Ce lundi matin, dans « L’Heure des Pros », sur CNews, on apprenait qu’une Indienne de 73 ans avait donné naissance à des jumeaux.
« Hymne à la vie ! », s’exclamait Jacques Séguéla, l’auteur de la formule
« Si à cinquante ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ».
Plus raisonnable, Élisabeth Lévy, directrice de la rédaction du magazine
Causeur, soulignait les dérives du
« désir d’enfant ».
Cette anecdote montre comment des médecins peuvent jouer aux apprentis sorciers. Alors que le Parlement va discuter de l’extension de la PMA pour toutes, on ne peut que s’inquiéter des abus auxquels une telle loi peut conduire et du sort des enfants ainsi conçus.
D’après
Le Figaro, la femme de 73 ans et son époux de 82 ans ont déclaré avoir toujours voulu des enfants, sans jamais y parvenir.
Grâce aux progrès de la science, ils ont pu obtenir satisfaction.
Les jumeaux ont été fécondés
in vitro, l’embryon provenant d’une donneuse et du sperme du mari, et sont nés par césarienne.
« Nous avons essayé de nombreuse fois et vu beaucoup de médecins, c’est le plus beau jour de ma vie », a confié l’heureuse mère.
On se demande comment des médecins ont accepté de se prêter à une telle pratique.
Pour figurer dans le
Le Livre des records ?
En 2016, déjà, une Indienne de 72 ans avait mis au monde un enfant selon la même technique.
Le couple avait expliqué qu’il ne voulait plus affronter le mépris de son entourage, dans un pays où l’infertilité est considérée comme une malédiction voulue par Dieu.
Pourquoi ces couples, qui ont l’âge d’être des grands-parents, voire des arrière-grands-parents, ne s’y sont pas pris plus tôt ?
Pourquoi n’ont-ils pas adopté un enfant ?
Les critères légaux exigent des conditions d’âge : les parents doivent être en mesure d’élever leur enfant.