Catherine Rouvier
Là, on vient de lui jeter la clé de la maison France, et c’est à qui l’attrapera en sautant le plus haut.
Dans le Thalys, en août 2015, on avait eu trois héros américains façon GIs, neutralisant le djihadiste dont l’arsenal de mort menaçait la vie de dizaines d’innocents.
Avec Xavier Jugelé, en avril 2017, le policier tué sur les Champs-Élysées, dont la mort fut pleurée en public par son compagnon, on avait la preuve qu’un Français aussi peut être héroïque, et qu’un « gay » peut être viril et courageux.
Avec le colonel Beltrame, converti au catholicisme, qui allait se marier à l’église, et qui a offert sa vie à la place de celle d’une femme en mars dernier, on apprenait qu’on peut être catho, hétéro mais non macho, attaché aux traditions et cependant un héros.
Avec Mamoudou, on attaque le dur.
La démonstration est : on peut être un clandestin et être un héros.
Très bien.
Pour une fois que ce n’est pas sur son cercueil qu’on récompense un héros mais dans un canapé moelleux de l’Élysée, on est content.
Rien à dire, fermez le ban.
Sauf que cette récompense n’est pas, comme dans le cas des héros américains, une simple décoration mais un titre de séjour immédiat précédant sa naturalisation.
Et que les centaines, pour ne pas dire des milliers, de clandestins frappant à la porte de l’Europe font, comme l’a dit Gérard Collomb, leur « benchmarking ».
Dans le supermarché Europe, ils choisissent le rayon en fonction des prix.
Or, la naturalisation expresse, c’est le prix d’excellence direct.
Tous à l’entraînement !