On se prend à imaginer les petites phrases que pourrait encore distiller notre Premier ministre, et à deviner toutes les complaisances, les démagogies, les revirements, les mensonges qu’il va ainsi accumuler au fil des mois.
La pensée grecque, avec Thucydide et Platon, nous a depuis longtemps appris que la parole des hommes politiques était rarement cohérente non seulement avec leurs actes, mais surtout avec la réalité.
Il semblerait que Manuel Valls – notamment depuis la nomination du second gouvernement qu’il dirige, il y a un mois – apporte une illustration assez originale, et cocasse, de ce travers de nos gouvernants.
Le Premier ministre s’adresse aux Français non pas en tant que peuple, mais à des communautés, des groupes, et il leur dit ce qu’ils veulent entendre.
Fin août, à l’université du MEDEF, il a été salué d’une standing ovation patronale après avoir lancé : « J’aime les entreprises. »
En 2011, il écrivait dans le magazine Têtu qu’il était favorable à la GPA.
Mais il y a quelques jours, il donnait une interview à La Croix pour dire que la pratique était « inacceptable ».
À la City à Londres, il a lâché : « My government is pro-business. »
M. Valls semble emporté dans une fuite en avant dictée par l’état inquiétant du pays, en panne économique et sociale, et au bord de la crise de nerf politique.
Donc, il fait feu de tout bois, multipliant les messages démagogiques à destination des différentes communautés : les gays, les entreprises, les cathos, les hommes d’affaires étrangers.
À qui le tour, aurait-on envie de dire ?
Les Bretons ? Les agriculteurs ? Les banlieues ? Les professions libérales ?
Manuel Valls, c’est, comme Martine, une vraie série populaire : « Manuel au MEDEF », « Manuel chez Têtu », « Manuel à la City » !
Et l’on se prend à imaginer les petites phrases que pourrait encore distiller notre Premier ministre, et à deviner toutes les complaisances, les démagogies, les revirements, les mensonges qu’il va ainsi accumuler au fil des mois.
Mais comme il sait qu’il n’est pas le premier homme politique à enchaîner les reniements opportunistes, il a choisi d’ajouter à ce costume trop porté une petite décoration originale : lui, contrairement aux autres, « il assume », comme il l’a déclaré il y a trois jours sur la GPA !
Mais se rend-il compte que c’est ajouter le cynisme à l’opportunisme et qu’un tel costume va être de plus en plus lourd à porter par les temps qui courent ?
Avec François Hollande, on sait à quoi ne devra pas ressembler le prochain Président.
Avec Manuel Valls, on commence à entrevoir ce que ne pourra plus être le locataire de Matignon.
Il semblerait que Manuel Valls – notamment depuis la nomination du second gouvernement qu’il dirige, il y a un mois – apporte une illustration assez originale, et cocasse, de ce travers de nos gouvernants.
Le Premier ministre s’adresse aux Français non pas en tant que peuple, mais à des communautés, des groupes, et il leur dit ce qu’ils veulent entendre.
Fin août, à l’université du MEDEF, il a été salué d’une standing ovation patronale après avoir lancé : « J’aime les entreprises. »
En 2011, il écrivait dans le magazine Têtu qu’il était favorable à la GPA.
Mais il y a quelques jours, il donnait une interview à La Croix pour dire que la pratique était « inacceptable ».
À la City à Londres, il a lâché : « My government is pro-business. »
M. Valls semble emporté dans une fuite en avant dictée par l’état inquiétant du pays, en panne économique et sociale, et au bord de la crise de nerf politique.
Donc, il fait feu de tout bois, multipliant les messages démagogiques à destination des différentes communautés : les gays, les entreprises, les cathos, les hommes d’affaires étrangers.
À qui le tour, aurait-on envie de dire ?
Les Bretons ? Les agriculteurs ? Les banlieues ? Les professions libérales ?
Manuel Valls, c’est, comme Martine, une vraie série populaire : « Manuel au MEDEF », « Manuel chez Têtu », « Manuel à la City » !
Et l’on se prend à imaginer les petites phrases que pourrait encore distiller notre Premier ministre, et à deviner toutes les complaisances, les démagogies, les revirements, les mensonges qu’il va ainsi accumuler au fil des mois.
Mais comme il sait qu’il n’est pas le premier homme politique à enchaîner les reniements opportunistes, il a choisi d’ajouter à ce costume trop porté une petite décoration originale : lui, contrairement aux autres, « il assume », comme il l’a déclaré il y a trois jours sur la GPA !
Mais se rend-il compte que c’est ajouter le cynisme à l’opportunisme et qu’un tel costume va être de plus en plus lourd à porter par les temps qui courent ?
Avec François Hollande, on sait à quoi ne devra pas ressembler le prochain Président.
Avec Manuel Valls, on commence à entrevoir ce que ne pourra plus être le locataire de Matignon.
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