jeudi 29 mars 2018

Panneaux de Génération identitaire : la police toulousaine est sur les dents


 



Les djihadistes peuvent dormir tranquilles, la Justice française veille sur leur sommeil.
 
Les 22 et 23 mars, des panneaux portant l’inscription « djhadistes » barrée d’un trait rouge ont fleuri, ici et là, aux entrées de l’agglomération toulousaine.
Magie du printemps, renouveau de la nature…
Entrée interdite aux « djihadistes », barbus go home, djellabas au vestiaire, la nouvelle saison s’annonçait primesautière.
Enfin, presque…
Des automobilistes encore réglés sur l’heure d’hiver se trouvèrent choqués par cette nouvelle signalisation…
Comment pouvait-on interdire l’accès de la ville à des terroristes avérés ou potentiels ?
Le monsieur Castaner n’avait-il pas dit que la France allait accueillir les revenants de Syrie ?
Si printemps il y avait, il devait se manifester sous la forme de colliers de fleurs passés autour du cou des radicalisés !
Ukulélé, darladirladada, etc.
Les panneauphobes s’en allèrent donc, ni une ni deux, alerter les forces de l’ordre.
« M’sieur l’agent, des malfaisants pire que « Daech » veulent interdire l’accès de notre belle ville à nos amis islamistes. Rendez-vous compte du scandale ! »
Courroucé par tant d’audace, l’agent en question s’en fut à son tour demander aux employés de la société des autoroutes de partir à la cueillette de ces sept panneaux qui avaient éclos prématurément.
Alors que les forces de police étaient sur le point de se mobiliser pour retrouver les auteurs de ce méfait sans précédent, le groupe Génération identitaire revendiquait le crime.
Une organisation d’extrêmes extrêmement d’extrême droite, proche d’Adolf Hitler, affiliée aux heures les plus sombres et tutti quanti
Les Toulousains n’osaient plus sortir de leur voiture.
Par où passer ?
A-t-on construit des tunnels pour entrer dans la ville ?
Des itinéraires bis ?
Dans son message, l’abominable organisation justifiait son action par ces mots : « Génération identitaire Toulouse continue de lancer l’alerte quant aux retours de djihadistes sur notre territoire. Puisque M. le maire, Jean-Luc Moudenc, refuse de s’opposer à ces retours dans notre ville, il appartient donc aux citoyens de faire entendre cet avertissement : les djihadistes ne sont pas les bienvenus à Toulouse ! »
Malgré la simultanéité de cette installation de panneaux et de l’attentat de Trèbes, « les gendarmes du secteur ont passé la main aux policiers de la sûreté départementale de Haute-Garonne. […] Les enregistrements des images des caméras de vidéoprotection du périphérique et celles disposées aux alentours sont en cours d’exploitation. »
Si l’on en croit cette information relevée dans Le Point, des policiers toulousains vont donc consacrer du temps et de l’énergie à décrypter des bandes vidéo pour tenter d’identifier des personnages qui ont tenté de faire passer un message sous l’angle d’une plaisanterie inoffensive…
Dans la ville de Toulouse, où il est de notoriété publique que des quartiers entiers sont aux mains de radicalisés islamistes, le printemps n’est pas pour demain.
Dernière minute : le parquet ouvre une enquête pour « incitation à la haine raciale ».

Les djihadistes peuvent dormir tranquilles, la Justice française veille sur leur sommeil.

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