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Affichage des articles dont le libellé est centrales nucléaires. Afficher tous les articles
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jeudi 12 juin 2025

Le gouvernement relance le nucléaire… mais sans argent !

 

 

 par | 12 Juin 2025 |

 

Le gouvernement vient de signer le document qui fixe ses engagements avec les professionnels de l’atome jusqu’en 2028 nous apprend Franc info (source ici).

En effet, c’est du sérieux, c’est même du « lourd » comme diraient mes enfants… « Le gouvernement a signé mardi 10 juin ce qu’on appelle le contrat de filière nucléaire pour la période 2025-2028. Il permet d’appliquer concrètement l’ambition affichée par Emmanuel Macron lors de son discours prononcé à Belfort en février 2022. Discours dans lequel le président de la République avait annoncé un programme de construction de six nouveaux réacteurs nucléaires, avec option pour huit autres à terme. Ce fameux programme EPR2 visait initialement une entrée en service des nouvelles installations en 2035, au moins pour un premier réacteur, mais l’échéance a été reportée à 2038. »

Merveilleux donc pour l’avenir énergétique du pays… mais, comme toujours il y a un MAIS !

« Dans les projections faites en 2020, le coût du programme avait été estimé à près de 52 milliards d’euros. Mais en cinq ans, le chiffrage a été réévalué. Aujourd’hui, la Cour des comptes – qui se base sur un chiffrage d’EDF – parle d’environ 80 milliards d’euros. Vu le contexte budgétaire de la France, l’équation paraît compliquée, d’autant que le contrat de filière signé par l’État n’aborde pas directement le financement du programme. On sait simplement que la puissance publique s’engage à prêter de l’argent. Un prêt à taux préférentiel couvrant au moins 50% du devis initial.

EDF est en train de peaufiner ses chiffrages et doit rendre sa copie, normalement, d’ici la fin de l’année 2025.

mercredi 4 décembre 2024

On devrait massivement développer le nucléaire et arrêter immédiatement les énergies intermittentes

 

 

par | 4 Déc 2024 |

 

Oui et il est important de le marteler presque chaque jour.

Le problème ce ne sont pas les passoires énergétiques, c’est le prix de l’énergie !

Lorsque j’étais gamin tout le monde se chauffait sans regarder à la facture (je force le trait, ce n’est pas si vrai que cela) mais le stress de la facture de chauffage n’était pas le même et ces dernières années le coût de l’énergie à terriblement augmenté parce que les énergies dites renouvelables sont hors de prix. Elles ne peuvent être rentables qu’avec des prix de vente prohibitifs, ce qui ne change pas en plus leur caractère intermittent et le coût également prohibitif du réseau qu’il faut créer et fabriquer.

L’Etat se retrouve donc à subventionner :

1/ les éoliennes et les panneaux solaires.

2/ La construction des réseaux pour interconnecter et relier tous ces petits bidules disséminés partout sur le territoire ce qui coûte une fortune.

3/ l’installation des bornes électriques pour recharger les bagnoles électriques.

4/ Les bagnoles électriques que personne n’arrive à se payer.

5/ Les travaux d’isolation dans les bâtiments pour économiser quelques pouièmes de watts.

L’Etat dépense donc des centaines de milliards d’euros pour une transition qui va foirer et qui foire déjà parce que nous n’avons tout simplement pas les moyens de ces dépenses qui sont en plus totalement stupides en termes analytiques et stratégiques.

mercredi 6 novembre 2024

Superphénix ou Astrid… plus de 2 000 ans d’autonomie pour la France.

 

 

par | 6 Nov 2024 |

 

C’est le principe des surgénérateurs qui nous permettraient d’utiliser tous nos vieux stocks de combustibles et autres déchets nucléaires.

Hélas, nous sommes entourés d’amis tellement amicaux, qui prennent tant soin de nous et nos intérêts qu’ils exercèrent tous des pressions sur nos dirigeants pour abandonner ce type de projet de nature à renforcer l’indépendance énergétique de notre pays.

Si nous étions totalement indépendant, nous n’aurions besoin ni du gaz russe, ni de son désormais remplaçant le gaz liquéfié américain.

 

mercredi 10 janvier 2024

Suicide de l’Espagne. Le gouvernement socialiste annonce un coûteux arrêt du nucléaire en 2027


 

 

Madrid semble aller à l’encontre de la tendance européenne récente en matière d’énergie nucléaire, le gouvernement socialiste espagnol ayant confirmé peu avant Noël qu’il commencerait à sortir totalement du nucléaire à partir de 2027, malgré les affirmations de l’opposition selon lesquelles le pays n’est pas préparé à un avenir post-nucléaire.

L’Espagne a été l’un des premiers pays européens à adopter l’énergie nucléaire, qui représente aujourd’hui environ un cinquième de sa consommation d’énergie. 

Malgré l’importance du nucléaire depuis les années 1960, le gouvernement Sánchez cherche à achever sa fermeture d’ici 2035. L’Espagne compte actuellement cinq centrales nucléaires en activité. Leur fermeture pour des “raisons environnementales” est un objectif de longue date de la gauche antinucléaire du pays.

La centrale nucléaire d’Almaraz, à la frontière portugaise, sera la première à fermer ses portes en 2027, selon les plans du gouvernement espagnol, qui a déjà élaboré une feuille de route de 20 milliards d’euros pour l’élimination des déchets radioactifs sur différents sites.

La question de l’énergie nucléaire a occupé une place importante dans le récent cycle électoral espagnol, le parti socialiste PSOE de M. Sánchez étant, comme la plupart des partis de gauche, favorable à la fermeture des centrales. En revanche, des organisations de droite telles que VOX et le Partido Popular s’opposent aux fermetures et affirment que les technologies vertes, largement subventionnées, ne sont pas en mesure de combler le déficit énergétique.

Alors que les dirigeants des compagnies énergétiques espagnoles ont confirmé qu’il n’y avait pas d’obstacles techniques à la prolongation de la durée de vie des installations, le gouvernement espagnol a choisi de poursuivre une stratégie antinucléaire en espérant que le carburant hydrogène puisse combler le manque sur le marché.

mardi 26 septembre 2023

Crise énergétique : l'ancien patron de Daimler veut remettre en marche les centrales nucléaires et réparer Nordstream



 politique Image: Forum économique mondial swiss-image.ch/Photo de Sebastian Derungs, CC BY-NC-SA 2.0, Flickr (recadré)

 derstatus 

 

L’économie allemande ne souffre pas seulement de la transition énergétique et de l’exigence de zéro émission, mais les sanctions suicides contre la Russie entraînent également des prix de l’énergie élevés, qui rendent le travail de plus en plus non rentable pour de nombreuses entreprises. 

 Il n’est donc pas étonnant que l’économie se contracte et que la production décline. 

L'ancien patron de Daimler, Eckhard Cordes, réclame désormais des mesures claires. Entre autres choses, la réparation des gazoducs Nord Stream, qui ont été détruits lors d'une attaque il y a exactement un an - probablement sur instructions américaines. 

 Merkel voulait mettre fin au nucléaire – contre l’économie Il est peu probable que l'ancien patron de Daimler, Eckhard Cordes, se rallie à ses exigences. 

Mais à 72 ans et après plusieurs mandats au sein de conseils d'administration et de surveillance de grandes entreprises, il risque d'avoir ses moutons au sec et ne doit pas forcément tenir compte des circonstances politiques. Mais dès 2010, il faisait partie d'un groupe d'une quarantaine de personnes qui critiquaient la politique énergétique déchaînée en Allemagne et réclamaient une prolongation de la durée d'exploitation des centrales nucléaires. 

Mais ensuite Fukushima est arrivé et Merkel a complètement changé la politique de l'Union en faveur du vert – les délais ont même été raccourcis. Dans une interview, il parle à nouveau clairement.

 Le problème énergétique

L'ancien membre du directoire de Daimler a expliqué au Berliner Zeitung que l'industrie allemande a besoin d'une énergie bon marché pour rester compétitive. Sinon, la substance est en danger. Cela ne concerne pas seulement l’industrie automobile, déjà en difficulté à cause de l’engouement pour l’électricité, mais également les secteurs énergivores comme l’industrie chimique ou métallurgique. L'Allemagne n'est pas encore « l'homme malade de l'Europe », mais elle vit de sa substance et elle rétrécit actuellement. Mais l’énergie constitue actuellement l’un des principaux problèmes. "Les prix de l'énergie, qui sont beaucoup trop élevés, pourraient affecter notre substance dans l'industrie manufacturière, et cela serait très dangereux", a déclaré Cordes. Cordes montre également comment le problème pourrait être résolu très rapidement. 

 Centrales nucléaires et Nord Stream  

Cependant, il ne tient pas compte des sensibilités vertes, de l’idéologie climatique ou de la rhétorique guerrière. "Nous pouvons redémarrer nos centrales nucléaires dans un délai raisonnable. Et nous pourrions également réparer le Nord Stream - le gaz russe est toujours disponible", exprime-t-il des pensées presque hérétiques, pour ensuite donner suite. Car si l'industrie automobile languit et si VW est même menacé de licenciements massifs parce que personne ne veut acheter de voitures électriques,

 Cordes a également une solution : produire des moteurs à combustion, d'autant plus que les constructeurs automobiles allemands disposent encore de capacités suffisantes pour cela. Et les moteurs sont techniquement excellents.  

Il sait ce qui anime la clique de Davos 

mardi 27 juin 2023

Nucléaire : ces fondations allemandes qui manipulent l’opinion française


 

Philippe Charlez 26 juin 2023

Une étude très récente de l’École de guerre économique alerte les autorités françaises sur le rôle occulte joué par les fondations politiques allemandes financées à hauteur de 90 % par le gouvernement fédéral.

 Sous couvert d’objectifs culturels, éducatifs, humanitaires ou encore écologiques, deux d’entre elles ont fait du nucléaire français leur cible privilégiée.

Pour comprendre, il faut revenir en arrière. L’Union européenne est née sur les cendres d’un continent dévasté par un conflit qui a fait plus de 50 millions de morts. Aussi, son dessein initial fut « de rendre la guerre en Europe matériellement impossible en créant un marché unique du charbon et de l’acier (la Communauté européenne du charbon et de l'acier), les deux principaux ingrédients requis pour fabriquer des chars et des canons », nous avait confié Valéry Giscard d’Estaing lors d'une rencontre personnelle. Des premiers pas réussis grâce à un projet structurant recherchant paix et stabilité.

Une solidarité de façade ?

Hélas, après 70 ans d’existence, l’Union européenne n’a jamais consolidé la « communauté de destin » rêvée par ses protagonistes. Elle est aujourd’hui révélatrice de la faillite d’un modèle sans leadership : une structure technocratique produisant une batterie de normes inutiles, un Parlement sans réel pouvoir agissant dans « l’occupationnel », un Conseil incapable de gérer collectivement les grands problèmes de société et ne représentant finalement qu’une « somme d’égoïsmes nationaux » (sources : J. Arthuis (2016) Discours personnel. Club Perspectives et Réalités – L’Île aux Moines, 27 août 2016).

Derrière une solidarité de façade, les nations européennes se livrent une impitoyable guerre souveraine résultant d’intérêts économiques et sociétaux divergents, de craintes sécuritaires et d’orientations géopolitiques parfois opposées. Les exemples sont multiples : achat par la Pologne d’armes américaines pour s’assurer de la protection des États-Unis face à l'ennemi russe, excédents commerciaux allemands plombant le cours de l’euro, rôle occulte des Pays-Bas en tant que comptoir d’importation puis de distribution des produits chinois sur le continent européen. L’énergie n’est pas en reste.

Pour des raisons aussi politiques qu’idéologiques, l’Allemagne a engagé depuis une quinzaine d’années une stratégie énergétique nationale très coûteuse (l’Energiewende) avec, comme principaux objectifs, la sortie du nucléaire et l’instauration d’un mix énergétique comptant 80 % d'énergies renouvelables et 20 % de gaz. En conséquence, le prix de l’électricité allemande est aujourd’hui deux fois supérieur à celui de la France. Grâce à son nucléaire historique, l’Hexagone bénéficie d’un avantage compétitif significatif. Cette situation étant inacceptable outre-Rhin, l’Allemagne utilise tous les moyens possibles pour nuire à la filière nucléaire française. Ainsi, sous couvert technique (déchets, risques nucléaires), elle s’est toujours fermement opposée à ce que l’Europe intègre le nucléaire dans la taxonomie verte. Elle refuse également de modifier le système électrique européen indexant le prix du MWh sur le prix du gaz. En dehors de ses positions officielles, le gouvernement allemand opère aussi en sourdine par personne interposée.

Notamment, donc, via ces fondations politiques.

Rapports au vitriol

vendredi 21 avril 2023

Fermeture de centrales en Allemagne : l’Europe poursuit son suicide énergétique

 

 

 Philippe Charlez 20 avril 2023

En fermant, ce samedi 15 avril 2023, ses trois dernières centrales, l’Allemagne a définitivement tourné la page de l’électricité nucléaire qui, en 2001, représentait un tiers de sa génération électrique. 

 Historique, ce tournant est surtout symbolique quant à la stratégie énergétique européenne. 

En refusant la génération électrique la plus sûre et la moins carbonée, l’Allemagne et son Energiewende emmènent un peu plus l’Europe vers un suicide énergétique annoncé. Un suicide méthodiquement organisé depuis un quart de siècle par une écologie politique diabolique.

Bien que nains politiques sur le plan électoral, l’écologie politique a eu, au cours des deux dernières décennies, une influence titanesque sur les politiques énergétiques des pays européens. Appelés comme appoint parlementaire dans de nombreuses coalitions gouvernementales de gauche comme de droite, ils ont très chèrement négocié leur participation en faisant notamment de l’émergence des renouvelables et de la réduction du nucléaire une condition obligée à leur participation.

En Belgique, la « coalition arc-en-ciel » rassemblant libéraux, socialistes et écologistes adopta en 2002 une loi interdisant la construction de nouveaux réacteurs nucléaires et limita à un maximum de 40 ans la durée de vie des sept réacteurs du plat pays. Bien que les échéances aient été revues à plusieurs reprises, le premier réacteur Doel 3 a été définitivement fermé le 1er octobre 2022. Les autres suivront et le plat pays n’aura d’autre choix que de remplacer sa puissance électronucléaire par du gaz.

En Allemagne, c'est la « Loi atomique » promulguée en 2002 par la coalition des sociaux-démocrates et des Verts dirigée par Gerhard Schröder qui a sonné le glas du nucléaire allemand en fixant à 32 ans la durée de fonctionnement et en interdisant, comme en Belgique, toute nouvelle construction. Jusqu’en 2011, les échéances n’étaient toutefois pas clairement définies. Mais en 2011, par suite de l’accident de Fukushima, le gouvernement d’Angela Merkel en programma la sortie totale pour 2022.

vendredi 7 avril 2023

[Réaction] Commission d’enquête et nucléaire : « Satisfaisant mais incomplet »


 

 Marc Eynaud 6 avril 2023

La commission d'enquête parlementaire sur notre souveraineté énergétique va rendre son rapport.

 Elle pointe du doigt le délitement de notre souveraineté pour de basses raisons idéologiques et électoralistes. Pour le spécialiste des questions énergétiques Fabien Bouglé*, sans être révolutionnaire, ce rapport donne raison aux voix qui s'élèvent depuis des décennies contre cette politique suicidaire.

Marc Eynaud. Que pensez-vous du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur notre souveraineté énergétique ?

Fabien Bouglé. J'ai traité de ce sujet dans deux ouvrages et j’ai la satisfaction de voir les problématiques de souveraineté énergétique enfin évoquées au sein de l’Assemblée nationale par ce rapport de la commission d’enquête. Par ailleurs, je regrette de voir certains points vraiment essentiels non abordés par ce rapport.



Les travaux de la commission d’enquête ont bien souligné le sabotage de la filière nucléaire française et le fait qu’il fallait, absolument et sans délai, rétablir le développement de cette filière. Et surtout donner les conditions financières à EDF pour être refinanciarisée en supprimant le dispositif scélérat de l'ARENH. La commission d’enquête propose en urgence sa suppression. Ceci est satisfaisant car ce dispositif contraint EDF de vendre à ses concurrents presque 45 % de sa production électrique à prix cassés. Elle la vendait à 42 € le Mégawatt-heure quand ses entreprises clientes pouvaient la vendre au prix du marché. En 2022, le prix était de 275 € le Mégawatt-heure, cela fait un manque-à-gagner considérable.

M.E. Comment expliquer cet abandon ?

jeudi 23 mars 2023

Loi d’accélération du nucléaire : là, d’un coup, la majorité des oppositions ne sent plus le gaz !


 

 Georges Michel 22 mars 2023

Lundi, il aura fallu beaucoup d’énergie au gouvernement pour accoucher la retraites aux forceps du 49.3. 

Une énergie renouvelable ou pas ? On le saura dans les prochains jours avec une Élisabeth Borne qui, bien que gardant la confiance d'Emmanuel Macron, semble passablement essorée. Mardi, en revanche, l’adoption de la loi sur l’accélération du nucléaire est passée comme une lettre à la poste, quand elle n’est pas en grève : 402 voix pour, 102 contre.

Les groupes de la majorité présidentielle (Renaissance, Horizons et MoDem) ont voté largement pour le projet de loi présenté par , mais aussi les oppositions et RN, pas vraiment rancunières après s’être fait pratiquement insulter par Aurore Bergé, présidente du groupe Renaissance, lors de son allocution, lundi, pour soutenir le gouvernement. Comme quoi l’intérêt général peut être plus fort que la basse politicaillerie et le sectarisme. D’ailleurs, l’argument entendu du côté de la majorité, dénonçant les attelages improbables, voire « clownesques », pour reprendre le qualificatif employé par Bruno Le Maire, lors du ralliement des voix RN et NUPES sur la motion du groupe LIOT portée par Charles de Courson, est rangé comme par miracle au rancard. Là, pas de problème : en clair, pour voter cette loi sur le nucléaire, le RN ne sent pas le gaz ! D’ailleurs, le ministre a bien été obligé de saluer les « majorités de projets » et « l’esprit de construction » en espérant qu’il pourra perdurer. Ça, c’est une autre histoire…

vendredi 3 février 2023

Michel Gay : « Aucune raison technique ne justifie aujourd’hui l’explosion du coût de l’électricité en France » [Interview]


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Alors que les factures d’électricité explosent, dans un pays qui possède pourtant des centrales nucléaires, beaucoup ne comprennent pas ce qu’il se passe sur le marché de l’énergie. Ni pourquoi la France et ses centrales nucléaires ne sont pas capables de fournir l’intégralité de la population en énergie, à bas coûts.

Si le lobby « vert » sévissant en politique depuis plusieurs décennies, fait partie de la liste des responsables de ce fiasco, ça n’est pas la seule raison. Pour en discuter, nous avons interrogé Michel Gay, qui a publié plusieurs livres sur la question du nucléaire, des énergies renouvelables, et qui n’a pas l’habitude de manier la langue de bois.

Breizh-info.com : Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter de nouveau à nos lecteurs ?

Michel Gay : Ancien pilote de chasse pendant 25 ans, je me suis ensuite intéressé au sujet de la production, de la distribution, du stockage et de l’utilisation de l’énergie, notamment de l’électricité depuis 10 ans.

J’ai écrit environ 700 articles publiés principalement sur Contrepoints, mais aussi sur Breizh Info, Le Monde de l’Énergie, Conflits, Métainfo,… et j’ai publié 3 livres (Vive le nucléaire heureux !, Au diable les énergies renouvelables !,et Sous-Exposé !).

Voir le site que j’anime : vive-le-nucleaire-heureux.com

Mon objectif est d’informer le plus largement possible les Français devant le rouleau compresseur médiatique de désinformation (ou de sottise par méconnaissance) dans le domaine énergétique. La profonde méconnaissance des Français sur la problématique des énergies constitue le terreau sur lequel prospèrent les prophètes du malheur, de l’obscurantisme et de la régression du niveau de vie.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui justifie aujourd’hui l’explosion du coût de l’électricité en France ? Pourquoi avons-nous rattrapé les autres Européens en matière de prix très élevés ?

Michel Gay :  Aucune raison technique ne justifie aujourd’hui l’explosion du coût de l’électricité en France. C’est une raison de mauvais choix de politique énergétique de la France et de l’Europe (que la France a accepté) qui ont parié sur les énergies renouvelables intermittentes (EnRI) soutenues par le gaz (essentiellement russe) et par le charbon allemand, ainsi que par de gigantesques subventions publiques, tout en sacrifiant le nucléaire.

Le choix allemand « imposé » à l’Europe d’indexer le prix de l’électricité sur le gaz a aussi été une erreur monumentale.

mardi 10 janvier 2023

Les révélations incroyables de Fabien Bouglé sur la crise énergétique et la trahison de nos élites!


 
 
  13 déc. 2022 Extrait tiré de l'émission «Face à Rioufol», diffusée le 11 Décembre 2022 sur CNews. Retrouvez la suite de l'analyse de Fabien Bouglé sur CNews : https://dissidentofficiel.com/lexpert... Abonnez-vous à la chaîne via le lien suivant pour plus d'interventions : https://bit.ly/3yR60TK
 
Merci à JPL

vendredi 6 janvier 2023

"Avec des réacteurs nucléaires de 4ème génération, on pourrait répondre à la demande d'énergie de la France pendant 2000 ans, juste avec l'uranium appauvri qu'on a dans nos entrepôts en France".



dimanche 6 novembre 2022

Pourquoi les écologistes ont-ils méthodiquement détruit le nucléaire européen ?


 

 Philippe Charlez 5 novembre 2022

Qu’il s’agisse de contrats militaires ou de nucléaire civil, la France n’a pas la cote. 

Après la Pologne qui a signé un contrat de cinq milliards de dollars pour l’achat de 250 chars Abrams pour un montant de cinq milliards de dollars, après l’Allemagne choisissant le F-35 américain au détriment de l’avion de chasse européen développé par Dassault, c’est à nouveau la Pologne qui fait parler d’elle en choisissant le groupe américain Westinghouse pour construire sa première centrale nucléaire, face aux offres concurrentes du Français EDF et du Sud-Coréen KHNP. Dans un monde déstabilisé par le conflit russo-ukrainien, il faut lire en filigrane de cette décision trois messages clés.

Le premier signale la ferme volonté de la Pologne de s’engager dans une transition énergétique en marge du Green Deal européen qui s’est toujours revendiqué antinucléaire. Contrairement à son voisin allemand embarqué dans un Energiewende suicidaire, la Pologne choisit le pragmatisme de l’atome pour décarboner son mix électrique reposant encore en grande partie sur le charbon.

Le second est géopolitique. La décision polonaise intronise un peu plus l’« ami américain » en lieu et place de l’Europe comme bouclier protecteur vis-à-vis de la Russie. Elle envoie également un message sans ambiguïté à Vladimir Poutine sur la volonté de coopération américano-polonaise. C'est « un pas énorme dans le renforcement de nos relations avec la Pologne pour les générations à venir », s’est félicitée la secrétaire américaine à l'Énergie, Jennifer Granholm.

Le troisième concerne EDF, dont le projet jugé trop cher n’a pas été retenu. Même si les aspects géostratégiques ont joué un rôle essentiel, la déconfiture à la fois financière et technique de l’électricien français a incontestablement pesé dans la décision des autorités polonaises. Cette déconfiture d’une filière nucléaire d’excellence est méthodiquement organisée depuis vingt ans par des écologistes sans scrupules.

L’antinucléarisme des Verts remonte au début des Trente Glorieuses. Avant de s’intéresser à « Dame Nature », les écologistes ont d’abord été pacifistes. S’opposant frontalement à la prolifération des armes nucléaires et à la guerre du Vietnam, leur antinucléarisme civil a émergé de la « contre-culture » venue d’outre-Atlantique. Pour l’écologie politique, séparer nucléaires civil et militaire serait un renoncement à son chromosome pacifiste : pour un écologiste, un réacteur nucléaire porte toujours en lui l’odeur d’Hiroshima et de Nagasaki ! Selon l’ancien ministre de l’Environnement Brice Lalonde, « au sein du mouvement écologiste, [accepter le nucléaire], c’est une peu comme demander à un chrétien de renier à la Bible ».

jeudi 6 octobre 2022

Lettre à Cécile Duflot à propos de nos factures d’électricité

 



Madame,
faisant référence au col roulé de Bruno Le Maire qui, soit dit en passant, une maille à l’endroit, une maille à l’envers, habille et déshabille l’actu depuis plus d’une semaine, vous avez récemment déclaré : “C’est très simple de savoir si vous êtes trop chauffés, si vous ne supportez pas votre pull, c’est qu’il fait trop chaud chez vous”. 
 
Ancienne députée, mais aussi ministre, conseillère régionale et actuellement directrice de l’ONG Oxfam France, vous êtes, bien sûr, hautement qualifiée pour prodiguer aux Français quelques indispensables conseils sur ce qu’ils doivent, ou non, porter. 
 
Et ce, depuis ce 17 juillet 2012 où, alors ministre du Logement, vous avez dû affronter les sifflets inacceptables de quelques députés ayant jugé votre robe à fleurs inappropriée aux “us et costumes” de l’Assemblée. Les cuistres ayant fini par accepter lesdits motifs champêtres, puisque le vêtement en question fit son grand retour sur les bancs du palais Bourbon le 28 juin 2022, porté cette fois ci, et sans que cela ne suscite la moindre émotion, par une autre écologiste, Marie Charlotte Garin.

Cette penderie étant refermée, rassurez-vous Madame Duflot, je ne suis pas venu ici uniquement pour parler chiffons. Mais pour m’adresser à celle qui porte une part de responsabilité dans les déboires énergétiques que nous traversons. Pour mémoire (et pour faire court), nous payons l’électricité au prix fort car nous revendons à bas coût notre énergie nucléaire à des fournisseurs alternatifs qui n’hésitent pas à spéculer en exploitant, sur des périodes ciblées, les travers de la Loi Nome (Nouvelle organisation du marché de l’électricité) et surtout du dispositif Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique).

La faillite de cette braderie imposée par Bruxelles ne pouvant être compensée par le bénéfice des énergies renouvelables totalement incapables, et nous le voyons ces jours-ci, de répondre à la demande, il faut donc envisager la relance de 32 réacteurs nucléaires.

dimanche 25 septembre 2022

Pourquoi la fermeture de Fessenheim hantera le Président Macron toute sa vie


 

 Jean-Marc Frenove 24 septembre 2022

L'énergie est le sang qui irrigue toutes nos activités, c'est le moteur de toute économie et de toute vie. 

La France avait tout pour être à l'abri des crises concernant son approvisionnement électrique. Mais de tristes sires en ont décidé autrement et on les a laissés faire.

La fermeture de Fessenheim n’est que la partie émergée de cet immense travail de sape. Il faut y ajouter, fait moins connu mais aux conséquences très graves pour l’avenir, la mise à l’arrêt d’office du réacteur ASTRID dans lequel on mettait au point les futures centrales à neutrons rapides.

Monsieur Macron perpétue la tradition antinucléaire socialiste venue d’outre-Rhin. L'enchaînement des faits est implacable.

1982 : un groupe d’Allemands violemment antifrançais vient à Creys-Malville tirer cinq roquettes militaires sur la centrale nucléaire. Cette attaque criminelle aurait dû déclencher un incident gravissime avec l’Allemagne, mais le pouvoir socialiste ne fait rien. Pire : les auteurs ne sont pas retrouvés. Et puis des agitateurs gauchistes, notamment allemands, nourrissent une contestation permanente dont Lionel Jospin prendra prétexte pour démanteler cette centrale en 1997…

Creys-Malville, c’était Superphénix, laboratoire de mise au point des nouveaux réacteurs dits à neutrons rapides, qui permettront de brûler l’U238, déchet de la combustion de l’U235, et multiplieront par un facteur 140* le contenu énergétique de chaque kilo d’uranium.

Jospin parti, les savants lancent ASTRID, un nouveau réacteur de recherche à neutrons rapides. Près d’un milliard d’euros d’investissement. Depuis longtemps, EDF, plus intelligente que les tristes dirigeants du pays, a entreposé les énormes quantités d'U238 issues de l'exploitation du parc nucléaire depuis l’origine et qu'elle espère utiliser un jour : 300.000 tonnes. Cette mine d'or stockée en France nous mettrait gratuitement à l’abri du manque d’énergie électrique pour des milliers d’années. Mais, avec François Hollande, le projet ASTRID patine, puis il est définitivement arrêté par Emmanuel Macron fin 2019.

Aujourd’hui, sur le marché de gros, le MWh électrique s’échange à 1.000 €, et à 1.600 € sur le marché à terme pour décembre 2022, contre 85 €, il y a un an !

L’État français s’affole, il bloque les prix de l’énergie pour le particulier, mais la facture énergétique ne permet déjà plus de poursuivre l’activité des usines grosses consommatrices d’énergie. Leurs ouvriers sont mis en chômage technique.

lundi 19 septembre 2022

Selon un sondage, 75 % des Français sont favorables au nucléaire, même à gauche et chez EELV


 

 Boulevard Voltaire 18 septembre 2022

C'est un nouveau camouflet pour ceux qui ont choisi depuis dix ans la politique énergétique antinucléaire qui fait aujourd'hui exploser la facture d'électricité des Français, entreprises et particuliers confondus : un sondage publié par Le Journal du dimanche indique que 75 % des Français soutiennent le nucléaire.

« Même chez les Insoumis (56 %) et chez Europe Écologie Les Verts (53 %), le soutien est majoritaire, observe Frédéric Dabi, dans le JDD. Les leaders de ces deux partis qui disent stop au nucléaire sont en porte-à-faux avec leurs électeurs. »

La raison ? La crise et les factures

Visiblement touchés au portefeuille, les Français sont devenus réalistes et ont fait le lien entre l'électricité bon marché dont ils bénéficiaient, l'indépendance énergétique du pays et son origine nucléaire. « 81 % des sondés jugent le nucléaire indispensable à l’indépendance de la France, 67 % l’estiment bon marché. »

mercredi 17 août 2022

L’état du parc nucléaire : un symptôme supplémentaire du mal français !

 

Philippe Charlez 16 août 2022

C’est un euphémisme : la France n’est pas dans une forme olympique.

 Sur le plan économique, elle est minée par une dette endémique (115 % du PIB en 2022) et un chômage élevé (7,4 % de la population active). 

Au cours des derniers mois sa balance, commerciale a atteint des déficits abyssaux (plus de cent milliards d’euros sur une année glissante). Championne du monde toutes catégories des dépenses publiques (59 % du PIB) et des prélèvement obligatoires (47,5 %, soit 6 points de plus que l’Union européenne), elle dégringole année après année dans le top 10 des nations les plus riches. 5e au début du siècle, elle est aujourd’hui reléguée à la 7e place, dépassée en 2016 par le Royaume-Uni et en 2022 par l’Inde. Le retour de l’inflation galopante des années 1970/1980 rend cette équation particulièrement explosive.

D’autant que sur le plan politique, l’Hexagone n’a jamais été aussi fragilisé. Les partis traditionnels ont été complètement marginalisés. Pour la première fois en 60 ans, malgré les garde-fous de la Ve République, la France ne possède pas de majorité parlementaire claire. L’Assemblée nationale s’est transformée en un cirque d’empoignes et de pitreries. Obligé de gouverner au « pifomètre », le Président ne pourra au cours de ce quinquennat engager les réformes structurelles qui s’imposent.

Sur le plan sociétal, la société française n’a jamais été aussi divisée. Sous la pression de minorités écologistes, islamistes ou encore LGBT organisant quotidiennement le désordre, elle se fracture chaque jour un peu plus. Malgré des dépenses pharaoniques (parmi les plus élevées de l’Union européenne), l’hôpital public est en lambeaux. Et que dire de l’Éducation nationale ! Au nom de l’obsession égalitariste, les valeurs traditionnelles d’apprentissage, de sélection et de compétition ont été bafouées. Résultat : la France, qui pointait aux premières places des classements internationaux, a été reléguée en seconde division.

Par rapport à ses concurrents européens, la France avait pourtant conservé un dernier avantage concurrentiel : celui de l’environnement. Grâce à sa génération électrique nucléaire, elle possédait l’un des MWh les plus décarbonés du monde.

lundi 15 août 2022

La petite pute de Kiev avoue que ce sont bien les ukronazis qui bombardent la centrale nucléaire de Zaporijia

 



samedi 13 août 2022

Le chantage nucléaire de Kiev





samedi 13 août 2022

Le 11 août 2022, l'artillerie ukrainienne a de nouveau tiré sur la centrale nucléaire de Zaporodje, située à Energodar sur la rive gauche du Dniepr, tout comme la propagande ukro-atlantiste, dans un débilisme paroxysmique, accuse la Russie de ces bombardements. 
 
Dans un article précédent j'avais déjà rendu compte des bombardements de Kiev sur cette centrale nucléaire qui est la plus grande d'Europe.

Ces nouveaux bombardements ukrainiens dont la majorité des munitions tirées ont été interceptées par la défense antiaérienne russe, ont quand même réussi a endommager une centrale thermique et le système d'alimentation des piscines chargées du refroidissement des réacteurs du site nucléaire. Ce sont surtout des obus, beaucoup plus difficiles à intercepter que des roquettes ou missiles qui ont frappé la centrale, tirés par des obusiers de 152mm appartenant à la 44ème brigade d'artillerie ukrainienne déployée à Nikopol, sur l'autre rive du Dniepr.

Lire l'article complet  ICI

L’OTAN aura-t-elle servi, pour finir, à provoquer un second Tchernobyl en Ukraine? – par Edouard Husson



Ce sont des munitions occidentales qui visent la centrale nucléaire de Zaporojie, au risque d'y provoquer un nouveau Tchernobyl - intentionnel celui-là. 


Même si les spécialistes pensent que les frappes concernées sont de trop faible intensité pour provoquer un nouveau Tchernobyl, comment ne pas constater que l'alliance occidentale en phase terminale se met au service d'un gouvernement ukrainien à la dérive, condamné à perdre la guerre et qui bascule dans la politique du pire, selon la vieille logique des "ordres néroniens"? Bien entendu, on imagine bien qu'un certain nombre d'acteurs du progressisme mondialiste jouent avec l'idée d'une catastrophe nucléaire, qui disqualifierait, 35 ans après Tchernobyl et 10 ans Fukushima, l'industrie nucléaire civile. Quand le présent cauchemar sera terminé - en espérant qu'il se termine sans catastrophe - il ne faudra avoir aucune pitié envers une génération de dirigeants occidentaux prêts à laisser les Ukrainiens subir un second Tchernobyl et à plonger l'Europe dans le chaos. L'OTAN fut jadis créée pour défendre la liberté. Elle finit dans une telle abjection morale qu'il faudra dès que possible décréter sa fin. D'ores et déjà, tous les Français libres doivent dénoncer la participation de notre pays à la folie qui consiste à détourner les gouvernants ukrainiens de négocier avec la Russie et les pousse à toujours plus de surenchère. Il le faut d'autant plus que, derrière le comportement irresponsable de nos dirigeants, il y a la rationalité devenue folle d'une disqualification définitive du nucléaire civil, pour mettre en oeuvre sans entrave la "transition énergétique" à la façon "Great Reset".

Le 11 août, au moins dix obus lancés par l’armée ukrainienne ont atterri dans la zone de la centrale nucléaire de Zaporojie, la plus grande du genre en Europe. Selon southfront.org,  “l’un des obus ukrainiens est tombé à seulement 10 mètres de l’installation de stockage de substances radioactives.

Les frappes ont été effectuées par des MLRS et de l’artillerie lourde, depuis la rive droite du Dniepr, à partir des positions ukrainiennes de Nikopol, Marganets et Tomakovka.

La centrale thermique et les équipements des piscines du système de refroidissement des réacteurs nucléaires ont été partiellement endommagés. Une caserne de pompiers située à proximité a également été bombardée. L’infrastructure critique de la station n’a pas été touchée“.