Une chanson de Guy Béart qui devient d’actualité en gendarmerie.
Des généraux de gendarmerie transférés de leurs fonctions de directeurs à des postes de second plan.
Nous avions souligné notre admiration devant les généraux placés à la tête de la gendarmerie qui avaient osé dire en public dans quelles difficultés se débat leur institution.
Nous avions assuré ces directeurs de la gendarmerie de notre soutien.
L’Etat n’admet pas que des généraux de gendarmerie puissent oser dénoncer les incohérences d’un système essoufflé, asphyxié dont il est le premier responsable.
Le 26 février, par décision du conseil des ministres, le général Pierre Renault avait été démis de ses fonctions et remplacé par un civil inspecteur de l’administration.
Quelle idée avait-il eu de dénoncer l’état déplorable des matériels gendarmerie et plus particulièrement celui des casernements.
Il avait osé dire que le terme « indigne » pour qualifier certains logements de gendarme est approprié.
Le général Bertrand Soubelet vient d’être muté de la direction des opérations et de l’emploi à la tête de la gendarmerie de l’outre-mer.
Ce n’est pas une promotion surtout quand on a passé à peine deux années au poste prestigieux qu’il occupait.
On lui reproche d’avoir critiqué le système judiciaire français qui laisse les délinquants en liberté. C’était le premier à agir avec autant de franchise, sans langue de bois.
La ministre de la Justice et le Premier ministre ont mis le temps pour réagir mais ils ont fini par obtenir des sanctions.