Il est fort Boyard.pic.twitter.com/ZBF9HDC1jJ
— Marcel (@realmarcel1) November 23, 2023
Réflexions sur l'actualité et la politique Française. Avec quelques exceptions sur le reste du monde. Immigration, invasion, colonisation, islamisation, révolution.Covid

Pierre-Marie Sève 14 septembre 2023
Le Syndicat de la magistrature, qui représente environ un tiers des magistrats, sera présent à la Fête de l’Humanité, ce weekend, pour débattre des violences policières « en présence de députés et représentants de la NUPES », précise-t-il sur son tract.
Du 15 au 17 sept, nous aurons le plaisir de tenir notre premier stand commun avec le @syndicatavocats à la Fête de l'Huma 🥳✊
— SMagistrature (@SMagistrature) September 8, 2023
Au programme : procès fictif avec @OIP_sectionfr, débats, tables rondes sur les violences policières et la justice des mineurs...
Hâte de vous y voir ! pic.twitter.com/4isxnztj5e
Cette présence fait scandale à juste titre, mais n’est qu’un épisode de plus sur la longue liste des « affaires » du Syndicat de la magistrature, qui flirte depuis quarante ans avec la politique.
Des juges partiaux ?
« Soyez partiaux […] Ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, l’ouvrier contre le patron, le voleur contre la police. » Ce sont ces mots, que l’on aurait pu retrouver dans la bouche de tout militant d’extrême gauche, qui ont accueilli les jeunes recrues de la magistrature en 1974. Leur auteur, Oswald Baudot, est substitut du procureur à Marseille et, surtout, membre du Syndicat de la magistrature. Cette exhortation est restée célèbre sous le nom de « harangue de Baudot » et résume tous les reproches qui sont faits au syndicat depuis ses débuts.
Sa création même, en juin 1968, posait déjà débat. Les juges peuvent-ils être syndiqués ? Jusqu’à présent, le consensus répondait « non ». Jusqu’à cette date, en effet, les juges ne se syndiquaient pas. Seule existait une « Union fédérale des magistrats », agissant à la manière des amicales de gendarmes.
En 1974, la même année qu’Oswald Baudot, un autre membre du Syndicat de la magistrature, Hubert Dujardin, passe sous le feu des projecteurs. Littéralement, puisque celui-ci, juge d’instruction à Lille, invite les journalistes du Nouvel Observateur dans son bureau, en violation totale du secret de l’instruction. Il donne des détails, des noms, mais malgré ce manquement déontologique avéré, il sera toujours soutenu par le déjà puissant syndicat.
Les quatorze années Mitterrand qui suivront seront des années fastes pour l’organisation. Omniprésente dans les cabinets ministériels, élue parmi les rangs de la majorité de gauche, écoutée et respectée par un garde des Sceaux comme Robert Badinter, son influence idéologique est claire dans le Code pénal de 1994, celui-ci étant d’ailleurs toujours en vigueur...
Mais les scandales ne font que commencer.
Scandales
En 2001, le syndicat publie un autre ouvrage idéologique, Vos papiers !. Le but de l’ouvrage ? Donner des astuces pour faire annuler les procédures des contrôles d’identité.

Marc Eynaud 3 juin 2023
C’est un détail, mais qui en dit long. Tandis que la commission des affaires sociales se penchait, ce mercredi, sur la proposition de loi du groupe LIOT visant à ramener à 62 ans l’âge de départ à la retraite, l’ambiance était électrique.
Dans une salle trop petite et surchauffée par les passions, la commission a voté à une courte majorité la suppression de l’article abrogatif, vidant ainsi le texte de sa substance.
Un vote rendu possible grâce au soutien des députés LR donnant à la majorité relative une courte majorité absolue. « C'est un vote clair et démocratique », s'est réjouie Élisabeth Borne lors des questions au gouvernement au Sénat.
Un vote qui a provoqué la fureur des élus de la NUPES, le chef de file Mathilde Panot en tête, dont les cris s’entendaient depuis le jardin de l’Assemblée nationale. « J’avais physiquement mal », se remémore un député présent.
Une souffrance de courte durée puisque, en protestation, les élus de la NUPES ont quitté à grand bruit la commission, laissant le RN seul avec LIOT pour s’opposer à la majorité. « Ils savent éructer mais sont incapables d’exercer leur responsabilité en votant », s’agace le député RN Emmanuel Taché de La Pagerie.
Certaine de ne pas pouvoir renverser l’issue du vote, la NUPES a donc quitté la salle, misant sur l’obstruction parlementaire lorsque le texte passera dans l’Hémicycle. En déposant plus de 3.000 amendements, la gauche espère donc tuer le texte vidé de sa substance et, par conséquent, réintégrer l’article abrogeant le retour à 62 ans supprimé en commission. « Si on n'a pas le temps de discuter de l'ensemble du texte, il reviendra en l'état initial en séance, il peut y avoir un intérêt à faire ça », déclarait Alexis Corbière à nos collègues de France Bleu.
Les cris contre l’efficacité
Pintade LFI
Manon Aubry, multirécidiviste en matière de niaiserie nous en inflige une autre. Elle ne sait rien de cette personne, et des raisons qui la font enjamber les bloqueurs. Sans les mépriser, mais en les ignorant, avec dignité et un certain panache. Il se trouve (paraît-il) que ce… https://t.co/3DmoEghIXf
— Régis de Castelnau (@R_DeCastelnau) May 27, 2023
Pédigrée de l'engeance qui n'a jamais été obligée de forcer un barrage pour aller gagner sa croûte
Carlos Martens Bilongo, député de La France insoumise-Nupes, fait face à une controverse suite à l’ouverture d’une enquête pour fraude fiscale, blanchiment, abus de biens sociaux.
Une affaire qui soulève des questions sur la cohérence de ses actions avec la politique fiscale défendue par sa famille politique.
Le député de La France insoumise-Nupes Carlos Martens Bilongo est au cœur d’une polémique après les révélations par BFMTV le 11 mai de l’ouverture par le parquet de Pontoise, mi-avril, d’une enquête à son encontre pour fraude fiscale, blanchiment, abus de biens sociaux et manquements aux obligations de déclaration auprès de la HATVP (Haute autorité pour la transparence de la vie publique).
Député de la 8e circonscription du Val-d’Oise, Carlos Martens Bilongo est soupçonné d’avoir dissimulé au fisc un peu moins de 200 000 euros. À l’origine de l’enquête, un signalement de Tracfin (acronyme de « Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins »), la cellule anti-blanchiment du ministère de l’Economie et des Finances.
Ce service d’enquête administrative avait ainsi repéré des mouvements financiers irréguliers de la part de Carlos Martens Bilongo entre plusieurs de ses sociétés et son compte bancaire entre 2018 et 2022. Année au cours de laquelle il faisait son entrée à l’Assemblée nationale…
[Info @BFMTV]#Bilongo : Le député (LFI) Carlos Martens Bilongo est visé par une enquête pour fraude fiscale, blanchiment, abus de biens sociaux et manquements aux obligations de déclaration auprès de la HATVP.
— Vincent Vantighem (@vvantighem) May 11, 2023
(Sources concordantes)https://t.co/hCMxJLuZ1O
En pratique, le député d’extrême gauche est soupçonné de ne pas avoir déclaré l’ensemble de ses avoirs aux impôts et à la HATVP. Mais ce n’est pas tout : Tracfin aurait également relevé des déclarations de chiffre d’affaires inférieures à la réalité pour l’une des sociétés (dénommée Espace Code) gérée par Carlos Martens Bilongo. Et ce, sur plusieurs années.
Si ces soupçons devaient se confirmer par la suite, cette tentative d’échapper à l’impôt témoignera d’une certaine incohérence de la part du député LFI par rapport à la ligne politique officielle en matière de prélèvements obligatoires du groupe auquel il appartient. D’autant plus que, comme l’a relevé le lanceur d’alertes Damien Rieu, le député Bilongo ne s’est pas montré avare par le passé en déclarations visant à dénoncer la fraude et l’évasion fiscales :

Marc Baudriller 7 février 2023
Une fois n’est pas coutume. Difficile de ne pas donner raison à Gérald Darmanin lorsqu’il évoque l’envolée tout sauf lyrique du jeune député NUPES Louis Boyard dans les rangs de l’Assemblée nationale.
À l'Assemblée nationale, le ministre a épinglé, ce mardi 7 février, la diatribe du jeune député LFI, ce moment « sans doute pour vos réseaux sociaux », ces quinze secondes de célébrité, ce « petit moment de reconnaissance ».
Louis Boyard en a besoin. Lorsqu’on vit dans un autre univers, il faut de temps à autre s’assurer qu’on existe réellement. Pour Boyard, l’exercice est assez simple. Il reprend sans le moindre recul la mythologie révolutionnaire en carton-pâte du petit communiste contemporain. Toutes les idées simples, veules, répétées par l’extrême gauche remontent alors à la surface sans avoir été digérées. Cela donne, ce 7 février à l’Assemblée, ce qu’il doit prendre pour un brillant effet de manche anti-flics. « Je n’ai pas de leçons à recevoir d’un ministre qui instrumentalise la police à des fins politiques, qui dit que la police n’a jamais tué. » Il évoque « les contrôles abusifs à la couleur de peau ». Il est lancé. « Vous volez deux ans de vie aux étudiants et à leurs parents avec votre réforme des retraites, vous affamez dans les universités, vous écrasez les lycéens sous la pression de Parcoursup, vous les condamnez par votre inaction climatique, vous les noyez dans le chômage et les bas salaires, vous pensiez qu’ils allaient se laisser faire ? Non ! Vous les réprimez, nous les soutenons ! » Et Boyard, survolté, la voix égosillées, d’en appeler à ses protégés, aux jeunes damnés de la Terre : « Étudiants, bloquez toutes les universités du pays ! Lycéens… » Il ne finira pas, son micro a été coupé.
Chaque époque depuis le XIXe siècle a la gauche qu’elle mérite. La France a eu Jaurès, Clemenceau, Mitterrand. À la tête du PC, Marchais était matois, Lajoinie fit ce qu’il put, Fabien Roussel n’est pas si malhabile. Aujourd’hui, la NUPES, qui ne cesse de surprendre dans le pire, offre une tribune dans les rangs de l’Assemblée à ce mini-Lénine de cour de récréation, prêt à soulever les lycées, les collèges demain et peut-être les écoles primaires sans autre mobile que de se donner le frisson du chauffeur de salles.
Car tout est imaginaire, chez Louis Boyard. Dans le monde de Louis Boyard, la police est une bande de tueurs à gages à la main du pouvoir, ivres de contrôles au faciès, tous racistes de la pire eau. Le pouvoir vole la vie des étudiants, rien que cela. Cela ne lui suffit pas, il les affame, comme Lénine au temps des koulaks. Parcoursup écrase les lycéens et le ministre condamne son peuple par « l’inaction climatique », cette tarte à la crème qu’on garnira de tous les ingrédients vrais ou faux de l’imaginaire écologiste. Ce n’est pas tout, le pouvoir, décidément divin, a le tort de ne pas offrir à chaque lycéen un salaire de PDG et à chaque non-diplômé un emploi en or. Sur ce constat délirant, l'énergumène se donne tous les droits, en appelle au blocage des universités et des lycées. Le bébé pyromane, plus gonflé qu’un ballon-sonde chinois au-dessus du territoire américain, a définitivement quitté le monde tangible. Ces dernières heures, il a mis ses idées à exécution, appelant à bloquer la fac de Rennes.
Pour une fois, Darmanin n’a pas vu des Anglais déchaînés mais un député français pitoyable et déconnecté. « Oui, Monsieur le député, vous êtes la caricature de ce que j’essaie de dénoncer dans Le Parisien, c’est-à-dire la bordélisation du pays, répond le ministre de l’Intérieur. Oui, Monsieur le député, vos propos prêteraient à rire s’ils n’étaient pas si grave de la part d’un représentant de la nation. »

Jordan Florentin 19 janvier 2023
Un million de personnes selon le ministère de l’Intérieur, 2 millions selon la CGT : une chose est incontestable, ce 19 janvier une manifestation d’ampleur a eu lieu à Paris et en régions, contre la réforme des retraites.
Les syndicats avaient appelé en début de semaine à la grève au niveau national ce jeudi pour protester contre le projet d’Élisabeth Borne et Emmanuel Macron, qui prévoient de décaler l’âge de départ à la retraite à 64 ans.
Si les syndicats jouaient gros sur cette mobilisation, le pari est réussi, à Paris comme à Toulouse, où plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont battu le pavé. Dans la ville rose, l’intersyndicale a défilé avec un cortège qui s’étalait sur plusieurs kilomètres.
A Paris c’est une place de la République noire de monde que nous avons dû traverser et où nous avons rencontré quelques personnalités politiques. Si la manifestation était globalement pacifiste, comme d’habitude, les militants de l’ultra-gauche et les antifas, galvanisés par la NUPES, ont de leur côté provoqué, insulté et chargé les forces de l’ordre en semant le chaos dans les rues de Paris. Des images que les organisateurs préfèreraient ne pas voir mais que BV a pu filmer.

Déjà le calvaire de la jeune Lola est oublié et tout est fait pour ne plus en parler.
L’affaire pourtant dérisoire d’une petite phrase maladroite vient à point pour la faire oublier. Que pèsent ces quelques mots par rapport au drame épouvantable qui a touché cette famille du nord de la France.
Mais Lola était une petite fille bien française, ce qui a moins d’intérêt pour cette gauche putride que ces arrivées régulières de clandestins non désirées sur notre territoire. Pour les mélanchonistes et les macronistes, qui font semblant de pleurer, c’est l’occasion rêvée de s’en prendre au RN et de nous refaire le coup du racisme en étalant leur moraline à deux sous. Chaque calomnie, pour ces malhonnêtes c’est le jackpot ! Mais aussi un refus de parler des problèmes que pause l’immigration.
Ces gens se nourrissent d’anti-racisme, c’est leur fond de commerce. Quand ils n’en trouvent pas, ils en fabriquent. Et c’est même très étonnant que le mot de fascisme n’est pas été prononcé. Ils veulent nous faire croire qu’ils sont philanthropes et plus humains que ces vilains fachos du RN, alors qu’ils sont sous l’emprise de leur idéologie woke qui n’a aucun avenir. Leur mauvaise foi est évidente et touche au terrorisme intellectuel.
Mais quels sont ces propos si injurieux qui auraient été adressés à ce parlementaire noir ? Et là, ils nous prennent vraiment pour des imbéciles. Ce député du LFI déplorait que des bateaux de clandestins ne soient pas accueillis les bras ouverts par la France. Comme si c’était une obligation pour nous de les accueillir.
« Vous nous bassinez avec le drame de l’immigration clandestine, qu’ils repartent en Afrique ». Propos aussitôt déformés et utilisés en attaque personnelle contre ce député noir de la Nupes. Le député du RN à beau se défendre, il faut à tout prix qu’il devienne l’homme à abattre. Un tel degré de mensonge dans l’hystérie devient un signe de d’abrutissement mental, sinon spirituel. Au point de vouloir clore la séance illico.

Comme toute polémique, celle qui s'étire depuis vendredi agit comme un puissant révélateur.
D'abord révélateur des méthodes de la gauche LFI : mensonge, dramatisation, victimisation, généralisation, diabolisation de l'adversaire politique.
Or, dans le cas des propos de Grégoire de Fournas, il n'y avait pas photo, depuis le début : il n'avait pas proféré d'insulte raciste à l'égard de son collègue. Ce qu'a reconnu le bureau de l'Assemblée, tout en le condamnant très illogiquement à la sanction la plus forte. Pour du tumulte ou du désordre créé par le groupe LFI. Les suiveurs de LFI n'ont donc aucune excuse : la vérité était sur la table dès le début.
Révélateur, aussi, du pouvoir d'attraction de cette gauche pour la majorité macroniste, quand ça l'arrange. Et ne parlons pas des suiveurs LR. En voulant redessiner le camp du bien avec des ciseaux mélenchonistes et se refaire ainsi la cerise, la gauche, la majorité et l'essentiel des LR ont en fait tracé une frontière autrement intéressante, que l'on croyait définitivement disparue des radars de la vie politique française : celle de la vérité et du mensonge. Rien que ça. Et aussi du courage : celui de reconnaître cette vérité et de ne pas hurler avec la meute mélenchonniste.
Il est donc particulièrement éclairant de voir quelles sont les voix qui se sont élevées pour dénoncer la « fake news » sur laquelle LFI a construit sa manipulation ou, tout ou moins, pour émettre des doutes sur cet emballement et ses conséquences. Chez les LR, le compte a été assez vite fait par Gabrielle Cluzel : pas besoin d'un long tweet pour égrener les quelques noms.
À noter, les LR qui ont ouvertement et explicitement refusé d’emboîter le pas de la NUPES dans l’affaire Fournas : @fxbellamy, @nadine__morano, @gillesplatret, @slerudulier, @BrunoRetailleau. Il y en a peut-être d’autres, qui m’ont échappé ?
— Gabrielle Cluzel (@gabriellecluzel) November 5, 2022
À gauche, c'est Clément Viktorovitch qui s'est livré à une explication de texte basique pour ses amis en montrant qu'il s'agissait d'une opinion politique et non d'une insulte raciste. Il a clairement trouvé la sanction du bureau de l'Assemblée injustifiée. Même s'il a, par la suite, déploré la reprise de son thread par « la fachosphère », il n'est pas revenu sur son analyse.
Clément Viktorovitch sur l'exclusion de Grégoire de Fournas de l'Assemblée: « je suis obligé de vous dire que je trouve la sanction injustifiée », « il exprime un avis politique » (Màj : Il accuse la « fachosphère » d'avoir tronqué ses propos)https://t.co/MgEmcfRvtc pic.twitter.com/Op9eE3evaI
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) November 5, 2022

(NdlR) Belle tête de faux cul
Nicolas Gauthier 4 novembre 2022
« Qu’ils retournent en Afrique ! » Ces quatre mots n’en finissent plus de faire le tour des réseaux sociaux et les gros titres des gazettes.
On sait le contexte : le député « nupésien » Carlos Martens Bilongo évoque les bateaux d’immigrés clandestins en partance pour l’Europe quand son collègue lepéniste, Grégoire de Fournas, lance ces quatre mots magiques.
Voilà qui fait aussi partie de l’historique folklore de l’Assemblée nationale, fait de bons mots rarement bons, d’invectives pas forcément finaudes, de traits d’esprit qu’on n'a plus l’habitude d’entendre au bistrot ou à la buvette du Parlement. À croire que les élus du peuple peuvent parfois ressembler au peuple qui les a élus.
Mais ce serait oublier qu’une certaine gauche, extrême le plus souvent, a plus le goût de la dramaturgie que celui du sens commun. D’où cette déclaration du paraît-il stigmatisé Bilongo, prononcée en plein palais Bourbon : « Je ne pensais pas me faire insulter, moi et toutes les personnes qui ont en France ma couleur de peau. Et c’est tellement triste d’être en novembre et de voir la vraie face du Rassemblement national. » Parce qu’au mois d’août, ça aurait été plus joyeux ?
Le temps de cette harangue, on voit Alexis Corbière, l’une des chevilles ouvrières de La France insoumise, prendre une mine de circonstance : celle du démocrate indigné. À quoi pense-t-il ? À prendre le maquis dans le Vercors ? À s’immoler par le feu pour laver l’affront fait à l’humanité tout entière ? À sa feuille d’impôts ? À sa compagne, Raquel Garrido ? Il est tout aussi plausible que l’infortuné soit en train de prier ce Dieu en lequel il ne croit pas pour qu’enfin s’arrête le discours. Car après, dans la bouche du député Bilongo, c’est du lourd : « C’est honteux d’être renvoyé à sa couleur de peau. C’est un message qui est envoyé à la nation et à beaucoup de personnes qui ont ma couleur de peau. »
Corbiere Hollywood. pic.twitter.com/SInouNgo96
— Damien Rieu (@DamienRieu) November 3, 2022
Étrange, tout de même, cette obsession de l’épiderme, chez ces
antiracistes qui, d’un côté, estiment que les races n’existent pas tout
en voyant du racisme partout.
Gauchistes et Gouvernement à l’unisson. Sus à Grégoire De Fournas, député RN à l’Assemblée nationale !
Son crime ? Avoir interrompu le député Carlos Martens Bilongo qui jouait la complainte du malheureux sur les migrants venant d’Afrique et exploités par les passeurs.
Le député, élu et représentant de millions de citoyens qui n’en peuvent plus de l’immigration et qui le disent élection après élection, s’est fendu d’un « Qu’ils retournent en Afrique ». Ou même peut être d’un « Qu’il retourne en Afrique » évoquant le bateau piloté par une association pro migrants.
Indignation du côté de la Nupes, qui a sauté sur l’occasion pour interpréter cela comme une attaque directe visant le député (« Qu’il retourne en Afrique »), ce que toute personne de bonne foi et sain d’esprit ne peut pas croire une seconde dans le cadre d’un débat politique.
Le Gouvernement lui, a sauté sur l’occasion pour frapper sur le premier parti d’opposition. M. Darmanin a fait le procès de M. De Fournas, alors que ses défaillances quotidiennes en tant que Ministre de l’Intérieur se font au détriment de la sécurité des Français (et parfois de leur vie).
Alors petite mise au point :
Concernant la meurtrière présumée de la petite Lola, 12 ans, violée et massacrée à Paris en octobre 2022, qu’elle retourne en Afrique !
Pour l’angolais sortant de prison où il purgeait une peine pour viols, et qui tente de violer de nouveau une femme à Rennes, qu’il retourne en Afrique !

Marc Eynaud 3 novembre 2022
« Dehors », ont hurlé de concert NUPES et majorité présidentielle, cet après-midi, à l’Assemblée nationale.
Alors que le député LFI Carlos Bilongo interpellait le gouvernement sur le sort des bateaux de migrants, le député RN du Médoc Grégoire de Fournas s'est manifesté depuis son siège. « Qu’ils retournent en Afrique », dit-il avoir crié. « Qu'il retourne en Afrique » ou « retourne en Afrique », prétendent avoir entendu les députés NUPES. La saillie a fait se lever dans les rangs et contraint la présidente de l’Assemblée nationale à demander une suspension de séance.
Profitant de la pause, les députés NUPES ont enchaîné les tweets rageurs. « "Retourne en Afrique" lancé par un député nazillon du RN lorsque mon collègue a fait sa question au gouvernement. DEHORS le facho qui a osé dire cette horreur ! DEHORS ! Il n’a plus rien à faire à l’Assemblée », réagit David Guiraud. « En plein Hémicycle, alors qu'il est en train de poser une question au gouvernement, voilà comment est interrompu notre collègue. La haine raciste, crasse, débridée qui s'exprime au cœur de la République », tweete, de son côté, Danièle Obono. Sandrine Rousseau, Benjamin Lucas… alliance d'opportunité, même Gérald Darmanin condamne : « Racisme d’un député à l’Assemblée nationale : du FN au RN, le nom change, mais les références hideuses et les habitudes ignobles restent. Quelle honte. »
Racisme d’un député à l’Assemblée Nationale : du FN au RN, le nom change, mais les références hideuses et les habitudes ignobles restent. Quelle honte.
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) November 3, 2022
Mais qu'en est-il, en fait ?

Nicolas Gauthier 26 septembre 2022
Naguère patron incontesté de La France insoumise et figure tutélaire de la NUPES, Jean-Luc Mélenchon serait-il bousculé en interne ?
Ça y ressemble bigrement, depuis son soutien maladroit à Adrien Quatennens, suite à une gifle administrée à sa future ex-épouse.
Longtemps, ses foucades (« La République, c’est moi ! » et « La police tue »), même si elles faisaient lever les yeux au ciel de ses plus proches fidèles, s’arrangeaient immanquablement, le chef ayant, par définition, toujours raison.
Il est vrai qu’alors, mouvement et groupe parlementaire étaient tenus d’une main de fer, malgré une organisation prétendue « gazeuse ». Seulement voilà, « nous arrivons aux limites du gazeux », ose affirmer Clémentine Autain sur BFM TV, le 29 août dernier. Et ça sent d’autant plus le gaz que Jean-Luc Mélenchon a commis la grave erreur de laisser penser que sa succession était ouverte en ne se représentant pas à la députation. Ses moyens de rétorsion contre d’éventuelles brebis galeuses s’en trouvent réduits d’autant. Il n’est donc plus qu’une sorte de président d’honneur dont on commence à remettre en cause à la fois la présidence et l’honneur.
Et c’est ainsi que ce qui a souvent été évoqué sur ce site – sa formation à l’OCI, trotskisme tendance lambertiste – éclate désormais au grand jour. D’où cette révélation qui n’en est pas vraiment une, dans Le Parisien du 24 septembre, signée Laurence Rossignol, vice-présidente socialiste du Sénat, qui a fait ses armes dans un autre courant trotskiste rival, celui de la Ligue communiste révolutionnaire fondée par Alain Krivine : « Personne n’échappe à son passé. Jean-Luc Mélenchon a été formé à l’OCI, qui était viriliste et antiféministe. Au milieu des années 1970, lorsque les mouvements féministes bousculaient les organisations de gauche et d’extrême gauche, l’OCI était hostile au mouvement des femmes et à l’organisation autonome des femmes. Donc, je ne suis pas surprise », balance-t-elle.
Il est indéniable qu’à l’époque, les lambertistes tenaient antiracisme, féminisme et défense des homosexuels ou du cannabis pour des « dérives bourgeoises ». Le rôle de ses rares militantes consistait avant tout à assurer le repos du soldat. Éric Coquerel, désormais président de la commission des finances, même si ancien de la LCR et déçu du chevènementisme avant de rejoindre LFI, fait partie de cette vieille école. D’où ses rapports à la gent féminine qui lui valent maintenant les soucis qu’on sait. D’où, encore, ce problème générationnel agitant à la fois NUPES, EELV et LFI, ses principales composantes.
Si, chez de nombreux trotskistes, le sexe n’était que récréation d’après collage et baston, il se pratiquait aussi sans complexes chez les Verts. Celle qui ne couchait pas au premier regard était tenue pour vierge coincée, en proie à des préjugés bourgeois d’un autre âge. Le premier à n’avoir pas compris le changement d’époque fut Denis Baupin, débranché par les Verts en 2017 après avoir participé à une campagne contre les violences faites aux femmes (photo de lui rouge à lèvres à l’appui) pour ensuite se faire rattraper par la brigade des nouvelles puritaines – dont Sandrine Rousseau, déjà – pour harcèlement sexuel.

Quel est le plus gros scandale de ce lundi ? La petite phrase d’Éric Dupond-Moretti ? Ou le fait que cette petite phrase n'ait fait rigoureusement aucun bruit ?
L’un des premiers (rares) médias à l’avoir relayée est… le magazine Gala (25 juillet), assorti du titre « Il fait une surprenante révélation ».
Pourtant cette « révélation » mérite un peu plus d’attention que la couleur insolite de la dernière robe de Kate Middleton : Invité dans la matinale de RTL, ce 25 juillet, notre garde des Sceaux a avoué avoir voté NUPES. Tout de go, sans vergogne.
Le ministre de la Justice vote pour le parti de ceux qui crient que la police tue, qui défilent aux côtés d’Assa Traoré, et de celui qui se vante d’avoir vendu de la drogue comme si c’était un job étudiant comme un autre.
« Il y a un certain nombre de députés de la NUPES qui sont républicains », se justifie, du bout des lèvres, Éric Dupond-Moretti. « Je pense à ceux qui appartiennent à un parti de gouvernement. Dans ma circonscription, j'ai voté pour quelqu'un de la NUPES qui appartenait à la gauche démocratique. » Pour l’extrême droite, c’est barrage en bloc, tout est à jeter. Pour l’extrême gauche, on pratique délicatement, avec une loupe, le tri sélectif. Sauf que faire partie de la NUPES, c’est considérer que toutes les errances et provocations de ses compagnons de route ne sont pas rédhibitoires. Que l’on peut s’en accommoder.
Une brève recherche montre que le candidat NUPES en question devait être une candidate : l’EELV Émilie Ducourant, à laquelle le ministre de la Justice n’a pas porté chance puisqu’elle a échoué face au candidat RN Pierrick Berteloot.

Georges Michel 9 juillet 2022
Où vont les socialistes ? Le savent-ils eux-mêmes ?
Les mauvaises langues diront qu’Olivier Faure, leur premier secrétaire, s’est embarqué dans la NUPES pour éviter l’ultime naufrage, garder un groupe à l’Assemblée et, accessoirement, conserver son mandat de député.
Prenez Combs-la-Ville, l’une des communes les plus importantes de la 11e circonscription de Seine-et-Marne où Olivier Faure est élu député depuis 2012 : au premier tour de l’élection présidentielle, Mélenchon a obtenu presque 31 % des suffrages exprimés, quand la candidate socialiste n’a réussi à grappiller péniblement que 1,15 % des voix. Juste devant Poutou et Arthaud… Un peu léger pour enclencher une dynamique pour les législatives et de quoi donner sérieusement à réfléchir...
Embarqués, donc, pour le meilleur et pour le pire dans cette galère. Ou ce train – nommé désir ?-, puisque c’est à un train que le leader Mélenchon compare la NUPES. Et « il en coûtera très cher de descendre » de ce train, a-t-il prévenu, vendredi. Interdiction d’ouvrir les portes avant l’arrêt total ! Le meilleur, c’est évidemment le résultat aux législatives. Le pire, c’est le spectacle donné mercredi dernier par l’extrême gauche qui a vociféré lors du discours de politique générale d’Elisabeth Borne. Certes, il y avait parfois de quoi hurler à entendre les propos tenus par le Premier ministre. Comparer la situation de 1958 à celle d’aujourd’hui, il fallait oser ! « Rappelons-nous qu’en 1958, les Gaullistes ne sont pas majoritaires à l’Assemblée nationale quand la Ve République connaît ses premières heures et crée les CHU et l’assurance chômage. » Sauf que Le Touquet n’est pas La Boisserie et Macron n’est pas de Gaulle. Mais ce n’est sans doute pas pour cette comparaison historique osée que les petits camarades d’Olivier Faure ont fait leur cirque.
Si l’on ne sait pas trop où va le PS, en revanche, on le sent obsédé par le (supposé) passé du parti de ses collègues placés à l’extrême droite de l’hémicycle.
🇫🇷 FLASH - Léon Thébault, candidat #NUPES dans la 1ère circonscription de l'Aveyron, 21 ans, a été filmé en train de sniffer de la poudre blanche. Il assure que c’était "un Doliprane réduit en poudre". (Centre Presse) #legislatives2022 pic.twitter.com/5zm9YiO2Kd
— Mediavenir (@Mediavenir) June 7, 2022
Bonsoir @LeonThebault c’est bien vous sur cette vidéo ? #Nupes #Aveyron #Rodez pic.twitter.com/UEusYVVLzb
— Damien Rieu (@DamienRieu) June 5, 2022
Bon, il a pas tout compris, le toubib lui a dit: en cas de covid rentre chez toi et prends un ou deux dolipranes!
la ligne c'est une posologie personnelle
Je vous assure c’était juste du Doliprane #macron pic.twitter.com/AEiPxaiHtF
— Provençal le Gaulois (@IchigoPerceval) June 7, 2022