mercredi 29 août 2018

Alençon : un mort, les Afghans chassés par… « les jeunes ». Le Monde ne comprend pas !

 
 



Le mois d’août 2018 a révélé à quel point l’intégration des réfugiés d’origine afghane posait problème : affrontements à Rennes, assassinat à Périgueux, viol présumé à Auxerre.
 

À Alençon, ce phénomène a encore tourné au drame, et très violemment, puisque, à Perseigne, le quartier populaire de cette petite préfecture d’un département rural, le 1er août, des affrontements intercommunautaires très violents se sont soldés par le meurtre d’un Afghan de 29 ans et de nombreux blessés.
Le Monde a dépêché sur place son envoyé spécial : « Afghans d’un côté et riverains de l’autre s’affrontent. Tous, ou presque, sont équipés de barres de fer, de tournevis, de battes de baseball, de couteaux ou même d’armes à feu. La bataille rangée dure plusieurs dizaines de minutes, jusqu’à l’arrivée des pompiers. Massoud, un Afghan de 29 ans, meurt, touché par deux balles au bras et à la jambe. Dix autres personnes blessées, dont quatre par arme à feu, sont emmenées à l’hôpital, placées sous protection policière » (Le Monde du 25 août).
Conséquence : la communauté afghane (130 réfugiés arrivés ces derniers mois) a fui Alençon.
Mais Le Monde veut essayer de comprendre, et n’y parvient pas, comme l’avoue le titre de l’article : « À Alençon, des tensions communautaires inexpliquées dans un quartier. »
Il faut aller au bout de l’article, lire entre les lignes des déclarations gênées des uns et des autres pour se rendre à l’évidence.
La procureur de Caen ? « Avec cette rixe, l’agressivité réciproque entre deux groupes qui ne se supportent pas a atteint son paroxysme, mais le motif est flou. Nous n’avons que des rumeurs, pas de faits concrets. »
Un habitant du quartier ? « Ceux qui ont fait ça se sont déjà barrés, ils sont sûrement au bled. » Ah, les profils se précisent…
L’envoyé spécial du Monde ? « L’animosité entre certains Afghans et certains jeunes du quartier semble être la seule certitude. »
Avec le dictionnaire Le Monde-français : des « jeunes du quartier », on commence à comprendre.
Mais trois pas en arrière avec un organisateur de concerts en faveur des migrants : « Il n’y a pas de raison de céder à l’injonction d’une petite bande d’une quinzaine de cinglés. »
Des « cinglés »
Ce qui est sûr, au cas où vous auriez encore des doutes, c’est que ces méchants qui ont frappé, tué et fait fuir les Afghans d’Alençon, ce ne sont pas des identitaires.
Comme toujours, le mieux est encore d’écouter la parole des victimes, ces Afghans agressés et chassés.
Eux savent qui ils fuient : « Les Arabes ».
Mais Le Monde se croit obligé de traduire : « “Arabes”, un mot désignant dans leur bouche certains Maghrébins de Perseigne. »»
800 mots pour en arriver là.

Que la vérité est dure à dire quand on est envoyé spécial du Monde, et que cette vérité sort pourtant de la bouche de migrants afghans !
Et sinon, la Justice ? « Aucune interpellation n’a encore eu lieu… »
Et le maire, PS, que pense-t-il de ces violences intercommunautaires dans sa ville ?
 « Il faut pouvoir rassurer les Afghans, chacun a le droit de vivre dans les quartiers, dans tout endroit de la ville quelle que soit son origine. J’espère que la vie quotidienne va pouvoir reprendre et que ces personnes vont pouvoir revenir. »
Pense-t-il avoir rassuré les Afghans qui se sont tous fait la malle ?
Et les Français ?
La morale de l’histoire est redoutable : sa « vie quotidienne » dans son quartier interethnique, elle est meurtrière, et ceux qui n’en veulent plus, à peine y ont-ils mis le pied, ce sont les migrants qui arrivent !

Comme des Persans de Montesquieu qui viendraient montrer la réalité explosive que ni Le Monde ni le maire PS ne veulent voir.

Dominique Monthus

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