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lundi 16 juin 2025

Et pour Israël des sanctions ?, par Jacques Frantz



— par — 15 juin 2025


Lire aussi : Trump joue-t-il double jeu ?, par Jacques Frantz

 

« Je m’étonne de la mansuétude des États et de leurs médias à la suite des frappes d’Israël contre l’Iran. »

Souvenez-vous ! C’était le 24 février 2022. La Russie débutait ce qu’elle appelait son « opération militaire spéciale ».

Les pays occidentaux n’ont pas hésité à surenchérir tant dans le verbe que dans le geste. Dans le verbe, on a immédiatement parlé d’agression.


Dans le geste, des sanctions sans précédent ont été prises contre la Russie.

Enfin, quand je dis « sanctions », il faut tout de même nuancer. Parce qu’aucune instance judiciaire ou d’arbitrage international seuls habilités à prononcer des « sanctions » n’ont statué. Pour le cas où d’aucuns l’auraient oublié, rappelons que la Russie est intervenue pour mettre fin aux exactions perpétrées contre des populations aux seuls motifs qu’elles étaient russophones et qu’elles étaient attachées à l’Église orthodoxe liée à Moscou, ce qui est leur droit et, partant, ne justifie pas une telle répression.

À cela, il convient d’ajouter que la Russie avait fixé des conditions claires et raisonnables qui auraient évité son intervention. Pour faire bonne mesure, on rappellera également que tout a été fait pour faire capoter un accord de paix pratiquement conclu.


C’est pourquoi, je m’étonne de la mansuétude des États et de leurs médias à la suite des frappes d’Israël contre l’Iran.

Tout ce beau monde serait-il devenu raisonnable ? Serait-on tout d’un coup devenu nuancé ? En effet, pourquoi lorsque la Russie envoie des soldats en Ukraine c’est une agression, alors que quand Netanyahou envoie des bombes sur un pays qui ne lui a strictement rien fait on parle de « frappes préventives ». Qu’en termes choisis ces choses-là sont dites. Les bombes des Hébreux seraient-elles plus douces que celles de Poutine ?

Certains m’objecteront que, quand même, l’Iran était sur le point d’avoir l’arme nucléaire (dixit entre autres les Israéliens et les Américains qui ont l’arme nucléaire). J’ai envie de dire « et alors » ? L’Iran est un État souverain qui a le droit de s’armer comme il l’entend et de se procurer les outils de dissuasion qui bons lui semblent. Y aurait-il des États moins souverains que d’autres ? C’est que… l’Iran est une république islamique (des deux vocables je ne sais d’ailleurs pas lequel est le pire). Par conséquent, il serait dangereux que l’Iran possède une bombinette atomique.


J’entends bien que les mollahs à la tête de l’Iran ne sont pas des saints.

Je n’ai pas oublié non plus les tentatives odieuses de déstabilisation au Liban et en Europe. On peut citer de mémoire les attentats à Paris en 1986, l’assassinat de Chapour Bakhtiar, les méfaits d’Anis Naccache, j’en passe et des meilleures. À cela il faut répondre que d’une part c’était il y a 40 ans et qu’à l’époque les Français ont été très mesurés dans les sanctions pénales au nom de la raison d’État.

Rappelons aussi que sans la CIA et sans la France (c’est peu ou prou la même chose), il n’y aurait pas de république islamique.

vendredi 14 juin 2024

La justice de l’Union européenne inflige une lourde amende à la Hongrie pour non-respect du droit d’asile


 Un garde ferme la porte de la Grande Salle de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) à Luxembourg, le 12 juillet 2022.  — © MOHAMMED BADRA / KEYSTONE

Un garde ferme la porte de la Grande Salle de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) à Luxembourg, le 12 juillet 2022. — © MOHAMMED BADRA / KEYSTONE

 

Publié le 13 juin 2024
 

 La Cour de justice de l’Union européenne a condamné jeudi la Hongrie à payer une somme forfaitaire de 200 millions d’euros et une astreinte d’un million d’euros par jour de retard pour ne pas s’être mise en conformité avec le droit de l’UE en matière d’asile.

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a constaté que Budapest n’a pas exécuté un de ses arrêts, en décembre 2020, qui jugeait que la Hongrie «n’avait pas respecté les règles du droit de l’Union en matière, notamment, de procédures relatives à l’octroi de la protection internationale et au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier». L’astreinte d’un million d’euros est une pénalité par jour de retard tant que la décision de 2020 n’est pas respectée.

«Ce manquement, qui consiste à éluder délibérément l’application d’une politique commune de l’Union dans son ensemble, constitue une violation inédite et exceptionnellement grave du droit de l’Union», explique la CJUE pour justifier cette nouvelle sanction de la politique migratoire du Premier ministre nationaliste Viktor Orban.

Lire aussi: La Hongrie et la Pologne tempêtent, en vain, contre le Pacte migratoire de l’UE

Atteinte au principe de solidarité

La Cour, saisie par la Commission européenne, estime que la Hongrie ne respecte toujours pas les règles de l’Union européenne sur «l’accès à la procédure de protection internationale, le droit des demandeurs de cette protection de rester en Hongrie dans l’attente d’une décision définitive sur leur recours contre le rejet de leur demande et l’éloignement des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier».

dimanche 12 mai 2024

Pendant que la France s'affaiblit, les États-Unis ont levé les sanctions des principales banques russes

 

vendredi 11 août 2023

Emanuela Del Re, représentante de l’UE, se réjouit de la famine et de la pénurie de médicaments au Niger grâce aux sanctions


Publié le

 L’Union européenne prête à priver le Niger de nourriture pour obtenir le retrait des dirigeants militaires. Yves Pozzo di Borgo dénonce l’Union européenne comme un monstre de guerre.


Emanuela Del Re, la représentante spéciale de l’Union européenne pour le Sahel, a déclaré dans une interview avec le journal italien La Repubblica que priver le Niger d’approvisionnements en nourriture, en électricité et en médicaments était une bonne chose pour obtenir le retrait des nouveaux dirigeants militaires. 
 
Elle a en effet indiqué que les sanctions de la CEDEAO et d’autres organisations internationales contre le Niger « commencent à avoir un effet » en raison d’une pénurie de nourriture et de médicaments dans le pays.

« Les sanctions commencent à porter leurs fruits : il y a une pénurie de médicaments, de nourriture, d’électricité – et ce n’est pas près de s’améliorer. Si nous voulons que la junte s’affaiblisse, nous devons poursuivre les sanctions »

Des propos qui font bondir, tant l’idée d’une famine provoqué par les dirigeants occidentaux réjouit ces derniers est choquante. Pour l’ancien sénateur, Yves Pozzo di Borgo, qui réagit sur X (anciennement Twitter), trop, c’est trop : « L’Union Européenne devient un monstre de guerre ! L’Europe construite pour la paix aux mains de fonctionnaires aigris, agressifs, prétentieux, méprisants, au service des intérêts américains, déconnectés de la réalité des peuples ! »



mercredi 10 mai 2023

« Interdiction des piscines hors-sol… une décision hors-sol !! ». L’édito de Charles SANNAT



par | 10 Mai 2023 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Alors que je discutais au téléphone avec un ami, ce dernier me demande si j’étais au courant de l’interdiction et du nouvel oukase mamamouchesque ayant frappé les piscines hors-sol dans les Pyrénées-Orientales.

Je dois avouer que je lui confesse mon ignorance. Il me dit alors, qu’il tient l’information de source sûre, puisque c’est sa belle-mère qui vient de le lui dire.

Ha… si la belle-mère le dit, mieux vaut quand même vérifier.

Un tour sur « Google », et là l’impensable se matérialise sous mes yeux.

Les mégabassines sont autorisées. Les petites bassines sont interdites, et même les micro-bassines, parce que bon, les piscines hors-sol, cela ne fait pas forcément 15m de longs si vous voyez ce que je veux dire !

« La vente des piscines hors-sol est interdite dans les Pyrénées-Orientales à compter de cette semaine ».

Voilà ce que dit TF1.

« La mesure intervient alors que le département est touché par une sécheresse exceptionnelle. Mais certains y voient un manque de justice sociale alors que les piscines enterrées sont autorisées. »

Sans blague.

Je vous le dis autrement.

La bassine de prolo est interdite, la piscine du bourgeois reste autorisée… De là à hurler à l’injustice et à la lutte des classes, il n’y a qu’un pas à franchir allègrement !

« C’est l’une des mesures « de crise » censées être déployées ces prochains jours afin de préserver la ressource en eau dans les Pyrénées-Orientales. Annoncée ce vendredi par le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, l’interdiction de vendre des piscines hors-sol doit entrer en vigueur ce 10 mai dans ce département frontalier avec l’Espagne frappé de plein fouet par la sécheresse ».

Pour le mamamouchi Béchu, « cette décision est prise « de manière à éviter d’avoir des gens qui achètent des piscines et qui ensuite auraient la tentation de les remplir alors même qu’on interdit ce remplissage »,  « Il faut de la sobriété, il faut limiter les usages », a-t-il précisé. Et de poursuivre : « Ce n’est pas une décision du gouvernement, c’est la réalité de la nature et de la situation dans laquelle nous sommes, il faut s’habituer à l’idée que le réchauffement climatique, c’est maintenant ».

Hahahahaha… Tout ceci est de l’arnaque !

mardi 6 décembre 2022

La commission Européenne ridiculisée en 2 heures

 

samedi 3 décembre 2022

L’Union européenne gèle 13 milliards destinés à la Hongrie : un avertissement aux pays tentés par la dissidence ?


 
 

 Marie d'Armagnac 2 décembre 2022

La Commission européenne, sous la pression, nous dit-on, du Parlement européen, refuse pour le moment d’accorder à la Hongrie plus de 13 milliards d’euros de fonds qui lui étaient destinés : 7,5 milliards devaient lui être alloués au titre des fonds de cohésion sur le budget 2021-2027 et 5,8 milliards d’euros au titre du plan de relance post-Covid. 

La Hongrie est en effet le seul pays de l'Union européenne qui n’a pas encore reçu ces fonds.

En septembre dernier, par 433 voix pour et 123 voix contre, le Parlement européen avait voté en faveur d’un rapport qualifiant l’État hongrois de « régime hybride d’autocratie électorale » : cela ne veut rien dire, à moins que la définition de la démocratie en Occident, dont le socle et la légitimité reposent sur l’onction populaire accordée par le vote, n'ait changé. À ce compte-là, pour reprendre les mots de Ghislain Benhessa, l’État de droit n’est « que l’illusion d’une perfection juridique et rien de plus que la somme des principes que l’on choisit de lui injecter » : le parfait prétexte pour contourner ce qui reste de démocratie dans l’Union européenne. Depuis avril dernier, la Commission a introduit spécialement pour la Hongrie (et demain l’Italie, qui vote si mal ?) le mécanisme de conditionnalité des fonds au respect de l’État de droit sous prétexte que ce non-respect mettrait en danger l’équilibre budgétaire de l’Union européenne.

Lors du vote de ce rapport, la députée européenne Fabienne Keller (Renew Europe) avait déclaré, dans les colonnes du Monde, que la loi hongroise qui interdit la propagande LGBT dans les écoles « ressemble aux lois poutiniennes ». Fustigeant la politique conservatrice hongroise, elle avait averti : « Si la Hongrie était candidate aujourd’hui pour rentrer dans l’UE, ce ne serait pas possible, elle ne remplirait plus les critères d’adhésion, c’est le triste constat du rapport. »

Les députés européens ont donc fait pression depuis septembre sur la Commission, laissant même planer le doute sur une éventuelle motion de censure de ladite Commission si le gel des fonds destinés à la Hongrie n’était pas mis en place.

Peu importe que la Hongrie ait mis en chantier différentes réformes, dont celle de la Justice, ou encore l’installation d’une autorité indépendante pour mieux contrôler les fonds de l’Union européenne. La date butoir du 19 novembre pour la mise en place de ces réformes n’a pas été respectée, estime la Commission.

mercredi 4 mai 2022

« La Chine se prépare à des sanctions de la même ampleur que celles imposées à la Russie! » L’édito de Charles SANNAT



 

 par | 4 Mai 2022 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Passons maintenant au plus important à savoir cet article de Libération (source ici) qui revient sur les préparatifs chinois concernant d’éventuelles sanctions qui les toucheraient et qui seraient similaires à celles qui touchent la Russie.

« Selon le « Financial Times », Pékin évaluerait l’impact de sanctions économiques similaires à celles infligées à la Russie

« Le quotidien britannique affirme que des dignitaires chinois auraient rencontré les représentants de banques nationales et étrangères pour se parer à d’éventuelles sanctions économiques comparables à celles subies par la Russie. En cas de conflit avec Taiwan ?

Que manigance donc la Chine derrière sa neutralité de façade dans le conflit opposant l’Ukraine à son « ami » russe ? De par son partenariat stratégique avec Moscou, elle ne peut se résoudre à condamner l’invasion lancée par Vladimir Poutine le 24 février – et que Pékin qualifie «d’opération militaire spéciale», reprenant la rhétorique du Kremlin. Mais tétanisées à l’idée que leur pays ne devienne une victime collatérale des sanctions américaines et européennes, les autorités chinoises mesurent chacune de ses prises de parole sur le conflit. Une aide humanitaire a même été fournie à l’Ukraine début mars.

La Chine aurait même anticipé d’éventuelles mesures de rétorsion économique. Selon le Financial Times, des responsables de la Banque populaire de Chine (la banque centrale chinoise) et du ministère des Finances se seraient réunis le 22 avril avec des représentants de plusieurs banques nationales et internationales. Au cours de cette assemblée, les dignitaires chinois auraient discuté de la manière dont ils pourraient protéger les actifs du pays à l’étranger contre les sanctions américaines similaires à celles imposées à la Russie.

La menace d’une invasion de Taiwan

Le quotidien économique britannique rapporte qu’un haut responsable du ministère des Finances a alerté sur la capacité des Etats-Unis et leurs alliés à pouvoir geler les avoirs de la Banque centrale chinoise en devises étrangères, comme ils l’ont fait avec la russe. Il faut dire que ceux-ci sont considérables : Pékin détenait fin 2021 3 200 milliards de dollars en réserves de change, dont 1 000 milliards sont des bons du Trésor américain ».

Rassurez-vous mes amis, cela fait des années que les Chinois qui ne sont pas des perdreaux de l’année savent pertinemment que les Etats-Unis peuvent saisir aussi bien leurs dollars que les obligations détenues.

vendredi 18 mars 2022

Vive le charbon et la pollution !! Le suicide énergétique allemand au nom de l’anti-nucléaire.


 

 par | 18 Mar 2022 |

Les Allemands sont sans doute historiquement les plus écolos d’Europe !

Et c’est en Allemagne que l’on pollue le plus, et les Allemands nous polluent également directement, en raison de l’utilisation massive du charbon pour faire tourner les grosses usines germaniques, car soyons sérieux. 

Le problème n’est pas la consommation des familles bien que l’on vous punira avec une écologie de la taxe, mais bien les grosses entreprises et les Allemands ont une énorme industrie très énergivore ce qui est normal.

« En renonçant à prolonger ses dernières centrales nucléaires, Berlin n’a d’autre choix que de recourir à court terme au charbon pour se passer du gaz russe, en attendant de diversifier son approvisionnement. L’objectif n’est cependant pas d’étendre les capacités de ses centrales à charbon mais de les optimiser.

Globalement, le lignite et la houille ont couvert outre-Rhin 30 % de la demande d’électricité en 2021.

Environ 55 % du gaz consommé outre-Rhin provient de Russie. Pour réduire dans les plus brefs délais cette dépendance qui limite ses marges de manoeuvre face aux tentations impérialistes russes, l’Allemagne n’a d’autre choix que de relancer ses centrales à charbon » .

Du côté des mamamouchis allemands, cela couine fort « La guerre en Ukraine constitue un véritable défi pour la stratégie énergétique de l’Allemagne. A court terme, « Vladimir Poutine a ruiné l’option du gaz comme énergie de transition » vers une économie décarbonée, a déploré, mardi, le secrétaire d’Etat au Climat, Patrick Graichen ».

Méchant Poutine ! Na. Les Allemands n’ont qu’à continuer à acheter du gaz russe, mais comme ce n’est pas ce que demande le Maître américain, alors on rallume le charbon, car en Allemagne il y a un tabou nucléaire.

Sanctions contre la Russie : qui en paiera vraiment le prix ?


 
 
 
 Renaud de Bourleuf 17 mars 2022

Ce dimanche 13 mars, l’Union européenne décidait de prendre de nouvelles sanctions à l’égard de la Russie. 

Dès le lendemain, Clément Beaune, secrétaire d’État aux Affaires européennes, annonçait qu’après ce quatrième train de sanctions, un cinquième train allait suivre. 

Mais quelle est la portée de ces mesures sur le pays dont le territoire est le plus vaste du monde et qui se trouve être le deuxième producteur mondial de gaz naturel et de pétrole ?

Pour répondre, revenons sur la situation de la Russie depuis les sanctions de 2014. À la suite de l’annexion de la Crimée, l’Union européenne décidait le gel des actifs financiers de plusieurs personnalités russes, l’interdiction pour les citoyens européens et les entreprises d’acheter ou de vendre de nouvelles actions financières si elles proviennent d’une banque russe dont l’État est actionnaire majoritaire, l’embargo sur l’import et l’export des armes et du matériel militaire en provenance et à destination de la Russie ou encore l’interdiction des licences d’exportation pour les équipements destinés à la recherche de pétrole et de gaz en eau profonde. Parallèlement, les États-Unis mettaient en place des interdictions de voyager et des gels d’actifs financiers. Tout cela pour quelles conséquences ?

Des économistes travaillant pour la banque russe Alfa Bank reconnaissaient que dans les cinq années ayant suivi la prise de sanctions, les revenus des Russes avaient baissé de 10 % ; en outre, le Service fédéral des statistiques de l'État russe, communément appelé institut Rosstat, relevait une augmentation considérable de la pauvreté. Cela dit, lorsque Vladimir Poutine a contre-attaqué avec un embargo alimentaire, les conséquences ont été lourdes pour la filière alimentaire française : les exportations sont passées de 386,8 millions de dollars à 23,3 millions. Dès 2014, Vladimir Fédorovski, ancien diplomate russe d’origine ukrainienne et aujourd’hui français, alertait sur l’inefficacité des sanctions à l’égard de la Russie : les attaques par le monde occidental pourraient renforcer le sentiment national russe et, in fine, la popularité de Poutine.

jeudi 10 mars 2022

La Russie et l’Ukraine sont pour nous des fournisseurs vitaux : les sanctions nous atteindront aussi


 
 
  
Marie Delarue 9 mars 2022

Dans ce conflit qui a éclaté sur notre flanc droit, nous, Européens, sommes des nains qui allons payer très cher le fait d’être restés le cul entre deux chaises. 

Notre soumission aux États-Unis et à l’OTAN ne pourra pas remplacer la main qui nous chauffe et nous nourrit. 

Et si le peuple russe doit retourner un siècle en arrière, comme on nous le serine à longueur d’antenne, rien ne dit que nous ne repartirons pas, nous aussi, vers l'âge de pierre.

La Russie et l’Ukraine sont pour nous des fournisseurs vitaux. Sans eux, c’est la disette : pas de blé, pas de tournesol. Sans eux, c’est la chaudière à zéro et le retour à la bougie. Sans eux, c’est notre industrie au ralenti, voire à l’arrêt : aluminium, titane, nickel, palladium… tout ce qui est indispensable à l’industrie de pointe arrive de l’Est. Nous avons voulu l’asservissement par la mondialisation, nous l’avons.

Depuis quinze jours, les cours se sont envolés : lundi, le pétrole a franchi les 130 dollars le baril et le gaz de Russie, dont l’ importe 40 %, a atteint le record de 345 euros le mégawattheure. Le grenier à blé s’enflamme : les cours, là aussi, ont pulvérisé les records, le blé atteignant, lundi, 450 euros la tonne. Devant la pénurie qui s’annonce, la Hongrie et la Bulgarie viennent d’interdire les ventes de céréales à l’étranger et, plus touchés encore que l’Europe, « des pays comme l'Égypte, l'Algérie, ou d' subsaharienne, de plus en plus dépendants des blés russes et ukrainiens », vont se retrouver en grave pénurie, dit, au Figaro, Philippe Chotteau, chef économiste de l'Institut de l'élevage à Paris.

dimanche 6 mars 2022

vendredi 4 mars 2022

Guerre du gaz : l'Europe prend les Européens en otage




vendredi 4 mars 2022

Alors que Frans Timmermans annonce le retour au mythe de l'indépendance totale de l'Europe face au gaz russe et aux énergies fossiles, ce même gaz russe n'est soudainement plus pompé et ne passe plus par les gazoducs de Gazprom en Allemagne et en Pologne. 

Les populations auraient-elles été concertées sur l'interruption idéologique de fourniture en gaz ? Certes, l'intervention militaire russe en Ukraine semble permettre tous les excès, mais peut-être pourrait-on encore penser à l'intérêt des Européens - si cela n'est pas déplacé, bien sûr ?

L'Europe est objectivement "dépendante" du gaz russe et des énergies fossiles, comme le rappelle très justement et très clairement Géo, dans cet article du 3 mars de cette année : 





En effet, l'Europe importe 40% de son gaz naturel de Russie. Sur fonds de russophobie galopante, les dirigeants européens reviennent au mythe des énergies alternatives. Nos Ecolos ont le vent en poupe et nous ressortent leur Green Deal - qui n'a manifestement pas d'équivalent en français :




Et Frans Timmermans, au nom de la Commission européenne d'annoncer que l'Europe est allée très loin dans les sanctions contre la Russie, qu'elle peut et doit aller encore plus loin et notamment ... produire sa propre énergie.

dimanche 27 février 2022

Fin de partie


Tunisie – Dialogue National : Finalement ; Echec… Mais peut-être pas Mat !  - Tunisie

L’ampleur et la nature de l’engagement militaire russe en Ukraine ont une signification qui me semble claire : la partie est finie !

Le changement de paradigme géopolitique que j’évoque depuis de nombreuses années à l’occasion de conférences ou dans des articles, sous l’aspect d’une courbe de Stuart Kauffman, est arrivé à son terme.

 Il ne reste plus qu’à l’accepter et à le traduire dans le droit international. C’est ce qu’avait proposé récemment Vladimir Poutine dans ce que la propagande occidentale avait nommé « ultimatum ». Le problème est qu’une puissance sur le déclin a du mal à accepter que sa grandeur soit passée. Par un phénomène naturel d’hystérésis elle continue à se voir dans la position de dominant alors que la réalité est déjà autre.

Différents scénarios sont alors possibles :

  • Le système de pouvoir est suffisamment intelligent pour percevoir l’effondrement de puissance, avec un temps de retard certes, et les dirigeants essaient de gérer au mieux « l’atterrissage ». C’est ce qu’avait tenté Mikhaïl Gorbatchev, mais il avait largement sous-estimé le manque de fiabilité des promesses anglo-américaines dont le génocide des indiens d’Amérique du nord offre un exemple saisissant. Je conseille au passage la lecture du livre d’Howard Zinn Une histoire populaire des États-Unis.
  • Le système de pouvoir est de type gérontocratique, réel ou symbolique (méfiez-vous des vieux qui ont l’air jeunes), et il vire à la paranoïa, au dogmatisme fondé sur une représentation désuète (le destin exceptionnel…) et devient totalement idéologique. Dans ce cas, on peut tenter d’amener ce système de pouvoir à revenir les pieds sur terre, petit à petit, de façon impressionniste, mais si cela ne fonctionne pas, il reste la douche froide ; c’est ce qui se passe en ce moment en Ukraine.

Anticipation

Si Vladimir Poutine a décidé l’action qu’il mène, c’est qu’il a envisagé tous les scénarios possibles et en particulier les réponses des pays occidentaux et qu’il a les moyens d’y répondre. Or la politique des pays occidentaux, qu’elle soit intérieure ou extérieure, est gouvernée par l’idéologie, non par la raison. Dans la situation actuelle, elle mène à l’hystérie. Mais surtout, du point de vue de V. Poutine, elle est prévisible car les idéologues sont prévisibles.

La suite sera pathétique

Les pays occidentaux ont commencé à « dénoncer très fermement et avec la plus grande vigueur cet acte d’agression russe ». En somme, ça pousse des cris d’orfraie, ça hurle, ça montre du doigt, ça donne des leçons, bref ça n’agit pas. Ça n’agit pas parce que ça ne peut pas agir, ça n’en a pas les moyens… Mais ça menace de sanctions, et c’est là que la situation risque de dégénérer pour les pays occidentaux car la Russie, par la voix du porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, a annoncé « Les mesures de riposte suivront, bien évidemment, à quel point elles seront symétriques ou asymétriques, cela va dépendre de l’analyse des restrictions » imposées à la Russie.

Non seulement la Russie ne craint pas les sanctions mais en outre sa réponse risque encore de surprendre tout le monde.

La Russie ne craint pas les sanctions :
  • En 2014, les sanctions européennes conséquentes à l’annexion de la Crimée ont renforcé la décision de Vladimir Poutine d’investir 52 milliards de dollars dans l’agriculture, afin de ne plus dépendre de l’extérieur en alimentation, et de ne plus craindre des pénuries en cas de sanctions occidentales. Depuis, d’importatrice de blé, la Russie est devenue le premier pays exportateur.

samedi 29 mai 2021

Le docteur Maudrux dénonce les intimidations de l’Ordre des Médecins

aaaaaaaaaa


 Aguelid

C’est une honte et c’est d’autant plus ridicule que la jurisprudence européenne n’en a que faire de l’ANSM et de la médecine française car la science est mondiale. 

Cette dérive de l’Ordre, qui cumule d’ailleurs des casseroles bruyantes et honteuses, marquera l’histoire et déshonorera la médecine française. Comment est-ce possible de déposer une plainte contre un médecin à la retraite qui ne risque absolument RIEN !


 

Mais à quel jeu joue l’Ordre des Médecins ?

Cette institution créée sous Vichy pour « tenir » le corps médical s’est lancée dans une campagne tous azimuts destinée à faire taire toute voix discordante sur le traitement du COVID.

L’ancien président de la caisse de retraite des médecins est cité pour avoir défendu les bienfaits de l’ivermectine sur son blog. Désormais retraité, l’intéressé annonce qu’il ne se laissera pas intimider.


Nous avions reçu le docteur Gérard Maudrux pour entendre ses éléments éclairants sur l’ivermectine et son efficacité pour diminuer la mortalité du COVID. Manifestement, ces prises de position contreviennent à l’orthodoxie médicale que le Conseil de l’Ordre souhaite préserver coûte-que-coûte, au mépris du principe de libre examen en vigueur dans la recherche.

Dans la pratique, l’année (et quelques mois) que nous venons de passer marquera un important tournant dans l’histoire de la liberté d’expression. Jamais depuis 1945 la faculté d’exprimer des avis désintéressés, mais divergents de la ligne officielle, n’avait été combattue avec une telle violence par les institutions publiques ou chargées d’une mission de service public. Ce combat va de pair avec la multiplication des lois et décrets liberticides.

Souhaitons que notre démocratie puisse retrouver, dans les mois à venir, un peu de la sérénité nécessaire à la liberté d’expression.


Le Courrier des stratèges

26 mai 2021

vendredi 30 avril 2021

L’appel lancé par des militaires est respectable, la menace de sanctions est insupportable


 
 
Honneur et Patrie était la devise de la France libre, et il n’y a rien d’étonnant qu’elle soit reprise dans le texte qui a soulevé la colère vengeresse de ceux qui nous gouvernent.

Dans le processus d’inversion des valeurs qui est en train de tuer notre pays, nos dirigeants récidivent. Ils opposent un légalisme surjoué pour cacher la légitimité de la mise en garde. La France est en chute libre dans de nombreux domaines. Son « Président » cultive la et participe ainsi à l’entreprise de déconstruction de l’ destinée à ôter aux Français la fierté de leur passé et la conscience de leur . La dénonciation d’un antiracisme à sens unique qui éveille les tensions communautaires, celle d’un virulent et conquérant qui soustrait des quartiers à la République, sont des cris du cœur, l’expression d’indignations partagées par une multitude de Français.

S’il ne s’agissait pas du patriotisme affirmé par des militaires mais d’une lubie écologiste ou d’une protestation communautaire, on parlerait de « lanceurs d’alerte », mais ceux-ci sont du mauvais côté de la rue. Sans doute, derrière le constat, il y a la critique « des louvoiements et des silences » de ceux qui nous gouvernent. Mais les soldats sont-ils condamnés au silence ? On peut penser, au contraire, qu’ils ont davantage le droit à la parole que beaucoup d’autres parce qu’ils ont offert leur vie au pays et qu’ils sont en première ligne dans sa défense face aux menaces qui montent. Les militaires sont des citoyens à part entière, et même plus citoyens que d’autres en raison de leur engagement au service de la cité, de la nation.

La réponse de la gauche, et du pouvoir qui rappelle ainsi son véritable ancrage, est scandaleuse. « Factieux », ose le clown Mélenchon. Des ministres évoquent le putsch manqué de 1961 et disent entendre des bruits de bottes. Il n’y a rien dans le texte, pourtant, qui exprime une menace pour la légalité, si ce n’est celle qui viendrait de la partition du pays et de la montée du séparatisme, et sur laquelle les militaires veulent attirer l’attention.

samedi 19 décembre 2020

“Très inquiet”, le Syndicat National des Médecins Hospitaliers demande la levée de la sanction contre le Pr Perronne


professeur Perronne

 19 décembre 2020

 “Le SNMH-FO est très inquiet de ce qui se passe, en ce moment, au regard de questions aussi fondamentales que la liberté de pensée, la liberté d’expression. Et, particulièrement pour ce qui nous concerne, dans le domaine de la médecine, la liberté de prescrire et la liberté de la pensée médicale.”

L’AP-HP a annoncé ce jeudi 17 décembre avoir mis fin aux fonctions de chef de service du Professeur Christian Perronne, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Raymond Poincaré à Garches. Cette décision lui a été signifiée sans préambules par M. Martin Hirsch le directeur général de l’AP-HP, lui reprochant d’avoir notamment affirmé que les malades du Covid représentaient une aubaine financière pour des médecins, « des propos considérés comme indignes de la fonction qu’il exerce ».

Le SNMH-FO est très inquiet de ce qui se passe, en ce moment, au regard de questions aussi fondamentales que la liberté de pensée, la liberté d’expression. Et, particulièrement pour ce qui nous concerne, dans le domaine de la médecine, la liberté de prescrire et la liberté de la pensée médicale.

Il ne s’agit pas des discussions entre médecins sur les thérapeutiques possibles, les moyens à utiliser en matière de diagnostic, d’interprétation des données cliniques et biologiques pour soigner au mieux les malades. Elles ont toujours eu lieu. La médecine n’est pas une science exacte, mais un art. C’est surtout une pratique où les échanges et les confrontations des expériences individuelles des médecins sont essentiels. Dès lors, les médecins discutent, ne sont pas toujours d’accord entre eux, surtout quand il s’agit de maladies nouvelles et ne se sont jamais privés d’en parler.

Il peut arriver que ces discussions, normales, salutaires, prennent une tournure moins courtoise. Il peut même arriver qu’il y ait des outrances. Les différends concernant la confraternité peuvent toujours se régler par la conciliation. En outre, il y a toujours la possibilité, pour un médecin s’estimant diffamé d’en demander réparation à la justice.

Le SNMH-FO n’a nullement l’intention d’entrer dans le débat sur les positions médicales des uns ou des autres.