Son tweet a de quoi faire grincer des dents celles et ceux qui contribuent chaque jour – et chaque nuit ! – à faire tourner le pays sans le menacer de paralysie.
Dans notre société plus héliocentrique que jamais, où le nombril de chacun fait office de nouveau soleil, la surenchère du « moi je » ne connaît pas de limite.
Dernier exemple en date : Cécile Duflot, peut-être en manque de visibilité depuis son élimination au premier tour de la primaire écologiste en 2016, nous a pondu un tweet destiné à faire pleurer dans les chaumières :
« Je suis fille de cheminot. Je me souviens d’un réveillon de Noël où ma sœur et moi avions préparé un spectacle. On a enfilé nos costumes, le téléphone a sonné. Mon père est parti. Il était d’astreinte. Il est revenu le lendemain. »
Sans doute le chagrin de Cécile Duflot était-il sincère à l’époque puisque, une fois n’est pas coutume du côté de la gauche, elle a jadis milité
« au sein de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), ne fait d’ailleurs pas mystère de sa culture catholique, malgré ses nombreux désaccords avec l’Église en matière sociétale » (
La Croix).
Au moins, l’idée de Dieu ne lui est pas indifférente.
Toutefois, ce tweet, très orienté idéologiquement, a de quoi faire grincer des dents celles et ceux qui contribuent chaque jour – et chaque nuit ! – à faire tourner le pays sans le menacer de paralysie.
Pour exemple, lors des attentats du 13 novembre 2015, à Paris et en Seine-Saint-Denis, les personnels hospitaliers qui n’étaient pas de garde ont afflué dans les hôpitaux sans la ramener ensuite dans les médias ou ailleurs.