mardi 28 juillet 2015

AVEZ-VOUS VU L’ALCAZAR DE RODEZ ? QUELLE MERVEILLE ! (Salvador Dali)

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L'Alcazar de Marseille



« C’était à l’Alcazar de Rodez en 1913, je jouais le rôle du hallebardier… » (Fernand Raynaud) Cette blague avait plu à Salador Dali qui l’utilisa pour moucher un cuistre qui lui vantait l’influence positive de l’islam pendant le temps où il colonisa le Sud de la France « Ah ! Monsieur, vous avez raison, avez-vous vu l’alcazar de Rodez ? Quelle merveille !«

Il est dommage que monsieur Cazeneuve, ci-devant ministre de l’Intérieur qu’il serait imprudent de nommer au ministère de la Culture, n’ait pas eu l’occasion de rencontrer Dali.
Quant au bien connu Alcazar de Marseille (en haut du Cours Belzunce), il faut rappeler avant que quelqu’un n’en fasse un monument témoin de la civilisation musulmane, qu’il s’agit d’un ancien music-hall, « le temple marseillais de la pantomime » transformé en 2004 en bibliothèque municipale.

Cela pour justifier la nécessité d’une piqûre de rappel historique sur ce que furent les merveilleuses racines de l’histoire musulmane de la France vantées par le ministre de l’Intérieur qui estime a contrario que célébrer les racines chrétiennes de la France  donne la nausée.


L’armée de 12 000 berbères (1) islamisés venant d’Espagne, que les musulmans du califat omeyade (2) avaient conquise sur les Wisigoths et colonisée entre 711 et 714, pénétra en France par la côte méditerranéenne au Sud de Perpignan vers 718-719.
Petite curiosité de l’histoire qui atténue la responsabilité des musulmans, ils sont venus en Espagne appelés par le comte Yulyân (Julien), un seigneur berbère de nationalité byzantine et de religion chrétienne, gouverneur de Ceuta et de quelques petits villages proches de Gibraltar, qui avait fui l’islamisation du Maghreb, les musulmans lui ayant pris Tanger.
Devenu vassal du roi wisigoth Rodrigue, il l’accusa d’avoir violé à Tolède sa fille Florinda et, pour venger son honneur, fit appel à son « frère », le gouverneur musulman de Tanger Tariq Ibn Ziyad. Bref… (car Florinda était réputée pour avoir la cuisse légère et le nombre de conflits locaux déclenchés par la conquête de sa vulve en feu est important).

Les troupes musulmanes ravagent la Catalogne, prennent Narbonne en 719 dont ils font leur quartier général pour quarante ans.
 « Les musulmans octroyèrent aux autochtones (en langage moderne les « souchiens ») chrétiens et juifs le statut de dhimmi, autorisation de professer leur religion moyennant tribut et un statut subalterne dans la société. En outre, ils firent venir d’Afrique du Nord des familles entières avec femmes et enfants afin d’élargir les bases de leur occupation » (Histoire de Narbonne, Wikipedia).
 C’est la définition même du colonialisme !
 Cependant, ne cherchez pas l’alcazar de Narbonne, ville où l’on trouve quantité de vestiges gallo-romains, chrétiens et autres, mais aucun vestige musulman, ceux-ci s’étant limités à mettre la ville en coupe réglée en mettant à sa tête des administrateurs musulmans.
Ils y ont cependant construit une mosquée qui fut rasée par vengeance dès la reprise de la ville quelques années plus tard.
Ils prennent ensuite Nîmes dont ils massacrent ou déportent une partie de la population, puis remontent le Rhône par la rive droite jusqu’à Sens, à une centaine de kilomètres de Paris, aux portes du royaume de France qui perçoit le danger.
En 721, avec le renfort de troupes berbères arrivées d’Espagne (l’armée El Samah, environ 80 000 hommes) ils assiègent Toulouse tenue par le duc Eudes.
 C’est en cette occasion que Charles Martel intervient pour la première fois.
Il vient au secours d’Eudes, l’autorité royale capétienne ayant été informée des ravages causés par les musulmans dans leur remontée le long du Rhône craignait qu’ils ne gagnent trop de terrain et la menacent directement.
Il faut se souvenir qu’à l’époque, le royaume de France était minuscule et les ducs d’Aquitaine, d’Auvergne et de Bourgogne souvent plus puissants et mieux armés que le roi de France dont le domaine était limité, en gros, à l’Ile de France.
 Les capétiens auraient volontiers laissé les mérovingiens comme Eudes se débrouiller avec les musulmans s’ils ne s’étaient pas sentis eux-mêmes menacés.
Après six mois de siège dont les Toulousains souffrent beaucoup, Eudes réussit une sortie désespérée et écrase les musulmans.
Les survivants, car il y eut près de 80 000 morts sur les 100 000 musulmans engagés, se replièrent en désordre de l’autre côté des Pyrénées.
Décidés à conquérir la France, les musulmans revinrent par l’Ouest avec 15 000 cavaliers en passant par Bayonne.
Ils prirent et pillèrent Bordeaux en début 732, ravagèrent les Pays de Loire et ce n’est qu’à 20 kilomètres au Nord de Poitiers que Charles Martel les arrêta, en octobre 732.
 Il les poursuivit jusqu’à Bordeaux qu’il reprit en 735. Séparés en petites bandes, ils pillèrent consciencieusement l’Aquitaine dont Charlemagne ne les chassa définitivement qu’en 808, soit 76 ans plus tard.
Côté Rhône, Charles Martel y descendit en 737 pour rétablir la paix et la sécurité.
 Il reprit Avignon, Nîmes, Béziers et la côte du Languedoc, jusqu’à Narbonne, mais fut rappelé au Nord pour combattre les Saxons.
 Narbonne ne fut libérée qu’en 759 par Pépin le Bref, le père de Charlemagne.
En se repliant, les musulmans capturèrent de nombreux hommes qu’ils emmenèrent pour en faire des esclaves castrés, et des femmes pour enrichir les harems d’Afrique du Nord.

Les musulmans ne conservèrent, à partir de 850 environ, qu’une place forte, le massif des Maures, avec leur quartier général à La Garde Freinet (Fraxinetum), après avoir par sécurité exterminé tous les habitants sur 10 000 km2 environ, de La Garde Freinet jusqu’à la côte.
En 972, Guillaume 1er, dit « le Libérateur » (souvent confondu avec son fils Guillaume II né en 981), comte de Provence et d’Avignon, excédé par les exactions des musulmans se mit à préparer la reconquête en créant des maquis chargés de harceler les colons arabes (car la politique de peuplement colonial arabe commencée à Narbonne se poursuivait).
Il battit sévèrement les troupes musulmanes à Tourtour (Var) en 973 et en vint définitivement à bout en 990.
Puis il organisa l’administration de la région et la remise en culture des terres des Maures abandonnées pendant près d’un siècle, charge qu’il confia à un comte italien, Ugo Blavia.

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Cette curieuse fontaine en forme de pénis dressé serait selon une légende locale la seule trace de la colonisation arabe à Tourtour (c’est peu probable, elle doit être postérieure) 


La civilisation musulmane a donc irrigué la France de ses lumières pendant 276 ans !

Monuments : zéro, les rares mosquées construites ayant été détruites par vengeance après le départ des musulmans, influence culturelle et scientifique : zéro, influence économique négative, conversions à l’islam nombreuses mais forcées suivies d’un retour rapide des populations libérées de l’esclavage ou de la soumission à la religion catholique, protestante ou juive.

C’est cela que certains révisionnistes appellent « les racines musulmanes de la France » !

Dans la région, vous trouverez toutes sortes de traces archéologiques de son passé historique : théâtre grec de Marseille, arènes, oppidums et temples romains à Arles, Nîmes, etc., forts, châteaux, cathédrales, monastères, églises, temples protestants, synagogues, ports, fortifications, tout ce que vous voulez en monuments anciens, mais aucune trace du génie musulman, excepté un lotissement baptisé « Les Sarrazines » à La Garde-Freinet (3).

Un peu court pour faire des racines, alors les historiens dhimis se sont mis au travail pour que le beau passé musulman qu’ils ont inventé en omettant tout ce qu’il avait de cruel et d’esclavagiste colle avec la vision idyllique qu’en a le ministre de l’Intérieur (4).

Notons au passage que prétendre que trois siècles d’occupation coloniale musulmane repeinte en rose donne des « racines musulmanes » à la France révèle un esprit tout autant colonialiste que de dire que 120 ans d’occupation coloniale française repeinte en bleu en Algérie donne des racines françaises à l’Algérie.
 Notre gouvernement devrait en toute logique demander des dommages et intérêts à l’Algérie pour cette occupation, la grosse différence étant que la colonisation française a construit l’Algérie alors que la colonisation musulmane du Midi de la France l’a ruiné, comme en témoignent entre autres faits la nécessité de remettre les terres du Midi en culture après le départ des musulmans et de reconstruire plusieurs villes.
Sans oublier que les héros de l’islam qui ont occupé le Sud de la France pendant 276 ans en volant, violant, pillant, tuant, castrant, déportant n’en sont pas restés là. Ils sont revenus sur leurs bateaux pendant encore trois siècles pour faire des razzias sur les côtes méditerranéennes de la France.
Les hommes capturés étaient déportés dans des camps de castration en Corse puis envoyés dans les bagnes de Dâr-el-islam.
 Les filles et les femmes, triées selon leur beauté pour en fixer le prix, partaient pour les harems du Maghreb et parfois jusqu’au Moyen-Orient.



Les villes ou villages qui résistaient étaient incendiés ou rasés, Toulon « souvent pillée par les Sarrazins » (Wikipedia) a été entièrement détruite à deux reprises en 1118 et 1196, sa population massacrée ou déportée en punition de sa résistance.

« Au VIIIe siècle, Narbonne, bien que reprise par Pépin le Bref en 759, connaît un raid musulman en 793 où les faubourgs furent razziés… le Fraxinet où se sont établis les musulmans, ne constituaient pas un simple repère de brigands mais un emplacement stratégique pour une politique plus ample qui semblait vouloir entraver les relations entre les cités marchandes italiennes et le reste de la chrétienté méridionale… présence d’esclaves musulmans ou d’origine musulmane en Roussillon, Languedoc et Provence entre le XIIe et le XVe siècle » (Histoire de l’islam et des musulmans en France, Mohammed Arkoun).

Quant à l’influence scientifique et culturelle de l’islam sur l’Occident chrétien, elle est incontestable, mais plus tardive et inséparable de la science occidentale.
 Dans le cas d’Avicenne (Ibnou Sina), par exemple, l’un des savants médecins « arabes » les plus connus, il faut se souvenir de plusieurs choses.
Avicenne n’était pas arabe, mais persan, héritier des sciences d’un empire vieux de 2 000 ans à l’époque.
Dans son ouvrage majeur, le Kitab Al Qanûn fi Al-Tibb (le livre des lois de la médecine),  il veut, et le dit, consigner en un ouvrage unique les théories de Galien et d’Hippocrate, à l’époque auteurs de référence en médecine.
 Il inclut aussi les écrits de ses prédécesseurs plus proches, ainsi que le relate son secrétaire et biographe Al Juzjani.
Parmi ceux-ci, le médecin  juif de la fin du IXe siècle Masarjawayhqui fut le premier à traduire en arabe les 30 volumes des Pandectae medicinae de l’archidiacre d’Alexandrie Ahron à partir du syriaque.

 Cela n’enlève rien au  mérite d’Avicenne, puisqu’il y a rajouté dans le Qânun son expérience personnelle des malades et de leurs maladies, mais montre qu’imputer à l’islam l’invention de la médecine moderne est tout à fait excessif.

 Avicenne n’a pas inventé quand-chose et de plus son ouvrage contient de nombreuses erreurs qui ont été signalées et énumérées par Averroès et Léonard de Vinci.
 Le Qânun a été publié pour la première fois en 1020, et enseigné à la faculté de médecine de Montpellier jusqu’en 1650 environ.
Il n’a donc pas été sans influence, mais il n faut pas en exagéré l’impact.
Averroès (1126-1198) qui vivait en Al Andalus était lui aussi très cultivé, mais connu surtout pour ses commentaires du grec Aristote, il fut d’ailleurs chassé et exilé comme hérétique par les autorités musulmanes qui ont brûlé ses livres et ce sont les Occidentaux qui ont fait plus tard sa célébrité.

De toute façon, l’apogée scientifique, médical et philosophique de l’islam se produit bien après la colonisation du Midi de la France et le départ des colons arabes.
 Elle s’est produite aux XIè et XIIe siècles et n’a donc eu aucune influence sur la Provence martyrisée.
 Avant, du VIIe au Xe siècles, ce n’est qu’une longue période de colonisation brutale et obscurantiste à de rares exceptions près.
À partir du moment où la royauté fut présente partout en France, les exactions musulmanes cessèrent, puis les pirates musulmans que l’on appelait « barbaresques » furent poursuivis et chassés de leurs repaires en Corse, Sardaigne, Sicile, pendant que les rois catholiques qui avaient libéré l’Espagne faisaient de même sur les côtes espagnoles et les Baléares, mais les esclavagistes étaient toujours présents et actifs en Afrique du Nord.

Ce n’est qu’en 1830 que la France exaspérée alla en Algérie pour les en chasser et détruire leurs bases, et en même temps repousser les Ottomans qui colonisaient le Maghreb depuis des siècles.
Pour empêcher leur retour il fallut s’y implanter durablement, c’est ainsi que naquirent les trois Etats que nous connaissons aujourd’hui.

(1) Les Berbères ne sont pas des Arabes, ils sont parfois appelés Sarrazins ou Maures, mais il avaient été islamisés par les Arabes à qui ils servaient de supplétifs.

(2) Les qaysites ou Arabes du Nord de la péninsule arabique, partisans de la conquête du monde par le sabre, étaient alors en opposition violente avec les yéménites partisans d’une stabilisation et d’une contention de l’islam à la péninsule.
Les yéménites profitèrent de départ des troupes berbères parties conquérir la Catalogne française et le Languedoc-Roussillon pour tenter un coup d’Etat à Cordoue. Cela mit toute l’Andalousie à feu et à sang de 740 à 745, surtout quand les yéménites eurent enlevé le gouverneur Abd al-Malik ben Qatan, un chef du clan Fihr proche de la tribu Quraichite (celle de Mahomet) que les qaysites retrouvèrent crucifié entre un porc et un chien !
Ces guerres claniques interarabes ont toujours déchiré l’islam et continuent de nos jours (Libye, Syrie…).

(3) Sources: listes Wikipedia des monuments des villes du Midi-Pyrénées-Provence

(4) Voir la vidéo produite par France 2 « Histoire de l’islam en France : le Moyen-Âge », un véritable monument de désinformation par omission : tous les musulmans y sont gentils, les carnages, l’esclavage et les destructions islamiques oubliées, on ne comprend pas pourquoi les méchants chrétiens ont voulu chasser ces gens instruits, bons et généreux.

L’Imprécateur

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