A lire aussi
C’est l’heure du bilan, après l’inédit « jeu » de l’été apparu en fin de semaine dernière dans la métropole lilloise : l’ouverture sauvage d’une centaine de bouches d’incendie. Selon les Eaux du Nord, le gaspillage s’élève à 30 000 m3 d’eau, soit la consommation quotidienne d’une ville de 200 000 habitants.
1. Un phénomène nouveau
En fin de semaine dernière, la canicule a abouti à une mode inédite : l’ouverture sauvage de bouches (ou poteaux) d’incendie afin de se rafraîchir et de s’amuser avec ces fontaines.Tout a débuté en Seine-Saint-Denis.
Les réseaux sociaux ont-ils joué un rôle de propagation ?
En tout cas, la métropole lilloise a vite été atteinte.
Avec un pic vendredi et samedi.
« On a mobilisé 10 à 15 personnes, chaque soir », souligne la société.
Le phénomène a surtout touché Lille, Roubaix et Tourcoing. Des cas ont été signalés ailleurs dans l’agglomération lilloise (Ronchin, Lomme, Neuville-en-Ferrain…) et, d’après les pompiers, dans le Valenciennois.
2. Un énorme gaspillage
En tout, les Eaux du Nord estiment à 30 000 m3 le gâchis d’eau.
« Ça correspond à la consommation journalière d’une ville de 200 000 habitants. »
Soit environ la taille de Lille (228 000 habitants).
Cette perte a-t-elle un coût ?
« On étudie la question, c’est exceptionnel. »
3. Des baisses de pression
Les bouches d’incendies, utilisées par les pompiers, sont reliées au réseau d’eau potable.Mais pour les particuliers, les effets ont été « minimes », selon les Eaux du Nord.
« Il y a eu des baisses de pression ponctuelles et marginales dans les secteurs où les bornes étaient ouvertes. Quelques coupures ont pu se produire en haut d’immeubles, sans durer longtemps. »
4. Des risques pour les interventions de pompiers
Dans la métropole lilloise, le 18 a été saturé d’appels signalant des geysers.De quoi créer une file d’attente préjudiciable pour les véritables urgences.
« On a eu plus de 1 000 appels vendredi, dénombrent les pompiers.
On a tout renvoyé vers les Eaux du Nord. »
Autre conséquence, la société a dû couper l’alimentation en eau de « quelques » bouches qui étaient sans cesse rouvertes.
En cas d’incendie, les pompiers doivent appeler un technicien du fournisseur afin d’ouvrir ces bornes.
« C’est une perte de temps. »
Bref, ces agissements « fragilisent » les moyens des secours.
Reste à voir s’ils se reproduiront lors de prochaines grosses chaleurs.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Ici, les commentaires sont libres.
Libres ne veut pas dire insultants, injurieux, diffamatoires.
À chacun de s’appliquer cette règle qui fera la richesse et l’intérêt de nos débats.
Les commentaires injurieux seront supprimés par le modérateur.
Merci d’avance.