mercredi 28 octobre 2015

Merci Alain Delon. Merci Nadine Morano

Michel Garroté
Politologue, blogueur

Article publié le 28.10.2015

 
Delon-1


En 1983, Alain Delon quitta son pays, la France, pour s’établir dans le mien, la Suisse. Il fit cela car la France socialo-communiste et ses me(r)dias le détestaient.

Delon en avait assez d’être traité, dans son propre pays, comme un pestiféré, par de médiocres écrivassiers, par des plumitifs de pacotille, des coqs morveux, des journaleux incultes et arrogants, à la fois suffisants et insuffisants.
 
En effet, la France étatiste ne pouvait pas supporter -- et ne supporte toujours pas -- qu’un homme parti de rien, ait réussi, sans recourir à la caste journaleuse parisienne.
 Elle ne pouvait pas non plus supporter que Delon soit de droite.
 Elle aurait préféré qu’Alain Delon soit fils à papa, nul, moche, gauchiste et crasseux.
Pour en venir au cœur du sujet qui m’intéresse aujourd’hui, j’apprends que Nadine Morano n'est plus seule dans la ridicule controverse dont elle est victime.
Alain Delon a en effet exprimé son soutien à Nadine Morano après ses propos sur le fait, évident d’ailleurs, que la France est un pays, historiquement parlant, de race blanche.

Dans une interview à TV Magazine, l'acteur, qui a parfaitement compris la polémique, déclare : « Le Kenya est un pays de quelle race ? Les gens sont noirs. C'est une polémique ridicule, grotesque, qui n'a aucun sens ».
Alain Delon a salué la manière courageuse dont Nadine Morano s'est défendue : « Elle a des couilles de tenir comme elle tient et de dire : 'Je vous emmerde tous, je dis ce que je pense et je continuerai à le dire'. Chapeau ! ».
Lors de son interview sur TV Magazine, Alain Delon a saisi l’occasion pour donner sa vision, lucide d’ailleurs, de la France : « J'ai connu la France du général de Gaulle et c'était autre chose. Depuis, elle a été plutôt en se dégradant. Gauche, droite, tous les coups sont permis. Ce qui se passe est dégueulasse, d'où le désintérêt des Français pour la politique ».
 
Questionné sur le Front National, Delon rappelle qu'il n'est pas proche de ce parti : « Et si je l’étais, pourquoi n’en aurais-je pas le droit ? L’extrême gauche et Mélenchon, c’est valable, mais l’extrême droite non ? Le Front national représente quand même six millions de personnes. C'est six millions de cons ? On a le droit de ne pas l’aimer, mais on doit le respecter », précise Delon.
 
« Sur le Front national, j’ai simplement dit que je trouvais ça normal que les gens se rapprochent de ce parti parce qu’ils en ont marre. Marre de tout. Et c’est pour ça qu’ils sont prêts à aller n’importe où. Je le confirme : les gens ne savent plus où ils en sont, alors pourquoi pas le Front national », a conclu Delon, homme de courage et de bon sens depuis toujours.
 
Michel Garroté, 28.10.2015

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