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dimanche 19 octobre 2014

Faute de savoir construire, le PS sait-il décrire ?


boulevard-voltaire-socialistes


Le 18 octobre 2014


   
Après la cuite des municipales et la gueule de bois des sénatoriales, une cellule de dégrisement s’imposait.

Breaking news! Le jeudi 9 octobre, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, a donné son accord pour la mise en place d’une cellule de lutte.
Contre le chômage ?
 Pour rationaliser les dépenses de l’État, après l’annonce d’un déficit budgétaire toujours plus abyssal ?
Pour éradiquer le cyber-djihadisme ?
 Pour gérer la psychose collective qui se développe autour du virus Ebola ?
 Que nenni.
Les socialistes ont jugé que chercher un vaccin contre le fléau FN revêtait une plus grande importance que tous ces sujets de préoccupation.
 De quoi donner une idée sur leur sens des priorités…
Deux ans après la constitution d’une cellule « de réflexion et de riposte » destinée à contrer la montée du FN lors des présidentielles de 2012, suivie de l’annonce en 2013 d’un futur « arsenal anti-FN » par Harlem Désir, une cellule de lutte anti-FN est donc instaurée au sein du Parti socialiste.
 Un sujet en passe de devenir un véritable « marronnier » au même titre que les soldes d’été…..

L’équipe de choc pour mener à bien cette croisade est dirigée par trois jeunes militants dont la secrétaire nationale du PS et « chargée de la riposte », Sarah Proust.
 Le commando a pour objectif d’analyser le vote FN et de fournir à ses militants – à bout de ressources ? – des outils et contre-argumentaires, tout ceci grâce à l’aide d’un comité d’« experts ».
S’y ajoute un pôle ressource juridique pour soutenir les militants contre les maires frontistes, ainsi qu’un pôle de veille chargé de récolter tous les propos que tiendraient ses dirigeants.
 Un vaste arsenal d’outils pour mener un « combat idéologique » contre un parti qui a réussi à ne plus séduire seulement l’extrême droite, mais aussi une partie de l’électorat de gauche, comme à Hayange.
 Après la cuite des municipales et la gueule de bois des sénatoriales, une cellule de dégrisement s’imposait.
Mais, encore une fois, le PS s’attaque aux symptômes plutôt qu’à la cause : aucune remise en cause n’est faite des raisons profondes du rejet de la team Hollande.
Cette annonce souligne, une fois de plus, la déconnexion profonde d’un parti prêt à approcher les Français via des experts qui passeraient au crible leurs intentions de vote, ainsi que l’incapacité des militants socialistes à trouver d’eux-mêmes des arguments qui tiennent la route contre un parti si menaçant.

Comme le dit Florian Philippot, vice-président du Front national : « C’est assez pathétique de leur part. C’est même drôle. Au lieu d’être intéressé par le chômage ou l’insécurité, le PS s’intéresse au Front national. »

Pour changer, les socialistes mettent ainsi leurs forces vives pour résoudre un haut point de préoccupation des Français : les luttes partisanes.

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