clés de ces privatisations est le rapporteur de la loi à l’Assemblée nationale, Roland Lescure.
Il a été en première ligne pour répondre aux opposants à la privatisation d’ADP dans l’hémicycle et les médias.
Député LREM des Français d’Amérique du Nord, ce personnage clé des réseaux Macron sur les dossiers économiques était, jusqu’à son élection, le numéro 2 de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).
 Or, le nom de ce puissant fonds de pension canadien, gérant plus de 200 milliards d’euros d’actifs, est abondamment cité parmi les repreneurs potentiels d’ADP et d’Engie.
À notre connaissance, le sujet n’a été évoqué publiquement qu’une seule fois, lors du passage de la loi Pacte en commission en mars 2019, par le député LFI François Ruffin, citant un article de Mediapart.
Réponse de Roland Lescure : « J’ai quitté toutes mes fonctions et toutes mes responsabilités à la Caisse de dépôt et placement du Québec, il y a deux ans. »
Cela suffit-il à clore le sujet ?

samedi 17 juin 2017

Agnès Buzyn a été rémunérée par les labos pendant au moins 14 ans !

Le 17/06/2017


Nous nous sommes procurés les déclarations publiques d’intérêts de notre nouvelle ministre de la Santé Agnès Buzin lorsqu’elle était présidente du conseil d’administration de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) et de l’INCa (Institut national du cancer).
 
Ces déclarations datent de 2012 (1) et 2014 (2) et seuls les conflits d’intérêts qui couraient encore lors des 5 années précédentes devaient être mentionnés.
Pourtant ces documents sont accablants pour celle qui considère que “les conflits d’intérêts entre experts et laboratoires pharmaceutiques sont un gage de compétence”.
En effet elle déclare avoir été directement rémunérée pour diverses activités par le laboratoire Genzyme, désormais filiale de Sanofi, de 1998 à 2011 !
 Et ce n’est pas tout, entre 2005 et 2011 elle était aussi rémunérée par les laboratoires Bristol Meyers-Squibb et Novartis.
 Ces deux laboratoires ainsi que Pierre Fabre et Schering-Plough (filiale de Merck) ont aussi financé entre 2005 et 2011 l’association Robert Debré que dirigeait Agnès Buzyn.
Plusieurs questions se posent alors :
Peut-on accepter qu’une ministre de la Santé présente de tels conflits d’intérêts avec le “Big Pharma” ?
Comment peut-on imaginer que la médecine puisse être libre et indépendante vis-à-vis des intérêts financiers colossaux des laboratoires pharmaceutiques ?