mercredi 24 janvier 2018

Les Gardiens de Prison, Sacrifiés de la Politique Pénale en faveur de l'Islamisme

 

 

 La prison de Mont-de-Marsan (Source de l'image: Jibi44/Wikimedia Commons)
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« Avant, chaque matin, j'avais peur de trouver un gars pendu dans sa cellule. Vous savez ce que je redoute aujourd'hui ? Qu'on m'égorge, qu'on me décapite, qu'on me plante une lame dans le dos. Au nom de l'islam et de Daech. Tous les jours, en allant travailler, j'ai cette peur qui me bouffe le ventre » dit Bernard, un gardien qui souhaite l'anonymat.

Depuis le 11 janvier, les gardiens de prison sont en grève.
Ils ne supportent plus la violence qu'ils subissent au quotidien, notamment de la part des détenus islamistes condamnés pour actes de terrorisme, ou la violence qui émane des droits communs en voie de radicalisation.
En réaction, ils ont bloqué le fonctionnement normal des prisons et sont devenus eux-mêmes les cibles de la répression policière.
La grève a commencé le 11 janvier dernier.

Trois gardiens de la prison de Vendin-le-Vieil ont été agressés à l'arme blanche par Christian Gantzarski, un Allemand converti à l'Islam, membre d'Al Qaeda et cerveau des attaques contre la synagogue de Djerba, en Tunisie en 2002.

Le 15 janvier. Sept gardiens de la prison de Mont-de-Marsan ont été attaqués par un prisonnier qui refusait le contrôle de son sac de sport.

Le 16 janvier. Un gardien de la prison de Grenoble-Varces a failli perdre un œil. Avant d'entrer dans une cellule, il a jeté un coup d'œil à travers l'œilleton. C'est l'instant qu'à choisi un détenu pour enfoncer un crayon dans l'œilleton afin de lui crever l'œil. Par chance, le gardien a esquivé l'agression.

Le 16 janvier. Sans raison apparente, un détenu de la prison de Tarascon a balancé un violent coup de coude au visage d'une surveillante, occasionnant une hospitalisation. Incarcéré pour un délit de droit commun, l'auteur de ces violences est suivi pour des faits de radicalisation.

Le 17 janvier. Un gardien de la prison de Grenoble-Varces a été agressé par un détenu qui voulait se rendre à l'infirmerie sans rendez-vous alors que le règlement l'y oblige. Les médias ne précisent pas la religion du détenu.

Le 19 janvier. Quatre islamistes de la prison de Borgo en Corse ont attaqué deux gardiens. Gravement blessés, ils ont dû être transportés à l'hôpital en urgence. Le procureur a déclaré « qu'il n'était pas possible de dire qu'il s'agissait d'une agression de type terroriste ».

Le 21 janvier. Deux surveillants du centre pénitencier de Longuenesse (Nord) ont été agressés et sévèrement battus par un détenu armé d'une barre de fer. Ils ont été transportés à l'hôpital.


Le 21 janvier. 123 détenus de la prison de Fleury-Mérogis ont refusé de réintégrer leur cellule à la fin de la promenade. L'intervention d'équipes spécialisées a été nécessaire pour faire cesser le mouvement de révolte.

Le 22 janvier. Des gardiens du centre pénitencier de Craquelin près de Chateauroux ont désarmé un détenu armé d'un couteau qui menaçait les autres détenus aux cris de « Allah ou Akbar ». Avant d'être maîtrisé, il a eu le temps de balancer une chaise à la volée blessant légèrement un des surveillants.

Le 22 janvier, selon un communiqué du ministère de la justice, une trentaine d'établissements pénitenciers (sur 188) étaient totalement bloqués par les gardiens en grève.
Mais selon les syndicats, 120 à 130 prisons, (sur 188) étaient à moitié ou totalement paralysées. Toujours selon les syndicats, plus de la moitié des 28 000 gardiens participent au mouvement et affirment qu'ils ne le cesseront pas avant que le gouvernement ne débloque assez d'argent pour assurer leur sécurité.
Comme la police et les pompiers, les gardiens de prison vivent dans un climat permanent de violence et de peur au sein d'établissements ou l'influence des islamistes va croissant.

« Avant, chaque matin, j'avais peur de trouver un gars pendu dans sa cellule. Vous savez ce que je redoute aujourd'hui ? Qu'on m'égorge, qu'on me décapite, qu'on me plante une lame dans le dos. Au nom de l'islam et de Daech. Tous les jours, en allant travailler, j'ai cette peur qui me bouffe le ventre » dit Bernard, un gardien qui souhaite l'anonymat.
« Ce que racontent aussi les gardiens, c'est un sentiment d'abandon écrit Le Monde. Coups de poing au visage, entorses, luxations : Anthony, surveillant aux Baumettes à Marseille, 29 ans dont sept passés dans la pénitentiaire, affirme avoir subi quatre agressions physiques au cours des trois dernières années. Il a déposé autant de plaintes qui, assure-t- il, ont toutes été classées par le procureur. « On demande des effectifs, c'est vrai, mais aussi que les juges fassent leur travail car la violence physique devient de plus en plus fréquente. » Anthony qui a passé le concours « par défaut » veut à tout prix « entrer dans la police nationale » : « La pénitentiaire, j'en peux plus. »
Terrorisme et Islamisme ont changé la donne de la prison.
Selon Joaquim Pueyo, ancien directeur de Fleury-Mérogis, aujourd'hui député de l'Orne (Nouvelle Gauche), l'explication est simple : « Autrefois, les comportements agressifs étaient liés aux difficultés du quotidien.
A présent, la haine et la violence se déchaînent à l'encontre de l'autorité, de notre société, de ses valeurs.
Pas surprenant que, face à la radicalisation, les surveillants deviennent des cibles. »
Selon les statistiques du ministère de la justice, au 1er décembre 2017, plus de 80 000 personnes étaient emprisonnées sur le territoire national.
Environ 11 000 d'entre elles sont sous surveillance électronique, principalement à domicile.
Ce qui laisse un peu moins de 70 000 détenus réellement sous les verrous.

Combien de musulmans peuplent les prisons françaises ?

La loi Informatique et Libertés qui interdit les statistiques ethniques empêche de répondre à la question.
Le rapport sur les prisons du sénateur Jean-René Lecerf (2015), contournait le problème en citant une étude sociologique menée sur quatre des plus importants établissements pénitentiaires, étude selon laquelle un détenu sur deux était musulman.
Selon le ministère de la justice, 500 musulmans ou convertis sont emprisonnés pour des faits liés au terrorisme tandis que 1 200 droits communs font l'objet d'un suivi pour radicalisation islamique.
Le mouvement des gardiens de prison est un formidable indicateur des politiques bornées qui ont été menées jusqu'à aujourd'hui encore en matière pénale et carcérale.
Les gardiens ne supportent plus la violence et le risque de mort que les islamistes et autres radicalisés font peser sur leur existence pendant leurs heures de travail.
Tous les reportages disent qu'avant, leur crainte était de trouver un détenu pendu dans sa cellule. Aujourd'hui, ils ont peur du coup de poing qui menace leur figure et du couteau qui cible leurs omoplates.
Loin de considérer que l'islamisme a changé de fond en comble les questions de politique pénale et carcérale, le ministère de la justice reste prisonnier des problématiques du passé.

Faute de crédits pour construire de nouvelles places en prison, la ministre Nicole Belloubet reprend le discours de Christiane Taubira : il faut développer les peines alternatives, car la surpopulation carcérale et les mauvaises conditions de détention sont des fléaux qui prédisposent à la délinquance. L'inertie d'une administration judiciaire prisonnière de son propre discours et le déni pratiqué par les partis politiques sur la guerre que les islamistes ont déclaré à la France et au monde occidental, bloquent l'idée que l'islamisme pénitentiaire a un caractère disruptif.

Au lieu de repenser toute la politique carcérale à partir du risque islamiste (risque de vie et de mort pour les gardiens, mais aussi et surtout risque de transformation des délinquants musulmans- qui pourraient représenter la majorité des 70 000 détenus - en authentiques djihadistes), ils transforment la lutte des gardiens de prison en conflit social classique : des hausses de salaire et des embauches de personnel supplémentaire calmeront les gardiens.

Le fait que les concours de recrutement sont en panne de candidats n'interroge personne.

Parallèlement, l'institution judiciaire poursuit ses fameuses "expérimentations" pour une meilleure réinsertion des islamistes dans la société.
L'abandon du centre de déradicalisation de Pontourny, vide de candidats islamistes dédaigneux des cours d'équitation gratuits, n'a pas amené de réflexion de substitution.
« Resterait donc, pour lutter contre l'extrémisme, les activités : équitation, escrime, leçons de citoyenneté, concerts lyriques, boxe, musculation et cours de pétanque avec de vraies boules en acier ! Toutes les idées saugrenues sont les bienvenues... Un gardien raconte : « Dans un établissement, un parcours de santé a été installé sur le stade. Dans un autre, un directeur a proposé des cours de tir avec des armes à plomb, prétextant qu'il fallait aider les détenus à se concentrer... » Efficace ? Sans doute pas, à en croire les insultes – « mécréant », « koufar » –, voire les menaces de mort et d'égorgement, qui continuent à résonner entre les murs » raconte Paris-Match.
Dans tous les cas, l'idée de base demeure : si on est gentil avec les djihadistes, ils seront gentils avec nous.
L'impasse demeure faute de bonne formulation du problème.
Et tant qu'une autre analyse du caractère destructeur de la propagande islamiste ne verra pas le jour, les gardiens de prison continueront de payer de leur vie, les errements officiels.

Et après les gardiens, ce sera le reste de la population.
60% des djihadistes déjà condamnés pour des faits liés au terrorisme seront libérés à partir de 2020.
Yves Mamou, auteur et journaliste, a travaillé pendant deux décennies pour Le Monde. Il achève un livre, « Collaborateurs et idiots utiles de l'islamisme en France », qui sera publié en 2018.

gatestoneinstitute.org 

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