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Affichage des articles dont le libellé est EDF. Afficher tous les articles
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jeudi 12 juin 2025

Le gouvernement relance le nucléaire… mais sans argent !

 

 

 par | 12 Juin 2025 |

 

Le gouvernement vient de signer le document qui fixe ses engagements avec les professionnels de l’atome jusqu’en 2028 nous apprend Franc info (source ici).

En effet, c’est du sérieux, c’est même du « lourd » comme diraient mes enfants… « Le gouvernement a signé mardi 10 juin ce qu’on appelle le contrat de filière nucléaire pour la période 2025-2028. Il permet d’appliquer concrètement l’ambition affichée par Emmanuel Macron lors de son discours prononcé à Belfort en février 2022. Discours dans lequel le président de la République avait annoncé un programme de construction de six nouveaux réacteurs nucléaires, avec option pour huit autres à terme. Ce fameux programme EPR2 visait initialement une entrée en service des nouvelles installations en 2035, au moins pour un premier réacteur, mais l’échéance a été reportée à 2038. »

Merveilleux donc pour l’avenir énergétique du pays… mais, comme toujours il y a un MAIS !

« Dans les projections faites en 2020, le coût du programme avait été estimé à près de 52 milliards d’euros. Mais en cinq ans, le chiffrage a été réévalué. Aujourd’hui, la Cour des comptes – qui se base sur un chiffrage d’EDF – parle d’environ 80 milliards d’euros. Vu le contexte budgétaire de la France, l’équation paraît compliquée, d’autant que le contrat de filière signé par l’État n’aborde pas directement le financement du programme. On sait simplement que la puissance publique s’engage à prêter de l’argent. Un prêt à taux préférentiel couvrant au moins 50% du devis initial.

EDF est en train de peaufiner ses chiffrages et doit rendre sa copie, normalement, d’ici la fin de l’année 2025.

lundi 24 mars 2025

Le suicide électrique français

 

 Pierre Duriot : porte parole du RPF

 

EDF est au pied du mur et doit augmenter ses prix pour financer son développement.

 Comment en est-on arrivé là, nous qui avions l’électricité la moins chère d’Europe grâce à un parc nucléaire enviable ? 

Plusieurs raisons et la première, évidente, la sortie progressive du nucléaire, sous la pression d’une poignée d’écologistes, représentatifs de personne mais qui ont pourtant pignon sur rue et une influence sans commune mesure avec leur légitimité populaire. Le nucléaire, dans un premier temps remplacé par rien, il fallait, comme le préconisent toujours ces écologistes, adopter un mode de vie frugal. Si on les écoute, nous allons redevenir des australopithèques. Avec tout ce qui va de paire, c’est à dire, perte de la branche industrielle, perte de compétence, qui font qu’au bout du compte, nous serions tout juste capables de construire une centrale neuve sans faire appel à des entreprises étrangères.

Dans un second temps, au nom de la « transition écologique », un concept inventé de toutes pièces, il a fallu installer des éoliennes et des panneaux solaires, tout cela venant de l’étranger et dont le côté écologique est largement discutable. Recouvrir des terres agricoles de panneaux, ou défoncer le fond de la mer pour installer des socles en béton peut faire gratter la tête. Concept inventé de toutes pièces, pas pour produire de l’énergie, puisqu’elle est intermittente, rare, chère et peu puissante, mais pour aspirer des capitaux publics, nos impôts et les donner à des entreprises privées chargées d’installer ces moulins à vent et autres panneaux venant de Chine. Plusieurs dizaines de milliards, entre 120 et 150 sur quelques années. 

mercredi 2 octobre 2024

Le gouvernement veut taxer EDF … qu’il vient de nationaliser. Des flèches !

 

 

 par | 2 Oct 2024 |

 

Vous le savez peut-être mais EDF n’est plus coté à la bourse de Paris, puisque l’Etat français a décidé de renationaliser EDF qui n’aurait jamais du être privatisé, le tout dans un contexte de libéralisation stupide du marché de l’énergie, qui n’a rien d’un marché libre si ce n’est dans les délires technocratiques de la grosse commission de Bruxelles.

Bref, c’est encore un autre débat.

Ce qui nous occupe aujourd’hui c’est encore une idée de vedettes, une idée de Mozart de la finance niveau expertise, que dis-je des flèches du gouvernement qui vont nous chercher des trucs vraiment digne de la 7ème compagnie en cours d’économie.

“Faut-il taxer les centrales d’EDF ou obliger l’entreprise à verser un dividende à l’Etat, voire même les deux ? A Matignon, les esprits s’échauffent pour déterminer comment prélever une partie des recettes de l’électricien national, après ses très bons résultats de 2023, sans pour autant grever ses capacités d’investissement dans la relance du nucléaire. Si pour l’heure, l’option d’un dividende exceptionnel semble privilégiée, rien n’est encore fixé.” résume cet article de la Tribune.

Hahahahahahahahahahahaha.

Nos ministres ne trouvent rien de mieux que jouer au bonneteau.

EDF appartient à l’Etat.

Les centrales nucléaires appartiennent à l’Etat.

L’Etat peut taxer d’une main les profits d’EDF et les encaisser tout de suite, pour mieux faire emprunter EDF à long terme en donnant sa caution d’Etat “solvable”.

vendredi 21 juin 2024

FRANCE. Les prix de marché de l’électricité sont négatifs, mais pour vous c’est positif, toujours plus cher et toujours en hausse !

 

 

par | 21 Juin 2024 |

 

Cet article de Bloomberg (source ici) vaut son pesant de cacahuètes… alors que nous payons tous de plus en plus cher nos factures d’énergie qui sont devenues de véritables douloureuses, le prix de l’électricité devient négatif en France sur les marchés de gros !

Si en tant que fournisseur d’énergie j’achète à prix négatif pour vous vendre à prix très positif je vous laisse imaginer la rente monstrueuse que l’Union Européenne a volontairement créée.

Pourquoi les prix peuvent-ils être négatifs ?

« La France produit trop d’électricité certains jours aux heures de faible demande. Conséquence, le prix de l’électricité peut parfois devenir négatif. La semaine dernière, le tarif du mégawattheure tombait à – 5,76 euros, le plus bas atteint depuis quatre ans, rapporte Bloomberg. Dans le même temps et pour un contrat équivalent, le mégawattheure était facturé 7,64 euros en Allemagne.

L’entreprise publique Électricité de France, premier producteur et fournisseur d’électricité national, a même demandé la suspension de la production de plusieurs centrales nucléaires. EDF s’est exécuté et a mis à l’arrêt provisoirement les sites de Golfech 2, Cruas 2 et Tricastin 1. Certains producteurs d’énergie renouvelable sont également contraints, par contrat, d’arrêter leur production lorsqu’un tel cas de figure de produit, sous peine de pénalités. La France n’est pas dotée de suffisamment d’infrastructures de stockage de l’énergie pour se permettre de produire beaucoup plus qu’elle ne consomme. »

Ce qu’il faut savoir c’est que l’on débranche au sens premier du terme les panneaux solaires et autres éoliennes tant la production est importante notamment l’été avec le photovoltaïque. Les énergies intermittentes et non-pilotables sont très compliquées à gérer.

jeudi 30 mai 2024

Linky un outil pour limiter la puissance à distance… et une méthode de rationnement !

 

 

par | 30 Mai 2024 |

Officiellement, c’était les complotistes qui disaient que les compteurs Linky serviraient notamment à surveiller les consommations ou à les limiter réduisant ainsi la liberté des citoyens de notre pays.

Ce qui est une réalité en revanche, c’est le test qui a été mené.

Vers une limitation temporaire de puissance chez les particuliers pour faire baisser la consommation ?

En effet la puissance électrique de 115 000 foyers a été limitée dans le cadre d’une expérimentation, le 15 février dernier. Un test mené pour juger de la viabilité, ou non, du dispositif afin d’éviter de potentiels délestages en hiver.

« Limiter la puissance électrique des compteurs Linky. Telle est l’expérimentation menée par Enedis le 15 février dernier, et qui a concerné 115 000 foyers du Puy-de-Dôme. Ce mardi 27 mai, TF1 a publié les résultats de ce test grandeur nature où l’électricité des particuliers a été limitée à 3 000 watts pendant deux heures.

D’après les chiffres de la filiale d’EDF, la mesure a permis une baisse de 20 % de la consommation sur la tranche horaire de 7 heures à 9 heures. Les clients ont également été répartis sur deux autres plages (9 heures-11 heures ; 18 heures-20 heures). Trois créneaux qui représentent les pics de consommation électrique habituelle.

vendredi 24 mai 2024

Une centrale nucléaire française arrêtée car elle produit trop électricité : « EDF nous demande de mettre les réacteurs en sommeil »


 
 Le grand déséquilibre énergétique : des centrales nucléaires à l’arrêt aux PME en faillite.

 

 le 23/05/24

La centrale nucléaire de Cattenom, située en Moselle, se trouve dans une situation pour le moins singulière. 

En effet, elle est contrainte de mettre à l'arrêt son réacteur numéro 1 pour une période d'au moins cent jours. 

La raison ? Une production d'électricité supérieure à la consommation nationale. Une situation qui laisse perplexe certains chefs d'entreprises, qui voient leurs facture d'énergie exploser à cause de l'Union Européenne...

Un arrêt sans précédent, mais sans faille

Jérôme Le-Saint, directeur de la centrale de Cattenom, a confirmé à France 3 Lorraine qu’il n’y avait « aucune panne, aucune faille et aucune opération de maintenance » à l’origine de cet arrêt. Il s’agit simplement d’une demande d’EDF visant à économiser du combustible en attendant les prochains rechargements. Une situation qualifiée d' »atypique » par le directeur lui-même.

 

« il n’y a aucune panne, aucune faille et aucune opération de maintenance. EDF nous demande de mettre les réacteurs en sommeil afin d’économiser du combustible en attendant les prochains rechargements. C’est une question de calendrier ». 

 

Un printemps doux et des énergies renouvelables en pleine forme

La baisse de la consommation électrique en France s’explique en partie par un printemps particulièrement clément. Au mois d’avril, par exemple, la consommation était inférieure de 20 % à la moyenne des cinq dernières années. De plus, les éoliennes et les panneaux photovoltaïques fonctionnent actuellement à plein régime, contribuant ainsi à cette baisse de la demande en électricité.

Un « paradoxe » européen

Cette situation inédite à la centrale de Cattenom n’est pas un cas isolé. D’autres centrales nucléaires françaises, comme celles de Tricastin et de Dampierre-en-Burly, sont dans la même situation. Pourtant, de l’autre côté du spectre énergétique, des entreprises comme Oh ma Bûche sont au bord de la faillite en raison d’une explosion de leurs factures d’électricité.

dimanche 7 avril 2024

Une seule solution, la révolution

 

samedi 17 février 2024

Électricité : les Français raquent, EDF réalise 10 milliards de bénéfices


 
 

 

Sarah-Louise Guille 16 février 2024

Ce vendredi 16 février 2024, EDF avait une bonne nouvelle à annoncer. 

L’entreprise publique a fait savoir qu’elle avait enregistré un bénéfice net de 10 milliards d'euros pour l’année 2023. Après une année 2022 noire, due à la chute de la production de certaines centrales nucléaires pour raisons techniques, le groupe étatique redresse la barre. Le fournisseur d’énergie a qualifié ses résultats d'« exceptionnels ».

Si, du côté d’EDF, l’heure est à la réjouissance, les consommateurs, eux, crient au scandale. Depuis dix ans, le prix de l'électricité n’a cessé de croître. Pire : entre le 1er février 2023 et le 1er février 2024, année durant laquelle EDF enregistrait son bénéfice record, les factures des Français augmentaient de 22 %, après avoir déjà subi une hausse tarifaire de 18 % l’année précédente.

Une annonce difficile à avaler

Alors que nombre de foyers tirent le diable par la queue, cette annonce a des allures de mauvaise plaisanterie. Plusieurs personnalités publiques n’ont d’ailleurs pas manqué de le faire remarquer. Sur son compte X, Florian Tardif, journaliste politique à CNews, a déclaré : « Information qui risque de faire réagir après une augmentation du prix de l’électricité de 44 % en 2 ans… » En effet, en réponse à son message, certains se disent « écœurés ». Ils ont le sentiment d’être les dindons de la farce, d’avoir payé plus pour permettre à l’entreprise étatique d’engranger.

En réalité, ce n’est pas tout à fait cela. Les dix milliards d’euros gagnés ont permis à EDF d’éponger une partie de la dette abyssale que l’entreprise doit rembourser.

mardi 28 novembre 2023

L’arnaque des prix de l’électricité dénoncée sur ARTE

 

 

 par | 28 Nov 2023 |

 

« Selon le baromètre du Médiateur national de l’énergie, 79 % des consommateurs disent avoir restreint leur chauffage en 2023 pour réduire leurs factures. 

Après des longs mois de négociations, l’État et EDF sont parvenus à un accord sur le prix de l’électricité, qui passe de 42 à 70 euros le mégawattheure. Quelles seront les répercussions pour les consommateurs ? »

Voilà pour la présentation rapide de l’émission.

Après, il y a l’intervention d’Anne Debregeas ingénieur de recherche chez EDF.

 

Que dit-elle ?

Ce que nous sommes très nombreux à penser et cela fait du bien de le voir sur ARTE.

A savoir que les opérateurs alternatifs ne sont que des émetteurs de factures.

Ils ne font rien.

Ne produisent rien.

N’acheminent rien.

Ne stockent rien.

Ne prennent même pas le risque des « invendus » comme peut le faire n’importe quel commerçant achetant à un grossiste et qui porte le stock, le risque de perte, de vol et de gâche ou de péremption.

Bref, les opérateurs alternatifs ne sont que des accapareurs d’argent.

Des prédateurs financiers.

Ils n’existent que parce que nous les avons autoriser à rapiner.

A voler.

lundi 20 février 2023

Fabien Bouglé: « L’Allemagne mène une offensive terrible pour détruire EDF »

  20 février 2023

Fabien Bouglé, expert en politique énergétique et auteur de l’ouvrage « Nucléaire, les vérités cachées » aux Éditions du Rocher, répond aux questions de Dimitri Pavlenko. 

Ensemble, ils s’intéressent aux raisons des difficultés d’EDF.


mardi 14 février 2023

Renationalisation d’EDF : pourquoi ce virage à 180° ?


 

Philippe Charlez 13 février 2023

Après trois heures de rappels au règlement et de suspensions de séance, le Parlement a adopté, ce jeudi 9 février, la proposition de loi portée par le député PS Philippe Brun visant à renationaliser EDF et à rendre son capital incessible. 

Applaudi par toute la presse de gauche, il marque pour Philippe Brun « une rupture avec vingt ans de dérives libérales »

Une phrase sur laquelle devraient méditer les députés et qui ont voté le texte main dans la main avec l’extrême gauche. n’est finalement, pour l’opposition, qu’un pion de plus pour affirmer son existence au sein d’une Assemblée nationale devenue en moins de six mois la nouvelle ZAD de la nation.

Pour reprendre le contrôle total de l’électricien (dont 85 % étaient publics avant l’OPA), aujourd’hui endetté à hauteur de 60 milliards d’euros, l’État devra débourser 10 milliards d’euros.

Mais intéressons-nous au fond. Pourquoi cette renationalisation ? Qu’apportera-t-elle au paysage énergétique français ? Fera-t-elle baisser la facture électrique des Français ?

Le projet Hercule

Renationaliser va clairement dans le sens contraire de l’histoire contemporaine. Malgré la création du grand marché européen de l’électricité, le capital d’ n’avait certes été privatisé (15 %) que de façon homéopathique. Pour des raisons stratégiques, l’électricien avait conservé l’ensemble du parc nucléaire (70 % de la production d’électricité) sous sa houlette. En compensation, il avait dû se soumettre aux règles de l’ARENH lui imposant de céder à ses concurrents 25 % de sa production nucléaire à prix coûtant.

jeudi 9 février 2023

mercredi 11 janvier 2023

Henri Guaino : « Bien sûr que la France peut sortir du Marché européen de l’électricité »


 

  par 10 janvier 2023

Henri Guaino, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, invité à commenter l’actualité sur CNews, a rappelé que rien n’empêche la France de sortir du marché européen de l’électricité. 

Ce serait une solution simple pour réduire le coût de l’électricité.

 Hélas, Macron fait la sourde oreille. On marche sur la tête et ce sont les Français qui payent la facture.



jeudi 5 janvier 2023

Découvrez l'incroyable histoire d'EDF, de l'ARENH et des fournisseurs alternatifs.




mardi 27 décembre 2022

EDF, escroquerie en bande organisée


 Image


 

 

A qui profite le crime, réfléchissez bien? 

 


lundi 26 décembre 2022

Factures d’électricité : déjà, des restaurateurs et des chefs étoilés mettent la clef sous la porte !


 

 Frédéric Sirgant 25 décembre 2022

Pas de magie de sur le front des factures d'énergie. 

Certes, après son maillot 49.3, Élisabeth Borne pourra en enfiler un autre, avec un -10 % correspondant à la baisse de la consommation électrique d'ores et déjà enregistrée par RTE. 

Mais quel sera son prochain record ? Celui des faillites ? Des liquidations ? Déjà les boulangers sont menacés, mais, avec eux, ce sont tous les commerçants, les artisans et PME-PMI gros consommateurs d'énergie qui risquent d'être balayés.

Là encore, l'alerte vient de la périphérique, toujours prioritaire pour les doubles peines. Il suffit d'avoir fréquenté les villages et les sous-préfectures durant cette période de fêtes pour mesurer l'ampleur de ces « fermetures ». Ainsi, alors que la douceur régnait et que ces coins de France perdus se repeuplent avec le retour des familles et des citadins, nombre d'enseignes ont pourtant suspendu tout ou partie de leur activité. Par exemple, dans le Lot-et-Garonne, le lieu devenu emblématique de la bastide de Villeneuve-sur-Lot, Les Allées gourmandes, ouvert depuis trois ans dans l'ancienne halle, a arrêté son activité restauration. Sur l'axe de la RN 21, un autre restaurateur célèbre du coin, Hervé Sauton, patron de La Table des sens, installé dans le ravissant village de Lougratte, a carrément décidé de jeter l'éponge. Quel gâchis...

En remontant un peu au nord, dans le Périgord, terre de gastronomie s'il en est, là encore, des chefs étoilés au Michelin, parfois depuis peu, ont été contraints de mettre la clef sous la porte en ce mois de décembre 2022 : Adrien Soro, dont le récit poignant est relaté par Sud-Ouest, mais aussi, quelque jours avant, Sébastien Riou, à Périgueux. Deux jeunes chefs prometteurs.

jeudi 22 décembre 2022

Sortir de l'Europe le plus vite possible



lundi 19 décembre 2022

À l’Assemblée, Henri Proglio, ancien PDG d’EDF « balance » sur les erreurs politiques majeures en matière énergétique


 

Marie d'Armagnac 18 décembre 2022

La commission d’enquête parlementaire sur les raisons de la perte d’indépendance et de souveraineté énergétique de la France poursuit ses auditions : 

après celle d’Yves Bréchet, haut-commissaire à l’énergie atomique et membre de l’Académie des sciences, qui avait très vigoureusement dénoncé les errements de l’État en matière énergétique et surtout la décision insensée, aberrante scientifiquement, d’abandonner le nucléaire au profit d’énergies aléatoires, c’est au tour d’Henri Proglio d’expliquer les fautes majeures des gouvernements français de ces 15 dernières années en matière de choix stratégiques, de politiques énergétique et industrielle.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela secoue ! Henri Proglio, ancien président d’EDF de 2009 à 2014, raconte pendant plusieurs heures comment EDF a été littéralement saccagé au profit d’intérêts politiques et surtout au détriment de la France.

EDF, dit-il, était en 2009 un outil industriel florissant, c’était l’entreprise préférée des Français, le premier opérateur européen de l’électricité. « Lors de sa création en 45 le gouvernement considérait que l’électricité était un élément essentiel de l’économie et qu’on devait donc la considérer comme stratégique », raconte-t-il. « Au vu du peu de ressources naturelles de la France (charbon, gaz) le gouvernement s’est lancé trois défis : indépendance énergétique, compétitivité du territoire, et le défi du service public de l’électricité. Défi adossé à un choix technologique clair, l’hydraulique et le nucléaire. »

Le parc nucléaire fournit alors 75 à 80 % de l’énergie en France, l’hydraulique 12 à 15 %. Henri Proglio explique que sur ces bases solides et extrêmement avantageuses pour notre pays on pouvait envisager de réserver une portion congrue aux énergies renouvelables, qui sont, rappelle-t-il, intermittentes, pas utiles en période de pointe et qu’on ne peut stocker : il faudra encore 20 à 25 ans de recherche pour trouver comment stocker l’énergie produite par les renouvelables… « L’injection du renouvelable dans le système impose une flexibilité au nucléaire qu’il n’a pas spontanément », ajoute-t-il. Pour lui, « la France n’est pas un pays dans lequel le renouvelable a une place considérable à prendre ». Vertigineux.

Puis tout a dérapé avec la décision « prise au doigt mouillé » de la politique du mix énergétique, avec la part du nucléaire réduite à 50 %.

De plus, comme l’explique brillamment Géraldine Woessner dans une chronique sur , « en 2010, Jean-Louis Borloo fait voter cette loi qui oblige la France à vendre à prix cassés un quart de sa production nucléaire à ses concurrents qui vont s’enrichir sans rien faire au détriment des Français dont la facture augmente pour compenser la perte, ça va plomber pendant 12 ans les capacités d’investissement d’EDF ».

mercredi 14 décembre 2022

Grand froid : EDF livre 63 générateurs et quatre transformateurs à l’Ukraine



 Boulevard Voltaire 13 décembre 2022

Selon les informations d'Europe 1, la France acheminera vers l'Ukraine 63 gros générateurs et quatre gros transformateurs pour faire face au froid hivernal.


63 générateurs et 4 transformateurs donnés par EDF

La conférence internationale « Solidaires du peuple ukrainien », se tenant à Paris au ministère des Affaires étrangères en présence d’Emmanuel Macron et du Premier ministre ukrainien Denys Schmyhal se mobilise en faveur de l’Ukraine.

Le but est de mettre en place « une aide immédiate à la population ukrainienne » et de préparer la reconstruction. Selon les informations d'Europe 1, la France organisera l'acheminement vers l'Ukraine de ce matériel donné par pour pallier la déficience des infrastructures ukrainiennes. Par ailleurs, une aide de plusieurs centaines de millions d'euros sera engagée. La Commission européenne se concentrera notamment sur la problématique de l'éclairage dans le pays.

« L'objectif est que le réseau électrique ukrainien ne s'effondre pas »

Cinq domaines fondamentaux - l'énergie, l'eau, l'alimentation, la santé et les transports – seront concernés par l’aide internationale. « L'objectif immédiat [...] c'est que le réseau électrique ukrainien ne s'effondre pas, qu'on n'ait pas un black-out de plusieurs semaines, que l'eau ne gèle pas dans les canalisations car ces dernières seraient alors hors de service jusqu'à l'été », expliquent l'Élysée et le Quai d'Orsay.