vendredi 31 janvier 2020

L’affaire Mila et la faillite du «vivre-ensemble », par Guillaume de Thieulloy




 
 
À l’origine de l’histoire, il semble qu’il y ait un jeune musulman qui l’avait «draguée» assez lourdement sur les réseaux sociaux.
Or, la jeune fille est lesbienne et elle a vertement rembarré l’importun, ajoutant: «Je déteste la religion. Le Coran, il n’y a que de la haine là-dedans. L’islam, c’est de la merde, c’est ce que je pense.»
 
On arrive ici aux limites de la stratégie de Terra Nova, cette fondation proche du PS qui a proposé à la gauche une stratégie électorale tournée vers les «minorités» (LGBT ou immigrés).
On ne peut pas en effet à la fois soutenir les «minorités sexuelles» issues de la révolution de mai 68 (qu’elles soient féministes ou LGBT) et l’immigration musulmane.
Bien loin de faciliter le «vivre-ensemble», la stratégie de la gauche contemporaine amoncelle les explosifs qui vont dynamiter notre pauvre société déjà bien fragilisée.
Mais la suite des événements n’est pas moins révélatrice.
Mila a donc été déscolarisée pour assurer sa protection.
Ce qui signifie qu’en France (!), il est possible de contraindre une personne à la clandestinité, par déferlement de menaces de mort islamistes.
Faut-il le redire?
Ces menaces de mort ne sont pas le fait d’une «interprétation dévoyée» de l’islam, mais résultent de la lecture littérale du coran.
Par ailleurs, sur internet, ont fleuri des mots d’ordre du type «Je suis Mila» – comme naguère des «Je suis Charlie».
Pour ma part, je suis aussi révulsé par la vulgarité des propos de Mila que par les grossièretés scato-gauchistes de «Charlie hebdo».
Et je suis chaque jour plus atterré par le niveau de barbarie que véhiculent les réseaux sociaux.
Mais cela relève du savoir-vivre, pas de la loi.
Cependant, l’affaire ne s’arrête pas encore là.
On aurait pu penser que ceux qui menaçaient de d’assassiner la malheureuse seraient poursuivis en justice.
Las, c’est la jeune fille qui est poursuivie pour incitation à la haine raciale – comme si l’islam était une race!
Et certains voudraient aggraver la situation en pénalisant «l’islamophobie»!
Cerise sur le gâteau, un certain Nicolas Turquois, député Modem en veine de relativisme, tint à préciser que, si Mila avait insulté le catholicisme, elle aurait également été menacée de mort.
Le hasard du calendrier fait que, quelques jours plus tôt, les catholiques ont été insultés par un "chansonnier" sur France Inter qui – avec l’argent des contribuables! – croyait drôle de chanter «Jésus est pédé» (imaginez la même chanson avec Mahomet!).
Non seulement les protestations des chrétiens n’ont pas contraint l’intéressé à la clandestinité, mais les «excuses» qu’il a produites étaient réservées au lobby LGBT.
Comme quoi, même les nihilistes de France Inter estiment que toutes les religions ne sont pas également violentes!
Guillaume de Thieulloy
Tribune reprise de les4verites.com

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