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mardi 8 juillet 2014

Entres les financiers et les socialistes : des amours très particulières…


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Le 8 juillet 2014


La finance ne serait donc plus l’ennemi du Parti socialiste… Mais de qui le PS serait-il alors l’ami ? Pas du peuple français, manifestement.

Sacré Michel !
 Avec son humour noir qui sent un peu le Sapin…
Ainsi, à Aix-en-Provence, ce week-end dernier, enterrait-il les promesses du candidat François Hollande, pour lequel l’« adversaire, [était] la finance. »
( Aujourd’hui, à en croire le ministre de ces mêmes Finances, « notre amie, c’est la finance, la bonne finance… »
Comme du temps des Inconnus, il y avait « les bons chasseurs et les mauvais chasseurs », il y aurait désormais les « bons » financiers et les « mauvais » financiers, serait-on tentés de rappeler, pour demeurer dans le genre comique troupier.
 Comment distinguer les premiers des seconds, l’histoire, grande comme petite, de Lombards en Templiers, ne le dit évidemment pas.
D’après Le Parisien, Michel Sapin, manifestement « bon » ministre des Finances, serait plutôt content de lui : « Le chemin parcouru est considérable, il en reste encore à parcourir. (…) Nous avons besoin encore de régulation financière. Pour tout ce qui est bancaire on a bien avancé, pour tout ce qui est extrabancaire il y a encore du chemin à faire… » Sans blague ?

Goldman, c’est sûrement de la « bonne » finance ; et Sachs de la « mauvaise ».
 Et les mauvais/bons financiers en question doivent s’en étrangler de rire, de ces mâles déclarations.
 Un peu plus tard, sur BFM, le bon/mauvais ministre affinait sa pensée.
 La « mauvaise » finance est celle de la spéculation.
Alors que la « bonne » finance est « celle dont nous avons besoin, celle dont l’État a besoin y compris pour se financer lui-même. »
 Bon sang, mais c’est bien sûr, l’ennemi d’hier et l’ami de maintenant, c’est la « finance qui vient aider les entreprises françaises à se financer, pour créer de la croissance… »

« Thèse, antithèse et foutaise », tel que justement rappelé par Jacques Julliard, transfuge du Nouvel Observateur passé à Marianne.
Bref, synthèse, priez pour nous !
 Toujours dans le même hebdomadaire, cette salutaire piqure de rappel : « Rendez-vous compte, ces élus du peuple voudraient regarder ce que les entreprises font des 41 milliards d’euros public qui leur sont versés. »
Quelle impudence, en démocratie…
Question intéressante, qui vaut aussi pour la CGT, double maléfique des multinationales du CAC 40, toujours promptes à se partager le gâteau sur le dos du contribuables et des patrons de petites entreprises, désormais prolétaires des temps actuels.
Ce sont généralement les mêmes qu’on retrouve au Siècle, club des plus huppés où se concentre le gratin des décideurs français, issu des médias, de la technocratie, de ces héritiers qui se prennent pour des entrepreneurs.

 À en croire Emmanuel Ratier, auteur d’un livre définitif sur le sujet, (Au cœur du Pouvoir, Facta éditeur) le responsable des actions revendicatives de la CGT y siégerait aussi.

Quel jeu d’ombres et de faux-semblants.
La finance ne serait donc plus l’ennemi du Parti socialiste…
 Mais de qui le PS serait-il alors l’ami ?

Pas du peuple français, manifestement.

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