lundi 28 octobre 2013

Le bateau ivre et le grand écart de Moscovici.

par
     
 
Pierre Moscovici devrait sérieusement surveiller ses adducteurs, car les exercices de grand écart auxquels il est contraint depuis quelques jours doivent les mettre rudement à l’épreuve.
 
Le Gouvernement, en effet, rame comme jamais pour faire adopter par sa propre majorité, craintive, rétive et pour tout dire affolée, ses projets de budget de l’Etat et de la Sécurité Sociale pour 2014.
 
Car il se trouve pris à son propre piège, celui des promesses de dépenses d’un côté, et celui des engagements à respecter impérativement de l’autre.
Et les derniers exemples en date nous montrent que les difficultés naissent désormais sur des mesures fiscales qui portent non plus sur des milliards d’euros, mais sur des centaines de millions ce qui, à l’échelle des masses considérables en jeu, ne constitue pas des sommes très importantes en soi.
 
Mais la réalité est là : nos finances sont à l’os et il n’est pas question de laisser passer toutes les petites recettes fiscales dont l’idée jaillit dans les cerveaux géniaux de Bercy qui savent bien, eux, que le « bateau France » n’est pas loin de s’abimer sur les écueils des obligations européennes, que tout ce petit monde a traité avec beaucoup de mépris jusqu’à maintenant…
 
Et un constat s’impose : lorsque l’overdose fiscale est déjà largement dépassée, plus rien ne passe.
 
C’est pour cela que la taxation de l’épargne populaire a été tentée…..puis abandonnée en partie.
 
Et le gouvernement, nourri par ses experts, va s’acharner sur l’assurance-vie pour récupérer les 200 millions d’euros qui vont lui manquer.
Ceux qui ont été poussés à en contracter vont à leur tour découvrir qu’ils sont nantis, privilégiés, et que c’est à leur tour de passer à la caisse !
 
Quant à l’écotaxe, dont le principe est bon mais la mise en œuvre par les socialistes calamiteuse, elle va continuer à cristalliser les crispations, avant que le gouvernement ne cède, provoquant ainsi la rupture avec les écolos qui n’attendent qu’une occasion de ce genre pour quitter le navire gouvernemental au moment où il sombrera.
 
Et pendant ce temps là le pays ne sort toujours pas de la crise, alors que les autres nations qui nous entourent, que nous avions observées avec condescendance lors de leur descente aux enfers, commencent à recueillir les fruits de leurs efforts….
Alors que ce gouvernement dépensier n’écoute toujours pas la voix de la sagesse et refuse de renoncer aux folles créations d’emplois dans l’Education Nationale dont je rappelle qu’elles coûteront à la nation, pour les 60 années à venir, plus de 100 milliards d’euros.
 
Le gouvernement, pris dans les cordes où la réalité le boxe, prétend être à l’écoute.
 
Que ne l’a-t-il été plus tôt ?
Il y avait bien longtemps que les masques étaient tombés. Mais ces rudes avatars budgétaires, jamais connus jusque-là par notre pays, sont les projecteurs braqués sur le bateau ivre dont le capitaine n’est même pas capable de traiter correctement la question d’une gamine arrogante qui l’insulte de l’étranger, dont les matelots tirent à hue et à dia, chacun voulant sauver sa peau, et dont les soutiers du parti se chamaillent copieusement sur chaque sujet qui passe, offrant à Mme Le Pen tous les atouts dont elle se repait pour transformer le ras de bol populaire en cataclysme électoral.
Mitterrand, qui n’a pourtant jamais été ma tasse de thé (j’ai toujours préféré les résistants de la 1ère heure à ceux qui ont attendu, francisque en poche, que le vent tourne…), avait compris, 2 ans après son élection, qu’il fallait inverser totalement la vapeur.
 
Hollande se croit plus fort, plus invincible et titulaire d’une bonne étoile devant l’éternité. 

Il ne voit même pas que la réalité l’a doublé depuis longtemps et qu’il est peut-être trop tard pour lui !
 
Mais, entre nous, pour lui, je m’en fiche. Mais pour mon pays, je ne m’en fiche pas du tout !
 
Source photo : Délirius Leur page facebook icileur site là

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Ici, les commentaires sont libres.
Libres ne veut pas dire insultants, injurieux, diffamatoires.
À chacun de s’appliquer cette règle qui fera la richesse et l’intérêt de nos débats.
Les commentaires injurieux seront supprimés par le modérateur.
Merci d’avance.