Réflexions sur l'actualité et la politique Française. Avec quelques exceptions sur le reste du monde. Immigration, invasion, colonisation, islamisation, révolution.Covid
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samedi 26 avril 2025
jeudi 16 janvier 2025
L'Allemagne se réveille d'un long sommeil
«Sommes-nous incapables de défendre nos propres intérêts?»: un ex-ministre allemand appelle Berlin à s'extirper des griffes de Washington
— Frédéric Aigouy (@frederic_RTfr) January 16, 2025
«Personne ne peut sérieusement douter que la destruction de Nord Stream a été réalisée - ou du moins provoquée - par notre allié le plus… pic.twitter.com/QN8WxanFTK
jeudi 20 juin 2024
La Russie dépasse les États-Unis comme fournisseur de gaz à l’Europe
Et s’il est vrai que la guerre visait à remplacer un fournisseur d’énergie européen par un autre, alors nous avons une mauvaise nouvelle : la guerre n’a servi à rien. Selon le Financial Times, les importations européennes de gaz en provenance de Russie ont à nouveau dépassé les approvisionnements en provenance des États-Unis pour la première fois en près de deux ans en mai, malgré les efforts de la région pour se sevrer des combustibles fossiles russes depuis l’invasion massive de l’Ukraine.
Si certains facteurs ponctuels ont contribué à ce revirement, il met en évidence la difficulté de réduire davantage la dépendance de l’Europe à l’égard du gaz russe, plusieurs pays d’Europe de l’Est dépendant encore des importations de leur voisin, tandis que d’autres contournent activement leurs propres sanctions dans l’espoir d’obtenir de l’énergie moins chère.
« Il est frappant de voir la part de marché du gaz russe et du [gaz naturel liquéfié] augmenter en Europe après tout ce que nous avons traversé et tous les efforts déployés pour découpler et réduire les risques liés à l’approvisionnement en énergie », a déclaré Tom Marzec-Manser, responsable de l’analyse du gaz au sein de la société de conseil ICIS. En réalité, ce n’est pas le cas, et cela montre que malgré toute la rhétorique et les prises de position, rien n’a changé en Europe et que Moscou continue de s’imposer comme une source d’énergie pour l’Europe.
À la suite de l’invasion totale de l’Ukraine par la Russie en février 2022, Moscou a réduit ses livraisons de gaz par gazoduc à l’Europe et la région a augmenté ses importations de GNL, qui est transporté par des navires spécialisés dont les États-Unis sont le principal fournisseur. Quelques mois plus tard, en septembre 2022, les États-Unis ont dépassé la Russie en tant que fournisseur de gaz à l’Europe et représentent depuis 2023 environ un cinquième de l’approvisionnement de la région.
Mais le mois dernier, le gaz acheminé par la Russie et les expéditions de GNL ont représenté 15 % de l’approvisionnement total de l’UE, du Royaume-Uni, de la Suisse, de la Serbie, de la Bosnie-Herzégovine et de la Macédoine du Nord, selon les données de l’ICIS. Le GNL en provenance des États-Unis a représenté 14 % de l’approvisionnement de la région, son niveau le plus bas depuis août 2022, selon les données de l’ICIS.
mardi 11 juin 2024
Forte hausse du gaz et vraie baisse du fioul domestique !

par Charles Sannat | 11 Juin 2024 |
Je voulais pointer un paradoxe qui doit vous faire réfléchir aux incitations et injonctions gouvernementales… par rapport à la réalité et à vos intérêts personnels.
La preuve par l’exemple des factures d’énergie et donc de chauffage essentiellement !
Vous êtes au courant qu’en juillet le gaz va augmenter de 11,7 % en moyenne !
Ce n’est pas rien, surtout que ce n’est pas la première augmentation.
Le gouvernement vous demande d’ailleurs de ne plus remplacer vos chaudières au fioul. Elles sont interdites !
Le gaz, lui est autorisé.
Le problème voyez-vous, c’est que le gaz que l’on vous conseille, on vous l’augmente.
Le fioul que l’on vous déconseille, lui, est en très forte baisse.
Alors qu’il était en gros de 2 000 euros les 1 000 litres en janvier 2022, il est redescendu aujourd’hui à entre 1 100 et 1 050 euros les 1 000 litres.
D’un côté un prix presque divisé par deux. De l’autre une hausse constante.

On vous autorise ce qui augmente.
On vous interdit le fioul qui est ce qui baisse.
Conclusion, si vous avez une chaudière au fioul, gardez-la précieusement et entretenez-là bien ! (Et ne faites pas le plein l’hiver mais avant l’été comme maintenant).
samedi 22 juillet 2023
Chaudières au gaz bientôt interdites sauf pour l’Elysée ?

— par Pierre-Alain Depauw — 22 juillet 2023
Va-t-on vers une interdiction des chaudières à gaz ? La Première ministre, Élisabeth Borne, a déclaré envisager d’en interdire la vente à compter de 2026.
Toute chaudière à gaz qui tomberait en panne devrait donc être remplacée par un autre mode de chauffage : soit un raccordement à un réseau de chaleur urbain, soit une pompe à chaleur aérothermique ou géothermique. Les pompes à chaleur hybrides (mixant gaz et électricité) resteraient autorisées. Une concertation en ligne est ouverte au public jusqu’au 28 juillet sur cette mesure et toutes les autres visant à la décarbonation des bâtiments. Cette mesure concernerait douze millions de foyers en France.
Or, on apprend par la Cour des comptes et le Sénat qu’une nouvelle chaudière à gaz a été installée à l’Elysée. Assisterait-on une fois de plus à l’habituelle règle des élites mondialistes, faites ce que je dis, pas ce que fais ?
Dans son rapport sur le budget de la présidence rendu public mi-juillet, la Cour des comptes mentionne bien l’acquisition d’une chaudière à gaz pour un montant de 100 000 euros.
Pour tenter de se dépatouiller, le cabinet d’Emmanuel Macron affirme que la chaudière à gaz ne fonctionnera pas plus de 20 à 30 % de la période de chauffe, uniquement en appui de la pompe à chaleur les jours de grand froid.
De son côté, le gouvernement rétropédale, laissant entendre qu’il examine des alternatives à l’interdiction totale des chaudières gaz.
Quant au prétexte écologique, il est mis à mal par de nombreux analystes, y compris parmi les climato-anxieux. Un collectif de vingt-cinq organisations a ainsi adressé au gouvernement une lettre dans laquelle il met en garde contre « 8 à 9 millions de pompes à chaleur supplémentaires prévues d’ici 2030 sans garantie de gestes d’isolation, et sans analyse des conséquences sur le réseau électrique, avec un risque de fraude excessif ».
lundi 10 juillet 2023
L’interview du PDG de Total à écouter absolument !

par Charles Sannat | 10 Juil 2023 |
Je vous laisse le soin d’écouter le président de Total Energies.
Ecoutez-le.
Notamment sur le prix du gaz cet hiver puisque nos réserves ne suffiront pas (et faites attention à vos contrats, toutes les explications et la méthode pour trouver la meilleure offre sont dans le dossier spécial dont vous avez la couverture ci-dessous. Ceux qui veulent s’abonner peuvent cliquer sur l’image ci-dessous de la lettre stratégies).
Mais pas que.
Il explique aussi pourquoi les prix de l’électricité « renouvelable » seront beaucoup plus élevés et malgré les « critiques » il va poursuivre ses propos alors que la journaliste de BFM tente de le faire taire.
Bref, quelques minutes précieuses à entendre pour savoir que vous serez tondus encore plus court dans les années qui viennent.
Préparez-vous !
Petit clash entre DG de Total et d’Engie🍿
— Documentaire et Vérité (@DocuVerite) July 9, 2023
Patrick Pouyanné: « Je pense que si tu fais des investissements tu ne prends sans doute pas 50€ par Mwh pour hypothèse, sinon on investit pas dans l’éolien offshore en Europe, ce n’est pas vrai. Et je pense qu’il faut dire la vérité..» pic.twitter.com/HEZunEcxe4
mercredi 7 juin 2023
« Vers une interdiction des chaudières à gaz en France ! ». L’édito de Charles SANNAT
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Vers une interdiction des chaudières à gaz en France ?
« Le gouvernement lance une concertation jusqu’au 28 juillet avec des élus et des professionnels durant laquelle une interdiction de l’installation de chaudières à gaz neuves sera envisagée, a-t-on indiqué ce lundi soir au ministère de la Transition énergétique. »
Lorsque le gouvernement ou une institution lance une concertation pour faire preuve de pédagogie, c’est juste un moment de propagande pour vous faire accepter leur idée de départ à savoir ici interdire les chaudière à gaz.
En réalité le résultat est déjà connu.
Les chaudières à gaz seront interdites.
L’objet de la concertation ce sont les modalités et le calendrier de l’interdiction ainsi que les contreparties éventuelles ou les quelques niches qui resteront autorisées. Par exemple quel sort sera réservé aux agriculteurs qui viennent d’investir des millions d’euros dans des méthaniseurs, pour produire notre propre méthane sans l’aide des Russes ou… des gentils Américains et leur bon gaz de schiste ?
Toujours donner des gages au parrain de la mafia Al Carbonne !Une interdiction pure et simple de l’installation de chaudières à gaz « est une des possibilités mises à la concertation, c’est sur ce sujet que nous consultons les filières », a-t-on précisé de même source, en précisant néanmoins qu’il ne s’agirait « pas d’une obligation de remplacement » et que l’évolution serait « très progressive ».
« Cette consultation s’inscrit dans le cadre de la planification écologique » lancée par la Première ministre Élisabeth Borne et doit permettre de « sécuriser l’atteinte des engagements climatiques du pays d’ici 2030 », en cherchant notamment à savoir comment « accélérer la dynamique de dépose des chaudières fossiles (fuel et gaz) » dans les bâtiments, dans le parc tertiaire et dans le parc résidentiel, a-t-on précisé de même source.
Les émissions de CO2 du secteur du bâtiment s’élevaient à 75 millions de tonnes en 2021 et devront baisser d’environ 45 millions pour atteindre 30 millions en 2030 : « ceci implique de réduire drastiquement les émissions liées au fioul et au gaz en accélérant le remplacement des chaudières gaz comme fioul et l’isolation des logements », ajoute le gouvernement. Actuellement, l’utilisation des bâtiments -hors construction- représente 18 % des émissions de gaz à effet de serre en France, et 60 % de ce total vient du chauffage au gaz, précise le ministère de la Transition énergétique.
Et oui… comme le dit cet article de 20 Minutes se chauffer, et bien cela nécessite de l’énergie, carbonée avec le gaz ou le pétrole.
lundi 22 mai 2023
Fin du tarif réglementé du gaz, ils protègent les consommateurs que quand ça les arrange !
par Charles Sannat | 22 Mai 2023 |
Cette histoire de fin du tarif réglementé du gaz est assez hallucinante et parce que l’histoire est taquine, elle tombe au pire moment avec la guerre en Ukraine et une immense volatilité des prix du gaz.
Mais encore plus surréaliste est le titre de cet article d’Orange Actu source ici
« La fin du tarif réglementé du gaz inquiète, voici les conséquences si vous en bénéficiez » !
Quel bonheur est le vôtre, cher propriétaire ou locataire d’une chaudière à gaz, vous allez bénéficier de la fin du tarif réglementé, mais quelle chance est la vôtre mon ami !
Devoir devenir, comme mon papa, à 85 ans un trader sur le marché international du gaz domestique devant sélectionner après un appel d’offres son fournisseur de gaz pour les trois prochaines années… en lisant les petits caractères.
Mais heureusement, nous avons des fonctionnaires et des services, notamment européens, qui s’occupent de la « Protection des Consommateurs ».
Bon, avec cette histoire de gaz, c’est vraiment les con-sommateurs.
jeudi 16 février 2023
Les ukrainiens continuent de se chauffer au gaz russe
Pendant que Zelensky le corrompu, demande à Macron de suspendre les athlètes Russes des JO, il empoche 7 milliards en livrant du gaz Russe à l'UE et au passage se sert gratuitement ! On arrête quand ce sale type ? https://t.co/JIvjgEHtM0
— SILVANO TROTTA OFFICIEL (@silvano_trotta) February 16, 2023
lundi 16 janvier 2023
Crise de l’électricité. Vers la rupture Franco-Allemande ? C’est à espérer !
par Charles Sannat | 16 Jan 2023 |
C’est une indiscrétion qui est rapportée par l’hebdomadaire Le Point qui nous apprend que la France se prépare au bras de fer au sujet du marché européen de l’électricité.
Enfin serait-on tenté de dire tant la situation qui est la nôtre est délirante puisque les règles actuelles qui s’imposent à notre pays ruinent tout le monde.
Elles ruinent EDF obligé de revendre l’électricité à 42 euros le mégawattheure pour racheter (le même mégawattheure qu’EDF vient de vendre) sur le marché parfois à plusieurs centaines d’euros !
Elles ruinent nos entreprises, nos commerçants, nos écoles, nos structures publiques ou parapubliques en obligeant tout ce petit monde à payer 5, 10 parfois 20 plus cher l’électricité que son coût réel de production dans notre pays.
Elles ruinent les gens, notre population et donc nous tous.
Enfin, elles ruinent l’Etat, obligeant à financer les profits des marchés de l’énergie… par le déficit budgétaire !
Mettre fin aux règles actuelles !lundi 9 janvier 2023
"Il sera très difficile pour l'Europe de se passer du gaz russe !" Del Valle/100 Leaders
jeudi 5 janvier 2023
Le prix du gaz, au plus bas, de retour sur ses niveaux d’avant-guerre. C’est le moment de souscrire un contrat l’électricité.
par Charles Sannat | 5 Jan 2023 |
C’est une bonne nouvelle à court terme et peut-être une fenêtre de tir pertinente pour ceux qui peuvent souscrire un contrat d’énergie maintenant.
En effet, comme nous le dit le journal Le Monde, « après avoir culminé à plus de 340 euros en août, le prix du mégawattheure livrable en février oscille autour de 73 euros, soit près de cinq fois moins. En conséquence, et c’est l’autre bonne nouvelle de ce début d’année 2023, l’électricité suit la même pente, avec une diminution du prix de gros par quatre par rapport au pic de l’été 2022 ».
Mais cela pourrait-être un répit que de courte durée, et qui logiquement sera de courte durée, car si effectivement « du fait d’un automne-hiver très doux et des économies, la consommation de gaz sur le Vieux Continent a reculé et fait chuter les prix de manière spectaculaire. La sortie de la Chine de la politique zéro Covid, en dopant la demande, pourrait remettre en cause ce mouvement. L’Europe n’en a pas fini avec l’énergie chère, estime Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
Le retour de la Chine sur les marchés et dans l’économie mondiale ne se voit pas vraiment parce que la Chine tousse et est malade. Les gens sont très nombreux à être en arrêt, s’auto-confinent d’eux-mêmes ou s’occupent des obsèques de ceux qui sont partis des suites de la maladie. Mais lorsque cette phase d’intense contaminations sera passée ce qui est prévisible pour le mois de février, alors la Chine devrait se mettre à consommer de tout dans des proportions rarement vues. Les réservations de voyages et de billets d’avion par exemple sont plus hauts déjà.
Cela fera remonter tous les cours et produira un nouveau pic d’inflation mi-2023.
Charles SANNAT
Source Le Monde.fr ici
mercredi 4 janvier 2023
Prix de l’énergie: condamné par « la guerre » ou par « l’Europe »? par Modeste Schwartz
parcourrier-strateges
3 janvier 2023
Admettons qu’on accepte le récit généralement colporté de la « guerre en cours » : le département de Kherson, comme enjeu d’une guerre mondiale, c’est un peu court – mais on peut toujours appeler ça un prétexte.
Tout le monde ne peut pas être Modeste Schwartz, et pousser la paranoïa jusqu’à penser que les amis de Klaus Schwab, lui devant généralement beaucoup (et notamment le pouvoir), ont tendance à faire tout leur possible pour que ses « prédictions » deviennent réalité.
Qu’attend @EmmanuelMacron pour enfin sortir la France du marché européen de l #energie; de cette folie qui aligne le prix de l’électricité sur celui du gaz ? https://t.co/DdGzFCW7Ti
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) January 2, 2023
Pas besoin, en revanche, d’être Modeste Schwartz pour remarquer que, tandis que les difficultés d’approvisionnement en gaz naturel constituent une réalité à l’échelle européenne (une réalité plutôt conjoncturelle que structurelle, d’ailleurs – mais passons), la cherté de l’énergie électrique en France, elle, n’est pas secrétée par le moment historique, mais décrétée par les autorités.
« De quelque manière que j’assemble les pièces de cette guerre, c’est curieux, il en sort toujours un Great Reset ! »mardi 3 janvier 2023
Électricité : un monde fou, fou, fou !

Philippe Charlez 2 janvier 2023
De l’Enfer au Paradis, les marchés de l’électricité se sont une fois de plus affolés au cours des derniers jours, mais cette fois en sens inverse.
Le prix du MWh, qui se négociait autour de 500 € la première semaine de décembre, s’échangeait, le 30 décembre à 8 heure, à… 1 € !
Durant la nuit, on enregistre même, depuis quelques jours, des prix négatifs. Chacun y va de son explication et les multiples causes de cet effondrement semblent donner raison à tout le monde. L’analyse la plus simple est de confronter offre et demande.
Baisse de la demande
Depuis début décembre, la demande d’électricité a baissé de près de 30 %, passant d’une moyenne de 73 GW à 52 GW (on est même tombé à 42 GW, le 1er janvier à midi, soit l’équivalent d’un 15 août !). La première cause est bien évidemment la douceur météorologique observée en cette fin d’année, avec des températures presque printanières sur l’ensemble de la France (20 °C à midi à Bordeaux, le 31 décembre). La seconde, tout aussi évidente, est la « trêve des confiseurs » de fin d’année durant laquelle l’activité au sens large est toujours fortement réduite.
Mais, en filigrane de ces deux causes conjoncturelles, se cache aussi une réduction structurelle liée aux prix de l’énergie. Pour le gouvernement, il s’agit tout simplement de la réponse citoyenne aux appels à la sobriété. Un argument très contestable dans la mesure où, grâce aux boucliers tarifaires, le Français moyen n’a pas vraiment ressenti la hausse des prix de l’énergie en 2022. En revanche, parallèlement à l’autosatisfaction de l’exécutif, nous avions indiqué dans un précédent article qu’un bruit de fond inquiétant était en train de monter : la baisse de la consommation serait surtout liée à l’arrêt de commerces et de sites industriels touchés de plein fouet par la flambée des prix de l’énergie. Le coup de gueule des boulangers étranglés par leur facture d’électricité (ils descendront dans la rue - une première - le 23 janvier) atteste d’un profond malaise.
Aussi faudra-t-il probablement attendre la fin du premier trimestre 2023 pour trancher la question : « La sobriété au secours de la croissance ou la décroissance au secours de la sobriété. »
Accroissement de l’offre
Parallèlement à la baisse de la demande, l’offre d’électricité s’est accrue, notamment grâce à une météo éolienne extrêmement favorable. Alors que, durant la première quinzaine de décembre, les conditions anticycloniques n'ont pas fait souffler un « pet de vent » (2,3 GW en moyenne), depuis Noël, ce sont 10 GW en moyenne qu’Éole nous a gracieusement offerts. Au cours des dernier jours, la puissance éolienne a même dépassé les 15 GW, soit un taux de charge exceptionnel de 90 % (contre 23 % en moyenne sur l’année). Un tel afflux de GW a nécessité certains délestages de nuit, ce qui explique, entre autres, les prix négatifs observés. À ces conditions exceptionnelles de vent sont venus se rajouter 3 GW supplémentaires de nucléaire dont la maintenance a été finalisée. En conséquence, alors que, durant la première quinzaine de décembre, la France importait régulièrement 10 GW de ses voisins belges, allemands et espagnols, depuis la Noël, l’Hexagone est redevenu exportateur.
Prix du gaz
vendredi 23 décembre 2022
Qatargate : Doha contre-attaque et menace l’Europe

Frédéric Lassez 22 décembre 2022
C'était un des grands arguments de vente de la guerre économique menée contre la Russie par l'Union européenne : ne plus être dépendant sur le plan énergétique.
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, l’avait expliqué dans son discours sur l’état de l’Union en septembre dernier : « Nous avons diversifié notre approvisionnement pour nous affranchir de la Russie et nous nous sommes tournés vers des fournisseurs fiables. Les États-Unis, la Norvège, l'Algérie et d'autres. »
Grâce à cette politique, il ne faisait pas de doute que nous allions parvenir à « assurer notre sécurité d'approvisionnement ».
Parmi ces « fournisseurs fiables » qui allaient donc nous aider à nous débarrasser de la Russie, l’émirat du Qatar, un des plus gros exportateurs de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, avec les États-Unis. En septembre dernier, Charles Michel, le président du Conseil européen, s’était rendu à Doha afin d’inaugurer sur place une délégation de l’Union européenne. Lors d’un discours prononcé à cette occasion, il s’était dit absolument convaincu que « l’amitié avec le Qatar |constituait] un levier important pour relever ensemble ces défis extrêmement difficiles ».
Charles Michel avait parfaitement raison : quand on traverse des épreuves, c’est merveilleux de pouvoir compter sur ses « amis ». D’autant que les Qataris n’ont, apparemment, pas attendu la guerre en Ukraine pour resserrer leurs liens d’amitié avec les institutions européennes. Ils auraient même fait preuve d’une très grande générosité... ce que le parquet fédéral belge pourrait confirmer. En témoignent les sacs remplis d’argent liquide retrouvés au domicile de la vice-présidente socialiste du Parlement européen, Éva Kaïlí, soupçonnée d’avoir reçu de l’argent de l’émirat.
mercredi 14 décembre 2022
« Les médias s’inquiètent du manque de gaz. Et si 2023 était pire que 2022 ? ». L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 14 Déc 2022 |
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Vous connaissez sans doute le jour sans fin.
Ce film où le héro vit jour après jour la même journée et recommence encore et encore. Sans fin. La morale de l’histoire est qu’il faut qu’il s’améliore et devienne meilleur afin de pouvoir retrouver à nouveau les joies du temps qui passe et des journées qui avancent.
C’est un peu la même chose avec l’Union Européenne et nos dirigeants.
Nous sommes en train de vivre un hiver énergétique sans fin et sans perspective.
Nos aimables timoniers, nous expliquent « rassurants » que les réserves de gaz européennes sont pleines. Certes. Mais ces réserves ne couvrent que 75 % au mieux de la consommation hivernale. Nous risquons donc de manquer de gaz dès la fin de l’hiver et peut-être même un peu avant, d’où la nécessité des économies à très, très court terme.
Mais lorsque l’hiver sera terminé. Lorsque nos réserves de gaz auront été vidées, que se passera-t-il ?
Que ferons-nous ?
Allo, Poutine ? Tu reprends les livraisons de gaz à travers les gazoducs que les Américains ont fait sauter et qui ne peuvent plus approvisionner l’Europe en gaz que l’on ne veut pas te payer puisque nous te sanctionnons ? Peu de chances qu’une telle approche fonctionne.
Alors que ferons-nous ?
Que ferons-nous pour faire tourner les usines allemandes pendant l’été, et surtout, comment allons-nous pouvoir préparer l’hiver 2023/2024 ?
Vous allez me dire et bien, nous n’avons qu’à acheter du GNL… certes. Mais comme je vous le disais dès novembre dernier dans l’article ci-dessous, cela ne sera pas si simple, car les capacités de production et de transport ne sont pas extensibles facilement.
lundi 28 novembre 2022
[Tribune] EDF nous doit plus que la lumière, Emmanuel Macron aussi (2/2)

Yves d'Amécourt 27 novembre 2022
Suite de la tribune publiée le 26 novembre.
Découpler le prix du gaz et celui de l’électricité
Le 30 septembre dernier Bruno Le Maire avait écrit à la commissaire européenne Margrethe Vestager, pour demander que soit remis en cause les règles du marché énergétique européen : « pour qu’on arrête une bonne fois pour toutes d’aligner le prix de l’électricité sur le prix du gaz ».
Deux mois plus tard, et ce malgré l’urgence, rien n’a bougé ! Bruno Le Maire ne parle plus de « son combat » pour modifier les règles du marché européen, mais de « boucliers » et de « subventions ». Pour les PME cela s’appellera « l’amortisseur d’électricité[1] ». Une fois encore, au lieu de penser le changement, nous changerons le pansement !
« Pourtant, découpler le prix de l’électricité de celui du gaz est une nécessité urgente, vitale pour atténuer les effets désastreux du prix de l’électricité sur notre industrie et l’ensemble de notre économie », comme le rappelle Bernard Accoyer, ancien président de l'Assemblée nationale, dans une lettre ouverte adressée cette semaine au président Macron.
Quant à nos députés, ils ont d’autres priorités. Pendant que les entreprises de France reçoivent les lettres d’EDF par milliers, notre assemblée nationale débat de l’interdiction de la Corrida ! Est-ce que ce monde est sérieux ?
EDF, le taureau de l’ARENH
Il y a pourtant matière à débattre pour nos députés. Connaissez-vous l’« ARENH » ? Cela signifie « accès régulé à l’électricité nucléaire historique ». Ce système administré, oblige EDF à vendre à ses concurrents 25% de sa production à prix coûtant, au détriment de ses clients historiques ! Une électricité achetée bon marché que les fournisseurs alternatifs revendent à prix d’or sur marché qui lui est indexé sur le prix du gaz. Selon la théorie des vases communicants, il y a fort à parier qu’une partie de l’augmentation qu’EDF impose aujourd’hui à ses clients, vise à compenser le manque à gagner que lui inflige l’ARENH... Un dispositif abscons qui fragilise EDF et ses clients qui est désormais intégré dans le code de l’énergie ! S’il y a une corrida à supprimer, c’est plutôt celle-là.
Retrouver notre souveraineté énergétique
Tout cela est un énorme gâchis. Car s’il y a un sujet où la France disposait d’un avantage économique doublé d’un atout écologique, c’est bien celui de l’énergie. En 2018, la France était le dixième producteur mondial d’électricité et le premier pays exportateur au monde. En 2020, sa production nette s’est élevée à 500,1 TWh, elle était le premier pays exportateur d’Europe, avec un solde exportateur de 43,2 TWh.
Depuis, François Hollande, puis Emmanuel Macron, ont fait à peu près n’importe quoi, au nom d’accords politiques hasardeux avec les verts.
vendredi 25 novembre 2022
Prix de l’énergie. Paris et Madrid furieux contre la grosse Commission de Bruxelles
Prix du gaz : Paris et Madrid vent debout contre la Commission européenne selon l’AFP relayée par le Figaro.
Je vous parlais du mécanisme « bidon » propose par Bruxelles « un mécanisme temporaire » permettant de plafonner les prix de gros sur le marché gazier de référence. Une proposition « insuffisante », selon le premier ministre espagnol Pedro Sanchez.
Et encore il est gentil le Pedro !
Le gouvernement espagnol a lui été un peu moins diplomate accusant mercredi la Commission européenne de se « payer la tête du monde » avec une proposition de plafonnement du prix du gaz jugée inapplicable, tandis que Paris a dénoncé un « affichage politique ».
Tout ceci est une vaste fumisterie, et sous la pression allemande la grosse Commission n’arrive pas à sortir du système idéologique créé.
En fait non.
Soyons plus précis.
L’Allemagne pour protéger son industrie et l’Allemagne ayant l’énergie la plus chère d’Europe, elle a voulu mettre en place un mécanisme permettant de faire monter les prix de l’énergie chez les autres.
Ce que fait l’Allemagne n’est pas convenable en temps de paix.
En temps de guerre et de disette, l’attitude de l’Allemagne est une déclaration de guerre énergétique.
mercredi 26 octobre 2022
Négatif ! Le prix du gaz européen est négatif et les entreprises françaises vont vers la faillite ! Hallucinant
par Charles Sannat | 26 Oct 2022 |
C’est en faisant n’importe quoi que l’on devient n’importe qui ! C’est la marque de fabrique de Rémi Gaillard le professionnel de la blague potache.
Et bien nous vivons dans un monde en plein délire. Vous payez actuellement votre énergie à x30 les prix de l’année dernière au moment où les prix du gaz sont… négatifs !
Oui mes amis. Négatifs !
Vous vous souvenez des prix négatifs du pétrole pendant une journée ou deux lors du premier confinement mondial ?
En cause les capacités de stockage mondiales qui étaient toutes pleines, et quand le pétrole coule encore, difficile de le jeter à la mer, cela fait mauvais effet.
Et bien le prix du gaz européen est même devenu négatif pour la même raison que le pétrole.
Les réservoirs européens sont tous pleins ! Il n’y a plus de capacité de stockage.
Il nous faut donc « bruler » tout le gaz qui continue quand même d’arriver.
Cela devrait donc détendre rapidement les prix de l’électricité en Europe.
Cela veut dire également, encore une fois et contrairement à ce que l’on peut croire quand nous écoutons les informations qu’il n’y a pas de problème de pénuries actuellement !
Cela veut dire que nous pourrions rallumer certaines industries, même si nous devons les couper à nouveau en plein cœur de l’hiver en cas de consommation trop importante et d’approvisionnement trop faibles.
Je vous le dis autrement.
Si les prix du gaz européen et je dis bien européens sont négatifs c’est que nous ne consommons pas assez de gaz.
C’est que nous avons trop de gaz.
Non seulement nous avons trop de gaz désormais, mais en plus nous continuons à tuer nos entreprises en leur vendant de l’énergie à prix négatifs à des tarifs hors de prix.
A ce niveau, c’est du grand n’importe quoi !
samedi 24 septembre 2022
L'ECHIQUIER MONDIAL. L’impasse énergétique allemande
September 23rd, 2022
Xavier Moreau, directeur du Centre d’analyses politico-stratégiques Stratpol, et Edouard Husson, historien et spécialiste de l’Allemagne, reviennent sur la possible crise énergétique à venir en Allemagne suite aux sanctions contre la Russie.









