Le blogueur Verlaine Djeni explique pourquoi il apporte son soutien à l’association Génération identitaire, menacée de dissolution par le ministère de l’Intérieur.
Par ailleurs, il revient sur le phénomène de l’islamo-gauchisme et sur les théories racialistes mises en avant de manière récurrente.
Pour sa part, il affirme sans équivoque : « En plus de quarante ans de présence en France métropolitaine, je n’ai jamais été victime de racisme. »
Demain Génération identitaire va manifester pacifiquement à
Paris pour protester contre sa dissolution et éventuellement la
dissolution de la France. Soutenez-vous Génération identitaire et cette
manifestation ?
Incontestablement, il n’y a pas de questions à se poser là-dessus. Je soutiens Génération identitaire pour plusieurs raisons. D’une part, on est face à une association qui n’a jamais fait d’actions violentes comparativement à certaines associations qui ont eu pignon sur rue et qui ont été dissoutes et recréées en Europe. Contrairement à ce que l’on peut croire, notamment sur l’appellation identitaire, Génération identitaire n’a rien d’identitaire dans la mesure où ce n’est pas une association raciste et qui va contre l’extranéité. Cette association défend l’identité française. Jusqu’à preuve du contraire, défendre l’identité française n’est pas un crime. C’est au contraire, une fierté que l’on devrait tous mettre en avant. On va me dire que Génération identitaire est un groupuscule proche du RN. Et alors ? Je me fiche qu’il soit proche du RN. Il eut été proche de n’importe quel autre parti de la sphère de droite que je les aurais soutenus. Oui, demain je soutiendrai Génération identitaire. Oui, j’appelle à manifester. Oui, je demande si tenter que monsieur Darmanin puisse m’entendre, de ne point dissoudre Génération identitaire.
Cette décision intervient dans un moment où la loi réaffirmant les principes de la République anciennement loi contre le séparatisme, a été votée. Finalement, la priorité du gouvernement est de dissoudre les identitaires. En même temps, la ministre de l’Enseignement supérieur demande une enquête dans les universités pour lutte contre l’islamo-gauchisme.
On part dans tous les sens. Il faut d’abord se souvenir du discours de monsieur Macron du 2 octobre. Il s’en prenait frontalement à l’islamisme. Après le triste assassinat de Samuel Paty, monsieur Macron avait osé dire, à cette époque-là, qu’il fallait clairement affirmer que l’ennemi de la France était l’islamisme.
On s’est donc dit que pour une fois, on allait avoir des dirigeants qui vont faire le travail contre l’islamisme. Le premier couac a été de changer l’appellation de la loi.Lorsqu’on dit loi pour lutter contre le séparatisme islamiste, c’est
clair. En revanche, l’appellation loi réaffirmant les principes de la
République est un peu plus fourre-tout. Le second choc a été le
fourre-tout que l’on a fait dans cette loi, en y associant les
évangéliques et les religions. Depuis que je suis arrivé en France
métropolitaine, je n’ai jamais vu un évangéliste égorger quelqu’un ou
troubler l’ordre public. Cette majorité n’a pas le courage de s’attaquer
au vrai problème que connaît la France. Ils n’ont pas fait leur
travail. Ils n’ont rien réglé sur l’islamisme. La France est comme en
2015 avec les mêmes approximations. On en arrive à ce que la ministre de
l’Enseignement supérieur, madame Vidal subti. Madame Vidal a dit une
chose vraie. Elle a dit que l’islamo-gauchisme gangrenait la société.
Elle a commencé par ces propos-là avant même de parler de l’université.
L’islamo-gauchisme n’est pas un concept d’extrême droite. Il n’a pas été
inventé par l’extrême droite, mais par des journalistes
tendanciellement de gauche. Ce concept n’a rien d’injurieux. Ils ont
associé une façon de penser et une démarche vue par tout le monde.
Souvenez-vous la marche contre l’islamophobie. Des gens ont dit Free
Palestine. Soit on marche contre l’islamophobie en France, soit on
marche pour la Palestine. Je n’ai rien contre la Palestine loin de là.
On a laissé s’installer un sentiment, qui aujourd’hui, permet à certains
intellectuels de croire qu’ils sont propriétaires d’une forme de
pensée. C’est cette forme de pensée que madame la ministre a voulu
dénoncer. Malheureusement, elle n’est pas soutenue. Il eut fallu que nos
intellectuels au pouvoir et nos intellectuels dans certaines sphères
bien pensantes soient beaucoup plus présents pour la défendre.
Effectivement, on est dans une démarche où la situation fait peur.
On pourrait reprocher à Frédérique Vidal de dénoncer un mal connu et en même temps de mal choisir son moment. Les universités sont fermées et les étudiants sont dans une grande détresse.
À mon sens, le moment est bien choisi parce qu’on sort de la phase première lecture de la loi séparatisme et on va entrer dans la phase seconde lecture au Sénat. Le moment est bien choisi, car il va mettre en avant ce qui n’ a pas été mis en avant en première lecture. Il y a eu 244 amendements qui ont été rejetés. Il va pouvoir remettre dans la machine ces amendements qui ont été rejetés.
L’un des députés avait demandé à ce que l’islamo-gauchisme soit vérifié. Madame Vidal donne une très bonne occasion. À titre personnel, je suis vacataire au CNAM. Dans le cadre de mes activités professionnelles, j’ai rencontré madame Vidal et j’ai toujours senti qu’il y avait du bon chez cette dame. Cela ne veut pas dire que je la vois de droite. J’ai toujours pensé qu’elle n’était pas comme les autres dans ce gouvernement.
On traverse une séquence qui dure depuis plusieurs mois avec « l’explosion » des manifestations Traoré, la chanteuse Yseult. Cette dernière serait opprimée, alors que c’est une femme qui a tout eu dans la vie. Quel est ce racialisme importé des États-Unis ?
On a l’impression que vous devriez être anti blanc, racialiste, soutenir le gang Traoré simplement à cause de votre couleur de peau. C’est un peu le discours ambiant.
Quel est ce concept ? Franchement, on tombe des nues. Depuis trois ans, la France traverse des crises sociétales et aujourd’hui, une crise sanitaire. La France souffre. Ce n’est pas le moment pour mettre en avant des problèmes pigmentaires. La France a d’autres problèmes. Gérons la Covid, gérons les problèmes de chômage et gérons les problèmes économiques. Yseult est une personne que je ne connaissais pas. Apparemment, elle est sortie des émissions de télé-réalité. C’est tout à son honneur. Je ne vais pas attaquer ses problèmes physiques, mais je regrette très franchement qu’elle les mette en avant. Personne ne la voit comme une femme noire et grosse. On la voit juste comme un être humain. Lorsqu’on reçoit un prix aux Victoires de la musique, ce ni son genre ni son physique que l’on récompense, mais son talent et sa compétence. Il eut fallu que cette dame ait un seul instant pensé qu’elle avait fait de bonnes choses en termes de compétences et qu’elle défende ces compétences-là. Les Français s’en foutent que tu sois femme noire ou grosse. Comme l’a dit Éric Zemmour, peut-être qu’elle n’a rien chanté de bon. C’est peut-être pour cela qu’elle cache ses carences avec ses problèmes périphériques. En ce qui me concerne, je ne me sens pas du tout comptable des actions menées par cette bande de racialistes pour la simple et bonne raison qu’en 40 ans de présence en France métropolitaine, je n’ai jamais été victime de racisme.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Ici, les commentaires sont libres.
Libres ne veut pas dire insultants, injurieux, diffamatoires.
À chacun de s’appliquer cette règle qui fera la richesse et l’intérêt de nos débats.
Les commentaires injurieux seront supprimés par le modérateur.
Merci d’avance.