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samedi 8 décembre 2018

Les cocus sortent du placard






Crédit : Louis Lecomte pour L'Incorrect

« Est-il bien opportun, en plein génocide par substitution, de lancer une révolution sociale ? En plein désastre écologique, de lancer une révolte antiécologique ? En plein effondrement des comptes, de lancer un programme de dépenses ? Ce qui ruine la France, c’est le Grand Remplacement. » (Renaud Camus)


Rien n’est opportun que ce qui ne compte pas vraiment.
Les Gilets jaunes n’ont rien à faire de l’écologie, ils puent et ils font du bruit.
Ce sont des ploucs, indiscutablement.
En plus, je suis sûr qu’ils écoutent Johnny, ces cons !

Ils ne sont pas opportuns, non. Ils arrivent au mauvais moment.
La planète n’en peut plus, le Pacte de Marrakech est à portée de signature, il fait froid, il fait moche, les caisses sont vides, et le Grand Remplacement bat son plein.

On n’est jamais  opportun quand on n’en peut plus, quand trop c’est trop, quand on a faim et froid et qu’on s’inquiète pour sa subsistance.
Pourquoi maintenant, leur disent ceux qui ont le ventre plein et des revenus assurés ?

Ce n’est pas le bon moment ! Cette taxe, c’est vraiment rien du tout !
Bien sûr que ce n’est rien du tout, cette taxe, mais quand tu n’as plus rien dans ton porte-monnaie, tu n’as plus rien. (Ça vous est déjà arrivé, de reposer vos courses à la caisse, parce que vous vous rendez compte que vous ne pouvez pas ?) Tu ne peux plus avancer, tu ne peux plus acheter, tu ne peux plus chauffer la maison, tu ne peux plus bouger, et même les mots ont du mal à sortir de la bouche.

Ils ne comprennent pas ça, ceux qui expliquent « la dette », « l’écologie », « le Grand Remplacement », « la politique », « la morale », « l’éthique », aux Gilets jaunes.

Les Gilets jaunes, ils n’ont pas conscience de « lancer une révolution sociale », et je crois même qu’ils s’en branlent absolument, de savoir si leur colère est sociale, politique, opportune, morale, républicaine, révolutionnaire ou réactionnaire.
Simplement on avait pris l’habitude de les traire sans qu’ils renâclent, ou seulement pour la forme, et là, tout soudain, ils trouvent un peu douloureux qu’on leur soutire le lait que leurs mamelles ne contiennent plus depuis longtemps. Moi aussi je suis désolé de voir qu’ils ne se sont pas révoltés avant, les Français, et pour plus grave encore, qu’ils ne se sont pas révoltés contre leur disparition programmée, contre la submersion migratoire, contre le changement de peuple et contre l’islam assassin, qu’ils n’ont rien dit quand on les a égorgés un à un, quand on les a obligés à changer de trottoir, quand on a humilié leur langue, leur histoire et leurs traditions.

Mais c’est comme ça.
Ils n’ont pas vu, ils n’ont pas compris, ils n’ont pas été aware, comme dirait le grand philosophe belge Jean Claude Van Damme.
Ils sont obscènes et à contretemps, les Gilets jaunes.

La couleur de leur mouvement, cet épouvantable jaune fluo, c’est tout le contraire d’un choix esthétique et éthique ; ils n’ont fait qu’attraper au vol une injonction et l’ont retournée en signal.
Le gilet jaune, c’est celui qu’on porte sur la bande d’arrêt d’urgence, ce territoire précaire où l’espérance de vie ne dépasse pas une demi-heure.
Eux, ces Français-là, ils y sont constamment, sur la bande d’arrêt d’urgence.

Ces Français-là – le peuple invisible, le peuple profond –, ils se tiennent sur une toute petite portion du territoire médiatique, et ils sont pétrifiés, car ils sont frôlés en permanence par des bolides des fenêtres desquelles s’échappent une musique et des paroles auxquelles ils ne comprennent rien.
Ils ont beau porter leur gilet jaune, ceux qui roulent à 200 à l’heure sur l’autoroute de la France nouvelle ne les voient pas.
 
Il y a longtemps qu’on leur a expliqué que le peuple, ce n’est pas eux, ce n’est plus eux. Les quartiers populaires, ils n’y habitent pas, et les subventions que l’État aime à distribuer avec emphase, ce n’est pas pour eux.

Eux, ils habitent simplement la Creuse, la Picardie, la Lozère, la Somme, ils habitent dans le désert, ils n’habitent pas les Territoires perdus (de la République), ils habitent les territoires invisibles, ceux qui n’intéressent ni le parti dévot ni les investisseurs internationaux ni l’industrie du spectacle.
Tout cela remonte à très loin et c’est ce qui leur donne cet élan qui surprend tout le monde.
Je trouve indécent qu’on parle d’écologie aux Gilets jaunes.
Ils fument des clopes et roulent en diésel ?
Mais je m’en fous ! Mais alors qu’est-ce que je m’en fous !
Qu’on leur fiche la paix avec la planète, qu’on s’occupe des gros, des vrais pollueurs, de ceux, par exemple, qui prennent l’avion comme les Gilets jaunes prennent leur voiture, et peut-être, ensuite, pourra-t-on leur opposer le sentiment écologique.
Ce qui est certain, c’est que ce n’est pas le problème, aujourd’hui.

Quand j’entends des slogans du genre « ensemble pour la planète », par exemple, j’ai l’impression d’entendre les Enfoirés, ces milliardaires déculturés et moralisateurs, qui demandent aux smicards de donner de l’argent aux RMistes et aux chômeurs.
Salopards, misérables fripouilles !
Quant aux dépenses, il s’agit bien de ça !
 
Tant que des prédateurs milliardaires se goinfreront impunément sur le dos des entreprises publiques et tant que continuera cette folle politique du changement de peuple, on pourra faire tout ce qu’on veut pour économiser trois sous, la balance sera indéfiniment déficitaire, et tout coûtera trop cher.
Ces gens qui nous parlent de « la dette » en se rengorgeant de leur pauvre science comptable me sont odieux.
Quelle dette ?

Imagine-t-on ce que coûte vraiment cette folie, le Grand Remplacement ?

Et pour quel résultat ?
Même un Giscard d’Estaing en est aujourd’hui conscient, qui fut à l’origine de cette monstruosité, et la regrette.
À un bout, ce sont des milliards qui sont soustraits tranquillement aux nations, sans qu’elles mouftent, et à l’autre, on reproche à de pauvres gens de coûter trop cher. Il y a de quoi devenir fou.
Les Gilets jaunes veulent seulement continuer à exister.
Eux seuls n’auraient pas ce droit ?
Chacune des minorités de ce pays tyrannise la société pour un oui ou pour un non, et le peuple français dans son immense majorité n’aurait pas le droit de simplement subsister, alors qu’il ferme sa gueule depuis quarante ans, tétanisé par les fêlés qui théorisent un nouveau monde auquel il ne comprend rien ?
C’est bien le sens profond de ce mouvement qui est un mouvement de fond : est-ce que nous, peuple français, avons encore le droit de persister dans notre être en ce pays qui naguère était le nôtre ?
Je constate une chose : moins on demande et moins on obtient.
 
Ceux qui gueulent très fort et emmerdent le monde à longueur d’année – féministes, LGBT, minorités diverses, casseurs – obtiennent à peu près tout ce qu’ils veulent.
Les Gilets jaunes ont fini par entendre la leçon, et sortent de l’ombre.

Mais comme ils sont beaucoup plus nombreux que ces fameuses minorités, évidement, ça fait beaucoup plus de bruit, et ça effraie, car le mouvement une fois mis en branle, il semble difficile à arrêter.
Pour ma part, je m’en réjouis.
C’est – enfin – le retour à un ordre des choses normal, en démocratie.
La majorité veut se faire entendre comme ce qu’elle est, la majorité – pour combien de temps, ça c’est une autre question…
La transcendance et les bonnes manières sont remises à une date ultérieure, car la vie est courte. Les Gilets jaunes, c’est ça qu’ils voient : leur vie est courte, et elle n’a pas encore commencé.
Ils s’impatientent, et je comprends cette impatience.

Et puis, merde, ils sont détestés de BHL et de Kassovitz, et ça, ça compte double.

Lu dans L’Incorrect via Le salon beige

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