vendredi 31 août 2018

Philippe Besson, nouveau consul à Los Angeles : Emmanuel Macron baisse…

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Décidément, quelque chose tourne de moins en moins rond chez Macron.
 

Bien sûr, il y a eu la vraie-fausse « affaire Benalla », grâce à laquelle les journalistes ont évité le chômage technique en cette période estivale.
Assez bizarrement, c’est la presse de droite qui s’est indignée le plus fort.
Pourtant, un Français issu de l’immigration, engagé dans les forces de l’ordre, fussent-elles parallèles et qui prend sur ses RTT pour torgnoler des étudiants gauchistes, voilà qui aurait dû plaire à la frange la plus conservatrice de l’électorat. Passons.
En revanche, un autre membre de son proche entourage pourrait à terme poser un problème plus épineux : l’écrivain Philippe Besson, à ne pas confondre avec un autre homme de plûme, son presque homonyme Patrick Besson.
Remarquez, il y a un moyen tout bête de ne pas s’emmêler les pinceaux : l’un a du talent et l’autre pas.
On vous laisse deviner lequel.
Philippe Besson, donc, vient d’être nommé consul de France à Los Angeles.
L’un de ses prédécesseurs était déjà un intellectuel de haute volée : David Martinon, protégé du président Nicolas Sarkozy et que l’Élysée vient d’ailleurs de nommer ambassadeur en Afghanistan ; ce qui prouve, si besoin en était, que le Quai d’Orsay est loin d’avoir renoué avec son historique tradition gaullo-mitterrandienne.
Mais revenons-en à Philippe Besson.
Son titre de gloire ?
Un livre, Un personnage de roman, consacré à Emmanuel Macron et à sa campagne présidentielle, ouvrage dont le moins qu’on puisse prétendre est qu’il n’est pas précisément un essai à charge. Remarquez, c’était aussi un peu le cas du journaliste Bruno Roger-Petit, autre macroniste de combat ayant exercé son magistère moral chez Jean-Luc Delarue et Cyril Hanouna, qui, en septembre 2017, a été nommé porte-parole de la présidence de la République française.
Pour éminents services rendus à la Nation, forcément.

Ce faisant, Emmanuel tenterait-il de renouer avec cette tradition royale, par ailleurs perpétuée par la République, voulant qu’un monarque ne le soit véritablement qu’entouré hommes de lettres ? Louis XIV avait Molière. Charles de Gaulle, André Malraux. François Mitterrand, Érik Orsenna. Emmanuel Macron, c’est Philippe Besson. Sachant que l’entourage culturel de Nicolas Sarkozy se limitait à Christian Clavier et Didier Barbelivien et que celui de François Hollande n’allait pas plus loin que Claude Sérillon, on notera donc un léger mieux en matière de verticalité du pouvoir.
De là à transformer Philippe Besson en consul, il n’y avait ainsi qu’un pas, un tout petit pas, pour emprunter ceux de ses augustes devanciers.
Après tout, De Gaulle n’avait-il pas fait de Romain Gary l’un de ses plénipotentiaires de premier plan ?
C’était Romain Gary, objectera-t-on, homme dont les mérites littéraires et militaires planaient probablement un poil plus haut que ceux de Philippe Besson, auteur dont la renommé tient principalement à des scénarios de téléfilms.
Ce qui est tout de même un peu léger, on en conviendra.
Dans un semblable registre, il y eut encore un autre écrivain, Jean-Christophe Rufin, nommé ambassadeur en Gambie et au Sénégal.
Certes, mais il s’agissait là d’un ancien président de l’association Action contre la faim, d’un médecin de longue date engagé dans la cause humanitaire – il avait d’ailleurs sur la question des idées plus qu’hétérodoxes, tel qu’en témoigne son livre, Le piège humanitaire.
Membre de l’Académie française et romancier reconnu, il était donc parfaitement à sa place dans sa fonction, au contraire d’un Philippe Besson dont celle serait plutôt à l’Académie des neuf.

Oui, décidément, quelque chose ne tourne plus très rond chez Emmanuel Macron.
Qu’il assure la promotion de ses amis, pourquoi pas.
Le problème tiendrait plutôt au discernement avec lequel il les choisit.
Tenez, à propos de l’homonyme plus haut évoqué, il aurait nommé Patrick Besson ambassadeur de France en Serbie, voilà qui aurait été autrement plus jupitérien.

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