Le célèbre microbiologiste Didier Raoult, vient d’être frappé d’une interdiction d’exercer la médecine pendant deux ans. La chambre disciplinaire nationale a alourdi la sanction initiale d’un simple blâme, jugée « trop indulgente » par l’Ordre des médecins. Mais ce qui intrigue le plus dans cette affaire, ce ne sont pas seulement les accusations concernant la promotion de l’hydroxychloroquine, mais bien l’argument concernant ses « propos dépassant le cadre de la liberté d’expression ». Ah, la fameuse liberté d’expression ! On se demande bien où elle commence et surtout où elle finit…
Soigner, un acte devenu condamnable ?
L’ancien directeur de l’IHU de Marseille est principalement reproché d’avoir soutenu, contre vents et marées, l’usage de l’hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19. Certes, la communauté scientifique a rapidement écarté cette option, faute de données probantes. Mais pour Didier Raoult, soigner les malades, même contre les recommandations officielles, semblait être sa priorité. Apparemment, c’est un acte digne de sanctions disciplinaires en 2024. Qui aurait cru qu’essayer de traiter des patients serait considéré comme un crime ?
Les raisons de la condamnation : soigner ou désobéir ?
Ce qui fait bondir les partisans du professeur Raoult, c’est la mention de ses propos. Il est accusé d’avoir « tenu des propos dépassant le cadre de la liberté d’expression », en particulier en critiquant la vaccination généralisée et les mesures de confinement. Ah oui, parce qu’on le sait bien, la liberté d’expression a ses limites : elle s’applique à tout le monde… sauf à ceux qui ne sont pas d’accord avec le discours dominant. Ce qui est encore plus étonnant, c’est que Didier Raoult, constamment insulté et calomnié dans les médias, n’a jamais vu l’Ordre des médecins lever le petit doigt pour le défendre. Il semblerait que la liberté d’expression fonctionne à sens unique.








