Georges Michel 31 juillet 2022
Ainsi, ce 1er août 2022, prend fin l’état d’urgence sanitaire.
Certes, après quelques péripéties parlementaires, le gouvernement
a réussi, avec la complicité des LR, à se garder quelques cartes en
main qui lui permettront, par exemple, par simple décret, de restreindre
la liberté
d’aller et venir, notamment entre les outre-mer et la métropole, mais
globalement, nous voici sortis de cette sinistre période où le pouvoir
avait pu tester avec succès et à grande échelle le « debout-assis-couché
».
Masque-pas masque, passe sanitaire qu’on n'imposerait jamais et qui,
finalement, le fut, vaccin qui ne sera jamais obligatoire mais qui,
dans les faits, le devint quasiment… Ils nous auront tout fait, ou
presque. Il est vrai, aussi, qu’à l’époque, ils disposaient d’une Assemblée nationale
aux ordres. Les choses ont un tantinet changé depuis. C’est donc
l’heure des retours d’expérience, des bilans, des évaluations. Pas pour
Emmanuel Macron, qui a toujours raison et qui, s’il a tort, nous fait
comprendre que c’est la faute des autres.
À l’occasion de cette fin de l’état d’urgence et de la disparition du Conseil scientifique, son président, le professeur Delfraissy,a donné, samedi 30 juillet, une interview au Parisien. Reconnaissons-lui une certaine humilité face à ce phénomène qui a frappé le monde et notre pays, notamment lorsqu’il avoue : « Jamais je n’aurais cru qu’elle [la pandémie] durerait si longtemps. » Croire ne relève pas du domaine de la science, et pourta,nt le scientifique qu’est Delfraissy « n’aurait jamais cru »…
Cela devrait faire réfléchir tous ces politiques et commentateurs de
plateaux télé qui, pendant de longs mois, ont ramené leur science et
leur rationalité, vouant aux gémonies ceux qui avaient l’outrecuidance
d’émettre le moindre doute. La science, « idéal et méthode »,
pour Emmanuel Macron, érigée en véritable religion. Avec des décisions
politiques qui étaient prises par un Conseil de défense sanitaire, dans
le tabernacle du secret défense, après avis du Conseil scientifique, il
semblait qu'une véritable théocratie était en train de s'imposer aux
Français.